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	<title>Yannick Serrano &#187; Histoires Socialistes</title>
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	<description>&#34;L&#039;engagement est un devoir autant qu&#039;une nécessité&#34;</description>
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		<title>A Sao Paulo, le député le mieux élu est un clown !</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Oct 2010 20:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des habitants de l&#8217;Etat de Sao Paulo ont choisi dimanche d&#8217;être représentés par un clown, dont ils ont fait le député le mieux élu du Brésil à l&#8217;occasion des élections législatives. Francisco Everardo Oliveira Silva, plus connu sous son nom de scène Tiririca, qui signifie grognon, a obtenu plus de 1,3 million de voix, plus du double du deuxième candidat le mieux élu dans l&#8217;Etat le plus peuplé du pays. Tiririca a séduit les déçus de la politique avec un slogan peu amène envers les parlementaires &#8211; &#171;&#160;Je ne peux pas faire pire&#160;&#187; &#8211; et la promesse de ne rien faire au Congrès, si ce n&#8217;est de rendre compte de l&#8217;activité de ses nouveaux collègues. &#171;&#160;Que fait un député ? La vérité, c&#8217;est que je n&#8217;en sais rien, mais votez pour moi et je vous le dirai&#160;&#187;, disait-il dans ses spots de campagne. Le clown, habitué à paraître en public coiffé d&#8217;une perruque blonde, d&#8217;un chapeau rouge et d&#8217;une tenue aux couleurs criardes, a échappé de justesse à une tentative de faire interdire sa candidature, liée à sa condition d&#8217;analphabète. Mais sa campagne pourrait ne pas avoir été si naïve et sincère qu&#8217;il a voulu le dire: en vertu de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://2.bp.blogspot.com/_-U6jbn21DqY/S_5KwobrwwI/AAAAAAAABrQ/6oTU-2Wjdqk/s1600/clown5.jpg" alt="http://2.bp.blogspot.com/_-U6jbn21DqY/S_5KwobrwwI/AAAAAAAABrQ/6oTU-2Wjdqk/s1600/clown5.jpg" width="297" height="369" />Des habitants de l&#8217;Etat de Sao Paulo ont choisi dimanche d&#8217;être  représentés par un clown, dont ils ont fait le député le mieux élu du  Brésil à l&#8217;occasion des élections législatives.</p>
<p style="text-align: justify;">Francisco Everardo Oliveira Silva, plus connu sous son nom de  scène Tiririca, qui signifie grognon, a obtenu plus de 1,3 million de  voix, plus du double du deuxième candidat le mieux élu dans l&#8217;Etat le  plus peuplé du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiririca a séduit les déçus de la politique avec un slogan peu  amène envers les parlementaires &#8211; &laquo;&nbsp;Je ne peux pas faire pire&nbsp;&raquo; &#8211; et la  promesse de ne rien faire au Congrès, si ce n&#8217;est de rendre compte de  l&#8217;activité de ses nouveaux collègues.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Que fait un député ? La vérité, c&#8217;est que je n&#8217;en sais rien,  mais votez pour moi et je vous le dirai&nbsp;&raquo;, disait-il dans ses spots de  campagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Le clown, habitué à paraître en public coiffé d&#8217;une perruque  blonde, d&#8217;un chapeau rouge et d&#8217;une tenue aux couleurs criardes, a  échappé de justesse à une tentative de faire interdire sa candidature,  liée à sa condition d&#8217;analphabète.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sa campagne pourrait ne pas avoir été si naïve et sincère  qu&#8217;il a voulu le dire: en vertu de la loi électorale brésilienne, il  peut donner son surplus de voix à d&#8217;autres candidats pour aider leur  élection. Et il est membre de la coalition menée par le Parti des  travailleurs au pouvoir (équivalent PS).</p>
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		<title>Camarade</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 18:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Camarade se dit d&#8217;une personne avec laquelle on partage un ou plusieurs centres d&#8217;intérêts. Il est utilisé entre les membres de partis politiques de gauche, notamment communistes. Le terme est emprunté à l&#8217;espagnol camarada, chambrée. Après la révolution russe, il fut choisi par les communistes comme civilité plus égalitaire que Monsieur, Madame ou Mademoiselle. Ce choix s&#8217;inspire de la révolution française qui, en abolissant les privilèges, voulut abolir également les titres de noblesse en utilisant le terme citoyen(ne). l&#8217;emploi du mot camarade parmi les socialistes français n&#8217;a pas commencé avec la Révolution russe. Le Dictionnaire d&#8217;étymologie de Larousse indique que le sens politique du mot est né bien avant, en 1790. La surabondance du terme camarade (tovarisch) est plus une caractéristique de films stéréotypant les Soviétiques qu&#8217;un reflet de la réalité : le terme était finalement peu utilisé dans le langage courant en Union soviétique (où l&#8217;adresse à la personne la plus répandue fut (jeune) homme ou (jeune) femme), mis à part dans les documents officiels et les discours formels, en particulier dans l&#8217;armée. La camaraderie est donc une forme d&#8217;entente qui existe entre diverses personnes unies par des rapports d&#8217;âge, d&#8217;amitié, de profession ou de centres d&#8217;intérêts pour se soutenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://www.erinsimons.com/images/Street-Musicians-Camaraderie.jpg" alt="" width="378" height="276" />Camarade</strong> se dit d&#8217;une personne avec laquelle on partage un ou plusieurs centres d&#8217;intérêts. Il est utilisé entre les membres de partis politiques de gauche, notamment communistes. Le terme est emprunté à l&#8217;espagnol <em>camarada</em>, chambrée.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la révolution russe, il fut choisi par les communistes comme civilité plus égalitaire que <em>Monsieur</em>, <em>Madame</em> ou <em>Mademoiselle</em>. Ce choix s&#8217;inspire de la révolution française qui, en abolissant les privilèges, voulut abolir également les titres de noblesse en utilisant le terme citoyen(ne). l&#8217;emploi du mot <em>camarade</em> parmi les socialistes français n&#8217;a pas commencé avec la Révolution russe. Le <em>Dictionnaire d&#8217;étymologie</em> de Larousse indique que le sens politique du mot est né bien avant, en 1790.</p>
