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	<title>Yannick Serrano &#187; Au Plan Local</title>
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		<title>Retirons à Nicolas Sarkozy la nationalité française</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 08:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin de l&#8217;égalité absolue devant la loi: le président vient de définir deux catégories de Français. Les Français français. Et les Français d’origine étrangère. Les membres du Conseil Constitutionnel, qui prennent l’habitude de rendre des arrêts courageux, ou au moins assez iconoclastes, vont se frotter les mains. Voilà un cas des plus simples! Si jamais Nicolas Sarkozy s’entête à mettre en pratique ses viriles menaces de Grenoble sur la déchéance de la nationalité française, il y a fort à parier qu’on va se bousculer au bureau des saisines. Professeurs de droit, avocats, partis politiques, citoyens… Le recours au Conseil ne sera plus une opportunité. Mais un devoir civique. Car le chef de l’Etat ne vient pas moins que de définir deux catégories de Français. Les Français français. Et les Français d’origine étrangère, lesquels seraient soumis à des obligations plus contraignantes que les premiers. «La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie (…)», a déclaré, le 30 juillet, le président de la République, en installant le nouveau préfet de l’Isère. Bien sûr, vendredi, l’été politique, ce mois d’août de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignleft" style="width: 550px"><img class=" " src="http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/node-story/sarko-securite_0.jpg" alt="" width="540" height="297" /><p class="wp-caption-text">Photo: A Tremblay-en-France. REUTERS/Benoit Tessier </p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800080;"><strong>Fin de l&#8217;égalité absolue devant la loi: le président vient de définir  deux catégories de Français. Les Français français. Et les Français  d’origine étrangère.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les membres du Conseil Constitutionnel, qui prennent l’habitude de rendre  des arrêts courageux, ou au moins assez iconoclastes, vont se frotter les  mains. Voilà un cas des plus simples! Si jamais Nicolas Sarkozy s’entête à mettre en pratique ses viriles menaces de Grenoble sur la déchéance de  la nationalité française, il y a fort à parier qu’on va se bousculer au  bureau des saisines. Professeurs de droit, avocats, partis politiques, citoyens… Le recours au Conseil ne sera plus une opportunité. Mais un devoir civique.</p>
<p style="text-align: justify;">Car le chef de l’Etat ne vient pas moins que de définir deux catégories de Français. Les Français français. Et les Français d’origine étrangère,  lesquels seraient soumis à des obligations plus contraignantes que les premiers. «<em>La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie  d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie (…)</em>», a déclaré, le 30 juillet, le président de la République, en installant le  nouveau préfet de l’Isère.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, vendredi, l’été politique, ce mois d’août de la vacance, avait déjà virtuellement commencé. D’abord, les élus, les observateurs n’ont pas  trop réagi. Nicolas Sarkozy et certains membres du gouvernement les ont  habitués à chasser sur les terres du Front national, selon la formule usuelle, sur  le chapitre sécuritaire, et, à force, ils n’y prêtent pas toujours  attention. C’est à peu près tous les jours, ces temps-ci. La même semaine, c’était  au tour des «<a href="http://www.slate.fr/story/25519/que-veulent-dire-les-mots-roms-tsiganes-et-gens-du-voyage" target="_blank"><strong><em>gens du voyage</em></strong></a>» d’être  désignés à la peur des braves gens, et ce, depuis l’Elysée-même. «<em>Discours usé</em>», a d’abord répondu  Benoit Hamon, le porte-parole du PS. «<em>M. Le Pen et sa fille n’ont plus  besoin de parler,</em> a poursuivi Noël Mamère (les Verts)<em>, la copie parle à  leur place</em>».</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un président anticonstitutionnel</h2>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, l’affaire est grave, et normalement, hors somnolence estivale, elle  pourrait même valoir poursuites en justice au contrevenant. Le premier magistrat  du pays, gardien de notre démocratie et des règles républicaines, ne vient  rien de moins que de contester le socle même de notre loi de commune  appartenance. La base sacrée, forgée à la Libération, entre la Charte du Conseil National  de la Résistance (CNR), la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 et la Constitution de 1958. Le CNR proclamait «<em>l’égalité absolue de tous  les citoyens devant la loi</em>». Oui, mais si nous ne sommes plus citoyens  de même valeur? S’il existe des grades dans la nationalité française? S’il nous faut refaire le chemin jusqu’au premier Français légitime de l’Histoire –sous Clovis?– pour déterminer qui est illégitime?</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’alors, les Français sont tous Français. En bloc. Incolores. Non  différenciables. Il est même interdit, dans ce pays, de produire des statistiques sur les  origines des Français. Depuis la guerre, depuis que le régime de Vichy a arraché  leur citoyenneté à des milliers de personnes, juives en majorité, depuis que  la mémoire collective porte cette honte, de naissance ou de circonstances,  nous sommes tous Français. Point. Français, c’est tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Français d’un coup. Non à l’essai, probatoires ou, <strong><a href="http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/07/pas-touche-a-la-nationalite/" target="_blank">comme le dit Jean-Luc Mélenchon</a></strong>, président du parti de gauche, «<em>Français conditionnels</em>». Il  n’existe pas, pour la loi, de Français de fraîche date. Ou alors, la loi est  illégale.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui peut-on renvoyer?</h2>
<p style="text-align: justify;">Aucun président de la République n’a insinué un doute menaçant comme Nicolas  Sarkozy vient de s’oublier à le faire. Vous, nous, êtes-vous, sommes-nous  vraiment Français? Le suis-je, moi, dont les aïeux, nés Boggio, viennent  d’Italie? Trois générations. Est-ce suffisant pour enfin respirer? Ou peut-on encore me renvoyer? Et où? En Italie, aucune trace de moi. Les enfants de la guerre d’Algérie, les Portugais, Polonais, Espagnols? Les Arméniens de 1915? Polanski, le cinéaste? Et Sarkozy, ce chef de l’Etat inconséquent? Son père, apatride, a été naturalisé. Dehors, Sarkozy, s’il tue un gendarme?</p>
<p style="text-align: justify;">Evidemment, les propos de Grenoble ne sont que des mots –mais il y a des mots qui  tuent, non? Des mots, c’est vrai, destinés d’abord à tenter de récupérer les électeurs partis au Front national. Nicolas Sarkozy, deux tiers  Français, un tiers Hongrois, en «<em>chasse</em>» estivale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est aussi affaire de principe. Du principe des principes, pour qui  chérit la terre de France. Le chef de l’Etat n’a pas l’intention de chasser les  Français d’origine portugaise, même si ceux-ci se mettaient à faucher des  policiers. Il vise les derniers Français enregistrés comme tels, venus d’Afrique, et  surtout du Mahgreb. Les Arabes. Leurs enfants, les beurs, synonymes de voyous,  dans le lexique sécuritaire. Il l’explique, dans son discours de Grenoble: «nous subissons les conséquences de 50 ans d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à un échec de l’intégration». Peut-être. Mais  pour l’heure, c’est le président de la République qui transgresse la loi. Mal intégré lui-même, ces jours-ci. Heureusement, il ne s’agit pas d’un  président 100% français. On peut toujours le renvoyer en Hongrie. Ou en refaire un  apatride.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.slate.fr/story/25725/sarkozy-retrait-nationalite" target="_blank"><em>Philippe Boggio</em></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/auteur/philippe_boggio_0.jpg" alt="" width="120" height="120" />Ancien grand reporter au Monde, est l&#8217;auteur de nombreux ouvrages  parmi lesquels les biographies de Coluche (Flammarion, 1991 et 2006), de  Bernard-Henri Lévy (La Table Ronde, 2005) et de <a href="http://livre.fnac.com/a2642144/Philippe-Boggio-Johnny?PID=903" target="_blank">Johnny Hallyday (Flammarion 2009)</a>.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Des arbres pour la Laïcité</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 17:34:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons assez peu d&#8217;occasions dans la société actuelle de réaffirmer notre attachement aux valeurs essentielles de la République. En dehors de quelques sondages qui disent tous que les citoyens français sont attachés à la Laïcité pour une grande proportion d&#8217;entre eux, nous n&#8217;avons pas d&#8217;occasion formelle de démontrer cet attachement et marquer d&#8217;un geste simple mais fort comme actuelle cette valeur Républicaine. Il est possible de remédier à cela. Sans débourser un seul euro, sans accomplir d&#8217;exploit surhumain, sans amputer le repos de fin de semaine de chacun, il est possible pour les français de tous horizons, de toute croyance, de toute sensibilité politique, mais attachés à la laïcité d&#8217;agir et d&#8217;envoyer un message à un gouvernement et un président de la république qui n&#8217;ont de cesse d&#8217;attaquer la Laïcité depuis 3 ans maintenant. Attention, elle est véritablement en danger. Espérons qu&#8217;après Saint-Eloi et les Infiltrés, chacun trouvera le temps de prendre une heure de son précieux temps. Le samedi 19 juin 2010 à Créon (33) à partir de 9h30 sera officiellement lancée l’opération nationale des « Arbres de la Laïcité » en présence de Guy Georges, instituteur syndicaliste de Haute-Marne, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.mrax.be/IMG/couv_laicite-4.jpg" alt="" width="236" height="336" />Nous avons assez peu d&#8217;occasions dans la société actuelle de réaffirmer notre attachement aux valeurs essentielles de la République. En dehors de quelques sondages qui disent tous que les citoyens français sont attachés à la Laïcité pour une grande proportion d&#8217;entre eux, nous n&#8217;avons pas d&#8217;occasion formelle de démontrer cet attachement et marquer d&#8217;un geste simple mais fort comme actuelle cette valeur Républicaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est possible de remédier à cela. Sans débourser un seul euro, sans accomplir d&#8217;exploit surhumain, sans amputer le repos de fin de semaine de chacun, il est possible pour les français de tous horizons, de toute croyance, de toute sensibilité politique, mais attachés à la laïcité d&#8217;agir et d&#8217;envoyer un message à un gouvernement et un président de la république qui n&#8217;ont de cesse d&#8217;attaquer la Laïcité depuis 3 ans maintenant. Attention, elle est véritablement en danger. Espérons qu&#8217;après Saint-Eloi et les Infiltrés, chacun trouvera le temps de prendre une heure de son précieux temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le samedi 19 juin 2010 à Créon (33) à partir de 9h30 sera officiellement lancée l’opération nationale des « Arbres de la Laïcité  »</strong> en présence de Guy Georges,  instituteur syndicaliste de Haute-Marne, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs de 1976 à 1983, Président de l’association Solidarité laïque, Président du Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l’éducation nationale, ancien Conseiller d’État en service extraordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette opération est la première étape d’un appel national à la défense de la Laïcité en France.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Guy Georges participera <strong>également à une rencontre citoyenne « Quel avenir pour l’école républicaine et laïque? » au Centre Culturel de Créon dès 9h30.</strong> Il sera entouré de Françoise Cartron, Sénateur de la Gironde qui se bat au Sénat pour la défense de l’école maternelle, Martine Faure, députée de la Gironde, Alain Anziani, Sénateur de la Gironde , Président de l’UDESR Gironde, qui suit le dossier de la réforme territoriale au Sénat et Jean-Marie Darmian, Maire de Créon, Conseiller Général et Député Suppléant,  à l’initiative de cette opération.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A 11h30, sera symboliquement planté à Créon, par Philippe Madrelle, Sénateur, Président du Conseil Général de la Gironde , le premier « Arbre de la laïcité »</strong>, place Camille Gourdon près de l’école Albanie Lacoume.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 19 juin 1960, 25 000 délégués de tous les départements, étaient réunis à Vincennes pour témoigner de la protestation de près de 11 millions de signataires pétitionnaires contre le vote par l’Assemblée Nationale de la loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré.</strong> En décidant de financer sur les fonds publics les établissements privés d’enseignement, la loi ouvrait une brèche dans l’édifice laïque de l’Etat. C&#8217;est cette loi qui instaura un système de contrats entre l&#8217;État et les écoles privées qui le  souhaitent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cinquante ans après, la laïcité est en péril. La loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’Etat, pierre angulaire de la République , est quotidiennement bafouée.</strong> Elle n’est pas à l’abri de tentations d’en édulcorer la portée. Alors que l’Ecole Laïque, ciment de l’unité nationale, est sans cesse désorganisée et privée de moyens de fonctionnement, des lois successives ont accumulé les privilèges accordés, avec l’argent de tous les contribuables, à des établissements privés d’enseignement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’opération des « Arbres de la Laïcité  » se concrétisera dans toutes les communes qui le souhaiteront, menée par les laïques de tous les horizons, le 11 décembre 2010. Des milliers d’arbres comme celui de Créon seront plantés pour rappeler l’attachement de notre France au quatrième pilier de notre République.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce sera le jour anniversaire de la publication au Journal Officiel de la loi de séparation des Églises et de l’Etat, du 9 décembre 1905, « clef de voûte de la laïcité » selon l’expression de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.</strong> <strong>Par cette opération nationale lancée à Créon, tous les laïques de France sont invités à se rassembler et planter un Arbre de la Laïcité, comme nos ancêtres plantèrent un arbre de la liberté pour l’avènement de la 1ière République en 1792 et pour celui de la 2ième République en 1848. Préparons ensemble cet acte de résistance  partout où nous pouvons témoigner de notre attachement aux valeurs laïques.</strong></p>
<h5><em>Contact Organisation<br />
Jean-Marie Darmian, Maire de Créon, Conseiller Général de la Gironde</em><em> 06 08 05 64 23, <a href="mailto: jmdarmian@club-internet.fr"></a></em></h5>
<h5><em><a href="mailto: jmdarmian@club-internet.fr">jmdarmian@club-internet.fr</a><a href="http://www.jeanmariedarmian.fr" target="_blank"> </a></em></h5>
<h5><em><a href="http://www.jeanmariedarmian.fr" target="_blank">http://www.jeanmariedarmian.fr</a><br />
</em></h5>
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		<title>Une Justice en crise et une République qui vacille !</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 22:08:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1026" title="images" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/02/images.jpg" alt="" width="174" height="186" />La scène se passe début janvier 2010. Chaque année à cette période, se déroule un moment solennel qui est le grand rendez-vous de l&#8217;institution judiciaire, l&#8217;audience solennelle de rentrée de la cour de cassation. C&#8217;est le moment qui est choisi pour annoncer une série de nominations qui sont de coutume l&#8217;objet de discussions au plus haut niveau mais dont l&#8217;esprit global a par tradition été le consensus et l&#8217;intérêt supérieur de la Justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, 2010 a vu la rupture avec les us et a été l&#8217;acte solennel, et peut-être fondateur, du début d&#8217;une révolution de velours au sein de la maison Justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement s&#8217;est vu opposé un acte de désobéissance &laquo;&nbsp;civique&nbsp;&raquo; de la part du premier président de la plus haute des juridictions françaises, Vincent Lamanda. Celui-ci a refusé de nommer  à la tête de la chambre criminelle le magistrat qui était placé sous les &laquo;&nbsp;bons auspices&nbsp;&raquo; du président de la république, fait unique qui lui vaudra probablement quelques retours de bâtons ultérieurs mais qui devrait aussi être un appel d&#8217;air pour un mouvement de fond tôt ou tard.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;insoumis s&#8217;est vu relayé par le procureur général, Jean-Louis Nadal qui s&#8217;en est pris quant à lui au projet de réforme de la procédure pénale dont la mesure phare est la <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/06/la-fin-du-juge-dinstruction-decidee-par-nicolas-sarkozy-et-la-politisation-de-la-justice/" target="_blank">suppression du juge d&#8217;instruction</a>. A force de se faire marcher dessus à chaque niveau, la justice entame une révolte qui veut probablement alerter l&#8217;opinion sur l&#8217;état de délabrement de la république française, l&#8217;emprise du pouvoir exécutif sur le judiciaire et certainement les risque que cela fait courir à la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut croire que les caricatures de Nicolas Sarkozy sur les petits pois, parlant des juges en octobre 2007 : <em>&laquo;&nbsp;des petits pois se caractérisant par leur même couleur, même gabarit, même absence de saveur&nbsp;&raquo;</em> ne sont pas restées lettre mortes. D&#8217;ailleurs, en janvier 2008,  lors de l&#8217;audience solennelle de la cour de cassation, tiens donc encore, plusieurs magistrats avaient ostensiblement portés une cravate à petits pois, chère à Gilbert Bécaud&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que le &laquo;&nbsp;malfaiteur&nbsp;&raquo; Sarkozy ne s&#8217;est pas arrêté là car ses hauts faits en matière de destruction de l&#8217;institution judiciaire, de destruction de son crédit et de son indépendance, de mise à profit de celle-ci à des fins personnels commencent à corser l&#8217;addition : suppression des avoués pour venir offrir la possibilité de constitution de grands pôles d&#8217;avocats d&#8217;affaires (cf. système américain), destruction du périmètre de l&#8217;exercice des huissiers de justice pour favoriser la constitution de vastes pôles financiers d&#8217;études d&#8217;huissiers, volonté de mise en accusation des magistrats par les citoyens, destruction de la carte judiciaire de proximité au mépris de toute considération de service public et de bon sens, <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/04/conseil-constitutionnel-pierre-joxe-rompt-avec-le-devoir-de-reserve_1301081_823448.html" target="_blank">pressions sur les jugements du conseil constitutionnel</a>, prisons en déshérence, paupérisation des services de l&#8217;application des peines, naufrage de l&#8217;informatisation des parquets, procureurs aux ordres, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela commence à faire lourd dans la volonté de mise au pas et dans l&#8217;utilisation du pouvoir à des fins politiques, partisanes et personnelles !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="size-medium wp-image-1025 alignright" title="clearstream-2" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/02/clearstream-2-300x239.jpg" alt="" width="300" height="239" />Le temps des caricatures possibles de l&#8217;apprenti dictateur n&#8217;est plus permis pour se mettre l&#8217;opinion publique dans la poche. Il faut dire que Rachida Dati n&#8217;est plus là pour focaliser l&#8217;attention médiatique qui masquait le dessin présidentiel, une justice sous tutelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet ensemble, disons le, très nauséabond, la satisfaction peut être celle de constater qu&#8217;au lieu d&#8217;atomiser la communauté judiciaire, pourtant peu encline traditionnellement à faire cause unique, celle-ci aurait tendance à se rassembler. C&#8217;est dire si ce milieu pourtant très feutré sent pointer les périls&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Même les avocats, habitués à faire bande à part, commencent à faire entendre leur voix ! Une des figures emblématiques du barreau bordelais déclarait il y a peu : « Je préfère un con indépendant à un compétent aux ordres ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que le contexte judiciaire dans les territoires commence à être catastrophique pour les professionnels de justice mais aussi pour les justiciables.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour prendre un exemple que je connais bien, en Gironde (département le plus grand de France et  connaissant une des plus fortes pression démographique), la réforme de la carte judiciaire a vu la destruction des tribunaux de Lesparre, Blaye, Bazas et La Réole (et là je ne parle que de tribunaux, car il y a aussi les greffes, ces instances qui font entre autre que le citoyen lambda a droit une justice plus ou moins rapide&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le mémoire ampliatif que nous rédigions pour le Conseil d&#8217;Etat en juillet 2009 pour faire valoir les intérêts de l&#8217;Association de Défense du Service Public de la Justice en Sud Gironde (présidée par Bernard Castagnet, et dont le secrétaire général est Jean-Marie Darmian), nous devions répliquer à l&#8217;argumentaire suivant avancé par Rachida Dati : &laquo;&nbsp;<em>la réforme envisagée l’a été  afin de</em><em> rendre l’organisation judiciaire plus compréhensible pour le citoyen en rationalisant les implantations démographiques, économiques et sociales du pays. </em><em>{…} Enfin, la réforme de la carte judiciaire doit permettre d’avoir une justice à un coût optimisé pour le contribuable. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1027" title="avocat_jeune_2" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/02/avocat_jeune_2-234x300.gif" alt="" width="234" height="300" />Cette formidable réforme qui devait &laquo;&nbsp;favoriser des économies à grande échelle&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;favoriser une justice mieux rendue&nbsp;&raquo; (Cf. Rachida Dati) ne va faire gagner un euro à l&#8217;État mais lui coûtera au mieux entre 400 et 500 millions d&#8217;euros pour une justice en lambeaux et de laquelle nombre de citoyens seront exclus car devant dans le meilleur des cas s&#8217;arrêter de travailler une journée entière pour une simple audience de 30 minutes à Bordeaux ou dans d&#8217;autres chefs lieux de départements.</p>
