Il faut bien l’admettre, François Bayrou est sur toutes les lèvres, dans tous les stylos et ça n’est probablement pas près de s’arrêter. Il ne laisse personne indifférent à vrai dire, pas même moi.
Il énerve les uns, séduit les autres, il inquiète par la place qu’il est en train de prendre sur l’échiquier politique. Il est incontournable, pour le moment… Pour ceux de mes lecteurs qui m’écrivent en me disant s’inquiéter que je ne parle pas des élections européennes, j’en glisserai un mot ce soir…
François Bayrou s’est immiscé dans une campagne des élections européennes qui manque cruellement de débat et de souffle. Il a publié un livre en forme de réquisitoire contre le pouvoir actuel qui est remarquablement écrit (Abus de pouvoir), renouant ainsi avec une certaine tradition de « lettres » chez les prétendants au pouvoir suprême. Plus d’un socialiste aurait pu ou dû écrire un tel ouvrage. Cela aurait probablement fait une superbe opération de communication. Cela aurait fait aussi du bien aux bleus et à l’âme de biens des électeurs de droite ou de gauche, pour la plupart en souffrance même si c’est pour des raisons différentes.
Il a indéniablement réussi à devenir, provisoirement ou durablement c’est là tout le débat, le plus farouche adversaire du président de la république actuel. D’une certaine façon, il n’a pas volé son succès. Mais en tant que socialiste, en tant qu’homme de gauche cela me met quelque peu en souffrance et cela me renvoie l’écho d’une souffrance immense qui est à l’œuvre dans le pays. Pour qu’un homme culturellement et politiquement de droite apparaisse comme l’adversaire le plus crédible d’un président d’ultra droite et qui a plongé la république en seulement deux ans dans une situation de brisure sociale probablement jamais vue et la république elle-même dans une situation de reniement total, c’est que l’heure est grave.
Les idées de François Bayrou sont ce qu’elles sont mais convenons en tous, il prend une place, il utilise une dialectique, il prend une posture, il incarne une forme de résistance accomplie et habile que nous aimerions reconnaître chez plus d’un leader socialiste. Alors il ne me dupe pas, même si je reconnais plus d’une de ses qualités. Je ne lui vois à l’heure actuelle que peu de concurrents crédibles pour incarner à la fois le sens de l’État, la fibre sociale, une dimension internationale, une capacité à réconcilier les composantes de la société française, une capacité à porter des aspirations à priori contradictoires. A vrai dire, je ne vois qu’une seule personne à l’heure qu’il est, vous aurez deviné de qui je veux parler.
Les adversaires de François Bayrou l’accusent de bien des maux mais qu’a-t-il fait, à part son boulot ? Le boulot des autres ? Peut-être, et il le fait bien ! Si il prend une place, c’est bien qu’elle est à prendre et je ne m’en réjouis pas. A nous, aux autres de la récupérer…
Daniel Cohn-Bendit, dit de lui qu’il « détourne la campagne pour sa course à l’Elysée », exact ! Martine Aubry lui reproche de ne pas avoir de programme, exact ! L »UMP stigmatise sa seule capacité « de destruction », en partie exact ! Pour tout le monde François Bayrou est un danger car il est capable de gagner des voix dans tous les électorats.
