Les départements rejettent en totalité le rapport « Balladur »

Claudy Lebreton, Président de l'Assemblee des Départements de France
Les travaux de la mission sénatoriale plutôt que le rapport « Balladur ». Les représentants des 102 présidents conseils généraux, réunis par l’Assemblée des départements de France (ADF), hier à Paris, rejettent « l’économie générale des 20 propositions » du comité pour la réforme des collectivités locales.
Dans un long communiqué commun publié à la veille de la tenue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE – le 26 mars) à Matignon, ils formulent de nombreux griefs envers ces conclusions.
« Fondre départements et régions » comme le souhaite le comité sur le plan électoral, « consiste », selon eux, « à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine ». « La suppression de la clause générale de compétence » est « non négociable », car consubstantielle, à leurs yeux, du « principe constitutionnel de libre administration des collectivités ». Dans le même sens, l’association présidée par Claudy Lebreton s’oppose à la suppression du canton. Une mesure souhaitée par le comité mais rejetée par une bonne part des élus issus de l’UMP.
Les présidents de conseils généraux se montrent beaucoup plus conquis par le rapport d’étape sur la réorganisation territoriale de la mission interne au Sénat paru le 12 mars.
Dans la lignée de ce document, ils considèrent notamment que « la place de l’Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée ». Nul hasard à cette identité de vue. Le patron de la mission sénatoriale, Claude Belot (UMP) a longtemps présidé le conseil général de Charente-Maritime. Les deux rapporteurs et les cinq vice-présidents siègent, ou ont tous siégé dans une assemblée départementale. La Haute Assemblée demeure, plus que jamais, un bastion de l’ADF. Or, c’est là que sera d’abord examiné le projet de loi-cadre sur l’organisation des collectivités locales annoncé le 5 mars par Nicolas Sarkozy. Le gouvernement devra donc, à un moment à un autre, composer avec l’ADF.










Je maintiens ce que j’avais dit le 26 février ici même dans un blog précédent qui concernait les propositions du comité Balladur.
S’il y a des résistances parmi les sénateurs de droite, tant mieux, mais ce ne sont pas elles qui feront reculer Tsarkozy. Seule une forte mobilisation des élus républicains de tous bords peut freiner le nain de l’Élysée, avec celle des citoyens lambda derrière ces élus. Et encore !
ais ne soyons pas trop optimistes, comme il l’a dit mercredi aux députés UMP qu’il recevait et régalait au frais du contribuable, il a la « banane » et rien ne peut l’arrêter.
Après la journée du 19 mars où des millions de français étaient dans la rue il n’a pas bougé d’un iota,alors pourquoi entendrait-il la voix de la sagesse venant des élus locaux départementaux, régionaux ?
Comme le rappelait de Villepin hier, c’est d’un président dont les français ont besoin pas d’un mec qui a la banane.
Et puis une dernière question : Est-il encore le président de tous les français ?. quand on voit comme mardi dernier à Saint Quentin (02) fief du secrétaire général de l’UMP, qu’il tient une réunion soit disant publique mais sur l’invitation qu’ont reçu 4000 militants UMP et quelques autres triés sur le volet mais probablement pas de gauche, on peut et doit se poser la question.
[...] de la presse, le travail du dimanche, la censure qui pointe son nez sur le web (tiens donc), la réforme des collectivités, la réforme pénitentiaire, la souffrance des gens au quotidien, le mouvement social et tant [...]