<p style="text-align: justify;">Songez au spectacle saisissant qu&#8217;offre par exemple la préfecture du Lot-et-Garonne. Dans la cour du palais, des préfabriqués ont été posés à la hâte, du fait de la réorganisation suscitée par la suppression du tribunal de grande instance de Marmande. Juste au moment où s&#8217;achevaient les travaux des locaux ultramodernes du pôle de l&#8217;instruction, pourtant promis à une prochaine disparition !&#8230; Qu&#8217;elle est triste la France sous Sarkozy.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Association de Défense du Service Public de la Justice en Sud Gironde a entamé depuis 2007 un combat de défense des intérêts des citoyens dans l&#8217;indifférence des médias, en dehors des traitements ponctuels dus à l&#8217;émotion d&#8217;annonces nationales et dans un oubli relatif de certains relais politiques&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l’avons démontré dans les deux mémoires rédigés le Ministère de la Justice n’a tenu absolument aucun compte des incidences de cette réforme sur  des zones géographiques vastes et ayant connu des afflux massifs de population. Pour preuve, le Ministère de la Justice a lancé à marche forcée cette réforme sans attendre les décomptes définitifs du dernier recensement de la population dont nous faisons état et qui font ressortir dans les juridictions de Bazas et La Réole une augmentation sensible de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">La<strong> </strong>Gironde est le plus vaste département de France avec 10.725 km<sup>2</sup>. Elle compte 1.376.137 habitants avec une densité de population de 128 hab./km<sup>2</sup>. 23% de la population a moins de 20 ans et 21,4% a plus de 60 ans. C’est un département attractif qui connaît un dynamisme démographique important et rapide comme en témoignent les chiffres du dernier recensement de population publié par l’INSEE, en outre, la population y est plus âgée que la moyenne nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la suppression des tribunaux d’instance de Bazas et La Réole, ce territoire n’accueillera plus aucun lieu de justice, obligeant les justiciables à se rendre à Bordeaux avec pour certaines communes plus de 163 km aller/retour à parcourir. Et là je ne parle même pas des personnes âgées ou invalides ni même des malheureux ne disposant d&#8217;aucun moyen de déplacement sérieux. Ce sont là 13 cantons du Sud-Gironde qui risquent voir la justice s&#8217;évaporer pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure du pétrole cher, de la compensation carbone et de la rationalisation des politiques publiques, cette mesure de suppression des tribunaux d’instance de Bazas et La Réole va à l’encontre de toute logique du service public de la justice, du principe d’égalité des citoyens face à la loi (figurant pourtant dans la constitution). Cela limitera en outre considérablement l’accès au droit pour quantités de personnes dans des zones ne disposant pas ou très peu de transports publics, ce pour un bassin de population de plus de 147 000 habitants et dont la croissance est constante. Je parle de vraies personnes, pas de statistiques ministérielles&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant le tribunal d’instance de La Réole, le bâtiment dans lequel il exerce est laissé à sa disposition par la commune de La Réole, il n’y a aucune charge concernant son occupation,  son budget de fonctionnement s’élève approximativement à 20.000 euros par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Le transfert de cette juridiction, avec l’indemnisation éventuelle des fonctionnaires de la justice, représentera une charge supérieure, il n’y a donc aucun élément justifié d’économie dans la suppression du Tribunal d’Instance de La Réole si ce n&#8217;est un charcutage de tribunaux dépendant de la cartographie politique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je rappelle au passage que Dominique Perben lui-même (UMP), ex-Garde des Sceaux, lorsqu’il présentait en 2002 son projet de loi d’orientation et de programmation pour la justice qui allait aboutir à la création des juges de proximité établissaitt une relation de cause à effet entre proximité des tribunaux et recours à un juge.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 3 février 2010, le Conseil d’Etat a examiné en séance publique les recours frappant les décrets relatifs à la carte judiciaire. Nous attendons les conclusions du Conseil d&#8217;Etat (jugement en délibéré) concernant les deux recours déposés sur la suppression des tribunaux de Bazas et La Réole mais comme vous l&#8217;aurez deviné sous l&#8217;ère Sarkozy, on a quelques craintes sur le bien fondé des jugements&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont en tout cas les habitants des communes des cantons de Saint-Symphorien, Villandraut, Captieux, Grignols, Auros, Langon, Saint-Macaire, La Réole, Monségur, Sauveterre de Guyenne, Targon et Créon qui seront contraints de faire des dizaines ou centaines de kilomètres pour se rendre au Tribunal d’Instance de Bordeaux pour des affaires mineures ou qui simplement abandonneront la Justice.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez dit République ?</p>
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		<title>Sage Tourbillon</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 08:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En cette période de voeux de nouvelle année, j&#8217;ai longuement hésité à adresser mes voeux à mes lecteurs pour de multiples raisons, la plus importante étant que je suis très occupé en ce moment. Quelques amis m&#8217;ont convaincu sans me le dire qu&#8217;il ne fallait pas rompre avec ce rendez-vous important malgré la mode qui voudrait faire croire, par prétexte d&#8217;économies qu&#8217;il est inutile de prolonger ces moments de rencontres républicaines et citoyennes. En cette année que je voudrais de rencontre, de réveil, de combat, de citoyenneté, de fraternité et de République, je vous offre le texte d&#8217;un ami, qui j&#8217;espère ravivera quelques flammes. Sage Tourbillon Tourbillon d’agressions, Sentiment d’oppression, Informations factices, Perception d’injustice, Monde manipulé, Citoyens désœuvrés, Je révolte les mots Mais l’homme fait le sot. Je crie mon désarroi Mais l’homme est sans émoi. Alors je reste seul Recouvert d’un linceul. Ces mots sont internés, Ma révolte enfermée. Les riches s’enrichissent, Les pauvres s’appauvrissent. L’homme est asservi Par un ordre établi Par le seigneur attablé Qu’il ne faut pas troubler. Courbez donc bien l’échine Sur la bonne machine Qui vous broie lentement En vous anesthésiant. Votre absente douleur, Votre innocente ferveur, Votre inculte savoir, Votre absence d’espoir, Tue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.magazinevideo.com/images/tests/test-FCE4/deform-tourbillon.jpg" alt="" width="318" height="180" />En cette période de voeux de nouvelle année, j&#8217;ai longuement hésité à adresser mes voeux à mes lecteurs pour de multiples raisons, la plus importante étant que je suis très occupé en ce moment. Quelques amis m&#8217;ont convaincu sans me le dire qu&#8217;il ne fallait pas rompre avec ce rendez-vous important malgré la mode qui voudrait faire croire, par prétexte d&#8217;économies qu&#8217;il est inutile de prolonger ces moments de rencontres républicaines et citoyennes.</p>
<p style="text-align: justify;">En cette année que je voudrais de rencontre, de réveil, de combat, de citoyenneté, de fraternité et de République, je vous offre le texte d&#8217;un ami, qui j&#8217;espère ravivera quelques flammes.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Sage Tourbillon</span></strong></p>
<p>Tourbillon d’agressions,</p>
<p>Sentiment d’oppression,</p>
<p>Informations factices,</p>
<p>Perception d’injustice,</p>
<p>Monde manipulé,</p>
<p>Citoyens désœuvrés,</p>
<p>Je révolte les mots</p>
<p>Mais l’homme fait le sot.</p>
<p>Je crie mon désarroi</p>
<p>Mais l’homme est sans émoi.</p>
<p>Alors je reste seul</p>
<p>Recouvert d’un linceul.</p>
<p>Ces mots sont internés,</p>
<p>Ma révolte enfermée.</p>
<p>Les riches s’enrichissent,</p>
<p>Les pauvres s’appauvrissent.</p>
<p>L’homme est asservi</p>
<p>Par un ordre établi</p>
<p>Par le seigneur attablé</p>
<p>Qu’il ne faut pas troubler.</p>
<p>Courbez donc bien l’échine</p>
<p>Sur la bonne machine</p>
<p>Qui vous broie lentement</p>
<p>En vous anesthésiant.</p>
<p>Votre absente douleur,</p>
<p>Votre innocente ferveur,</p>
<p>Votre inculte savoir,</p>
<p>Votre absence d’espoir,</p>
<p>Tue l’émancipation</p>
<p>De l’homme et des passions.</p>
<p>Rien ne doit dépasser,</p>
<p>Rien ne doit agresser.</p>
<p>Dors tranquille citoyen !</p>
<p>Attend le lendemain</p>
<p>Assis sur ton fauteuil</p>
<p>En lisant un recueil</p>
<p>Qui te rassurera,</p>
<p>Qui te dorlotera,</p>
<p>Qui te fera passer</p>
<p>Des journées apaisées.</p>
<p>L’invincible espoir</p>
<p>Vacille pour un soir</p>
<p>Lorsque la fatalité</p>
<p>Endort les révoltés,</p>
<p>Lorsque le combattant</p>
<p>Parti en désertant</p>
<p>Oubli qu’il peut gagner</p>
<p>Avec le poing levé.</p>
<p>L’homme seul épuisé</p>
<p>Ne peut se relever.</p>
<p><em><strong>Denis Garnier</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;étouffement de la démocratie par le bas</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 20:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le moment semble venu pour le pouvoir sarkozyste et son bras armé l&#8217;UMP de limiter les contrepouvoirs détenus par les opposants politiques, le plus souvent socialistes. Comme la France n&#8217;est pas un pays où l&#8217;on puisse désormais installer un pouvoir autocratique avec aisance et que le français est un grognard par nature, le puissant Nicolas Sarkozy doit en passer par quelques stratagèmes afin de mettre en oeuvre son plan. Il dirige déjà le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif (voir l&#8217;épisode 5). Il s&#8217;apprête à &#171;&#160;reprendre en mains&#160;&#187; le pouvoir judiciaire (voir épisode 4 et là aussi) avec la réforme de la carte judiciaire et la fin annoncée du juge d&#8217;instruction. Il a la haute main sur les grands médias via ses amis proches qui possède de grands groupes de presse, via la chaîne de télévision affidée TF1, sa reprise en main du groupe France Télévision et la destruction programmée des rédactions régionales de France 3 qui sont un trop grand relais des mérites de collectivités territoriales et de leurs élus locaux (souvent de gauche) solidement ancrés dans la proximité citoyenne. Il met tranquillement en place la reprise en main des consciences et la mise à bas de l&#8217;éducation nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-788" title="6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi-232x300.jpg" alt="6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi" width="232" height="300" />Le moment semble venu pour le pouvoir sarkozyste et son bras armé l&#8217;UMP de limiter les contrepouvoirs détenus par les opposants politiques, le plus souvent socialistes. Comme la France n&#8217;est pas un pays où l&#8217;on puisse désormais installer un pouvoir autocratique avec aisance et que le français est un grognard par nature, le puissant Nicolas Sarkozy doit en passer par quelques stratagèmes afin de mettre en oeuvre son plan.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dirige déjà le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/21/la-democratie-assassinee/" target="_blank">voir l&#8217;épisode 5</a>). Il s&#8217;apprête à &laquo;&nbsp;reprendre en mains&nbsp;&raquo; le pouvoir judiciaire (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/17/une-justice-aux-ordres/" target="_blank">voir épisode 4</a> et <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/06/la-fin-du-juge-dinstruction-decidee-par-nicolas-sarkozy-et-la-politisation-de-la-justice/" target="_blank">là aussi</a>) avec la réforme de la carte judiciaire et la fin annoncée du juge d&#8217;instruction. Il a la haute main sur les grands médias via ses amis proches qui possède de grands groupes de presse, via la chaîne de télévision affidée TF1, sa reprise en main du groupe France Télévision et la destruction programmée des rédactions régionales de France 3 qui sont un trop grand relais des mérites de collectivités territoriales et de leurs élus locaux (souvent de gauche) solidement ancrés dans la proximité citoyenne. Il met tranquillement en place la reprise en main des consciences et la mise à bas de l&#8217;éducation nationale sans plus d&#8217;écho médiatique (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/04/30/les-medias-nont-pas-encore-annonce-la-mort-de-la-laicite-francaise-assassinee-le-16-avril-2009-par-un-certain-nicolas-sarkozy/" target="_blank">voir épisode 6</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas 1er a annoncé et bien relayé une politique de relance que financent les collectivités territoriales mais cela n&#8217;est pas suffisant, il ne tient pas la haute main dessus et comme elles ne savent pas organiser une défense à la hauteur de l&#8217;enjeu en vantant leurs propres mérites, autant profiter de leur insuffisance stratégique. Nicolas Sarkozy s&#8217;apprête donc à écrire le prochain épisode de notre saga de mise au pas de la société française, la contre-révolution est bien en marche.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Episode 7 </strong></em></span>: Juste après le redécoupage électoral qui vient de signer qu&#8217;avec 48% de suffrages la droite gouvernera la France alors qu&#8217;il en faudra près de 52% à la gauche pour devenir majoritaire, il faut donc étouffer la démocratie de proximité qui a trop tendance à désigner des élus réfractaires au néoconservatisme. Ces élus locaux sont des freins à la nouvelle ampleur que Nicolas sarkozy souhaite donner à sa politique de mise à bas des services publics nationaux et territoriaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir avancé dans un premier temps la suppression des départements, le président de la république a reculé devant le tollé suscité et la parution de sondages démontrant largement l&#8217;attachement des français à cette structure territoriale essentielle en termes de services de proximité, de lien et de soutien aux communes ou multiples acteurs locaux. Qu&#8217;à cela ne tienne, Nicolas Sarkozy a endormi son monde et procèdera donc en plusieurs phases. Puisqu&#8217;on ne peut supprimer l&#8217;échelon aussi facilement, on va donc le dépecer en jouant sur la création des agglomérations aux pouvoirs largement renforcés et qui qui préempteront les missions et moyens des départements sur leur périmètre. Egalement on reverra habilement le découpage des cantons et la création des conseillers territoriaux finira progressivement d&#8217;éloigner les gêneurs des citoyens et de leur électorat. L&#8217;esprit est identique pour ce qui est de la suppression de la clause de compétence générale envisagée au prétexte d&#8217;éviter les financements croisés et le saupoudrage territorial.</p>
<p style="text-align: justify;">En la supprimant, malgré les prétextes avancés par la droite, on empêchera les départements d&#8217;intervenir dans des domaines qui ne font pas partie de leurs missions premières. Alors qu&#8217;il suffirait de revoir les compétences des collectivités et de désigner sur celles-ci un collectivité chef de file avec une conférence régionale et départemental des exécutifs, on lance en fait une vraie guerre politique. Après quelques années de ce régime, les petites mairies, les associations, les communautés de communes n&#8217;auront plus aucune raison de soutenir un échelon territorial réduit à la portion congrue et qui ne leur apportera plus rien&#8230; les citoyens quant à eux, auront fini de soutenir &laquo;&nbsp;moralement&nbsp;&raquo; cette institution devenue inutile et &laquo;&nbsp;coûteuse&nbsp;&raquo;&#8230; Problème, in fine le projet gouvernemental se heurte à la constitution qui imposerait une révision constitutionnelle devenue impossible par une majorité des 3/5èmes perdue par la droite du fait de large victoire de la gauche aux dernières élections sénatoriales. Mais Nicolas Sarkozy, pourrait décider d&#8217;en passer par référendum une fois le dépeçage des départements réalisés et donc leur inutilitée démontrée !&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La suppression de quantité d&#8217;élus récalcitrants passera aussi par la création de conseillers territoriaux.Là aussi, Nicolas Sarkozy est malin. le projet faisait partie du programme de François Bayrou en 2007 et ainsi, il aura beaucoup de peine à s&#8217;opposer à ce projet, un de moins. On peut aussi dire que c&#8217;est une preuve ou disons un indice attestant de la droititude profonde du béarnais, malgré ses envolées lyriques aux accents gauchisants. Les conseillers territoriaux seraient renouvelés intégralement tous les six ans et rééligibles, alors qu’actuellement, les élus des départements sont aujourd’hui renouvelés de moitié tous les trois ans. Pour le moment, le flou règne sur le périmètre de leur circonscription élective, sur le redécoupage inévitable que cela imposerait sur les cantons restants, et sur le mode de scrutin visant à élire ensuite conseillers territoriaux et les conseillers généraux restants&#8230; Après le redécoupage de la carte actuelle des 4 000 cantons en nouvelles circonscriptions de 20 000 habitants, les conseillers généraux-territoriaux pourraient être élus au scrutin uninominal dans les zones rurales et au scrutin proportionnel de liste à un tour dans les zones urbaines. (je n&#8217;évoquerai même pas le caractère probablement inconstitutionnel d&#8217;une telle disposition, nous aurons très certainement l&#8217;occasion d&#8217;y revenir plus tard)</p>