Un récent sondage donne 44% de personnes qui le voient devancer le ou la candidate socialiste lors de la prochaine élection présidentielle. Telles que les choses sont aujourd’hui, c’est très probable et je ne m’en satisfais pas. Les élections européennes viendront encore tirer une sonnette d’alarme mais je n’en dirai pas davantage pour m’éviter les foudres venues de partout. Je pense simplement que le PS peine donner un visage d’union, il peine à porter dans son discours l’imprégnation d’une colère sociale car la plus part des grands leaders sont trop éloignés de certaines réalités ou entourés de béni oui-oui, il ne sait allier une communication de terrain et simplifiée avec une communication médiatique vibrante comme les médias l’attendent. Forcément, l’alchimie ne peut pas se faire dans l’opinion. Mais d’autres le font. Attention car le traumatisme de 2002 n’est plus dans la tête des électeurs…
Pour ces élections européennes, le PS surfe sur son « Manifeste » qui a été signé sans consultation militante et qui ne porte pas à mes yeux une ambition suffisante pour l’Europe. Il porte des listes qui ont été concoctées hors de tout processus pouvant susciter l’engouement et qui ont renoncé à représenter dignement la géographie française (l’exemple aquitain et girondin en est remarquable). Il a fait abstraction du référendum de 2005 et du suffrage populaire. Le résultat de ces ingrédients en est la déception générale même si bien peu peuvent le reconnaître ouvertement. Malgré cela, je ferai mon devoir le 7 juin.
François Bayrou, lui, a ouvert le sillon de ses différences avec le pouvoir en place, il se pose en homme rassurant, il n’a même plus besoin d’annoncer un programme, il s’est placé fort judicieusement sur le terrain de la morale politique et républicaine, il manie des concepts qui rassemblent et qui sont actuellement malmenés ; il ne peut que continuer sa marche en avant.
L’UMP s’inquiète aussi très fortement : face au Béarnais, Nicolas Sarkozy aurait bien du mal à trouver des réserves de voix pour un second tour. Effectivement, dans une telle configuration, on peut parier que Nicolas Sarkozy ne ferait pas un pli. Il faut dire qu’à trop vouloir jouer avec l’extrême gauche et en enfonçant le PS à outrance, il a en partie annihilé un clivage dont il pouvait en partie se nourrir. Il a directement renforcé François Bayrou, son adversaire le plus sérieux, à part… Laurent Fabius !
Le mal est fait et Nicolas Sarkozy aura bien du mal à tuer la « bête » qu’il a en partie créée. Et François Bayrou, devance les reproches tout en marquant une primauté de ton dans notre direction à nous, socialistes : « Nous considérons, non pas qu’il y a un droit d’opposition, mais qu’il y a un devoir d’opposition quand l’essentiel est en jeu. Je dis aux socialistes que s’ils ont renoncé à s’opposer sur l’essentiel de la politique gouvernementale, nous pas », a-t-il expliqué à ses militants le 17 mai, où il tenait une nouvelle convention sur le « modèle européen ». L’homme a visiblement réussi sa mue.
Le président du MoDem refuse de distinguer le vote national du vote européen. « Nous n’avons jamais voulu construire l’Europe pour effacer la France. » Il appelle les électeurs à un double vote sanction : contre Nicolas Sarkozy et contre José Manuel Barroso, le président en exercice de la Commission, qualifié de « zombie ». Martine Aubry avait elle tenté, sans succès, de mobiliser autour de ce double non.
De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui, au PS, veulent entrainer les militants vers le miroir aux alouettes d’une alliance. De quoi apporter aussi de l’eau au moulin de ceux qui, comme moi, veulent que le PS change de ton…

mdr… Pour faire peur, il y a mieux…. Bayrou, un dangereux gauchiste ? Royal nous avait déjà fait le coup… qu’ils se marient !
http://gauchedecombat.wordpress.com/2009/05/21/ump-sigle-de-lintolerable/
Bien sur, c’est dur quad on a toujours voté ou pensé PS( j’ai 60 ans!) de voir ce silence assourdissant….
Bayrou n’est pas de Gaulle,mais peut-etre respecterait-il le parlement,laisserait-il gouverner ses ministres….sans leur dicter leur conduite!
Si une alternative à Mr SARKOSY est possible,je pense qu’il ne faut pas hésiter, tant pis si mes vieux potes de gauche me font la gueule, c’est peut-etre la seule solution pour en sortir…..
Bonjour Yannick,
C’est article est criant de vérité … et c’est ce qui est dramatique.
Où est la Gauche ? il faut que nos représentants nationaux renouent avec les valeurs du PS, sinon, qu’ils dégagent !!!
