Le PS perdu entre la « Valls » des amabilités et des étiquettes ?

16 juillet 2009
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vallsAprès que Martine Aubry ait subitement décidé d’écrire à Manuel Valls pour lui signifier l’emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est « à nouveau » plongé dans ses divisions, tant et tant que l’on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d’aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.

Cher Manuel,
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c’est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi – qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.
Avec toute mon amitié.
Martine AUBRY

La réponse de manuel Valls ne s’est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir…

Chère Martine,

J’ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m’adresses tes amitiés et m’enjoins… de me taire ou de quitter le Parti socialiste.
J’ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n’a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l’indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd’hui d’imposer le silence dans les rangs.
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L’objectif affiché par ton courrier n’est-il pas de clore l’ensemble de nos débats à l’abri des huis clos ? L’urgence était-elle donc telle qu’il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d’une récente initiative épistolaire à l’attention des autres partis de gauche ?
Mais je veux te répondre sur l’essentiel.
Tu me soupçonnes « d’espérer la fin du Parti socialiste ». J’y suis rentré à l’âge de 18 ans et j’y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j’y ai exercé de multiples responsabilités et j’en suis l’élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s’érigent aujourd’hui en grands sages, j’ai toujours respecté, quoiqu’il ait pu m’en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l’un des animateurs.
Ton procès d’intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l’insulte. S’il y a une chose dont j’espère la fin, ce n’est pas celle d’une formation qui garde encore l’honneur d’être le pivot de la gauche ; c’est celle d’une machine à perdre qui détruit l’espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.
Tu affirmes que notre « parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l’heure, que ce travail et ces propositions n’ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n’évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?
Il est vain de m’accuser qu’« il n’y a pas un jour, où [je] n’explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n’est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d’autres – de l’assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l’aveuglement. C’est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m’exprime à l’intérieur comme à l’extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d’écho hors les murs, c’est qu’elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l’on voudrait bien étouffer.
Ma chère Martine, tu l’auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l’ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d’autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville… C’est cet effort que j’ai souhaité amplifier – et je tiens à t’adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c’est cet effort que j’entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m’appuyant sur l’expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l’attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu’il faut transformer profondément notre formation, l’ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.
L’idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d’un projet clé en main pour transformer la société est aujourd’hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l’instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s’inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.
Pour la gauche, l’urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l’appréciation différente de l’origine des inégalités entre les hommes – je m’efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l’effort, de jeter les bases d’un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l’individuel et le collectif. J’espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d’encouragement et d’espoir.
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t’informe que j’entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs.

Avec toute mon amitié,
Manuel VALLS
Député de l’Essonne, Maire d’Évry


Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l’ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d’une attitude ferme à l’égard des « droitistes » du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l’ordre auraient dû avoir lieu.

Sur la forme on peut s’interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n’a rien dit depuis ces derniers jours, qu’il ne défende déjà depuis assez longtemps… On a même eu l’occasion d’entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d’autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en « Parti Démocrate »… François Hollande était alors premier secrétaire et il n’y eut aucun rappel à l’ordre !

C’est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l’ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu’il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. « le peuple a faim et il n’y a plus de pain, qu’il mange de la brioche »…

Pourquoi le PS n’a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l’opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d’opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites…).

Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l’on marche sur la tête !

La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu’elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.

Je serai, de mon côté, partisan, « d’états généraux de la gauche » inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d’élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l’énergie de la victoire intellectuelle et politique. C’est bien cela qui est très inquiétant.

Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de « vivre ensemble » internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l’écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d’une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d’accord pour une future gouvernance commune et avec qui.

Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n’aboutiront à pas grand chose, si ce n’est d’énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants… Au bout du chemin, les « primaires » chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.

Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de « notables » socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d’un…).

Les proches de Valls dénoncent eux l’autoritarisme de la maire de Lille.

Harlem Désir a déclaré que « Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d’un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l’impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp ».

Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a critiqué la mise en demeure : »Je souhaite que la raison l’emporte et qu’ils se rencontrent très rapidement et qu’on trouve les solutions adaptées. »

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, a estimé que « pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l’opinion publique, il ne convient pas d’étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur. »

« Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux », a déclaré Marylise Lebranchu, dans les couloirs de l’Assemblée nationale. « C’est un acte d’autorité attendu, salutaire »a-t-elle ajouté.

« Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu’il a droit de le dire et qu’il faut qu’il le dise », a déclaré pour sa part Gaëtan Gorce, ex-soutien de Ségolène Royal. « Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d’il y a une vingtaine d’années ».

Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s’étriper ou que rien n’avance pour tant de nos leaders qu’il ne nous est plus possible que d’envisager, non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.

En attendant que le PS travaille au fond ou s’étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n’entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.

Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant « la gauche décomplexée ».

Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l’indignation de ses lieutenants Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :

« Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée « accord technique ». Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D – le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi – la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche – et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.

Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.

La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.

C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.

A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.

Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex »

N’êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!…

Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe S&D (PSE) et rejoindre le GUE ?

… Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d’une gauche décomplexée alors qu’il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s’écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l’entends trop souvent (« vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien »), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.

En attendant, continuons d’écouter le tempo de la Valse…

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4 Responses to Le PS perdu entre la « Valls » des amabilités et des étiquettes ?

  1. Claude on 16 juillet 2009 at 23:06

    Bonjour,
    Je viens allègrement de fêter mes 72 ans.
    Votant et défendant les idées socialistes depuis mes 18 ans. Adhérents à Désirs d’avenir depuis 3 ans et 19 mois et au parti depuis 3 ans, je n’ai pas la  » chance  » d’être un intellectuel de haut niveau comme ceux qui ont pris en otage le PS. Etant d’Auvers sur Oise je connais bien les résistants iraniens qui vivent dans notre village depuis + de 20 ans et en voulant découvrir qui ils étaient j’ai découvert comment le PS et surtout les responsables des affaires internationales et leurs conseillers pouvaient tromper nos élus. Comment ils se sont comportés lors des inculpations de terrorisme et des décisions de justices qu’ils ont copieusement bafoués. Curieusement pour une fois qu’un journaliste de droite jean Pierre Maurice ex directeur du JDD, proche de Chirac, De Villepin, Sarkosy écrit dans un livre  » Si vous le répétez, je démentirai…. »raconte comment la France et la DST ont, avec la complicité des mollahs sanguinaires de l’Iran, monté l’opération du 17 juin 2003 pour inculper les membres du CNRI de terroristes, pas un responsable du parti n’a chercher la vérité sur de telles allégations. Pire, le nouveau responsable n’a pas daigné répondre à mon courrier dans lequel je m’insurgeais contre la teneur de ses propos dans une lettre adressé à J- P Bel président du groupe PS au Sénat dans laquelle il reprend presque mot à mot les calomnies sur cette résistance. Pas une protestation, après 6 ans d’instructions de l’absence de procès, sans que les inculpés ne soit interrogés. Je suis d’autant plus écœuré que tous ce beau monde se réclame de la moralité de Jean Jaurès. Pourtant ce brillant homme à écrit dans un discours sa célèbre citation.  » le courage c’est de rechercher la vérité pour la dire, ce n’est pas…….’’.Il serait temps que Martine leur demande de s’inspirer de cette belle phrase, mais peut être devrait-elle commencer par elle. Il faut être courageux ou rêveur pour croire au parti. Les adhérents avaient choisi un leader, si il était si mauvais que çà il fallait les laisser assumer leur erreur, c’est aussi comme cela que l’on cultive l’expérience. Tant que l’on ne sanctionnera pas la corruption dans ce parti la droite se régalera au détriment de ceux qui avaient cru dans ce PS.
    Exemple des contradictions du PS :
    Il exclu Georges Frêche pour des propos qu’ils auraient tenu, celui-ci obtient de la justice un non lieu.
    Monsieur Cambadélis condamné deux fois par la justice pour ce qui s’apparente à de la corruption, n’a pas obtenu de non lieu, il occupe le poste de responsable des affaires internationales au PS.
    La justice du PS plus forte que la justice française. Pauvre PS.

  2. Michel on 17 juillet 2009 at 10:45

    le PS nous donne un bien piètre spectacle. ce parti est mort mais il ne veut pas que son constat de décès soit officiellement acté, c’est finalement si humain…
    ce parti ne sait pas prendre les risques nécessaires à une nouvelle crédibilité et s’évertue à tuer ses meilleurs éléments, jeunes ou moins jeunes…
    bon courage à vous, continuez!

  3. Michel, militant RD9 on 18 juillet 2009 at 23:43

    Cher Yannick bonjour ,ton texte m’ a beaucoup interessé et je te félicite pour ton courage d’avoir abordé certains sujets jugés « tabous », au sein du parti.

    1) – Les alliances.