<p style="text-align: justify;">Au passage, on notera que les conseillers territoriaux exerceraient &laquo;&nbsp;deux fonctions&nbsp;&raquo; mais un seul mandat !&#8230; Est-ce à dire qu&#8217;il ne devraient se consacrer à ce seul mandat ou qu&#8217;ils auraient la porte ouverte à l&#8217;exercice d&#8217;un deuxième-troisième mandat ?&#8230; Une chose est certains, la droite ne peut et ne veut se contenter d&#8217;attendre le moment où elle pourra &laquo;&nbsp;officiellement&nbsp;&raquo; supprimer les départements. Elle souhaite donc faire un tour de passe-passe démocratique en envisageant un mode de scrutin proportionnel à un tour qui lui permettrait de récupérer &laquo;&nbsp;sur tapis vert&nbsp;&raquo; la direction des exécutifs locaux&nbsp;&raquo;. Si j&#8217;osais, je dirais que c&#8217;est comme pour feu le projet de vins rosés obtenus par coupage&#8230; ça aurait la couleur de la démocratie, ça aurait aussi de prime abord le goût de la démocratie mais ce serait pourtant un véritable coup d&#8217;état démocratique ! mais on nous dira que le petit Nicolas n&#8217;a aucune tentation monarchique ou autoritaire&#8230; On nous caricaturera, nous socialistes en nous traitant d&#8217;archaïques&#8230; Pourtant il s&#8217;agira bien d&#8217;offrir ni plus ni moins le gâteau au parti du président. <em><a href="http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ump-veut-supprimer-les-seconds-59528" target="_blank">(Lire sur ce point l’article d’Antoine Vielliard </a></em><em><a href="http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ump-veut-supprimer-les-seconds-59528" target="_blank">UMP veut supprimer les seconds tours qu’elle perd&nbsp;&raquo;)</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, seule demeurerait la clause de compétence des communes, pour épater la galerie et duper les &laquo;&nbsp;analphabètes&nbsp;&raquo;. La question de la fiscalité locale n&#8217;étant pas réglée concomitamment à toute réforme sérieuse des collectivités et étant entendu que la création ou le renforcement des intercommunalités en lien avec la création de supra-agglomérations supprimant quantité de communes au profit de &laquo;&nbsp;mairie d&#8217;arrondissements&nbsp;&raquo; aux compétences et moyens moindres, la clause de compétence générale des mairies restantes seraient de la pure &laquo;&nbsp;barbouzerie&nbsp;&raquo; construite pour endormir les maires et les citoyens peu avertis ! Sur l&#8217;intercommunalité en général, le projet fixe au 31 décembre 2011 l&#8217;achèvement de la carte de l&#8217;intercommunale et donne aussi aux préfets des pouvoirs accrus d&#8217;initiative&#8230; Il va bien falloir aux communes, et donc aux élus maires de chef-lieux d&#8217;intercommunalité de moyenne importance préparer cela pour éviter des surprises désagréables et résister à la future hyper-importance des métropoles (Libournais, Bassin d&#8217;Arcachon, Langonnais par exemple en Gironde)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">La collectivité nouvellement créée dite &laquo;&nbsp;métropole&nbsp;&raquo; dans les agglomérations de plus de 400 000 ou 500 000 habitants (exemple la Gironde et Bordeaux) remplacerait bien les départements et disperserait toute lisibilité de l&#8217;action publique, effacerait d&#8217;un coup tout accès simple pour le citoyen en terme de &laquo;&nbsp;guichet&nbsp;&raquo;. Ces métropoles seraient dotées, au minimum, de l’ensemble des compétences des conseils généraux et des communautés urbaines. On ne connaît pas encore, même si on en devine certains contours, le périmètre des métropoles. Prenons un cas d&#8217;espèce qui ne tienne pas compte de l&#8217;élargissement très probable de la CUB (exemple girondin). Un citoyen lambda qui résiderait sur la commune de Bègles et qui aujourd&#8217;hui est pris en charge socialement par sa commission locale d&#8217;insertion de secteur (dépendant du conseil général). Demain, il dépendrait de la CUB devenue métropole avec quels changements ? quelle prise en charge ?&#8230; Ce citoyen déménage pour habiter Créon. Où seront ses repères pour le suivi de son dossier social et son insertion ?&#8230; A moins que&#8230; Créon soit absorbée très prochainement par la CUB (oh pardon, la métropole bordelaise)&#8230;</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Enfin, pour rester dans l&#8217;essentiel, l’avant projet de loi prévoit enfin un achèvement de la carte intercommunale d’ici au 1er janvier de l’année 2014 en facilitant un certain nombre de procédures de dissolution ou de fusion.</span></strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Face à ses enjeux essentiels pour l&#8217;avenir des collectivités, des associations, des citoyens et de toutes les forces vives les élus tentent de réagir, avec dispersion, manque de pédagogie citoyenne et un sens de la communication politique ou stratégique aléatoire. On peut le comprendre tant il s&#8217;agit d&#8217;une guerre à mener sur plusieurs fronts.</p>
<p>Il est nécessaire de redonner du mordant aux méthodes de militantisme et d&#8217;action politique nationale ou de proximité. Quelques élus ont compris la hauteur des enjeux, parmi eux, le maire de Créon, Jean-Marie Darmian, a su oser une méthode novatrice, participative et pleinement responsabilisante pour les citoyens. Ainsi, <a href="http://www.jeanmariedarmian.fr/?p=795" target="_blank">il a prévu d&#8217;organiser une conseil municipal extraordinaire le 6 août 2009 avec au menu l&#8217;organisation d&#8217;un référendum d&#8217;initiative locale sur la réforme des collectivités</a> (la loi permet cela mais les élus ne veulent, n&#8217;osent ou ne pensent à utiliser certains ressorts que la loi leur permet encore). Il interrogera donc directement les Créonnais sur leur souhait d&#8217;intégrer ou non la future métropole bordelaise. cela reviendrait dans la réalité à supprimer la commune de Créon telle que les créonnais la connaisse aujourd&#8217;hui. Il en serait fini, entre autre, de la proximité et les Créonnais pourraient ainsi se rendre au centre de Bordeaux pour espérer avoir l&#8217;écoute d&#8217;un élu ou d&#8217;un fonctionnaire local&#8230; Les Créonnais devraient donc voter le 18 octobre 2009 pour dire au Préfet et au gouvernement ce qu&#8217;ils veulent pour leur avenir. le scrutin n&#8217;aura pas valeur de décision mais la mobilisation qu&#8217;il suscitera, et son résultat, pourrait être un indicateur fort d&#8217;action pour les élus locaux ou nationaux et pour les collectivités (départements et régions) qui pourraient, sur ce modèle, avoir l&#8217;avantage de la plus pure expression démocratique pour faire pression sur un pouvoir de plus en plus autoritaire et autiste. Et en matière de &laquo;&nbsp;sondage&nbsp;&raquo;, cela aurait une autre ampleur qu&#8217;un sondage &laquo;&nbsp;opinionway&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<div id="attachment_787" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-787" title="&quot;salut sarkozy&quot;" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/6a00fa96a53a4c000201101650330b860c-500pi-300x208.jpg" alt="Curieuse expression de nicolas sarkozy, non ?..." width="300" height="208" /><p class="wp-caption-text">Curieuse expression de nicolas sarkozy, non ?...</p></div>
<p>Le projet de loi de réforme territoriale constituera évidemment un des grands rendez-vous politiques de la rentrée. Il porte en lui les germes d&#8217;un parti sectaire, largement antirépublicain (l&#8217;UMP) et qui veut offrir la république à une caste et au privé. Il partagera l&#8217;actualité avec d&#8217;autres régressions démocratiques programmées comme la suppression des juges d&#8217;instructions, l&#8217;atteinte majeure à la laïcité républicaine et la future privatisation de l&#8217;éducation à travers la <a href="http://www.laicite-laligue.org/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1160&amp;Itemid=347" target="_blank">&laquo;&nbsp;Loi Carle&nbsp;&raquo;</a> (en septembre au parlement), la loi Hadopi II&#8230;</div>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, je crois que nous aurons malheureusement l&#8217;occasion de revenir sur tout cela pour écrire l&#8217;épisode 8 de notre saga de la contre-révolution sarkozyste ! Bonnes vacances et à très bientôt.</p>
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		<title>&#171;&#160;La stratégie de Martine Aubry est de fond de court et elle est la bonne&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 07:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à Aqui.fr Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &#171;&#160;d&#8217;éco-région&#160;&#187;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &#171;&#160;la fin de partie de la décentralisation&#160;&#187;. @qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à <a href="http://www.aqui.fr/politiques/interview-alain-rousset-president-du-conseil-regional-d-aquitaine-je-souhaite-une-liste-de-rassemblement-de-la-gauche-des-le-premier-tour-des-elections-regionales,2253.html" target="_blank">Aqui.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption alignleft" style="width: 270px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em> </em><em><img title="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" src="http://www.aqui.fr/bib/article/images/A_2253_1.jpg" alt="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" width="260" height="260" /></em></dt>
</dl>
</div>
<p>Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &laquo;&nbsp;d&#8217;éco-région&nbsp;&raquo;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &laquo;&nbsp;la fin de partie de la décentralisation&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>@qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il y avoir une exception, en Aquitaine ?<br />
Alain Rousset : Je le souhaite, et je le souhaite dès le premier tour. Le défi sur le plan purement électoral est d’arriver en tête dès le premier tour; je le souhaite pour l’Aquitaine et son avenir, pour la majorité en place aujourd’hui, pour les écologistes aussi. Le travail que nous avons mené depuis près de six ans est assez exceptionnel : plus de 46 % des actions de la région peuvent être étiquetées et validées « développement durable. » A l’évidence, il y a eu un vrai et fort partenariat politique. Les Verts ont géré trois grands secteurs : la formation permanente avec Jean-Pierre Dufour, le développement durable avec Rose Marie Schmitt, l’économie sociale et solidaire avec Jean Lissar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Des responsables qui se sont plu dans ses responsabilités…<br />
A.R : Oui, nous avons réalisé un vrai travail d’équipe</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’Aquitaine dans le trio de tête pour le ferroviaire</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Il y a eu des débats aussi, et parfois vifs ?<br />
A.R. : Oui, des débats, des discussions, des confrontations, des échanges. Ce que souhaitent les Verts mais aussi les électeurs et les militants du parti socialiste, c’est que nous puissions co-élaborer une politique sans hégémonie. Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’il y a des prétentions intellectuelles, des certitudes. La vie publique nous a appris à essayer de les éliminer. Il faut avoir des convictions; des certitudes, non.<br />
En tout cas, l’Aquitaine est résolument orientée vers une éco-région. Je viens de signer avec Guillaume Pépy une convention passée avec la SNCF pour une durée de dix ans. Elle place l’usager au cœur de la problématique des transports, ce qui va bouleverser et transformer les relations entre les différentes villes de l’Aquitaine. Le train doit être le véhicule, l’élément de mobilité essentiel. Notre région est dans le trio de tête des régions françaises pour le développement du transport ferroviaire : + 42% en sept ans, 240 millions d’euros investis dans le matériel ! L’année prochaine tout le matériel ferroviaire sera ou neuf ou rénové ; il avait 25 ans d’âge en 2002…</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous allons engager un chantier ferroviaire colossal à l’échelle d&#8217;une région de l’ordre de 2 milliards 500 millions d’euros en valeur d’aujourd’hui, soit deux années et demi de la totalité du budget de la région dans les dix ans qui viennent : un milliard 140 millions de dépenses pour le service ferroviaire, 600 millions pour la LGV, 500 millions pour le plan rail, 400 millions d’euros pour le matériel neuf. Et, tout cela, au bénéfice des Aquitains, de leurs déplacements, de leur mobilité avec un mode de transport respectueux de l’environnement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>LGV : le Conseil régional se portera garant</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Le premier ministre vous a écrit, vous demandant, pour la Ligne à Grande Vitesse, la LGV, de vous porter garant du cofinancement des collectivités locales. Qu’allez vous faire ?<br />
A.R. : C’est le monde à l’envers, c’est le constat de la carence de l’Etat, mais le conseil régional va se porter garant. Je me suis trop battu pour ce bouleversement des transports collectifs pour ne pas foncer. Mais il faudra des contreparties : dans le plan rail de régénération de nos voies ferroviaires, il faut que l’Etat soit présent. Je sais que j’aurai la confiance des Aquitains.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Puisque nous parlons du rail qu’en est-il de ce dossier si symbolique de la ligne Pau-Canfranc, de sa réouverture qui était une demande particulièrement insistante de la part des Verts lors de la campagne de 2004 ? Le chemin parcouru, depuis lors, est modeste&#8230;<br />
A.R : Le chemin est trop long pour moi, même s’il faut faire preuve d’une obstination sans faille pour aboutir à cette réouverture. L’Etat, Réseau Ferré de France, la SNCF, jusqu’à une période récente, n’y croyaient pas. J’ai réussi à convaincre le président de la SNCF de se rendre sur place, j’ai apprécié sa venue, son soutien. Cette ligne est non seulement importante pour le fret mais aussi pour les voyageurs. C’est la ligne Bordeaux Saragosse, c’est la troisième ligne qui traverse les Pyrénées. Vous n’avez pas en Europe une frontière qui soit aussi peu desservie par le chemin de fer. Imaginons demain : les Bordelais prennent le train et se retrouvent dans les stations de skis au-dessus du Somport, en descendant à la gare de Canfranc. Imaginons qu’au lieu d’être transportées par des centaines de camions qui traversent la vallée d’Aspe, vallée fragile qu’il faut préserver à tout prix, les marchandises puissent prendre le train… Cette ligne c’est à la fois préserver une des plus belles vallées des Pyrénées, c’est faire, aussi, l’Europe entre la France et l’Espagne,<br />
Aujourd’hui, la région finance, seule, les travaux ; elle a financé les études; on précise maintenant les conditions de la réouverture. Le coût est de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros. J’ai demandé le défrichage de la ligne jusqu’à Bedous. Dans les mois qui viennentn les travaux de dépose de la voie ancienne vont s’engager; nous négocions, avec l’Etat, le problème des passages à niveau entre Oloron et Bedous.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’autoroute Pau-Bordeaux respecte la biodiversité</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Et l’autoroute A 65, Pau-Bordeaux, ? C’est un autre dossier sensible qui a déplu aux Verts, surtout depuis que le Grenelle de l’Environnement a mis un feu rouge à la construction d’autoroutes nouvelles.<br />
A.R. : Aujourd’hui, il n’y a que très peu d’opposants à l’autoroute Bordeaux-Pau. D’abord, parce qu’elle était nécessaire pour des raisons de sécurité, de mobilité et paradoxalement …des raisons d’environnement. L’alternative des opposants c’était une route à deux fois deux voies sur le site existant. Elle était infinançable avant 40 ans et entraînait des risques de pollution plus importants : le temps de trajet était supérieur d’une heure, des risques très importants existaient pour la biodiversité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Pourquoi ? C’est l’inverse non ?<br />
A.R. : Une autoroute répond à des exigences environnementales, des réglementations précises pour la circulation de l’eau, la préservation du biotope. En échange de l’espace occupé pour l’autoroute le concessionnaire a dû mettre en place un espace protégé équivalent. Et puis, L’Aquitaine ne pouvait pas se permettre de garder une route départementale entre sa capitale et sa deuxième ville. J’ai reçu, enfin, trop de lettres de parents dont les enfants ont été tués sur cette route à cause des dangers qu’elle fait courir et de l’insécurité majeure qu’elle représente. Quant au gain de temps, plus d’une heure sur le trajet c’est de la pollution en moins.<br />
Dois-je rappeler qu’en 1998 le dossier n’existait pas ?<br />
Les deux chantiers que nous avons lancés, dans les deux mois qui ont suivi notre arrivée à la présidence, sont essentiels pour le désenclavement de l’Aquitaine : la déviation d’Aire sur L’Adour et donc l’autoroute Bordeaux-Pau, le pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux et la suppression du bouchon ferroviaire et donc la Ligne à Grande Vitesse. Ces deux décisions permettent à L’Aquitaine de pouvoir rattraper son retard en matière d’infrastructures.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La stratégie de Martine Aubry est de fond de court</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Quand vous considérez le résultat du PS aux Européennes, son échec, et le jeu des ambitions à la tête de celui-ci, vous ne vous dites pas que le contraste est saisissant avec les responsables des collectivités locales ou territoriales que vous êtes. Est-ce à dire que par exemple vous saurez mieux mobiliser l’électorat socialiste pour les régionales malgré la situation de votre parti, ses divisions ?<br />
A. R. : Je redis que je souhaite, au premier tour, une liste de rassemblement de la gauche. Une liste ouverte ; il y a des personnalités dans notre Aquitaine qui ont envie de prendre des responsabilités, qui ont de l’expérience, des réseaux et peuvent, avec les responsables politiques, créer une équipe exceptionnelle.<br />
Le PS demeure une force incontournable pour l’avenir de notre pays. Je ne sais pas prononcer de petites phrases qui mettent en cause les uns et les autres. Mais ça signifie pas que le parti socialiste n’a pas d’énormes carences aujourd’hui, notamment quant à son analyse de la société, d’ouverture, de réponse à la façon insensée de faire, au sens propre du terme, et totalement vibrionnante du président de la république.<br />
La stratégie de Martine Aubry est une stratégie de fond de court ; elle est la bonne. On ne va pas passer d’une génération à une autre au sein du PS, du jour au lendemain.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Nous gérons les collectivités avec pragmatisme</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Fond de court dites-vous, mais les électeurs, eux, ne sont pas au rendez vous&#8230;<br />