Le pire est que j’ai de plus en plus d’amis qui sont surtout contre Sarko, mais qui n’arrivent plus à se voir dans le PS. Ils préfèrent rejoindre le parti divers gauche pour deux raisons :
- Qui sont gauchistes c’est clair, mais qui ne se reconnaissent pas dans les petits conflits d’intérêts des nationaux (qui nous saoulent vraiment par ailleurs)
- Veulent faire un vote sanction( notamment au niveau européen) parce que si ils votent PSE, le PSE pensera qu’il est bon et ne se remettra pas en question et qu’il écoeure de plus en plus de gauchistes
Il faut faire quelquechose!! au niveau européen et de source sure, nos représentants sont dans l’ensemble plus connus pour vouloir briguer des sièges que pour apporter une valeur PSE au parlement.
Donc là je pense qu’il y a de plus en plus urgence. Car dans une vision plus large, il est hors de question que nous ayons un SARKO 5 ans Bis!! ça NON !!
Cordialement,
Ce billet est très… étonnant… Yannick, tu es bien un militant socialiste ?
L’heure devrait être au rassemblement, à l’action sur le terrain, pas au doute ! Si ?
N’as-tu pas peur de « contaminer » tes camarades avec de tels propos ? Je lis bien que tu te défends d’adhérer au discours de Bayrou, mais à la fin de ton texte, on ne sait plus ce que tu penses réellement…Oui, tu critiques le Manifesto parce que trop « light », mais tu dis aussi que « Bayrou fait le travail » !??! Etrange…
Enfin, je suppose que tu as bien réfléchi avant d’écrire ce billet.
Je préfère largement l’analyse de Jean-Marie Darmian : http://www.darmian.net/article-31635408.html
Mon cher candide,
être militant socialiste, est-ce être un mouton dont la tête, les mots ou je ne sais quoi ne doivent jamais dépasser ? je ne crains aucune contamination car ma voix est bien modeste, tu l’imagines bien mais je t’assure qu’elle retransmet le sentiment de beaucoup de socialistes qui pensent sans oser dire et qui aimeraient s’enthousiasmer eux aussi.
pour ce qui est de « faire le travail » et la lecture que tu en as, je crois que tu n’as pas dû en faire la bonne. mes autres lecteurs n’ont pas eu de doutes ! bon tu as quand même de saines lectures et JMD ne dis pas autre chose que moi je crois et je ne doute pas qu’à la longue tu ne douteras plus en venant me lire
Yannick, tu développes ici avec talent une analyse que je partage. Bayrou est en train de commencer à capitaliser le trouble d’un électorat de droite républicain, que désole chaque jour davantage un Sarkozy, qui se révèle chaque jour davantage étranger à leur culture politique, il peut espérer également agréger, ne serait-ce que pour faire barrage à Sarkozy, dans l’hypothèse où il arriverait au second tour, une part importante de l’électorat de gauche. Je partage également ton avis sur le fait qu’au PS, actuellement, Laurent FABIUS est celui qui a l’envergure la plus grande pour incarner un projet politique de gauche, susceptible de devenir majoritaire … Il n’est malheureusement pas trop aimé au sein du Parti. Mais les retournements sont toujours possibles !
mon cher Pascal,
je te remercie de ton commentaire mais crois bien, je sais que tu t’en doutes, je ne me satisfais pas de ce que j’écris… j’essaie d’être utile à mon parti et dedans et dehors. je dois militer depuis tant d’années que j’aurais pu en perdre tout esprit critique mais le préserver c’est rester vivant. ça ne plaît pas trop à Candide mais nous avons besoin d’être des soldats à l’esprit clair. certain voient le militantisme comme de l’endoctrinement alors qu’ils sont dans le même temps capables de dire ne vouloir ni dieu ni maître mais bon, la contradiction de soi-même fait partie de ce monde…
ce qui est certain, c’est que je ne vois pas à l’heure actuelle une autre personne que Laurent Fabius pouvoir porter chez les socialistes les combats qui nous attendent même si tous et toutes se rêvent en maréchaux…
pour ce qui est d’être aimé, il ne faut pas faire de la politique pour cela, c’est mieux quand ça arrive mais ce n’est pas une fin en soi, Mitterrand n’était pas aimé non plus, puis on connaît la suite de l’histoire !
ce qui me tracasse vraiment c’est le sentiment qui général qui est dans les discours, le « tout va bien madame la marquise » ! circulez y’a rien à voir !….
