Dans cette période de crise intense, les français peinent à joindre les deux bouts et sont préoccupés pour leur emploi. C’est ainsi que les licenciements doivent être évités dans cette période sensible car ils ne viendront que faire croître le mécanisme infernal de notre économie. Les entreprises et les administrations doivent donc être particulièrement vigilants à préserver l’emploi partout où c’est possible.
En matière de soutien à l’économie, Nicolas Sarkozy en a appelé aux collectivités pour soutenir les investissements dans le pays. Effectivement, l’appel était judicieux car ce sont les collectivités territoriales, majoritairement dirigées par les socialistes et républicains de gauche, qui réalisent plus de 70% des investissements publics.
Dans ce contexte particulier, les coups portés par le gouvernement et le président de la république en annonçant la suppression de la taxe professionnelle sans indication d’une assurance de maintien des ressources des collectivités ni de leur indépendance financière, l’annonce à la hussarde de la démolition de l’organisation territoriale nationale dans un contexte économique qui impose de la sérénité aux premiers investisseurs de la nation ont été des crimes gravissimes qui ont brisé la confiance et tout élan.
Malgré cela, quelques collectivités veulent maintenir leurs efforts d’investissements pour soutenir les différentes filières de leur secteur géographique. Parmi elles, saluons l’effort particulier fourni par le Conseil Général de la Gironde qui va poursuivre sa dynamique de forts investissements en dépit d’une baisse colossale des rentrées financières provenant des droits de mutation.
Ces efforts méritoires et salutaires pour l’économie, les entreprises locales auraient pouvaient être financés soit par un très léger effort fiscal, soit par un endettement de la collectivité, donc des girondins. Le Conseil Général de la Gironde a choisi la méthode de l’impôt, la plus raisonnable et celle aussi la plus sage dans un contexte d’incertitude sur les dotations de l’État aux collectivités, de périmètre de leurs futures ressources et compétences. Une autre solution aurait été aventureuse.
L’opposition UMP de Gironde aurait pu, pour le moins, afficher une réserve minimale, à défaut de soutenir cette politique responsable. Mais le très ambitieux vicomte Yves Ponton d’Amécourt, leader de la droite départementale et grand ami de François Fillon a préféré verser dans la polémique politicienne. Il est possible de lui faire une dédicace spéciale en espérant qu’il déclare prochainement aux journalistes, avec la même véhémence que celle dont il a fait preuve pour le territoire girondin, que sa remarque vaut aussi pour la gestion du département des Hauts de Seine…
En effet, le département pourtant le plus riche de France, fief des sarkozy père et fils, a décidé à son tour d’en passer par l’impôt pour soutenir ses investissements… Pour la première fois depuis 2004, le riche département des Hauts-de-Seine augmentera pour 2009 les impôts, à hauteur de 4% (seulement 1% en Gironde). Voté le 27 mars, le budget primitif 2009 du Conseil Général des Hauts de Seine n’échappe donc pas à la crise et à la hausse quasi générale de la pression fiscale. Le département 92 va en même temps s’endetter et doubler l’annuité de sa dette, un choix hypothéquant donc un peu l’avenir en portant la dette du département à plus de 400 millions d’euros…
Mais la droite UMP montre bien qu’entre « coeur et raison », « cohérence et incohérence, elle a plus le souci des bons mots que celui du service public, celui des services au public. Endetter le pays, reporter sur les générations futures les responsabilités d’aujourd’hui, verser dans la démagogie, voilà bien des recettes de droite.

Monsieur Serrano,
Mon nom usuel est Yves d’Amécourt. C’est avec ce nom que j’ai été élu. C’est ce nom qui est porté sur mon siège au Conseil Général. Je vous remercie de ne pas mélanger « politique » et « généalogie ».
Merci
Yves d’Amécourt
Monsieur le Vicomte de Ponton d’Amécourt,
Monsieur le Conseiller Général,
il me semble que vous utilisez bien votre patronyme au complet selon selon que les circonstances vous arrangent ou non pourtant. je comprends bien qu’il soit des milieux au sein desquels la particule et l’étiquette sont essentiels. Pour ma part issu d’une famille de simples gens, mais dont j’assume parfaitement toutes les origines, je ne me voile pas derrière un arrangement de conscience sensé soigner ma popularité. je comprends votre souci que les électeurs du sauveterrois ne soient pas tous informés de votre noblesse, de votre rang…
Ne vous inquiétez pas, mon blog n’est qu’une modeste contribution citoyenne qui ne coupe que des têtes virtuelles.
cela n’a rien de honteux d’être noble, il suffit d’assumer. mais ça doit être plus « aisé » dans les salons UMP de bordeaux, de Paris ou de la Sarthe…
je vous respecte mais il me semble souhaitable de vous rétablir dans votre rang et toute votre dignité.
Bien à vous
Yannick Serrano
http://www.famille-damecourt.com/contenu/famille/preface_Yves-dAmecourt.html
A part sur son faire-part de mariage, je ne suis pas sûr que M. d’Amécourt utilise jamais la version longue de son nom. Car, cher Yannick, même « dans la haute » il est de bon ton de ne pas fourbir l’artillerie lourde en la matière. Je vous renvoie à la mémorable scène de Proust, quand le baron de Charlus, raillé par quelques snobs, explique que malgré ses tonnes de titres ronflants il ne garde que le plus « simple », celui qui lui vient de sa mère, par sentimentalisme en quelque sorte.
Bref, cela nous éloigne mais vous faites un mauvais procès à votre rival – qui mérite sans doute des attaques politiques mais pas le procès de son nom à rallonge!
Allez, bonne journée à vous et à bientôt!