L’économie chilienne du vin a aussi tremblé
L’information est tombée mardi 2 mars à 2h42, heure française, sur le fil de l’agence américaine AP (Associated Press), comme un faire-part de décès : « Le premier producteur de vin chilien « Concha y Toro » a annoncé dans un communiqué que la majorité de ses vignes avaient été très sérieusement touchées par le séisme qui a ravagé samedi le pays.
La société a annoncé sur son site internet l’arrêt de son activité pendant au moins une semaine ». Concha y Toro, précise l’AP, a « exporté 26,6 millions de caisses de vin en 2008 dans plus de 131 pays pour un chiffre d’affaires de 436 millions d’euros ».
Ce communiqué de presse rappelle qu’au Chili le vin est devenu un pilier de l’économie. Le lendemain, Jonhatha Franklin, correspondant du Guardian à Santiago dressait un premier bilan des dommages : « Les ports du sud du pays sont fermés. Des ruisseaux de vin s’écoulent sur le sol des dizaines de « bodegas » et caves touchées par le séisme, symbole de l’impact du tremblement de terre sur l’économie chilienne.
Les premières estimations évaluent le nombre de bouteilles détruites à 100 millions, un sixième des exportations de vin du pays. (…) Antonio Larrain, secrétaire général du Syndicat chilien du vin, estime à 20% le nombre d’entrepôts de vin détruits et à 300 millions de dollars les pertes ». Puis les nouvelles sont venues de l’intérieur du pays, de la vallée de Maule, coeur historique du vignoble chilien, toute proche de l’épicentre du séisme. « Les pertes sont importantes. Environ 300 barriques ont explosé, de même que des cuves en inox, représentant une capacité de 10 000hl, et des milliers de bouteilles », a rapporté Miguel Torres, propriétaire espagnol d’un vignoble dans la vallée de Curico à Eric Asimov pour le New York Times.
Le journaliste américain a recueilli une série de témoignages de viticulteurs qui ont parfois perdu aussi les vignes. Jeudi 4 mars, les professionnels se sont réunis. « 12,5 % du contenu des caves chiliennes aurait été détruit, pour plus de 180 millions d’euros, même si les entreprises n’auront pas à régler cette facture, la plus grande partie de ces volumes étant assurés.
D’après Rene Merino, qui dirige Wines of Chile, les pertes seront en outre compensées par le fait que les wineries étaient en situation de surplus. Ces propos rassurants sont très loin de la déclaration que la Sociedad Nacional de Agricultura du Chili avait effectuée quelques heures avant la réunion de Vinos de Chile et Wines of Chile, parlant de pertes lourdes sur les stocks de vins de nombreuses entreprises et d’une récolte retardée, avec l’espoir que cette dernière se déroule normalement ».
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Pays-Bas : les vins argentins soumis au contrôle sur la présence de natamycine
Après la découverte par des laboratoires allemands de la présence de natamycine* dans des vins venus d’Argentine, l’ensemble des clients des vins argentins s’inquiète…
Aux Pays-Bas, l’organisme d’information et de promotion du vin (Productschap Wijn, PW) informe les professionnels du vin que que le gouvernement argentin mène actuellement des analyses pour garantir l’absence de natamycine dans les vins destinés à l’exportation vers les Pays-Bas, ce qui devrait causer des retards d’approvisionnement pour les importateurs néerlandais.
Le PW assure les professionnels qu’il a demandé aux autorités argentines de mener ces contrôles avec diligence. Les résultats d’analyse seront compris dans un document destiné à garantir l’innocuité des produits d’importation.
L’autorité néerlandaise en charge de la sécurité alimentaire (Voedsel en Waren Autoriteit, VWA) pourra demander ce document et la garantie d’absence de natamycine lors de ses propres contrôles à partir du 1er juillet : le PW recommande donc de bien garder le certificat pour éviter tout problème.
Pas un mot, cependant, sur les sud-africains, également suspectés de présence de natamycine (utilisée en Afrique du Sud sous le nom de primarizine ou primaricine).
En Corée, pourtant, la Korea Food and Drug Administration a interdit la distribution et la vente de 10 vins argentins et sud-africains suite à la détection de natamycine.
Parallèlement la KFDA a décidé de renforcer temporairement ses contrôles à la frontière. Les vins argentins et sud-africains seront systématiquement testés. Pour les vins d’autre provenance, le test sera uniquement imposé aux vins rouges et à la première importation.
Voilà un sujet intéressant qui mériterait une investigation également en France et une interpellation du gouvernement car il y a de quoi être inquiet de la présence potentielle de Natamycine dans les vins argentins ou sud-africains importés en France…

Tant pis on peut toujours se contenter du vin français qui ne voyage pas et qui fait vivre nos agriculteurs…En fait consommer près de chez vous est aussi un acte écolo et citoyen!Laissons les américains du nord consommer ces poisons si poisons sont-ce!