Oui, tu as raison, au PS nous avons le droit d’exprimer nos opinions, sauf qu’en période de campagne, je pense qu’il faut de la discipline. Il ne s’agit pas d’être un mouton, mais simplement de « ramer » dans le même sens que les autres camarades… L’intérêt général qui doit primer sur l’intérêt particulier, si tu vois ce que je veux dire…
Si tu as raison sur le sentiment majoritaire socialiste actuel, alors je crains le pire pour la suite…
Quant à l’article de Jean-Marie Darmian, je n’en ai apparemment pas eu la même lecture que toi.
Mon cher candide, tu me fais bien trop d’honneur à me dire cela, quelle est mon influence ? très modeste, soyons claire, et je ne crois pas que mes écrits mettent en péril notre grand PS. qu’en serait-il sinon de tous les leaders qui ont fait eux des déclarations fracassantes et qui, elles, ont fait grand tort au PS?…. quand au fait de ramer, c’est bien ce que je fais, je rame mais avec un esprit d’analyse acéré car faire juste pour être dans le même sens que les autres ça peut s’appeler être un mouton… mais encore une fois, sois rassuré, je ne fais pas de mal à mon parti, je lui rapporte même des voix….
…
)))) à bientôt
si tu n’as pas les mêmes grilles de lecture que moi c’est que nous avons des différences… mais ça nous le savions déjà
pour ton prochain commentaire, je t’invite à faire comme tout le monde ici, rompre l’anonymat (je ne révèlerai pas ton adresse)
Je sais bien que tu ne te satisfait pas de la situation que tu décris. Moi non plus d’ailleurs. Le fait d’en parler est probablement la meilleure façon d’attirer l’attention sur ses risques. En tout cas, elle nous place tous face à nos responsabilités et à un immense défi : construire une réponse de gauche crédible aux attentes populaires. Le moins qu’on puisse dire est que nous avons du travail !
tu avais bien raison Yannick et la droite commence à vouloir réorienter ses cibles, ça doit les inquiéter grave ! la preuve l’aticle de libé
http://www.liberation.fr/politiques/0101569139-cope-appelle-le-ps-a-contrer-le-joueur-de-poker-bayrou
Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, a qualifié ce dimanche François Bayrou de «joueur de poker», appelant le PS à définir «un projet politique» pour empêcher le patron du Modem d’empiéter sur son espace.
«François Bayrou ne prospère que sur la fragilité du PS», a estimé Jean-François Copé, invité du Grand Rendez-vous (Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France), jugeant que la montée du leader centriste «n’est plus le problème de l’UMP». «Nous, poursuit le député-maire de Meaux, nous dénonçons l’imposture qu’il constitue en termes intellectuels […]. François Bayrou est au départ un homme de droite, de parti de droite et comme il n’y a pas réussi, il s’est embarqué à fond à faire croire aux Français qu’il est devenu un homme de gauche».
Traitant Bayrou de «joueur de poker», Copé a voulu filer la métaphore: «la politique, ce doit être plus une partie d’échecs que de poker.»
«Ne pas être dans l’anti-sarkozysme permanent»
Le député-maire (PS) d’Evry Manuel Valls, interrogé ce dimanche par RCJ sur le président du Modem qui avait publié fin avril un pamphlet contre le président de la République, a pour sa part assuré que le PS «n’est pas dans une course poursuite à qui s’opposera le mieux à Nicolas Sarkozy».
