Camarade se dit d’une personne avec laquelle on partage un ou plusieurs centres d’intérêts. Il est utilisé entre les membres de partis politiques de gauche, notamment communistes. Le terme est emprunté à l’espagnol camarada, chambrée.
Après la révolution russe, il fut choisi par les communistes comme civilité plus égalitaire que Monsieur, Madame ou Mademoiselle. Ce choix s’inspire de la révolution française qui, en abolissant les privilèges, voulut abolir également les titres de noblesse en utilisant le terme citoyen(ne). l’emploi du mot camarade parmi les socialistes français n’a pas commencé avec la Révolution russe. Le Dictionnaire d’étymologie de Larousse indique que le sens politique du mot est né bien avant, en 1790.
La surabondance du terme camarade (tovarisch) est plus une caractéristique de films stéréotypant les Soviétiques qu’un reflet de la réalité : le terme était finalement peu utilisé dans le langage courant en Union soviétique (où l’adresse à la personne la plus répandue fut (jeune) homme ou (jeune) femme), mis à part dans les documents officiels et les discours formels, en particulier dans l’armée.
La camaraderie est donc une forme d’entente qui existe entre diverses personnes unies par des rapports d’âge, d’amitié, de profession ou de centres d’intérêts pour se soutenir et se prôner mutuellement. Les synonymes les plus courants au mot camaraderie sont amitié, solidarité, fraternité…
Le Petit Larousse signale l’amitié et la camaraderie sont des formes d’égalité comparable à la justice : chacun rend à l’autre des bienfaits semblables à ceux qu’il a reçus. Les amis seraient ainsi ceux qui sèchent vos larmes, et c’est déjà important, mais les vrais ou grands amis seraient ceux qui les empêchent de couler.
Voilà une petite histoire que d’aucun connaitra très probablement et qui n’est pas entrée en désuétude.
« Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un jour un sachet de clous et lui dit d’en planter un dans la barrière du jardin à chaque fois qu’il perdrait patience ou se disputerait avec quelqu’un. Le premier jour, il en planta 37. Les semaines suivantes, il apprit progressivement à se contrôler, et le nombre de clous plantés diminua jour après jour.
Finalement arriva un jour où le garçon ne planta rien. Alors, il alla voir son père et lui annonça la grande nouvelle. Son père lui dit alors d’enlever un clou pour chaque jour où il n’aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et le petit garçon put dire à son père qu’il n’y avait plus de clous sur la barrière. Alors le père le conduisit devant la barrière et lui dit :
Mon fils, tu t’es bien comporté, mais regarde les trous qu’il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais plus comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu’un, tu lui laisses une blessure comme celle-là. Peu importe le nombre de fois où tu t’excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait parfois plus mal qu’une blessure physique… Les amis sont des bijoux rares. Ils te font sourire et t’encouragent. Ils sont prêts à t’écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t’ouvrent leurs cœurs. »
Le « concept » de la camaraderie et/ou de l’amitié se veut lui simple dans son principe. Il se rapproche également de celui de bien d’autres types d’organisations politiques, associatives. Il est intéressant de revenir sur ce terme que l’on peut parfois être amené à utiliser sans véritablement avoir eu la curiosité d’en fouiller le sens complet.
Il s’agit de rassembler des personnes de bonne et de saine volonté et dotées d’une éthique solide, puis de développer entre-elles l’amitié par des relations suivies (c’est l’assiduité), par des activités menées en commun dans un esprit de gratuité au service de la communauté humaine, qu’elle soit locale, nationale ou mondiale. Le parti socialiste pourrait aussi en être une illustration puisqu’il « se veut » universaliste et trouve ses réceptacles de la sphère locale jusqu’à la sphère internationale.
Dans le cadre du « Club Rotary », son fondateur, Paul Harris, cherchait à créer dans le Chicago du 20ème siècle un noyau de camarades, tels des responsables honnêtes et de bonne volonté, s’épaulant, hors toute « combine » pour y créer un climat sain que celui qui prévalait alors.
Mais la camaraderie est une fleur fragile. Elle ne peut se développer et subsister que dans un environnement ou une ambiance favorable. La camaraderie suppose donc tout d’abord l’estime mutuelle.
Ce préalable étant assuré, il faut ensuite que chacun, individuellement et collectivement, respecte l’ami, le camarade, ses sentiments, ses droits, ses idées, son intégrité morale et physique. Respecter l’ami, le camarade, signifie que l’on obéit, dans ses relations avec lui à quelques règles et que l’on y accepte quelques contraintes.
Pour finir, cette phrase extraite du « Petit Prince » de St-Exupéry : « Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. »

« C’est un joli nom Camarade, c’est un joli nom, tu sais… » (J.Ferrat)
sisisi!!!!!!!!!!!!! ceii 1 joli mot ya dof dé!!!!!!!!!!!!!!)
Bonsoir Yannick
c’est bien comme cela que je l’entends
Bonne soirée à toi
Yannick,
Tu as écrit là un très bel article sur la camaraderie et l’amitié, et tu as très bien fait de nous rappeler l’histoire de ce petit garçon qui plante ses clous, et qui,en dépit des soins qu’il apporte ensuite à réparer les dégâts, n’empêchera pas qu’ils laissent dans le bois une trace indélébile…
Nombreux sont ceux qui devraient lire ce texte et le méditer. Hélas, nombreux sont ceux, aussi, qui ignorent ce qu’est la camaraderie et l’amitié.