    2) – L’élimination des voix discordantes et néfastes pour la lisibilité de notre démarche.

    Tu dis si justement  » La seule chose qui conviendrais à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme ( avec les militants ), réfléchir et trancher une ligne politique qu’elle qu’elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats  »

     » Je serai , de mon côté , partisan ,  » d états généraux de la gauche « ….qui se reconnaissent dans le socialisme ……….
    et voir ce qui est le creuset d’une gauche unie et volontaire de combat . Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires , deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi , qui se divise….créer des points d’accords pour une futur gouvernance commune et avec qui ….. »

    Tout à fait d’accord avec toi , encore faudrait -il revenir d’abord  » aux fondamentaux d’une « vraie gauche ».

    Comme le dis si justement Bruno- Petit dans le post daté du 29/ 11/ 2008:

    Examinez les deux congrés fondateurs des années 70 , Epinay(1971) et Metz (1979). L’affrontement se joue sur la question de la rupture avec le capitalisme et la stratègie de conquête du pouvoir , l’Union de la gauche . Les deux fois Mitterrand et ses alliés directs l’emportent grâce au renfort du CERES. les questions de personnes viennent alors trancher le débats d’idées . Voter Mitterrand , c’est choisir la rupture avec le capitalisme et la stratégie de l’Union de la gauche. Voter Rocard , c’est promouvoir une social- démocratie à la française et se passer de l’union de la gauche.

    A cette époque , il n’est pas question pour un militant issu du courant C( Rocard) de passer du jour au lendemain au courand E (Chevènement) ou A( Mitterrand). La discipline de courant est de règle car règne au sein de chacun de ces courants une cohérence idéologique et politique claire.

    Q’en est -il aujourd’hui?

    Au congrès de Reims , il, n’y a pas eu de débats sur la situation du capitalisme d’aujourd’hui. Pas plus que de réels débats sur la stratégie à, adopter pour reconquérir le pouvoir en France. Les questions de personnes sont aujourd’hui déconnectées de toute analyse politique , idéologique et stratégique . Voilà la grande tragédie du PS de 2008. Ainsi peut -on voter Royal après avoir voté Hamon ou Delanoé bien que ces derniers eux-mêmes fassent un choix contraire . Ces choix sont vidés de tout sens politique , idéologique et stratégique . C’est même le grand paradoxe des socialistes qui passent leur temps à proclamer que toutes leurs agitations ne doivent pas se résumer à des questions de personnes, alors que tout prouve le contraire …Les uns et les autres peuvent brandir les mots de « renouvellement », « rénovation, » « transformation » . Les français qui les entendent savent que celà ne signifie rien, ne ressemble à rien, ne débouche sur rien. Sauf une défaite inéluctable en 2012. »Fin du texte.

    Alors que penser de cette théorie répandue dans le parti qui consiste à vouloir « gommer » à tout pris les « courants »?.

    ..A suivre , si tu le veux bien ,et bonne nuit…..et à bientôt.

  4. Michel, militant RD9 on 19 juillet 2009 at 22:14

    Suite…….

    Actuellement certains chefs de file plus ou moins candidats à » l’investiture suprème
    « tentent de persuader bon nombre de militants que le remède miracle ou sorte de bouée pour sauver notre parti, passerait par la suppression pure et simple des courants.
    Dans le même temps en périphérie du Ps, les mêmes qui dénoncent les « jeux de clans «des courants existants tenus par les éléphants qu’ils tentent d’ailleurs d’abattre à tous prix, créent « à qui mieux mieux «des chapelles annexes :

    A Gauche besoin d’optimisme, L’Espoir à Gauche, Répondre à Gauche, Besoin de Gauche, Gauche Avenir, certains créateurs de clubs concurrents se retrouvent mêmes, dans une « filiale commune, les réunissant pour l’occasion, tel que Désirs d’Avenir, mêmes certains ralliés au sarkozysme ont crées Gauche Moderne, afin de troubler un peu plus notre électorat…..

    A travers tous ces jeux de rôle ou postures des plus divers se cache en coulisse, en fait une querelle intestine qui ronge la lisibilité de notre ligne politique, depuis la disparition de l’ancienne SFIO et la création du parti en deux divisions: La 1ère Gauche (rupture avec le capitalisme, et la prise du pouvoir passe par une union à gauche)et la Deuxième Gauche si chère à Michel Rocard (promouvoir une social-démocratie,en se passant de l’union de la gauche) la fracture entre ces deux courants de pensée politique est apparue au grand jour dès la création du parti( (1971), et durant les septennats de François Mitterrand .