A.R. : Aujourd’hui, nos concitoyens ont confiance dans la façon dont nous gérons, avec conviction et pragmatisme, les collectivités locales. Ce n’est pas un dialogue idéologique, une mise en cause permanente chaque jour. La force de la réalité l’emporte, qu’il s’agisse de celui qui crée une entreprise ou de celui qui souffre du chômage; la gauche a pris des initiatives que personne n’aurait prise : gratuité des fournitures scolaires, logement des jeunes, aides aux transports et à la mobilité, revenu social de formation pour les jeunes qui, sortant sans qualification du système scolaire, n’avaient pas droit à une rémunération…Tout cela, les régions l’ont fait, l’Aquitaine l’a fait. C’est un collaborateur des services du Conseil régional qui a permis, en 2004, d’écrire dans le règlement européen, la possibilité pour les régions françaises d’aider l’innovation, ce que l’Etat français refusait et que toutes les régions européennes font.<br />
Il y a aujourd’hui dans ce jacobinisme exacerbé de Nicolas Sarkozy et, en même temps, cette mise en faillite de l’Etat, un constat de carence que le verbe ne pourra pas cacher longtemps.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais quand même vous n’êtes pas las, les Rousset, les Malvy, les Collomb, de ces jeux de pouvoirs à la tête du PS ? Valls candidat à la candidature avec quelle légitimité ? A-t-il plus de légitimité qu’Alain Rousset ? Après tout pourquoi pas vous ?<br />
A.R. : Je dirai, avec le maximum d’humour, pourquoi pas ? Ce qui m’importe, c’est de préparer une campagne pour l’élection à la Région Aquitaine, en donnant le plus de sens possible et de créativité à un projet qui apporte à la fois l’innovation, la solidarité et l’écologie.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Xavier Darcos ? Cela ne va pas être simple pour lui</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Votre adversaire, Xavier Darcos est un ministre important. Pensez vous qu’il va faire campagne en défendant le projet de réforme des collectivités de Nicolas Sarkozy ?<br />
A.R. : Cela ne va pas être simple pour lui. Je crois d’ailleurs qu’on ne peut pas être président d’une région comme celle-ci en ayant son esprit, sa pensée, son temps d’action dans un ministère .<br />
L’enjeu d’une présidence de Conseil régional, c’est d’être impliqué à 100% dans l’action… régionale. C’est de connaître et comprendre les dossiers de l’Aquitaine, d’avoir cette liberté de penser, d’agir qui font que l’on n’est pas dépendant d’une idéologie, d’un homme. De Nicolas Sarkozy.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec Nicolas Sarkozy la décentralisation joue peut être une fin de partie</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Si l’on en croit le discours présidentiel de Versailles, la réforme des collectivités territoriales, suite aux travaux de la commission Balladur, sera bien mise en oeuvre. En septembre, on connaîtra le projet de loi même si le Sénat continue à être réticent.<br />
A.R. : Les Régions qui ont des compétences d’avenir sont très inquiètes. Ce n’est pas une réforme mais une régression, une recentralisation, à tel point que l’on peut se poser la question se savoir si la décentralisation ne joue pas, dans les années qui viennent, avec Nicolas Sarkozy, une fin de partie. Recentralisation sur la formation professionnelle, sur le budget des collectivités, impacté par les grands chantiers que l’Etat ne peut plus financer : les campus universitaires, les Lignes à Grande Vitesses, par exemple.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un mauvais coup porté à la démocratie</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais peut-être va-t-on retirer aux collectivités que sont la région et le département des moyens que l’on va redonner aux grandes agglomérations ?<br />
A.R. : A finances locales équivalentes, c’est sur les services publics délégués aux collectivités, c’est à dire les lycées, les transports ferroviaires régionaux, les collèges, l’action sociale, qu’il faudra trouver le moyen de financer ce que l’Etat par ses cadeaux fiscaux aux plus riches, ne peut plus financer. Et puis, dans cette réforme, se profile une régression extraordinaire, à l’opposé du souhait affirmé de clarifier les compétences des uns et des autres : région, département, communes. C’est le cumul, critiquable, entre les fonctions de conseiller général et de conseiller régional. Le conseiller territorial s’il voit le jour portera des compétences totalement différentes du département ( équipement local, solidarité) et de la région ( innovation, formation, recherche).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : L’argument des économies souvent avancé n’a-t-il pas de sens ?<br />
A.R. : Je ne sais pas où veut en venir, si ce n’est les arrières pensées, grosses comme le bras, du président de la République car les régions ou les départements sont à gauche… Les économies proposées alors que les élus départementaux et régionaux ne représentent qu’un pour cent des élus de France, ne sont qu’un prétexte<br />
A n’en pas douter, le contre pouvoir démocratique porté par nos collectivités sera amoindri. Comment ferons-nous pour aller, dès lors, dans tous les lieux où s’exprime la démocratie participative, où les élus doivent être présents ? Je ne cite que les conseils d’administration des collèges et des lycées. En diminuant le nombre, déjà faible, d’élus régionaux et départementaux, comment connaître au plus près les besoins de la population ? Cette réforme est une régression. Elle va à contre courant de l’évolution que tous les pays européens connaissent; c’est un mauvais coup porté à la démocratie, au développement, à la régénération du politique dans la vie d’une société.</em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par Joël Aubert </em></h6></p>
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		<title>Le PS perdu entre la &#171;&#160;Valls&#160;&#187; des amabilités et des étiquettes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &#171;&#160;à nouveau&#160;&#187; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls. Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti. Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix. Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="valls" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/valls-228x300.jpg" alt="valls" width="228" height="300" />Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &laquo;&nbsp;à nouveau&nbsp;&raquo; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Manuel,<br />
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.<br />
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.<br />
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.<br />
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.<br />
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.<br />
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.<br />
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.<br />
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.<br />
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi &#8211; qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.<br />
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.<br />
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».<br />
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.<br />
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.<br />
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.<br />
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.<br />
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.<br />
Avec toute mon amitié.<br />
Martine AUBRY</em></p>
</blockquote>
<div>
<p><em>La réponse de manuel Valls ne s&#8217;est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Chère Martine,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>J&#8217;ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m&#8217;adresses tes amitiés et m&#8217;enjoins&#8230; de me taire ou de quitter le Parti socialiste.<br />
J&#8217;ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n&#8217;a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l&#8217;indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer le silence dans les rangs.<br />
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L&#8217;objectif affiché par ton courrier n&#8217;est-il pas de clore l&#8217;ensemble de nos débats à l&#8217;abri des huis clos ? L&#8217;urgence était-elle donc telle qu&#8217;il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d&#8217;une récente initiative épistolaire à l&#8217;attention des autres partis de gauche ?<br />
Mais je veux te répondre sur l&#8217;essentiel.<br />
Tu me soupçonnes « d&#8217;espérer la fin du Parti socialiste ». J&#8217;y suis rentré à l&#8217;âge de 18 ans et j&#8217;y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j&#8217;y ai exercé de multiples responsabilités et j&#8217;en suis l&#8217;élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s&#8217;érigent aujourd&#8217;hui en grands sages, j&#8217;ai toujours respecté, quoiqu&#8217;il ait pu m&#8217;en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l&#8217;un des animateurs.<br />
Ton procès d&#8217;intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l&#8217;insulte. S&#8217;il y a une chose dont j&#8217;espère la fin, ce n&#8217;est pas celle d&#8217;une formation qui garde encore l&#8217;honneur d&#8217;être le pivot de la gauche ; c&#8217;est celle d&#8217;une machine à perdre qui détruit l&#8217;espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.<br />
Tu affirmes que notre « parti s&#8217;est remis au travail, s&#8217;est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l&#8217;heure, que ce travail et ces propositions n&#8217;ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n&#8217;évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?<br />
Il est vain de m&#8217;accuser qu&#8217;« il n&#8217;y a pas un jour, où [je] n&#8217;explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n&#8217;est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d&#8217;autres – de l&#8217;assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l&#8217;aveuglement. C&#8217;est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !<br />
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m&#8217;exprime à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d&#8217;écho hors les murs, c&#8217;est qu&#8217;elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l&#8217;on voudrait bien étouffer.<br />
Ma chère Martine, tu l&#8217;auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l&#8217;ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d&#8217;autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville&#8230; C&#8217;est cet effort que j&#8217;ai souhaité amplifier – et je tiens à t&#8217;adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c&#8217;est cet effort que j&#8217;entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l&#8217;attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.<br />
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu&#8217;il faut transformer profondément notre formation, l&#8217;ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.<br />
L&#8217;idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d&#8217;un projet clé en main pour transformer la société est aujourd&#8217;hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l&#8217;instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s&#8217;inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.<br />
Pour la gauche, l&#8217;urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l&#8217;appréciation différente de l&#8217;origine des inégalités entre les hommes – je m&#8217;efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l&#8217;effort, de jeter les bases d&#8217;un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.<br />
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l&#8217;individuel et le collectif. J&#8217;espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d&#8217;encouragement et d&#8217;espoir.<br />
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t&#8217;informe que j&#8217;entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Avec toute mon amitié,<br />
Manuel VALLS<br />
Député de l&#8217;Essonne, Maire d&#8217;Évry</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l&#8217;ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d&#8217;une attitude ferme à l&#8217;égard des &laquo;&nbsp;droitistes&nbsp;&raquo; du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l&#8217;ordre auraient dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la forme on peut s&#8217;interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n&#8217;a rien dit depuis ces derniers jours, qu&#8217;il ne défende déjà depuis assez longtemps&#8230; On a même eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d&#8217;autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en &laquo;&nbsp;Parti Démocrate&nbsp;&raquo;&#8230; François Hollande était alors premier secrétaire et il n&#8217;y eut aucun rappel à l&#8217;ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l&#8217;ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu&#8217;il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. &laquo;&nbsp;le peuple a faim et il n&#8217;y a plus de pain, qu&#8217;il mange de la brioche&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi le PS n&#8217;a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l&#8217;opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d&#8217;opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l&#8217;on marche sur la tête !</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu&#8217;elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai, de mon côté, partisan, &laquo;&nbsp;d&#8217;états généraux de la gauche&nbsp;&raquo; inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d&#8217;élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l&#8217;énergie de la victoire intellectuelle et politique. C&#8217;est bien cela qui est très inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l&#8217;écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d&#8217;une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d&#8217;accord pour une future gouvernance commune et avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n&#8217;aboutiront à pas grand chose, si ce n&#8217;est d&#8217;énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants&#8230; Au bout du chemin, les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de &laquo;&nbsp;notables&nbsp;&raquo; socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d&#8217;un&#8230;).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les proches de Valls dénoncent eux l&#8217;autoritarisme de la maire de Lille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Harlem Désir</strong> a déclaré que &laquo;&nbsp;Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d&#8217;un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l&#8217;impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, <strong>Jean-Noël Guérini</strong>, a critiqué la mise en demeure :&nbsp;&raquo;Je souhaite que la raison l&#8217;emporte et qu&#8217;ils se rencontrent très rapidement et qu&#8217;on trouve les solutions adaptées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sénateur-maire PS de Lyon, <strong>Gérard Collomb</strong>, a estimé que &laquo;&nbsp;pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l&#8217;opinion publique, il ne convient pas d&#8217;étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux&nbsp;&raquo;, a déclaré <strong>Marylise Lebranchu</strong>, dans les couloirs de l&#8217;Assemblée nationale. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un acte d&#8217;autorité attendu, salutaire&nbsp;&raquo;a-t-elle ajouté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu&#8217;il a droit de le dire et qu&#8217;il faut qu&#8217;il le dise&nbsp;&raquo;, a déclaré pour sa part <strong>Gaëtan Gorce</strong>, ex-soutien de Ségolène Royal. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d&#8217;il y a une vingtaine d&#8217;années&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s&#8217;étriper ou que rien n&#8217;avance pour tant de nos leaders qu&#8217;il ne nous est plus possible que d&#8217;envisager<em>, </em>non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant que le PS travaille au fond ou s&#8217;étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n&#8217;entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant &laquo;&nbsp;la gauche décomplexée&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l&#8217;indignation de ses lieutenants <em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :<br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>&laquo;&nbsp;Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée &laquo;&nbsp;accord technique&nbsp;&raquo;. Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&amp;D &#8211; le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi &#8211; la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche &#8211; et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.</em></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&amp;D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&amp;D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe <em>S&amp;D</em> (PSE) et rejoindre le GUE ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d&#8217;une gauche décomplexée alors qu&#8217;il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s&#8217;écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l&#8217;entends trop souvent (&laquo;&nbsp;vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien&nbsp;&raquo;), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, continuons d&#8217;écouter le tempo de la Valse&#8230;</p>
