J’ai dû décevoir depuis quelques temps certains de mes lecteurs habitués à commenter des articles qui faisaient débat. Il faut dire que depuis que la période du est Congrès passée, tous les élèves semblent être rentrés bien sagement en classe et suivre tranquillement les travaux de la classe, même benoît Hamon, après une petite sortie tonitruante sur sainte Ségolène, s’est repris et a regretté ses propos. Donc pas de polémique à l’horizon, pour mes lecteurs comme pour moi, pas de billet en vue avec 25 commentaires.
Et ce soir, hop, voilà revenue un peu de moelle pour faire du débat. Il s’agit en fait d’un sondage sur le mouvement social du 29 janvier commandé par la fondation pour l’innovation politique à la Sofres et réalisé la veille du 29 janvier. Evidemment celui-là, personne ne l’a vu, lu ou entendu.
C’est un secret pour beaucoup d’entre-nous, et peu de nos grands édiles parisiens. Il n’a pas fait une ligne dans un grand quotidien national à ma connaissance et ne fera probablement pas l’objet de discussions dans les sections socialistes sauf si vous l’ébruitiez et le réclamiez… Sondage SOFRES - mouvement social 29 janvier 2009 (40)
Une lecture sommaire de ce document peut nourrir chez le militant socialiste ou même le dirigeant socialiste lucide quelques enseignements intéressants et à exploiter politiquement. mais on peut faire de quelques points particuliers une lecture inquiétante pour le Parti Socialiste.
Au chapitre des satisfactions :
En mars 2007, 2 mois avant l’élection de Nicolas Sarkozy, 84% de français voulaient que la société change en profondeur (rappelez-vous le discours électoral du petit Nicolas). En 2009, ils ne sont plus que 68%… Soit les français sont des girouettes formidables, soit on pourrait estimer que les changements intervenus ne correspondent pas véritablement au sens global attendu !
L’instauration d’un service minimum garanti lors des grèves ne réjouit plus 72% de personnes interrogées contre 79% en 2007.
La suppression des 35 heures rencontrent l’opposition de 51% des personnes interrogées ! Après les attaques en règle subies par les 35 heures depuis deux ans et les discours mensongers et caricaturaux servis par la droite, les campagnes de communication féroces, on peut estimer que le résultat obtenu dans l’opinion est somme toute assez médiocre…
La suppression des allocations chômage pour les chômeurs qui refusent plus de deux emplois rencontre l’opposition de 52% contre 38% en 2007 !…
Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite rencontre l’opposition de 61% des personnes contre 59% en 2007. faut-il imaginer que les français commencent à goûter modérément les premiers et considérables effets de la politique de casse des services publics ?
Seulement 27% sont opposés à la journée de grève et de manifestation qui a eu lieu le 29 janvier… Beaucoup plus important, au contraire de ce que nous affirment les grands médias dominants, 47% pensent que ce mouvement exprime un ou leur mécontentement à l’égard de la politique du gouvernement et du président de la République. je rappelle que nos grands présentateurs nationaux, la quasi totalité des éditorialistes estiment que ce mouvement a exprimé seulement les inquiétudes à l’égard des conséquences de la crise actuelle. la nuance n’est pas mince… 51% estiment que ce mouvement exprime très bien leur sentiment.
Au chapitre des déceptions : (mais pas des surprises pour moi…)
61% des personnes interrogées estiment que le Parti socialiste, s’il était au pouvoir, ferait ni mieux ni moins bien que le gouvernement actuel.
Ils ne sont que 4% à penser que le PS exprime très bien leurs idées et attentes ; 33% assez bien ; 37% assez mal ou 17% très mal !
51% approuvent la reconduite à la frontière d’au moins 25 000 immigrés en situation irrégulière par an.
Voilà un article assez court mais suffisant pour faire débat selon moi. Je dirai une seule chose, y’a du pain sur la planche au PS !…

la réponse est oui, hélas!…
quant à la désaffection de ton blog, ne t’inquiètes pas, elle est normale, et due à la lassitude après ce congrès calamiteux.En section on s’applique à ne plus reparler du congrès et des motions pour pouvoir précisément se parler et travailler ensemble.
ton blog, c’est une très bonne idée de le relancer ainsi par une lettre, il va repartir car il est de bonne qualité, et je t’encourage à continuer
« 61% des personnes interrogées estiment que le Parti socialiste, s’il était au pouvoir, ferait ni mieux ni moins bien que le gouvernement actuel.
Ils ne sont que 4% à penser que le PS exprime très bien leurs idées et attentes ; 33% assez bien ; 37% assez mal ou 17% très mal ! »
On y est, c’est là que le bas blesse.
Les français ne voient aucune alternative.
Nous nous enfonçons, parce que les gens d’en bas, sont pressés par leur emploi(toujours plus…) ou parce qu’ils n’en ont pas. Ils sont pressés par le coût de la vie, les fins de mois sont dures. Ils sont pressés par un flicaillage continu (pas un coin de rue, sans son petit radar, c’est vrai que l’amende, c’est ce qu’il y avait en trop dans le budget… tiens si j’en faisais profiter l’état…)
Ils sont làs, pas tous qu’on se le dise, ceux d’en haut vivent encore plutôt bien malgré la CRISE.
J’entendais l’autre jour « un riche reste toujours riche ».
Rentrer en lute mais pourquoi faire? Pour quel résultat vraiment. Faire savoir qu’on n’est pas content? Mais ça change quoi?
Le système est perverti, aujourd’hui c’est le fameux « tous pour un et un pour tous ».
Le chemin sera long malheureusement très long c’est pourquoi j’ai quitté le PS et adhéré au PG qui correspond mieux beaucoup mieux à mes idées de ce que doit être le socialisme la gauche la défense des salariés. Bon courage aux militants sincères qui militent avec la foi du charbonnier. Alain