    En fait je pense que le raisonnement le plus simpliste serait que le parti implose,que certains « aillent voir ailleurs si jy suis
    «et que les plus résistants créent un vrai courant de gauche ouvert, aux autres partis de gauche, liés par un contrat politique de législature.Pour les partants éventuels se pose la question de survie en politique et de leur avenir personnel, en dehors du parti, sans le réseau important de militants, sans la machine de guerre financière du parti, malgré les critiques incessantes et lassantes envers le parti, que faire ? Beaucoup hésitent à couper le cordon ombilical… Un seul à mon avis à réussit à mettre en accord ses critiques et ses actes tout en gardant ses valeurs et convictions de gauche : Jean-Luc Mélenchon,
    « Chapeau L‘artiste.. ». D’autres moins téméraires en trahissant leur camp, sont partis avec l’assurance de se recaser dans la chapelle d’en face …

    Mais là, ou sont les convictions?,les valeurs de gauche?, je vous le demande?

    Le Président François Mitterrand disait
    « La politique c’est un métier », il avait parfaitement raison , depuis sa disparition ,un seul « pourrait» se comparer « à lui , dans certains domaines limités», le cynisme en plus ( Machiavel de notre époque), notre Président actuel. En débauchage industriel et malgré la crise, il en connaît un rayon!…. J’en veux pour preuve :

    «  Rocard , symbole d’une deuxième gauche ralliée au sarkozysme  » texte publié dans Marianne, ci- dessous:

    L’ancien premier ministre de François Mitterrand à été propulsé, avec le jeune Alain Juppé, à la tête de la commission chargée de proposer des priorités pour le Grand Emprunt. L’occasion de faire le point sur l’ouverture sarkozyenne. Si celle-ci a été une pleine réussite dans la deuxième gauche, elle s’est avérée un vrai échec au sein de la première. Revue de troupes et explications.

    Et voilà le travail ! Le Présid Sarkozy avait congelé Michel Rocard dans une commission Arctique- Antarctique. Il le ressort à présent des eaux glacées du Pôle Sud pour le replonger dans le bouillon du Grand Emprunt. M – Rocard en profite pour se fendre d’une tribune sur le fond dans Le Monde.

    Mais Sarko lui s’en fout. Il veut juste montrer qu’il est plus fort que Mitterrand et qu’il va réussir à réconcilier la 1ère et la seconde gauche! Jusqu’à la fin de sa vie, le seul Président de gauche de la Cinquième République a gardé une acrimonie pugnace et cruelle contre les rocardiens et la seconde gauche? Jusqu’au bout, il n’aura de cesse de pousser ses amis à punir la seconde gauche de sa défaite historique ( 1974)…

    Dans son fauteuil d’ancien président, là- haut dans le ciel, s’il regarde la scène politique française, Mitterrand, pense Sarkozy, doit enrager : voilà qu’un président lilliputien, dépourvu de toute culture et de toute élégance, réussit à réunir ceux que, durant toute la fin de sa vie, François Mitterrand s’est acharné à séparer.

    Brique par brique, l’ouverture sarkozyenne séduit mitterrandistes et rocardiens, voilà ce que nous souffle la légende sarkozyste. Qui haïssait le plus Rocard dans la mitterrandie ? Michel Charasse ! Or ce dernier fut l’un des premiers, à gauche à s’enrôler derrière Nicolas Sarkozy, avant même son sacre présidentiel! Il n’est pas, loin s’en faut, le seul dans le dernier cercle mitterrandien. Ne parlons pas de Fréderic Mitterrand, qui a suivi la consigne du vote en faveur de Chirac en 1995. Jack Lang est le plus connu …et le plus ridicule . Depuis sa mission à Cuba, – une faute de goût : il ne fume même pas le havane – Lang ne cesse de se trémousser dans les médias au fin d’obtenir un poste lui permettant de solliciter à nouveau le sourire des commerçants de Saint – Paul auxquels son épouse Monique rend visite.
    Tous les jours que Dieu fait. Avant qu’il comprenne que son ralliement ne lui serait pas payé d’un maroquin mais d’un strapontin, Georges – Marc Benhamou a eu le temps de se faire recruter puis virer de l’Elysée. Devenu patient avec l’âge, on finira bien par le voir resurgir un de ces quatre dans Sarkoland. Autre rallié du cercle mitterrandien le chanteur Pascal Sevran aujourd’hui, disparu.