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		<title>La Région Aquitaine s&#8217;est réconciliée avec elle-même en mariant vin avec modernité</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 21:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que l&#8217;Aquitaine est une des régions de France les plus concernées par la viticulture, elle a longtemps laissé en marge de ses actions ce secteur qui est un des deux secteurs de l&#8217;économie régionale, un de ceux aussi qui est le plus pourvoyeur en emplois. Ainsi durant de trop longues années, la majorité des innovations, des recherches liées à la viticulture et au vin se faisaient ailleurs que dans la région reine du vin, en Languedoc Roussillon notamment, laissant l&#8217;Aquitaine en marge d&#8217;elle-même. Depuis plusieurs années maintenant, l&#8217;Aquitaine a voulu se réconcilier avec sa filière reine et la Région Aquitaine mène une action discrète mais résolue en faveur de la viticulture. Le conseil régional d’Aquitaine investit chaque année près de 3 millions d’euros de subventions en faveur de la filière vitivinicole dans tous les secteurs, entre autre pour moderniser les exploitations (chais&#8230;). La recherche et le transfert technologique ne sont pas en reste avec plus de 18 millions d&#8217;euros pour la réalisation de l&#8217;Institut Supérieur de la Vigne et du Vin. Également le programme &#171;&#160;Bordeaux-Aquitaine Inno’vin&#160;&#187; (pôle de compétitivité) en partenariat avec le CIVB qui vise à permettre les partenariats entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_657" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-657" title="institut-vigne-et-vin" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/institut-vigne-et-vin-300x159.jpg" alt="institut-vigne-et-vin" width="300" height="159" /><p class="wp-caption-text">Photo Alban Gilbert</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;Aquitaine est une des régions de France les plus concernées par la viticulture, elle a longtemps laissé en marge de ses actions ce secteur qui est un des deux secteurs de l&#8217;économie régionale, un de ceux aussi qui est le plus pourvoyeur en emplois. Ainsi durant de trop longues années, la majorité des innovations, des recherches liées à la viticulture et au vin se faisaient ailleurs que dans la région reine du vin, en Languedoc Roussillon notamment, laissant l&#8217;Aquitaine en marge d&#8217;elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années maintenant, l&#8217;Aquitaine a voulu se réconcilier avec sa filière reine et la Région Aquitaine mène une action discrète mais résolue en faveur de la viticulture. Le conseil régional d’Aquitaine investit chaque année près de 3 millions d’euros de subventions en faveur de la filière vitivinicole dans tous les secteurs, entre autre pour moderniser les exploitations (chais&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche et le transfert technologique ne sont pas en reste avec plus de 18 millions d&#8217;euros pour la réalisation de l&#8217;Institut Supérieur de la Vigne et du Vin. Également le programme &laquo;&nbsp;Bordeaux-Aquitaine Inno’vin&nbsp;&raquo; (pôle de compétitivité) en partenariat avec le CIVB qui vise à permettre les partenariats entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les organismes de formation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Région Aquitaine s&#8217;engage aussi en soutenant les pôles de développement des lycées viticoles (Blanquefort, Bergerac) afin d&#8217;explorer les méthodes de réduction des intrants phytosanitaires dans la filière viticole et faire émerger la microvinification.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle essaie d&#8217;accompagner l&#8217;évolution des pratiques commerciales des professionnels afin de leur offrir de meilleurs accès aux marchés à l&#8217;exportation. Le programme &laquo;&nbsp;Destination Vignobles&nbsp;&raquo;,  la convention avec l&#8217;Association Aquitaine de promotion agroalimentaire visant à organiser des manifestations commerciales à l’export, le soutien économique aux caves coopératives et aux sociétés de négoce, l&#8217;engagement environnemental avec le programme AREA Végétal  (Agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine : il vise à inciter les exploitants à investir dans de nouvelles pratiques permettant de réduire au minimum l’impact de la viticulture sur le milieu naturel) sont aussi des illustrations de l&#8217;investissement de l&#8217;Aquitaine pour ses vins.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c&#8217;est bel et bien l’Institut des sciences de la vigne et du vin Bordeaux-Aquitaine qui incarne à lui seul toute une politique régionale impulsée par son Président Alain Rousset. Cet outil remarquable marie recherche, enseignement et transfert technologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concept régional était simple en apparence mais dénote d&#8217;une véritable vision stratégique et d&#8217;une vraie prospective politique de son président, appliquée au &laquo;&nbsp;champ&nbsp;&raquo; du réel. L&#8217;ISVV décompartimente les professions liées au vin pour les mettre en synergie, faire des métiers une cohérence globale de toute la filière et lui permettre de s&#8217;adapter aux enjeux ou contraintes de la concurrence internationale. L&#8217;ISVV consacrera une part de ses travaux à la protection de l’environnement et de la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président Rousset a fait appel à Denis Dubourdieu, professeur d’œnologie, propriétaire et consultant pour prendre ce projet à bras le corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Installé en Gironde à Villenave d’Ornon, l&#8217;ISVV est le premier site de recherche entièrement consacré à la filière vitivinicole. Il a réussi le mariage improbable entre scientifiques, viticulteurs et acteurs économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Aquitaine va ainsi pouvoir capitaliser sur ses traditions, ses savoirs et talents, ses terroirs, sa culture aussi. Même si tous les effets de ce vaste projet ne se feront pas sentir immédiatement, le vin va en quelque sorte redevenir un facteur de développement économique fort pour toute la région. L’université de Bordeaux et l’INRA sont maintenant côte à côte pour porter des projets forts pour toute la filière. J&#8217;en profite au passage pour rappeler qu&#8217;il s&#8217;agit rien de moins que du second secteur excédentaire de la balance commerciale française (auquel la région Aquitaine contribue amplement).</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;ISVV, on étudiera la protection de la vigne, la caractérisation des organismes pathogènes, les réactions de défense de la vigne, le développement de la vigne et du fruit, les effets des porte-greffes, la caractérisation de gènes d’intérêt. On y pratiquera l&#8217;oenologie, les qualités du vin, la chimie de l’arôme, les technologies de vinification, le système microbien, les effets du vin sur la santé, les apports nutritionnels ou pharmacologiques.</p>
<p>L&#8217;ISVV est véritablement un outil de développement durable de la filière vitivinicole et des territoires aquitains (éconmique et écologique).</p>
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		<title>Publicité des vins sur internet : continuer le combat</title>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2009 11:37:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le magnifique travail accompli par quelques parlementaires girondins dont Martine Faure, pour la plupart socialistes, en lien avec la filière viticole pour enfin permettre l&#8217;existence des vins sur internet pourrait être remis en cause par le lobbying forcené des intégristes de la lutte contre l&#8217;alcool sans distinction d&#8217;aucune sorte. Dans cette affaire, les grands alcooliers et les grands brasseurs, à ne pas confondre avec les forces de la viticulture sont les alliés de circonstance des intégristes de la protection de la santé qui usent sans sourciller de tous les stratagèmes pour achever la filière viticole pour le plus grand bénéfice des alcooliers étrangers dont la force de frappe financière, la solidarité et l&#8217;organisation collective est autrement plus importante et efficace que la filière viticole. Soyons clairs, il s&#8217;agit bien de tentatives de crime contre la culture française au mépris même des considérations économiques et d&#8217;emploi. La sénatrice centriste Anne-Marie Payet a annoncé qu&#8217;elle allait proposer un amendement à la loi &#171;&#160;Hôpitaux, patients, santé et territoires&#160;&#187;, adoptée en mars dernier par l&#8217;Assemblée nationale et actuellement en discussion au Sénat.&#171;&#160;le Sénat n&#8217;a pas dit son dernier mot&#160;&#187;, a déclaré Mme Payet. Ceci afin d&#8217;interdire la publicité pour les boissons alcoolisées sur Internet contrairement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-600" title="pub" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/pub-259x371-custom.jpg" alt="pub" width="259" height="371" />Le magnifique travail accompli par quelques parlementaires girondins dont Martine Faure, pour la plupart socialistes, en lien avec la filière viticole pour enfin permettre l&#8217;existence des vins sur internet pourrait être remis en cause par le lobbying forcené des intégristes de la lutte contre l&#8217;alcool sans distinction d&#8217;aucune sorte. Dans cette affaire, les grands alcooliers et les grands brasseurs, à ne pas confondre avec les forces de la viticulture sont les alliés de circonstance des intégristes de la protection de la santé qui usent sans sourciller de tous les stratagèmes pour achever la filière viticole pour le plus grand bénéfice des alcooliers étrangers dont la force de frappe financière, la solidarité et l&#8217;organisation collective est autrement plus importante et efficace que la filière viticole. Soyons clairs, il s&#8217;agit bien de tentatives de crime contre la culture française au mépris même des considérations économiques et d&#8217;emploi.<span id="more-599"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La sénatrice centriste Anne-Marie Payet a annoncé qu&#8217;elle allait proposer un amendement à la loi &laquo;&nbsp;Hôpitaux, patients, santé et territoires&nbsp;&raquo;, adoptée en mars dernier par l&#8217;Assemblée nationale et actuellement en discussion au Sénat.<em>&laquo;&nbsp;le Sénat n&#8217;a pas dit son dernier mot&nbsp;&raquo;</em>, a déclaré Mme Payet. Ceci afin d&#8217;interdire la publicité pour les boissons alcoolisées sur Internet contrairement au dispositif prévu par le texte adopté par l&#8217;Assemblée Nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, un groupe de personnalités et d&#8217;associations vient d&#8217;adresser au Président de la République une Lettre ouverte demandant l&#8217;interdiction de la publicité aussi sur ce média qui n&#8217;avait pas été prévu par la loi Evin. Parmi les signataires on pourra s&#8217;étonner de trouver <strong>Claude Evin</strong> qui avait pourtant indiqué le 27 octobre dernier  qu&#8217;il approuvait la position de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, cette dernière ayant déclaré la veille  <em>«ne pas s&#8217;opposer à un amendement parlementaire qui actualise la loi Evin en autorisant la publicité sur Internet»</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Claude Evin devrait par ailleurs être nommé directeur de l&#8217;Agence régionale de santé d&#8217;Ile-de-France avant l&#8217;été&#8230; Tant que la loi sur l&#8217;hôpital n&#8217;est pas adoptée, l&#8217;ancien ministre  de la Santé, président de la Fédération hospitalière de France, ne peut pas être officiellement désigné. Mais il a reçu assez de gages pour commencer à constituer son équipe. Cette nomination serait un vrai coup politique pour Roselyne Bachelot et Nicolas Sarkozy qui assureraient là un nouveau &laquo;&nbsp;transfert&nbsp;&raquo; de taille vers la majorité. Décidément, beaucoup de valeurs se perdent&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les signataires sont au nombre de 14 pour les associations et 8 pour les individus ; les chiffres peuvent paraître modestes, ils n&#8217;ont cependant pas empêché le spécialiste en santé publique Claude Got, signataire, de déclarer avec un certain aplomb que la démarche <em>&laquo;&nbsp;témoigne d&#8217;un mouvement général désapprobateur face à un texte de loi contradictoire&nbsp;&raquo;. </em>Outre M. Evin et Got et Mme Payet, les signataires de la lettre ouverte sont l&#8217;alcoologue Philippe Batel, les députés Yves Bur (UMP) et Jean-Marie Le Guen (PS), Roger Nordmann de l&#8217;Académie de médecine et le cancérologue Maurice Tubiana.<em> </em></p>
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		<title>Collectivités, le recours à l&#8217;impôt pour soutenir les investissements</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 22:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans cette période de crise intense, les français peinent à joindre les deux bouts et sont préoccupés pour leur emploi. C&#8217;est ainsi que les licenciements doivent être évités dans cette période sensible car ils ne viendront que faire croître le mécanisme infernal de notre économie. Les entreprises et les administrations doivent donc être particulièrement vigilants à préserver l&#8217;emploi partout où c&#8217;est possible. En matière de soutien à l&#8217;économie, Nicolas Sarkozy en a appelé aux collectivités pour soutenir les investissements dans le pays. Effectivement, l&#8217;appel était judicieux car ce sont les collectivités territoriales, majoritairement dirigées par les socialistes et républicains de gauche, qui réalisent plus de 70% des investissements publics. Dans ce contexte particulier, les coups portés par le gouvernement et le président de la république en annonçant la suppression de la taxe professionnelle sans indication d&#8217;une assurance de maintien des ressources des collectivités ni de leur indépendance financière, l&#8217;annonce à la hussarde de la démolition de l&#8217;organisation territoriale nationale dans un contexte économique qui impose de la sérénité aux premiers investisseurs de la nation ont été des crimes gravissimes qui ont brisé la confiance et tout élan. Malgré cela, quelques collectivités veulent maintenir leurs efforts d&#8217;investissements pour soutenir les différentes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-402" title="investissement" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/03/investissement-300x163.jpg" alt="investissement" width="300" height="163" />Dans cette période de crise intense, les français peinent à joindre les deux bouts et sont préoccupés pour leur emploi. C&#8217;est ainsi que les licenciements doivent être évités dans cette période sensible car ils ne viendront que faire croître le mécanisme infernal de notre économie. Les entreprises et les administrations doivent donc être particulièrement vigilants à préserver l&#8217;emploi partout où c&#8217;est possible.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de soutien à l&#8217;économie, Nicolas Sarkozy en a appelé aux collectivités pour soutenir les investissements dans le pays. Effectivement, l&#8217;appel était judicieux car ce sont les collectivités territoriales, majoritairement dirigées par les socialistes et républicains de gauche, qui réalisent plus de 70% des investissements publics.<span id="more-398"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte particulier, les coups portés par le gouvernement et le président de la république en annonçant la suppression de la taxe professionnelle sans indication d&#8217;une assurance de maintien des ressources des collectivités ni de leur indépendance financière, l&#8217;annonce à la hussarde de la démolition de l&#8217;organisation territoriale nationale dans un contexte économique qui impose de la sérénité aux premiers investisseurs de la nation ont été des crimes gravissimes qui ont brisé la confiance et tout élan.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cela, quelques collectivités veulent maintenir leurs efforts d&#8217;investissements pour soutenir les différentes filières de leur secteur géographique. Parmi elles, saluons l&#8217;effort particulier fourni par le Conseil Général de la Gironde qui va poursuivre sa dynamique de forts investissements en dépit d&#8217;une baisse colossale des rentrées financières provenant des droits de mutation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces efforts méritoires et salutaires pour l&#8217;économie, les entreprises locales auraient pouvaient être financés soit par un très léger effort fiscal, soit par un endettement de la collectivité, donc des girondins. Le Conseil Général de la Gironde a choisi la méthode de l&#8217;impôt, la plus raisonnable et celle aussi la plus sage dans un contexte d&#8217;incertitude sur les dotations de l&#8217;État aux collectivités, de périmètre de leurs futures ressources et compétences. Une autre solution aurait été aventureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opposition UMP de Gironde aurait pu, pour le moins, afficher une réserve minimale, à défaut de soutenir cette politique responsable. Mais le très ambitieux vicomte Yves Ponton d&#8217;Amécourt, leader de la droite départementale et grand ami de François Fillon a préféré verser dans la polémique politicienne. Il est possible de lui faire une dédicace spéciale en espérant qu&#8217;il déclare prochainement aux journalistes, avec la même véhémence que celle dont il a fait preuve pour le territoire girondin, que sa remarque vaut aussi pour la gestion du département des Hauts de Seine&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le département pourtant le plus riche de France, fief des sarkozy père et fils, a décidé à son tour d&#8217;en passer par l&#8217;impôt pour soutenir ses investissements&#8230; Pour la première fois depuis 2004, le riche département des Hauts-de-Seine augmentera pour 2009 les impôts, à hauteur de 4% (seulement 1% en Gironde). Voté le 27 mars, le budget primitif 2009 du Conseil Général des Hauts de Seine n’échappe donc pas à la crise et à la hausse quasi générale de la pression fiscale. Le département 92 va en même temps s&#8217;endetter et doubler l&#8217;annuité de sa dette, un choix hypothéquant donc un peu l&#8217;avenir en portant la dette du département à plus de 400 millions d&#8217;euros&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la droite UMP montre bien qu&#8217;entre &laquo;&nbsp;coeur et raison&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;cohérence et incohérence, elle a plus le souci des bons mots que celui du service public, celui des services au public. Endetter le pays, reporter sur les générations futures les responsabilités d&#8217;aujourd&#8217;hui, verser dans la démagogie, voilà bien des recettes de droite.</p>
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		<title>Les départements rejettent en totalité le rapport « Balladur »</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 22:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les travaux de la mission sénatoriale plutôt que le rapport « Balladur ». Les représentants des 102 présidents conseils généraux, réunis par l’Assemblée des départements de France (ADF), hier à Paris, rejettent « l’économie générale des 20 propositions » du comité pour la réforme des collectivités locales. Dans un long communiqué commun publié à la veille de la tenue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE &#8211; le 26 mars) à Matignon, ils formulent de nombreux griefs envers ces conclusions. « Fondre départements et régions » comme le souhaite le comité sur le plan électoral, « consiste », selon eux, « à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine ». « La suppression de la clause générale de compétence » est « non négociable », car consubstantielle, à leurs yeux, du « principe constitutionnel de libre administration des collectivités ». Dans le même sens, l’association présidée par Claudy Lebreton s’oppose à la suppression du canton. Une mesure souhaitée par le comité mais rejetée par une bonne part des élus issus de l’UMP. Les présidents de conseils généraux se montrent beaucoup plus conquis par le rapport d&#8217;étape sur la réorganisation territoriale de la mission interne au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_391" class="wp-caption alignleft" style="width: 178px"><img class="size-medium wp-image-391" style="border: 1px solid black; margin: 2px;" title="claudy-lebreton-president-assemblee-des-departements-de-france" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/03/claudy-lebreton-president-assemblee-des-departements-de-france-210x300.jpg" alt="Claudy Lebreton, président de l'assemblee des départements de France" width="168" height="240" /><p class="wp-caption-text">Claudy Lebreton, Président de l&#39;Assemblee des Départements de France</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de la mission sénatoriale plutôt que le rapport « Balladur ». Les représentants des 102 présidents conseils généraux, réunis par l’Assemblée des départements de France (ADF), hier à Paris, rejettent « l’économie générale des 20 propositions » du comité pour la réforme des collectivités locales.<br />
Dans un long <a href="http://www.departement.org/webdav/site/adf/shared/internet/PRESSE/COMMUNIQUES/25-03-2009/25-03-09%20-%20Reforme%20des%20collectivites%20locales,%20les%20departements%20unis%20et%20unanimes.pdf" target="_blank">communiqué commun</a> publié à la veille de la tenue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE &#8211; le 26 mars) à Matignon, ils formulent de nombreux griefs envers ces conclusions.<br />
« Fondre départements et régions » comme le souhaite <a href="http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/home/index.php" target="_blank">le comité</a> sur le plan électoral, « consiste », selon eux, « à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine ». « La suppression de la clause générale de compétence » est « non négociable », car consubstantielle, à leurs yeux, du « principe constitutionnel de libre administration des collectivités ». Dans le même sens, l’association présidée par Claudy Lebreton s’oppose à la suppression du canton. Une mesure souhaitée par le comité mais rejetée par une bonne part des élus issus de l’UMP. <strong></strong><br />
Les présidents de conseils généraux se montrent beaucoup plus conquis par le <a href="http://www.senat.fr/noticerap/2008/r08-264-1-notice.html" target="_blank">rapport d&#8217;étape</a> sur la réorganisation territoriale de <a href="http://www.senat.fr/mission_temporaire_coll_ter/index.html" target="_blank">la mission</a> interne au Sénat paru le 12 mars.