Reconnaissant que les socialistes ont «du mal à nous positionner vis-à-vis de François Bayrou et d’Olivier Besancenot», Valls dit se féliciter «quand Martine Aubry dit clairement qu’il ne faut pas être dans l’anti-sarkozysme permanent, mais qu’il faut être dans la proposition. C’est sur ce sujet-là qu’il faut être crédible.»
«Le rôle du PS, contrairement» aux leaders du centre et de l’extrême gauche, «c’est de bâtir une alternative crédible de gouvernement qui passe par la proposition», poursuit Manuel Valls.
Le PS refuse de changer ses leaders et continue à s’enfoncer en prônant un consensus mou qui va de Fabius à Royal. A mon avis, sa seule porte de sortie aurait été de choisir Hamon au Congrès l’an passé pour, d’une part, s’ancrer clairement à gauche et d’autre part, renouveler ses élites qui ont toutes trempé dans diverses manoeuvres d’appareil. Quitte à risquer la scission, personnellement, la perte de Royal n’aurait pas été une catastrophe en soi. Aujourd’hui, Mélenchon en profite et cela va s’accentuer jusqu’au 7 Juin, tout comme pour Bayrou. La crise du PS aurait pu se terminer en Novembre dernier, elle est repartie pour un moment, Aubry n’ayant déjà que peu de légitimité au sein de l’appareil PS, comment pourrait-elle rassembler les sympathisants? Si on ajoute qu’elle est la fille de Delors, vu aujourd’hui par beaucoup comme un des pères de cette Europe libre-échangiste, on voit mal comment le PS pourrait changer l’Europe vers « plus de social »…Il y a autour de ces Européennes un énorme enjeu politique: l’Europe telle qu’elle est peut-elle être réellement modifiée de l’intérieur comme on nous le vend depuis des années ou est-il nécessaire de tout casser pour reconstruire avec les quelques pays qui veulent vraiment d’une Europe sociale? A 15 jours du scrutin, je n’ai toujours pas la réponse. Mais quelque soit mon choix, mon vote ne sera pas rose.
Sur le contenu de l’article, je suis tout à fait d’accord, tout comme je suis d’accord avec l’analyse de Jean-Marie Darmian, même si le jeu de Sarkozy est facilité par le PS lui-même.
@ Candide: on reproche suffisamment aux militants d’être des militaires ayant mis leur uniforme à l’envers, alors un peu d’auto-critique et de sincérité sont toujours appréciables.
Bonsoir à toutes et à tous,Vous n’allez pas nous refaire mai 2007 et le phénomène Bayrou,l’incontournable,cet homme incapable de faire un vrai choix pour la France quitte à la laisser croupir dans la fange la plus obscène des coquins et des vilains,des voleurs et des vrigands,celle qui fabrique chaque jour des milliers de pauvres démunis,celle qui plument la piétaille avec cupidité,rapacité,et celui qui enfin dénoncent les prédateurs économiques alors qu’il eût pu changer la face de notre France pour son bien-être et pour celui des Française set des françaises,Shame on Mister Bayrou forever,nous ne pouvons lui faire confiance,par contre ses électeurs ,c’est autres chose,ce sont des française et des français qui cherchent une justice sociale,eux sont prêts à faire un bout de chemin avec les socialistes,Bayrou,lui il s’en contrefiche!!!
Norbert Van der Meulen,Officier Marine Marchande retraité
Lorsque le PS aura résolu la bataille d’égos qui gangrenne sa direction, il aura fait un grand pas en avant vers une unité qui n’apparaitra plus « de façade » et pourra alors se pencher vers des propositions de gouvernement tant national qu’européen. Il sera alors à nouveau crédible à la seule condition que ces propositions (programme) s’ancrent à gauche et pas autour du centre comme ça devient de plus en plus la tendance. Seul, peut-être, Mélenchon a déjà compris, j’ai bien dit peut-être.