Merci encore d’avoir écrit ces lignes.
Bravo Yannick pour ce bel article!!
Signé
Conchi
Effectivement, il n’existe pas de marchands d’amis…et j’apprécie beaucoup le mot « camarade » souvent galvaudé. Ce texte m’a touchée et me porte à penser qu’il faut être trés ami avec soi-même pour être un vrai « camarade ».Beaucoup ne le peuvent pas car ils commencent par se mentir et jouent un rôle loin de leur vraie nature.
Merci pour cette page, camarade !
être Camarade, c’est aussi accepter l’individualité de chacun et le respecter. Il suffit d’être des moutons de Panurge dans l’espoir (utopiste) d’être accepté du plus grand nombre.
Très chouette ce texte.
« C’est véritablement utile puique c’est joli »
A de Saint Exupéry
Bel article. Merci
[...] par Yannick Serrano pour son blog [...]
Houla, je peux pas laisser passer ça : le Rotary a été bizarrement constitué à l’époque, consécutivement, juste quelques mois après, de la constitution à Chicago des « Wobblies », qui ont depuis évolué, sous l’influence des trotskystes.
N’oublions pas que le mouvement socialiste est toujours travaillé (et notamment à l’instigation des institutions césaristes de la Ve République) par les idées Nationales de communion élitiste si prégnantes en France. C’est ainsi que le mouvement Royaliste, dit « Désirs d’Avenir », par bien des points communs et hélas par ce que j’ai appelé quelques ‘maçons de bazar’ a semblé réincarner les idées néo-socialistes, heureusement combattues à l’époque par Léon Blum. C’est ainsi qu’en privé, bon nombre de militants socialistes fustigeaient récemment « DA » comme une réincarnation de « Déat ». Si on comprend que le Nationalisme articule les communautarismes, et si on veut bien comprendre que le mouvement « DA » était et reste dirigé par des activistes communautaristes (Dray, Bergé, Guillaume xXX, Collomb, Mennucci surtout), on comprend ses dérives violentes…et ses évolutions « stériles » récentes.
Le terme de Camarades peut etre parfois utilisé sous forme dénigrante ou cynique. C’est le cas du Rotary qui est une fraternité, et non pas une Camaraderie.
La camaraderie, dans le mouvement socialiste, est liée à la participation aux luttes.
Un camarade est quelqu’un qui a participé aux lutttes avec vous. Le mouvement socialiste français présente cette particularité (Charte d’Amiens) d’etre erronément « déconnecté » des luttes sociales, pour se réserver aux luttes politiques.
Le terme « camarades » est donc galvaudé dans le mouvement socialiste français. Qu »on en vienne à comparer le camarade socialiste français à un membre du Rotary, dont les liens avec l’élitisme ‘inter-national’ et l’extreme droite sont avérés, est tout à fait révélateur des dérives néosocialistes consécutives à l’affaire Royal. Le Rotary Internation en effet vénére les icones de Pinochet (un assassin et trafiquant d’armes, fraudeur fiscal) de Lindbergh (un maçon antisémite lié à l’eugéniste français Alexis Carrel), de Wernher von Braun (ancien commandant SS du camp de Dora), de Ernesto Medina (vice-gouverneur du Rotary Illinois et tortionnaire à My Lai).
Le Rotary manque de clarté autour du scandale Rotary Duarte où il pratiquait la ségragation, condamnée par la Cour Suprême des Etats Unis.
Le Rotary ne dévelope aucune communication autout du scandale Engelke, un pédophile allemand, envoyé en mission « humanitaire » rotarienne en Thailande
Le Rotary dissimule ses liens avec la frange la plus réactionnaire de la maçonnerie théiste, tels qu’étudiés par Sandrine Gousset-Chekckak;
Non, la camaraderie socialiste, c’est autre chose que les « bonnes manières » qui sont le vernis des Nationaux en France.
Pierre Larcin dit « le Belge » de Lille
le commentaire de Belgo5.0 est assez juste globalement mais il dérive un peu dans ce qui peut ressembler à une forme de fixation anti ceci ou cela. l’article de yannick est justement intéressant en cela qu’il prend des exemples et s’appuie aussi sur des définitions sans offrir une définition plus qu’une autre.
en tout cas moi je l’ai ressenti dans l’abord du rotary, bien davantage comme un exemple de structure vantant la camaraderie que comme un exemple en lui-même. il y a tant de groupes, associations, partis politiques qui parlent de camaraderie sans la pratiquer ou en la dévoyant de toute façon… il ne m’a pas semblé que l’auteur montrait le rotary en exemple et pour ce que je sais de lui j’en aurais été surpris.
en tout cas le mot camarade devrait être ré-étudié dans bien des cénacles et comme le dit Belgo5.0… en dehors du vernis que se donnent certaines structures même parmi les plus fréquentables. mais nous pourrions être aussi intéressé par la définition du mot camaraderie de Belgo5.0 qui, s’il en dit long sur ce qu’elle n’est pas, ne dit rien sur ce qu’elle est.
[...] par Yannick Serrano pour son blog [...]
Le sinistre Belgo, exclu à vie de nombreux blogs démocratiques ( Wikipédia, Hiram blog maçonique, etc… ) continue, impunément, à tenter de répendre sa prose du régime de Vichy.
Bonnes réflexions…