</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="text11">Dans la lignée de ce document, ils considèrent notamment que « la place de l’Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée ». Nul hasard à cette identité de vue. Le patron de la mission sénatoriale, Claude Belot (UMP) a longtemps présidé le conseil général de Charente-Maritime. Les deux rapporteurs et les cinq vice-présidents siègent, ou ont tous siégé dans une assemblée départementale. La Haute Assemblée demeure, plus que jamais, un bastion de l’ADF. Or, c’est là que sera d’abord examiné le projet de loi-cadre sur l’organisation des collectivités locales annoncé le 5 mars par Nicolas Sarkozy. Le gouvernement devra donc, à un moment à un autre, composer avec l’ADF.</span><em></em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><span class="text11">(source gazette des communes)</span></h6>
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		<title>Les visiteurs du soir</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 22:24:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Plan Local]]></category>
		<category><![CDATA[Digressions]]></category>

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		<description><![CDATA[Régulièrement, je rencontre des gens en souffrance. A titres divers, les accidentés de la vie, devraient nous rappeler à tous que nous pourrions facilement nous trouver à la place de ceux ou de celles que reçoivent les travailleurs sociaux, les élus, les agents des caisses de retraites, etc. Souvent, par un excès d&#8217;humanité ou de sensiblerie, je suis profondément touché par des situations sociales, fiscales, familiales difficiles, parfois inextricables mais qui toutes doivent appeler notre compassion d&#8217;abord et notre envie d&#8217;oeuvrer pour tous les anonymes en souffrance. Évidemment, ceux qui par leur métier ou leur fonction connaissent ce type de situation savent bien tout cela et je ne prétendrai pas faire découvrir cela à quiconque. Évidemment, il m&#8217;arrive aussi de rencontrer des personnes qui n&#8217;ont pas mis toutes les chances de leur côté pour éviter les tracasseries de la vie et des situations parfois dramatiques. Mais l&#8217;immense majorité des hommes et des femmes qui croisent ma route et pour lesquels je m&#8217;efforce d&#8217;être utile, sont des personnes méritantes, de tous horizons sociaux, professionnels, d&#8217;âges, d&#8217;origines qui ont vu leur vie basculer pour un fait à priori anodin dont les conséquences s&#8217;enchaînent. Certains sont parfois tout proche de la rupture sociale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-301" title="visiteurs00" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/02/visiteurs00-300x269.jpg" alt="visiteurs00" width="240" height="215" />Régulièrement, je rencontre des gens en souffrance. A titres divers, les accidentés de la vie, devraient nous rappeler à tous que nous pourrions facilement nous trouver à la place de ceux ou de celles que reçoivent les travailleurs sociaux, les élus, les agents des caisses de retraites, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvent, par un excès d&#8217;humanité ou de sensiblerie, je suis profondément touché par des situations sociales, fiscales, familiales difficiles, parfois inextricables mais qui toutes doivent appeler notre compassion d&#8217;abord et notre envie d&#8217;oeuvrer pour tous les anonymes en souffrance.<span id="more-295"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, ceux qui par leur métier ou leur fonction connaissent ce type de situation savent bien tout cela et je ne prétendrai pas faire découvrir cela à quiconque. Évidemment, il m&#8217;arrive aussi de rencontrer des personnes qui n&#8217;ont pas mis toutes les chances de leur côté pour éviter les tracasseries de la vie et des situations parfois dramatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&#8217;immense majorité des hommes et des femmes qui croisent ma route et pour lesquels je m&#8217;efforce d&#8217;être utile, sont des personnes méritantes, de tous horizons sociaux, professionnels, d&#8217;âges, d&#8217;origines qui ont vu leur vie basculer pour un fait à priori anodin dont les conséquences s&#8217;enchaînent.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains sont parfois tout proche de la rupture sociale mais de la rupture de la vie tout simplement. Il peut arriver de se sentir désarçonner par une personnalité et une situation en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il arrive que le professionnalisme rencontre lui-même ses limites, la réserve avec et que notre humanité jaillisse pour vouloir se révolter au nom de tous les accidentés de la vie qui en plus de souffrir au quotidien ont bien de la peine à rencontrer une institution, un homme, une femme qui leur &laquo;&nbsp;tende la main&nbsp;&raquo;, sans jugement, sans mépris, sans gêne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il m&#8217;arrive  régulièrement d&#8217;être rattrapé certains soirs ou matins par ces anonymes en souffrance pour les quels j&#8217;essaie d&#8217;avoir une idée qui leur permettrait de leur venir en aide en jouant un rôle de médiateur auprès de tel organisme public ou privé, de tel ou tel tiers au coeur de leur problème de vie. Il arrive souvent aussi, malheureusement, de devoir vivre avec le souvenir de certains en sachant que l&#8217;on ne peut rien actionner pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il arrive que des situations précises et pour tous domaines, témoignent que les services censés être fortement structurés et &laquo;&nbsp;outillés&nbsp;&raquo; en moyens humains, matériels, financiers pour l&#8217;assistance aux &laquo;&nbsp;accidentés de la vie&nbsp;&raquo; ne vivent leur rôle que comme une fonction qui leur a été dévolue par le législateur et qui peut être remplie comme n&#8217;importe quelle autre, sans supplément d&#8217;âme.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est là que se niche parfois mon sentiment de révolte ou de souffrance intérieure. C&#8217;est là que les visiteurs du jour s&#8217;invitent en visiteurs du soir.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette semaine, j&#8217;ai rencontré un couple exemplaire de courage qui  a travaillé toute une vie pour espérer vivre dans la dignité, sans excès, sans fard, avec l&#8217;espoir une fois en retraite, de jouir de moments heureux et paisibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui ouvrier  qualifié dans le secteur privé puis technicien dans une structure publique a cru voir venir la quiétude après une vie professionnelle entamée à 14 ans et devant s&#8217;achever à 58 ans. Par manquement de la personne qui était en charge de calculer sa future retraite on a omis de lui dire qu&#8217;avec 1 mois travaillé supplémentaire il percevrait 152 euros de retraite en plus chaque mois, cela l&#8217;aurait bien soulagé pour prendre en charge une part des traitements médicaux du couple.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle coiffeuse ayant monté son salon après quelques années chez un patron a développé son activité avec acharnement et succès pendant de nombreuses années mais a dû mettre un terme prématuré à sa profession pour une maladie génétique dégénérative détectée sur le tard. Elle a dû vendre son salon pour une bouchée de pain car personne ne croyait à la réalité de ses bilans dans une petite bourgade rurale girondine alors que son salon ne désemplissait pas. La suite est malheureusement si classique.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui, à 59 ans et malgré 44 ans de travail, a été contraint de reprendre une activité professionnelle occasionnelle pour permettre au couple d&#8217;assumer ses charges, malgré qu&#8217;on ait détecté qu&#8217;il est atteint de la maladie de l&#8217;amiante et qu&#8217;il peine à respirer normalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il n&#8217;a ni argent ni courage pour entreprendre de démarches juridiques pour ce qui l&#8217;a conduit à souffrir ainsi. Il préfère concentrer son énergie pour travailler et venir en aide à son épouse. Elle le soutient autant que possible dans la dépression grave dont il est atteint.</p>
<p style="text-align: justify;">Leur vie est aujourd&#8217;hui aux antipodes de leurs espoirs de jeunesse, pourtant ils vivent debout et ne sont venus à ma rencontre que pour témoigner, je pense à eux et quelques autres qui sont de temps en temps mes visiteurs du soir. Ils me rappellent, comme à d&#8217;autres, que tous les dépositaires directs ou indirects de pouvoirs, d&#8217;influence, momentanés ou de long terme doivent se concentrer sur le sens du bien collectif ou individuel pour ce qu&#8217;il rend au collectif. Il est si simple d&#8217;oublier cela et de perdre de vue ce qui est sensé conduire notre engagement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je remercie mes visiteurs du soir.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Petite ou Grande histoire de grèves et de manifestations&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 22:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<category><![CDATA[29 janvier]]></category>
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		<description><![CDATA[1929 En 1929 le krach de la bourse de New York, « Wall Street », le fameux « jeudi noir » plonge le système capitaliste international dans une crise économique sans précédent. La crise traverse l&#8217;Atlantique. 1931, 1932, &#8230;  les entreprises licencient, le chômage s&#8217;installe, le pouvoir d&#8217;achat se réduit et le cycle se reproduit accentuant misère et mécontentement. Après l&#8217;Italie dès 1920, l&#8217;Allemagne en 1933, puis l&#8217;Espagne en 1936 voient le fascisme accéder au pouvoir ; nourri par la crise économique mondiale, mais aussi par l&#8217;affaiblissement du mouvement ouvrier international consécutif à ses divisions. En France, comme ailleurs en Europe, fortes des expériences de Mussolini et Hitler les bandes fascistes, monarchistes, réactionnaires d&#8217;extrême droite ont pour objectif d&#8217;en découdre directement avec les institutions républicaines. L&#8217;heure est grave. La CGT de Léon Jouhaux va lancer un appel à l&#8217;ensemble des forces démocratiques, pour qu&#8217;elles se rencontrent et préparent ensemble la riposte. Ainsi, les choses s&#8217;accélèrent. Le 7 février 1934 la CGT de Léon Jouhaux demande à tous ses syndicats de se tenir « &#8230; prêts à toute action, sur un mot d&#8217;ordre confédéral. » Ce même jour, au soir du 7 février, toujours à l&#8217;initiative de la CGT, les dirigeants de nombreux partis politiques, syndicats et associations : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-271" title="542" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/01/542-300x193.jpg" alt="542" width="240" height="154" />1929</strong></em></h3>
<p style="text-align: justify;">En 1929 le krach de la bourse de New York, <em>« Wall Street », </em>le fameux <em>« jeudi noir » </em>plonge le système capitaliste international dans une crise économique sans précédent. La crise traverse l&#8217;Atlantique. 1931, 1932, &#8230;  les entreprises licencient, le chômage s&#8217;installe, le pouvoir d&#8217;achat se réduit et le cycle se reproduit accentuant misère et mécontentement.</p>
<p style="text-align: justify;">Après l&#8217;Italie dès 1920, l&#8217;Allemagne en 1933, puis l&#8217;Espagne en 1936 voient le fascisme accéder au pouvoir ; nourri par la crise économique mondiale, mais aussi par l&#8217;affaiblissement du mouvement ouvrier international consécutif à ses divisions.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, comme ailleurs en Europe, fortes des expériences de Mussolini et Hitler les bandes fascistes, monarchistes, réactionnaires d&#8217;extrême droite ont pour objectif d&#8217;en découdre directement avec les institutions républicaines. L&#8217;heure est grave.<span id="more-270"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La CGT de Léon Jouhaux va lancer un appel à l&#8217;ensemble des forces démocratiques, pour qu&#8217;elles se rencontrent et préparent ensemble la riposte. Ainsi, les choses s&#8217;accélèrent. Le 7 février 1934 la CGT de Léon Jouhaux demande à tous ses syndicats de se tenir <em>« &#8230; prêts à toute action, sur un mot d&#8217;ordre confédéral. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce même jour, au soir du 7 février, toujours à l&#8217;initiative de la CGT, les dirigeants de nombreux partis politiques, syndicats et associations : la Ligue des droits de l&#8217;Homme, le parti socialiste SFIO, le parti socialiste de France, le parti socialiste français, le parti républicain socialiste, l&#8217;union anarchiste, le parti de l&#8217;unité prolétarienne, la fédération ouvrière et paysanne et la chambre consultative des associations ouvrières de production, se rencontrent à Paris. Il est décidé d&#8217;appeler à la grève générale et à une puissante manifestation pour le 12 février 1934.</p>
<p style="text-align: justify;">A Bordeaux cependant, sans attendre le 12, la réaction est immédiate. Le 8 février au soir se déroule dans les rues de la ville une importante manifestation regroupant plus de 10 000 participants. Le point de départ se situe Place de la République, lieu symbolique des manifestations bordelaise de l&#8217;époque, déjà. Le cortège, qui regroupe pour la première fois des syndicalistes confédérés et unitaires, mais aussi des socialistes SFIO et des néo-socialistes, s&#8217;ébranle après une courte allocution de Robert VIELLE, secrétaire général de l&#8217;UD confédérée.</p>
<p style="text-align: justify;">Des drapeaux rouges flottent au-dessus des manifestants. L&#8217;Internationale et la Carmagnole retentissent. Tout au long du parcours, la manifestation recueille les témoignages de sympathie de la population bordelaise massée sur les trottoirs. La dislocation interviendra sans incident majeur allées de Tourny, devant l&#8217;immeuble des <em>« camelots du roi »</em> où siège la très monarchique et antisémite <em>« Action française »</em>, face à la statue de Léon Gambetta, celle qui se trouve aujourd&#8217;hui devant le musée d&#8217;Aquitaine, cours Pasteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre jours plus tard le 12 février 1934, à l&#8217;instar de ce qui se passe à Paris, une grande manifestation de masse déferle sur le centre ville. Elle réunit les deux UD CGT et CGT-U, le parti socialiste SFIO, les néo-socialistes, le parti communiste et tout ce qui compte d&#8217;organisations ouvrières et démocratiques. Une marée humaine de 30000 manifestants arpente les rues de la capitale girondine avec à sa tête les dirigeants de l&#8217;UD confédérée ainsi que les parlementaires SFIO et néo-socialistes du département.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La démonstration de force du 12 février 1934 est certainement le déclic d&#8217;un processus par lequel la classe ouvrière de notre pays, fortement mobilisée contre le péril fasciste, mais également fortement éprouvée par les conséquences de la crise économique, va prendre en main son avenir et retrouver  la force nécessaire&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">A partir de septembre 1934, sous la pression des événements et des travailleurs qui sentent d&#8217;instinct qu&#8217;il convient de resserrer les rangs, des pourparlers s&#8217;engagent entre les dirigeants nationaux de la CGT et de la CGT-U. Il fut décidé de faire du 14 juillet 1935 une grande manifestation dans tout le pays. A Bordeaux, toutes les forces syndicales et politiques de gauche y participèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, 15 juillet, les instances nationales de la CGT et de la CGT-U se rencontraient à nouveau et publiaient un communiqué commun qui  proposait : <em>« &#8230; d&#8217;organiser des assemblées communes de syndiqués confédérés </em>(CGT)<em> et unitaires </em>(CGT-U)<em> dans lesquelles seront discutées les questions idéologiques et pratiques de l&#8217;unité syndicale. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: justify;"><em><strong></strong></em></h3>
<h6 class="mceTemp">
<dl id="attachment_272" class="wp-caption alignleft" style="width: 190px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em><strong><em><strong><a rel="attachment wp-att-272" href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/30/petite-ou-grande-histoire-de-greves-et-de-manifestations/bordeaux/" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-272" title="bordeaux" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/01/bordeaux-300x200.jpg" alt="Photo bernard Lamarque" width="180" height="120" /></a></strong></em></strong></em></dt>
<dd class="wp-caption-dd"><em>Photo bernard Lamarque</em></dd>
</dl>
</h6>
<p><em><strong>2009</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Hier jeudi 29 janvier 2009 a vu d&#8217;importantes manifestations. Au-delà d&#8217;une mobilisation que l&#8217;on peut estimer largement réussie pour une entrée en matière, il convient de faire quelques analyses.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces manifestations massives n&#8217;ont certes pas atteint un record national, encore que dans bien des villes les cortèges de manifestants étaient si étoffés que des records régionaux ont parfois été atteints. Évidemment les forces de la police discrète des renseignements généraux en sont toujours à une méthode de calcul qui fait rire la France entière, même ceux qui ne sont pas des amis ou familiers des cortèges. Mais n&#8217;entrons même pas dans la polémique qui ridiculise le gouvernement. A Bordeaux hier, il y avait si on est un tant soit peu sérieux 80 000 manifestants et peut-être même près de 100 000. Autant dire que la capitale du pays d&#8217;Oc n&#8217;avait jamais connu pareille affluence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui étaient dans les manifestations du 29 janvier, il était possible de constater que toutes les générations étaient présentes, toutes les couches sociales étaient présentes, les salariés du public comme du privé étaient présents, les retraités étaient présents, les lycéens ou étudiants étaient présents même s&#8217;ils n&#8217;étaient pas les plus nombreux. Voilà un signe fort qui devrait à lui seul inquiéter le gouvernement et le petit président et qui devrait amener les organisations syndicales et politiques à songer aux différentes manières possibles de faire fructifier une mobilisation montante et profonde qui avait comme talon d&#8217;Achille majeur de ne pas fédérer un sloggan ou une revendication commune.</p>