    Ok, Sarko recrute dans la mitterrandie. Mais, avec Charasse , Lang, Benamou et Sevran, le tableau de chasse est-il si impressionnant?

    La première gauche avait des bataillons d’hommes et de femmes qui, pour l’heure, sont restés soigneusement à l’écart des gesticulations sarkozyenne. Ce n’est pas la faute, parfois d’avoir été sollicités . Ainsi, Hubert Védrines a sut résister aux sirènes élyséennes , qui furent insistantes . Julien Dray idem, qui a convaincu son ami Malek Bouthi de ne pas franchir le Rubicon. Anne Lauvergeon, contrainte de côtoyer et parfois de ferrailler avec le Président, ne paraît pas s’être rendue non plus. Laurent Fabius ( le mal-aimé du parti)premier de cordée dans la montée de Solutré, n’a pas bougé un sourcil. Emmanuelli est un anti-sarkozyste convaincu, tout comme Paul Quilès . Pour antipathique qu’elle soit, Elisabeth Guigou n’ a pas craqué. Badinter est resté droit dans ses bottes. On pourrait parcourir le reste du who’s who mitterrandien sans trouver davantage de prises sarkozystes.

    Le Bazar de la deuxième gauche.

    En revanche, Sarko est peut-être en train de faire un carton plein au sein de la deuxième gauche. Il y a eu d’abord le cas Rocard, déjà évoqué plus haut. Le Président vient de lui permettre de renouer avec la fonction dans laquelle Mitterrand l’avait confiné en 1981 : Le PLAN.Car qu’est-ce qu’une revisitation du plan sinon cette mission qu’on vient de lui confier sur le Grand Emprunt? En fait, Sarko a fait une véritable razzia parmi les fils fatigués de Delors et Rocard. Il ne reste plus qu’Hollande et Royal dans cette planète. Beaucoup de rescapés de la deuxième gauche sont devenus, peu ou prou, des collaborateurs du régime : Bernard Kouchner est arrivé le premier ; il avait sans doute négocié son ralliement alors qu’il appelait à voter Ségolène Royal. Toujours prudent,il a emmené Martin Hirsch dans ses bagages. Jean-Marie Bockel a suivi….Chirstian Blanc n’a pas tardé. Cet homme de dossier, doté du charisme d’une chauve -souris a plongé le nez dans le dossier hyper – techno du Grand Paris…….

    La deuxième gauche médiatique n’est pas en reste. Denis Olivennes ( Directeur Directoire du Nouvel -Obs), sera béni chaque matin par des millions d’internautes pour avoir dirigé la commission qui donnera naissance aux lois Hadopi. Un autre membre des Gracques, Bernard Spitz a dirigé l’une des quatre commissions des Etats Généraux de la presse. Il a suffi d’un déjeuner pour circonscrire Jean- Daniel. Laurent Joffrin n’est pas encore rallié, mais il a déjà apprécié le geste républicain du Président qui a regretté dix- huit mois plus tard, son agréssivité envers lui lors de la fameuse conférence de presse du 08 Janvier 2008, à L’Elysée. C’est peut-être un premier pas. Philippe Vall, lui, n’ a pas appartenu directement à la deuxième gauche. Il est plutôt bhliste . Mais çà revient un peu au même, le bhliste étant devenu l’aile diplomatique du rocardisme depuis la guerre du Kosovo. Bref, Val, lui, a devancé Joffrin en acceptant la Direction de France-Inter.

    La liste des rocardo-deloro -ralliés est loin d’être exhaustive. Mais elle est sans doute significative d’une grande fluidité idéologique entre le sarkozysme et le réformisme de gauche. Le rocardisme comme le delorisme peinaient à se trouver des différences avec une droite française qui s’est toujours vantée, à raison, d’être plus à gauche que Tony Blair. Avant la crise, la deuxième gauche partageait avec le sarkozysme une admiration pour l’éfficacité du marché et une passion pour réformer l’Etat et l’amaigrir pour le rendre plus efficace. Voilà pourquoi l’ouverture sarkozyste aura plus de chance de se poursuivre parmi les bataillons désormais clairsemés de la deuxième gauche que parmi ceux, encore consistants de ce qui reste de la première gauche. Fin de l’article. « A méditer tout de même!»…….

    A suivre ……L’ultimatum lancé seulement à Manuel Valls n’est-il pas dérisoire et ne devient-il pas l’arbre qui cache la forêt dans le Parti?

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