<p style="text-align: justify;">La mobilisation s&#8217;installe et même si les cortèges ne rebattront peut-être pas le pavé sous quelques jours, la colère sociale est bien là, venue de partout. Elle manque de structure, elle manque d&#8217;une voix forte et qui s&#8217;impose d&#8217;elle-même mais elle ne s&#8217;évanouira plus, la chose est impossible car même une forte proportion  d&#8217;actifs du 29 janvier soutient le mouvement social et s&#8217;y joindrait aussi si le sentiment d&#8217;un changement possible pouvait germer réellement dans les esprits.</p>
<p style="text-align: justify;">La responsabilité syndicale et politique est là de savoir accompagner et traduire ce qui s&#8217;amorce. D&#8217;autant plus que de cela, la suite pacifique du malaise social découlera ou coulera. Il est donc de notre responsabilité à nous toutes et tous militants des syndicats et des partis de pousser avant qu&#8217;à un moment l&#8217;on nous pousse. Les syndicats ont appelé le gouvernement à entendre les revendications des salariés sous peine de s&#8217;exposer à d&#8217;autres mouvements revendicatifs. Mais pour le moment le gouvernement sait bien que la structure manque encore pour que le mouvement social soit incontournable et qu&#8217;il soit trop périlleux de continuer à ressasser les mêmes mots hurlants  l&#8217;autisme comme &nbsp;&raquo; poursuite des réformes&nbsp;&raquo;&#8230; Notre devoir de réflexion et d&#8217;action est donc urgent afin de pouvoir dresser des perspectives politiques et sociales aptes à retenir des colères sociales incontrôlables.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, Jamais depuis plus vingt ans, autant de salariés (2,5 millions) n’étaient descendus dans la rue à l’appel des syndicats. Il faut même remonter au 30 mai 1968, pour trouver autant de salariés du secteur privé dans les manifestations, sans compter ceux qui auraient aimé s&#8217;y joindre si leur liberté de grève et de manifester existait davantage que sur le papier ou si le fait d&#8217;envisager de perdre quelques dizines d&#8217;euros d&#8217;une journée de travail n&#8217;était pas devenu insurmontable pour continuer à manger. Il y avait de fortes délégations des salariés de Renault, des sous-traitants de l’automobile et des entreprises présentes en régions et menacées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a urgence sociale et urgence institutionnelle à réussir les mobilisations qui s&#8217;amorcent et à leur donner la traduction politique qui convient. Nicolas Sarkozy est gagné chaque jour un peu plus, malgré son modérato très provisoire d&#8217;hier par la tentation absolutiste. Elle peut nous amener à la craindre si l&#8217;insuffisance de l&#8217;alternative politique devait se poursuivre. Nous voyons tous les jours les attaques incessantes aux libertés individuelles et collectives, la mise sous tutelle absolutiste des administrations et des hauts fonctionnaires sommés d&#8217;être de parfaits &laquo;&nbsp;commissaires politiques&nbsp;&raquo; <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101315845-polemique-apres-la-mutation-du-prefet-de-la-manche" target="_blank">sous peine d&#8217;être mutés</a> (heureusement nous n&#8217;avons pas de Sibérie&#8230;), les contre-pouvoirs amoindris, brocardés, les dénigrements de toute parole alternative.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a urgence à droite d&#8217;entendre gronder le torrent montagneux qui n&#8217;attend qu&#8217;une brise de trop pour dévaler les pentes de la colère. Il ya urgence à gauche à créer le logiciel politique de la gauche du 2.0 afin d&#8217;incarner l&#8217;alternance et protéger un peuple en souffrance.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><a href="http://3769.lapetition.be/">http://3769.lapetition.be/</a></strong></h2>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand les journalistes sortent de leur rôle</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 17:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 8 janvier dernier, j&#8217;assistais comme tous les ans à la traditionnelle cérémonie des vœux de Créon. Il faut bien dire qu&#8217;il en est pour moi comme pour bon nombre de citoyens Créonnais qui apprécient tout particulièrement ce moment privilégié de rencontre avec l&#8217;équipe municipale et le maire. A cette occasion le maire, Jean-Marie Darmian, profite du moment pour évoquer les faits marquants pour la commune l&#8217;année passée. Il énumère les réalisations lancées, achevées ou leur degré d&#8217;avancement. Également, il fait  parfois, ce que très peu d&#8217;élus locaux font, un état des lieux des finances locales en toute transparence. Il dresse les perspectives d&#8217;actions pour l&#8217;année qui s&#8217;entame en prenant soin de placer ce moment dans strict intérêt communal et non personnel. Il faut bien dire que les élus locaux, surtout en zone rurale, ont assez peu d&#8217;occasions de rencontres au cours de l&#8217;année où rencontrer un nombre conséquent de leurs administrés. Créon fait un peu exception puisque la commune est dynamique et qu&#8217;elle sait créer de nombreux moments de rencontres avec la population tout au long de l&#8217;année. Les Créonnais apprécient très largement le franc parlé de leur maire et sa capacité à ne pas mélanger les genres. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-125" href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/16/quand-les-journalistes-sortent-de-leur-role/28255-journal-papier/"><img class="alignleft size-medium wp-image-125" title="28255-journal-papier" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/01/28255-journal-papier-300x293.jpg" alt="28255-journal-papier" width="205" height="201" /></a>Le 8 janvier dernier, j&#8217;assistais comme tous les ans à la traditionnelle cérémonie des vœux de Créon. Il faut bien dire qu&#8217;il en est pour moi comme pour bon nombre de citoyens Créonnais qui apprécient tout particulièrement ce moment privilégié de rencontre avec l&#8217;équipe municipale et le maire.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette occasion le maire, Jean-Marie Darmian, profite du moment pour évoquer les faits marquants pour la commune l&#8217;année passée. Il énumère les réalisations lancées, achevées ou leur degré d&#8217;avancement. Également, il fait  parfois, ce que très peu d&#8217;élus locaux font, un état des lieux des finances locales en toute transparence. Il dresse les perspectives d&#8217;actions pour l&#8217;année qui s&#8217;entame en prenant soin de placer ce moment dans strict intérêt communal et non personnel. Il faut bien dire que les élus locaux, surtout en zone rurale, ont assez peu d&#8217;occasions de rencontres au cours de l&#8217;année où rencontrer un nombre conséquent de leurs administrés.<span id="more-119"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Créon fait un peu exception puisque la commune est dynamique et qu&#8217;elle sait créer de nombreux moments de rencontres avec la population tout au long de l&#8217;année. Les Créonnais apprécient très largement le franc parlé de leur maire et sa capacité à ne pas mélanger les genres. En clair, il ne fait pas de la politique à toute les occasions ou dès qu&#8217;on lui tend un micro, ne souffrant pas comme d&#8217;autres de &laquo;&nbsp;malis nombrilis&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">On peut égrener les occasions festives créonnaises, les rencontres citoyennes, les rencontres avec les associations, jamais notre maire ne part dans des diatribes politiciennes en confondant les lieux ou les genres. Ceci dit, quand on élit un maire, on le fait pour ce qu&#8217;il est capable de faire pour sa commune, pour l&#8217;énergie et la capacité d&#8217;animation collective qu&#8217;il peut incarner, pour moultes raisons qui appartiennent à chacun, mais aussi un peu car sa tête et son caractère nous revienne bien et encore pour quelques valeurs qu&#8217;il semble porter. A Créon, pas de confusion, le maire ne faillit pas aux engagement pris.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le citoyen apprécie aussi un peu que &laquo;&nbsp;son maire&nbsp;&raquo; lui cause un peu &laquo;&nbsp;du pays&nbsp;&raquo; comme on dit (au sens propre et au sens figuré). Le citoyen (que je suis également) aime entendre les coups de cœur, les coups de gueule qu&#8217;ils soient sur des sujets locaux ou même nationaux. C&#8217;est ce qui permet justement au citoyen d&#8217;identifier un peu son maire par rapport à ses propres convictions, ses sentiments sur ce qui se passe dans la société. Justement, le citoyen, il aime ça car sinon il reste &laquo;&nbsp;cantonné&nbsp;&raquo; au repas animés du dimanche en famille, où entre le le gigot et le fromage, les discussions s&#8217;emballent autour de la politique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Notre maire de Créon a donc fait sa traditionnelle intervention annuelle au cours de la cérémonie des vœux. Il a abordé les points classiques dont je parlais au dessus puis à rajouté son sentiment sur la situation politique nationale en insistant, dans son rôle d&#8217;élu, sur les réformes à venir qui auront des conséquences sur l&#8217;organisation territoriale, les missions des collectivités, les finances des communes aussi. Il a fait référence à la DGF qui cette année est revue à la sauce sarkozyenne, fort injustement, en prenant en compte les populations communales de&#8230;2006 ! Résultat évident, les communes se font sucrer de précieux subsides qui manqueront dans les budgets communaux. Imaginez au passage que les communes ont financé les recensements complémentaires&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Marie Darmian a poussé un petit coup de gueule contre cet Etat donneur de leçon perpétuel qui applique aux autres des règles qu&#8217;il n&#8217;est pas capable de s&#8217;appliquer à lui-même et qui surtout manque à la parole donnée comme au cadre de fonctionnement qui s&#8217;appliquait normalement (avant l&#8217;ère Sarkozy 1er).  Le discours était pêchu certes, argumenté à coup sûr, objectif sans aucun doute. allez interroger votre maire où que vous habitiez.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les plus de 500 personnes présentes le 8 janvier pour les vœux, je n&#8217;entends pas un mécontent, pas un dépressif qui serait soudain atteint par des envies suicidaires suite à une intervention douteuse. ayant de nombreuses connaissances dans la salle, on évoque le discours de notre maire avec satisfaction et on a l&#8217;occasion d&#8217;échanger sur tout cela entre un morceau de galette et un verre de mousseux. Bref, un bon moment de partage citoyen et de retrouvailles autour d&#8217;une équipe municipale et d&#8217;un maire appréciés.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;hier, en ouvrant le journal &laquo;&nbsp;le Résistant&nbsp;&raquo;, je vois un article relatant la cérémonie des voeux de Créon. En lisant attentivement l&#8217;article, je me dis que je n&#8217;ai pas dû assister à la même rencontre, que le journaliste devait parlait d&#8217;une autre commune ou bien qu&#8217;au lieu de nous relater le moment s&#8217;était pris de convulsions à l&#8217;écoute de Jean-Marie Darmian, contaminé qu&#8217;il aurait pu l&#8217;être par la pensée dominante sarkozyenne qui veut que les élus locaux ferment leur gueule et avalent sans broncher les différentes mesure de casse des collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;">Je lis <em>&laquo;&nbsp;un discours très pessimiste, aux accents des meilleures polémiques politiques nationale, qui a dû surprendre de nombreux participants&nbsp;&raquo;</em>. Non monsieur Esperron,  moi citoyen créonnais, je n&#8217;ai pas été surpris par les propos, je n&#8217;ai pas été choqué non plus, j&#8217;avoue même que je les attendais et que s&#8217;ils n&#8217;étaient pas venus je serais sorti déçu !</p>
<p style="text-align: justify;">Votre titre accrocheur <em>&laquo;&nbsp;des voeux en forme de réquisitoire&nbsp;&raquo; </em>m&#8217;a dérangé car il n&#8217;était pas la réalité. votre sous-titre &laquo;&nbsp;la politique partisane s&#8217;invite à Créon&nbsp;&raquo; m&#8217;a dérangé car il me laisse à penser que vous avez laissé de côté l&#8217;objectivité élémentaire d&#8217;un journaliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Je dois vous expliquer quelque chose, Monsieur Esperron, si les élus locaux ne doivent plus jamais aborder de sujets politiques sur les réformes qui concernent chacun d&#8217;entre-nous, qui va le faire ? La télé de Monsieur Bouygues ? Les médias dominants ?  Les chefs de rédactions censeurs et aux ordres ? Les journalistes bien-pensants ? Les curés ?</p>
<p style="text-align: justify;">Non, pour moi c&#8217;est bien à mon maire et aux élus de nous parler de politique et pas à la miss météo de canal +. C&#8217;est bien à vous de me dire fidèlement comment s&#8217;est déroulé cette rencontre, si je n&#8217;avais pu y assister, pour que je me fasse idée fidèle de ce moment important dans la vie de ma commune. Heureusement j&#8217;étais sur place mais malheureusement certains créonnais n&#8217;y étaient pas et je regrette qu&#8217;ils puissent ce lire votre &laquo;&nbsp;papier&nbsp;&raquo; que je garderai dans les papiers à oublier très vite pour ne pas me dire que votre profession est gagnée par la pensée dominante. Qu&#8217;il est désagréable que les médias participent l&#8217;atmosphère peu appréciable qui gagne notre pays où l&#8217;on se devrait d&#8217;être lisse et insipide pour ne pas choquer un journaliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement pour moi, je connais nombre de journalistes locaux ou nationaux soucieux de la transcription qu&#8217;il font des événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Allez Monsieur le journaliste, sans rancunne ? On se donne rendez-vous pour les voeux 2010 ?&#8230;</p>
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		<title>Derrière le plan de relance de Sarkozy, le démantèlement du code des marchés publics et de futurs financements occultes?&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 20:17:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des volets importants du plan de relance de Nicolas Sarkozy est celui-ci sensé faciliter les modalités d&#8217;investissements des collectivités par un assouplissement des procédures de marchés publics et du code de l&#8217;urbanisme. Ainsi, des points essentiels des règlements et procédures du code des marchés publics vont être substantiellement modifiés ou même supprimés (voir le dossier de presse publié par l&#8217;Élysée). Par exemple, le seuil en dessous duquel un marché public pourra être passé &#171;&#160;de gré à gré&#160;&#187; (sans faire appel à 3 entreprises comme c&#8217;est le cas actuellement) va être relevé de 4 000 à 20 000 euros. Le seuil de 90 000 euros à partir duquel il est obligatoire de faire de la publicité pour les marchés publics est tout bonnement supprimé. La procédure d&#8217;appel d&#8217;offres pour les marchés de travaux (actuellement obligatoire aujourd&#8217;hui à partir de 206 000 euros) ne sera plus obligatoire qu&#8217;à partir de 5,15 millions d&#8217;euros (seuil européen ultra libéral et favorisant de nombreuses dérives&#8230;). Imaginez une petite commune des Hauts de Seine, des Alpes Maritimes devant construire un bâtiment municipal, elle pourra simplement faire appel à l&#8217;entreprise amie sans plus se justifier. Martin Bouygues doit déjà jubiler du cadeau fait par son ami [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content" style="text-align: justify;">
<p>Un des volets importants du <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/plan%20de%20relance">plan de relance</a> de <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Nicolas%20Sarkozy">Nicolas Sarkozy</a> est celui-ci sensé faciliter les modalités d&#8217;investissements des collectivités par un assouplissement des procédures de <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/march%C3%A9s%20publics">marchés publics</a> et du code de l&#8217;urbanisme. Ainsi, des points essentiels des règlements et procédures du code des marchés publics vont être substantiellement modifiés ou même supprimés (voir le dossier de presse publié par l&#8217;Élysée).</p>
<p>Par exemple, le seuil en dessous duquel un marché public pourra être passé &laquo;&nbsp;de gré à gré&nbsp;&raquo; (sans faire appel à 3 entreprises comme c&#8217;est le cas actuellement) va être relevé de 4 000 à 20 000 euros. Le seuil de 90 000 euros à partir duquel il est obligatoire de faire de la publicité pour les marchés publics est tout bonnement supprimé. La procédure d&#8217;appel d&#8217;offres pour les marchés de travaux (actuellement obligatoire aujourd&#8217;hui à partir de 206 000 euros) ne sera plus obligatoire qu&#8217;à partir de 5,15 millions d&#8217;euros (seuil européen ultra libéral et favorisant de nombreuses dérives&#8230;).</p>
<p><img style="margin: 0pt 1em 1em 0pt; float: left; width: 286px; height: 220px;" src="http://www.yannickserrano.fr/public/photos%20articles/medium_Clearstream_Sarkozy_Delize.jpg" alt="" />Imaginez une petite commune des <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Hauts%20de%20Seine">Hauts de Seine</a>, des Alpes Maritimes devant construire un bâtiment municipal, elle pourra simplement faire appel à l&#8217;entreprise amie sans plus se justifier. <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Martin%20Bouygues">Martin Bouygues</a> doit déjà jubiler du cadeau fait par son ami Sarkozy. Imaginez le défilé des chefs d&#8217;entreprises dans le bureau de certains élus fragiles ou peu scrupuleux comme au bon vieux temps d&#8217;avant la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/loi%20Sapin">loi Sapin</a>&#8230;</p>
<p>Plus grave encore, la commission d&#8217;appel d&#8217;offres pour les marchés de l&#8217;Etat va être purement et simplement supprimée. L&#8217;État ne sera donc plus tenu à aucune contrainte pour négocier les prix dans les marchés publics.</p>
<p>En plus de tout cela les règlements d&#8217;urbanisme vont être &laquo;&nbsp;assouplis&nbsp;&raquo; ou plutôt disloqués. Les permis de construire vont être allongés d&#8217;un an. Les coefficients de densité pour les constructions nouvelles vont être relevés de 20%. La construction en mitoyenneté sera autorisée.</p>
<p>Nicolas Sarkozy, après s&#8217;être attelé au chantier de la casse sociale, de la casse du code du travail, de la casse de l&#8217;éducation nationale, de la casse des collectivités locales, de la casse des libertés individuelles, de la casse de certains droits constitutionnels fondamentaux, démarre la casse de toute la législation combattant les financements occultes des partis politiques.</p>
<p>Le code des marchés publics ne permet pas toujours d&#8217;éviter certaines malversations et peut parfois paraître inutilement procédurier. Il a pourtant ouvert la possibilité aux artisans et aux petites PME de s&#8217;ouvrir le monde des marchés publics.</p>
<p>Si la transformation proposée par Nicolas Sarkozy est adoptée à l&#8217;Assemblée Nationale (en janvier), notre pays replongera trente ans en arrière et les plus grandes dérives seront à craindre (valises, cadeaux&#8230;). Ce sujet vaudrait selon moi une motion de censure, seul argument solide pour prouver que la gauche s&#8217;érige sincèrement contre ces régressions historiques.</p>
<p>Nicolas Sarkozy nous enrobe tout cela en prenant argument du droit européen qui était simplement conçu pour le pire ! Songez à ce qui attend notre pays. Les citoyens pourront se plonger dans les comptes publics et dans les listes d&#8217;attributions des marchés de leurs communes, département (avec difficulté), attendons de voir s&#8217;ils pourront fouiller les marchés de l&#8217;État&#8230;</p>
<p><img style="margin: 0pt 0pt 1em 1em; float: right; width: 244px; height: 285px;" src="http://www.yannickserrano.fr/public/photos%20articles/P05-Babouse-tramway.gif" alt="" />Lors de la dernière réforme des marchés publics, de nombreux élus et parlementaires, de droite comme de gauche, avaient fait valoir que les niveaux européens ne correspondaient pas aux objectifs français de transparence des affaires publiques et de moralisation de la vie politique. Attendons de voir les réactions des gaillards de l&#8217;époque pour connaître les sincères d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Les élus de toute tendance sont favorables à la règlementation actuelle qui leur permet de se protéger face à l&#8217;insistance de certaines grandes entreprises. Et dire que les marchés complémentaires sont déjà peu encadrés a déjà fait la fortune du groupe Bouygues pendant les années 1960 à 1980. Pour être clair, le processus est simple pour les &laquo;&nbsp;géants&nbsp;&raquo;. Ils se permettent de faire des offres &laquo;&nbsp;moins disantes&nbsp;&raquo; aisément pour être certains de remporter les marchés (financièrement ils ont la trésorerie suffisante pour faire une forme d&#8217;avance qu&#8217;ils récupèrent amplement ensuite). Lors de la révision du marché, la douloureuse tombe et la collectivité est prise au piège.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, le projet Sarkozy prévoit d&#8217;assouplir les règles d&#8217;urbanisme en suspendant &laquo;&nbsp;provisoirement&nbsp;&raquo; les <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/PLU">PLU</a>. Voilà bien une bombe à retardement pour des milliers d&#8217;élus locaux qui seront, eux, comptables des recours ultérieurs&#8230;</p>
<p>On pourrait donc reposer la question. la France est-elle encore une démocratie respectable? Réponse en janvier, à moins que vous ne vous soyez déjà fait votre opinion&#8230;</p></div>
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		<title>Service Minimum d&#8217;Accueil : la colère des maires monte</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 20:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«Xavier Darcos était jusqu’à présent le ministre du mépris, nous apprenons aujourd’hui qu’en plus il manque de courage». André Laignel, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), a évoqué, le 26 novembre 2008, un sentiment plus que partagé par les maires réunis en congrès à la porte de Versailles. L&#8217;AMF s&#8217;est même ouvertement prononcé aujourd&#8217;hui, chose rare, contre le Service Minimum d&#8217;Accueil dans les écoles. Cette association nationale qui réunit des élus politiques de toute tendance a plus souvent l&#8217;habitude de faire valoir des observations à l&#8217;égard des projets qu&#8217;elle considère mauvais, c&#8217;est dire si le SMA reccueille le courrou des élus locaux&#8230; Le débat sur les réformes de l’école était très attendu. Les années précédentes, le ministre de l’Education, ou son cabinet, était présent. Tel n’était pas le cas cette année au Congrès des Maires. Seul le recteur de l’académie de Créteil avait été dépêché devant des élus particulièrement remontés sur la mise en œuvre du service minimum d’accueil dans les écoles primaires. Les élus présents se sont succédé pour dénoncer l’absence du ministre et surtout le manque de dialogue entre collectivités et Etat. C’est Michel Moyrand, le successeur de Xavier Darcos à la mairie de Périgueux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">«Xavier Darcos était jusqu’à présent le ministre du mépris, nous apprenons aujourd’hui qu’en plus il manque de courage». <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Andr%C3%A9%20Laignel">André Laignel</a>, secrétaire général de l’<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Association%20des%20maires%20de%20France">Association des maires de France</a> (<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/AMF">AMF</a>), a évoqué, le 26 novembre 2008, un sentiment plus que partagé par les maires réunis en congrès à la porte de Versailles.<br />
L&#8217;AMF s&#8217;est même ouvertement prononcé aujourd&#8217;hui, chose rare, contre le <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Service%20Minimum%20d%27Accueil">Service Minimum d&#8217;Accueil</a> dans les écoles. Cette association nationale qui réunit des élus politiques de toute tendance a plus souvent l&#8217;habitude de faire valoir des observations à l&#8217;égard des projets qu&#8217;elle considère mauvais, c&#8217;est dire si le <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/SMA">SMA</a> reccueille le courrou des élus locaux&#8230;<br />
Le débat sur les réformes de l’école était très attendu. Les années précédentes, le ministre de l’Education, ou son cabinet, était présent. Tel n’était pas le cas cette année au <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Congr%C3%A8s%20des%20Maires">Congrès des Maires</a>. Seul le recteur de l’académie de Créteil avait été dépêché devant des élus particulièrement remontés sur la mise en œuvre du service minimum d’accueil dans les écoles primaires.<br />
Les élus présents se sont succédé pour dénoncer l’absence du ministre et surtout le manque de dialogue entre collectivités et Etat. C’est <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Michel%20Moyrand">Michel Moyrand</a>, le successeur de <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Xavier%20Darcos">Xavier Darcos</a> à la mairie de Périgueux, maire PS, qui a suggéré aux élus présents de quitter la salle en signe de protestation ; un mouvement d’humeur peu habituel en cette enceinte. Près de la moitié des élus ont suivi. «Nous ressentons beaucoup d’amertume et de colère envers ce service minimum d’accueil… ou plutôt de garderie» s’est exclamé <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Etienne%20Butzbach">Etienne Butzbach</a>, le maire de <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Belfort">Belfort</a>. «Il y a un véritable dédain de l’avis des maires» a complété le maire de Remoulins dans le Gard.<br />
De nombreux applaudissements de soutien accompagnaient également les témoignages des maires assignés devant des tribunaux administratifs pour refus de mise en œuvre du SMA. Difficultés pratiques d’application du SMA «C’est une bronca, le gouvernement doit abroger cette loi, sinon, je ne croirais plus à aucun gouvernement», lançait dans le hall du congrès le président des maires de la Loire Jean-François Barnier, maire de Le Chambon Feugerolles (42). «Ce n’est pas un combat politicien, je viens de l’UDF», précisait-il. Pourtant, après ce coup de colère, des débats animés ont divisé les premiers magistrats.<br />
Ce soir, Nicolas Sarkozy s&#8217;est dit choqué que des maires s’autorisent à ne pas respecter la loi de la république. Il esquisse un début de reculade sur ce projet simplement inappliquable et scandaleusement porteur de regression sociale dans notre pays. C&#8217;est bien de remettre en cause le droit constitutionnel de grève dont il s&#8217;agit. Songez qu&#8217;en <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Gironde">Gironde</a>, 11 maires sont &laquo;&nbsp;déférés&nbsp;&raquo; (terme habituellement employé au sujet des grands déliquants) devant les tribunaux pour n&#8217;avoir pas appliqué le SMA. Pensez donc, on demande à des communes de quelques centaines d&#8217;habitants, sans personnel, sans associations de parents d&#8217;élèves, sans centre de loisirs, sans aucun moyen financier, d&#8217;organiser un service obligatoire décidé par l&#8217;Etat. Disons le nettement, l&#8217;Etat a mis délibérément des centaines de communes &laquo;&nbsp;hors la loi&nbsp;&raquo;. Bientôt les maires devront eux-mêmes réceptionner les enfants à l&#8217;entrée des écoles&#8230; Cet après-midi, un <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/%C3%A9lu%20rural">élu rural</a> me racontait comment (argument imparable et non politique) il avait 7 enfants scolarisés dans son école qui nécessitait des conditions d&#8217;accueil médicalisées en raison de leurs pathologies. Doit-il recruter ou réquisitionner à son tour des médecins ou des infirmières ?&#8230;<br />
Ce texte (SMA) pose des difficultés à la fois pratique et juridique. Il engage la responsabilité pénale des élus en cas d&#8217;accisent ou d&#8217;autre dérapage&#8230; et ne parlons même pas de la responsabilité morale !<br />
Le gouvernement propose la garantie juridique de l’Etat, mais elle se résume à un chèque de 800 euros en cas de procès…<br />
<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Jacques%20P%C3%A9lissard">Jacques Pélissard</a> confiait ne pas avoir été surpris par les huées infligées au Premier ministre par des maires très fortement remontés d&#8217;être considéré comme des supplétifs de l&#8217;Etat. L&#8217;Etat devrait au minimum accepter un moratoire sur ce texte inapplicable.</p>
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		<title>Collectivités locales et associations dans la même galère</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Oct 2008 17:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Plan Local]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
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		<category><![CDATA[collectivités]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans les collectivités, et surtout dans les conseils généraux, l&#8217;ambiance est au sombre. Les risques liés aux prêts à taux variables, les emprunts devenus plus hasardeux ou difficiles, le renchérissement du coût global de l&#8217;argent et la nette hausse des frais bancaires engendrent une sensible baisse des capacités d&#8217;autofinancement. La baisse des droits de mutation est colossale, les frais de notaires entrainaient deux précieux subsides pour les départements, leur permettant de ne pas trop augmenter la fiscalité locale et de supporter tant bien que mal les transferts de compétences de l&#8217;Etat non compensés financièrement. la crise immobilière due pour beaucoup à la crise financière et au durcissement des crédits entarine donc une forte diminution des recettes des départements et des communes. Même les recettes des casinos ne seraient pas à la fête, ces taxes participent pour partie au financement des politiques culturelle de certaines villes (Annemasse, Evian&#8230;) ! Si les collectivités sont touchées par la crise financière, elles le sont d&#8217;autant plus qu&#8217;elles n&#8217;avaient pas de programmation pluri-annuelle d&#8217;investissements. Celles là sont rattrapées par des engagements financiers importants  et cumulés. C&#8217;est donc une période douloureuse pour les collectivités et pour l&#8217;ensemble du tissu associatif qui va souffrir en 2009 et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans les collectivités, et surtout dans les conseils généraux, l&#8217;ambiance est au sombre.<br />
Les risques liés aux prêts à taux variables, les emprunts devenus plus hasardeux ou difficiles, le renchérissement du coût global de l&#8217;argent et la nette hausse des frais bancaires engendrent une sensible baisse des capacités d&#8217;autofinancement.<br />
La baisse des droits de mutation est colossale, les frais de notaires entrainaient deux précieux subsides pour les départements, leur permettant de ne pas trop augmenter la fiscalité locale et de supporter tant bien que mal les transferts de compétences de l&#8217;Etat non compensés financièrement.<br />
la crise immobilière due pour beaucoup à la crise financière et au durcissement des crédits entarine donc une forte diminution des recettes des départements et des communes.<br />
Même les recettes des casinos ne seraient pas à la fête, ces taxes participent pour partie au financement des politiques culturelle de certaines villes (Annemasse, Evian&#8230;) !<br />
Si les collectivités sont touchées par la crise financière, elles le sont d&#8217;autant plus qu&#8217;elles n&#8217;avaient pas de programmation pluri-annuelle d&#8217;investissements. Celles là sont rattrapées par des engagements financiers importants  et cumulés. C&#8217;est donc une période douloureuse pour les collectivités et pour l&#8217;ensemble du tissu associatif qui va souffrir en 2009 et 2010.<br />
Depuis quelques jours, j&#8217;entends, comme dans ma section la semaine passée des discours sur l&#8217;exclusivité qu&#8217;on devrait donner aux compétences obligatoires par rapport aux dépenses dites facultatives des collectivités (en oubliant au passage les compétences partagées).<br />
Si le fait de ne plus lancer d&#8217;actions nouvelles est relativement aisé mais terrible pour les territoires (notamment ruraux pour les écoles, la culture, la vie associative et sportive, etc.), revenir sur des projets parfois préparés par des collaborateurs depuis de longs mois sera catastrophique et démobilisateur pour tous les acteurs des collectivités ou de la société civile&#8230;<br />
pour ce qui est des subventions à diminuer : qui diminuer, qui préserver, comment alors aider des initiatives locales nouvelles ? Quel message adresser aux élus locaux et aux bénévoles ?</p>
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		<title>L&#8217;arnaque judiciaire ?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 23:38:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Plan Local]]></category>
		<category><![CDATA[approche dogmatique]]></category>
		<category><![CDATA[carte judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[CEPJ]]></category>
		<category><![CDATA[Entre-Deux-Mers]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-marie Darmian]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Faure]]></category>
		<category><![CDATA[Sud-Gironde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le récent rapport de la CEPJ (Commission européenne pour l’efficacité de la justice) est une preuve formelle que la réforme de la carte judiciaire est injustifiée. Il démontre à quel point la réforme de la carte judiciaire n&#8217;est fondée que sur approche dogmatique, non de la justice, non de la réforme de l&#8217;État, non des finances publiques, mais clairement de l&#8217;accès à la justice. Il s&#8217;agit dans la réalité, en éloignant le justiciable potentiel de l&#8217;institution judiciaire, de l&#8217;inciter à ne pas user des ses droits avec toutes les causes et conséquences que cela peut avoir&#8230; Dans cette vaste étude visant à mesurer l&#8217;efficacité des systèmes judiciaires européens, une statistique sur la densité des tribunaux fait apparaitre que la France, avec 1,2 tribunal pour 100.000 habitants, se classe derrière la Turquie (7,9) l&#8217;Espagne (1,6) ou le Portugal (3,1). La France est nettement dans le peloton de queue, derrière tous ses partenaires européens de droit latin. Le ministère de la Justice a évidemment une lecture différente de cette étude&#8230; La réforme de la carte judiciaire, fortement contestée dans le monde judiciaire, par les élus locaux, les professionnels de la justice et les associations, prévoit la suppression d&#8217;ici au 1er janvier 2011 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content" style="text-align: justify;">
<p>Le récent rapport de la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/CEPJ">CEPJ</a> (Commission européenne pour l’efficacité de la justice) est une preuve formelle que la réforme de la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/carte%20judiciaire">carte judiciaire</a> est injustifiée. Il démontre à quel point la réforme de la carte judiciaire n&#8217;est fondée que sur <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/approche%20dogmatique">approche dogmatique</a>, non de la justice, non de la réforme de l&#8217;État, non des finances publiques, mais clairement de l&#8217;accès à la justice. Il s&#8217;agit dans la réalité, en éloignant le justiciable potentiel de l&#8217;institution judiciaire, de l&#8217;inciter à ne pas user des ses droits avec toutes les causes et conséquences que cela peut avoir&#8230;</p>
<p>Dans cette vaste étude visant à mesurer l&#8217;efficacité des systèmes judiciaires européens, une statistique sur la densité des tribunaux fait apparaitre que la France, avec 1,2 tribunal pour 100.000 habitants, se classe derrière la Turquie (7,9) l&#8217;Espagne (1,6) ou le Portugal (3,1).</p>
<p>La France est nettement dans le peloton de queue, derrière tous ses partenaires européens de droit latin. Le ministère de la Justice a évidemment une lecture différente de cette étude&#8230;</p>
<p>La réforme de la carte judiciaire, fortement contestée dans le monde judiciaire, par les élus locaux, les professionnels de la justice et les associations, prévoit la suppression d&#8217;ici au 1er janvier 2011 de 23 tribunaux de grande instance (TGI), d&#8217;ici au 1er janvier 2010 de 178 tribunaux d&#8217;instance et d&#8217;ici au 1er janvier 2009 de 55 tribunaux de commerce.</p>
<p>Elle est censée, selon la Chancellerie, rationaliser un maillage de juridictions qui était resté inchangé depuis 1958. Dans l&#8217;<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Entre-Deux-Mers">Entre-Deux-Mers</a> et le <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Sud-Gironde">Sud-Gironde</a>, cette réforme devrait se solder par la suppression des tribunaux de Bazas et La Réole, à moins que le recours devant le Conseil d&#8217;Etat, porté l&#8217;association de défense du service public de la justice en sud-gironde dont la Députée <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Martine%20Faure">Martine Faure</a> et le Conseiller Général <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Jean-marie%20Darmian">Jean-Marie Darmian</a>, ne parvienne à sauver une implantation judiciaire sur ce territoire vaste et en pleine croissance démographique.</p>
<p>Il se murmure en tout cas que le gouvernement n&#8217;est pas à l&#8217;aise&#8230; Attendons la suite!</p></div>
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