<p style="text-align: justify;">La surabondance du terme <em>camarade</em> (<em>tovarisch</em>) est plus une caractéristique de films stéréotypant les Soviétiques qu&#8217;un reflet de la réalité : le terme était finalement peu utilisé dans le langage courant en Union soviétique (où l&#8217;adresse à la personne la plus répandue fut <em>(jeune) homme</em> ou <em>(jeune) femme</em>), mis à part dans les documents officiels et les discours formels, en particulier dans l&#8217;armée.</p>
<p style="text-align: justify;">La camaraderie est donc une forme d&#8217;entente qui existe entre diverses personnes unies par des rapports d&#8217;âge, d&#8217;amitié, de profession ou de centres d&#8217;intérêts pour se soutenir et se prôner mutuellement. Les synonymes les plus courants au mot camaraderie sont amitié, solidarité, fraternité&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Petit Larousse signale l&#8217;amitié et la camaraderie sont des formes d&#8217;égalité comparable à la justice : chacun rend à l&#8217;autre des bienfaits semblables à ceux qu&#8217;il a reçus. Les amis seraient ainsi ceux qui sèchent vos larmes, et c&#8217;est déjà  important, mais les vrais ou grands amis seraient ceux qui les empêchent de couler.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une petite histoire que d&#8217;aucun connaitra très probablement et qui n&#8217;est pas entrée en désuétude.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un jour un sachet de clous et lui dit d&#8217;en planter un dans la barrière du jardin à chaque fois qu&#8217;il perdrait patience ou se disputerait avec quelqu&#8217;un. Le premier jour, il en planta 37. Les semaines suivantes, il apprit progressivement à se contrôler, et le nombre de clous plantés diminua jour après jour.<br />
Finalement arriva un jour où le garçon ne planta rien. Alors, il alla voir son père et lui annonça la grande nouvelle. Son père lui dit alors d&#8217;enlever un clou pour chaque jour où il n&#8217;aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et le petit garçon put dire à son père qu&#8217;il n&#8217;y avait plus de clous sur la barrière. Alors le père le conduisit devant la barrière et lui dit :<br />
Mon fils, tu t&#8217;es bien comporté, mais regarde les trous qu&#8217;il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais plus comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu&#8217;un, tu lui laisses une blessure comme celle-là. Peu importe le nombre de fois où tu t&#8217;excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait parfois plus mal qu&#8217;une blessure physique&#8230; Les amis sont des bijoux rares. Ils te font sourire et t&#8217;encouragent. Ils sont prêts à t&#8217;écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t&#8217;ouvrent leurs cœurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le &laquo;&nbsp;concept&nbsp;&raquo; de la camaraderie et/ou de l&#8217;amitié se veut lui simple dans son principe. Il se rapproche également de celui de bien d&#8217;autres types d&#8217;organisations politiques, associatives. Il est intéressant de revenir sur ce terme que l&#8217;on peut parfois être amené à utiliser sans véritablement avoir eu la curiosité d&#8217;en fouiller le sens complet.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit de rassembler des personnes de bonne et de saine volonté et dotées d&#8217;une éthique solide, puis de développer entre-elles l&#8217;amitié par des relations suivies (c&#8217;est l&#8217;assiduité), par des activités menées en commun dans un esprit de gratuité au service de la communauté humaine, qu&#8217;elle soit locale, nationale ou mondiale. Le parti socialiste pourrait aussi en être une illustration puisqu&#8217;il &laquo;&nbsp;se veut&nbsp;&raquo; universaliste et trouve ses réceptacles de la sphère locale jusqu&#8217;à la sphère internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du &laquo;&nbsp;Club Rotary&nbsp;&raquo;, son fondateur, Paul Harris, cherchait à créer dans le Chicago du 20ème siècle un noyau de camarades, tels des responsables honnêtes et de bonne volonté, s&#8217;épaulant, hors toute &laquo;&nbsp;combine&nbsp;&raquo; pour y créer un climat sain que celui qui prévalait alors.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la camaraderie est une fleur fragile. Elle ne peut se développer et subsister que dans un environnement ou une ambiance favorable. La camaraderie suppose donc tout d&#8217;abord l&#8217;estime mutuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce préalable étant assuré, il faut ensuite que chacun, individuellement et collectivement, respecte l&#8217;ami, le camarade, ses sentiments, ses droits, ses idées, son intégrité morale et physique. Respecter l&#8217;ami, le camarade, signifie que l&#8217;on obéit, dans ses relations avec lui à quelques règles et que l&#8217;on y accepte quelques contraintes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir, cette phrase extraite du &laquo;&nbsp;Petit Prince&nbsp;&raquo; de St-Exupéry : <em>&laquo;&nbsp;Les hommes n&#8217;ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n&#8217;existe point de marchands d&#8217;amis, les hommes n&#8217;ont plus d&#8217;amis.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Les socialistes s&#8217;opposent aux ventes à la découpe de l&#8217;éducation, réaffirmons l&#8217;impérieuse nécessité d&#8217;une laïcité intransigeante</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 20:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;avais écrit il y a quelques jours un article pour remercier Michèle Delaunay de son travail d&#8217;opposition sur la loi Carle. Avec plusieurs amis, du local au national et par des biais multiples, nous avons œuvré pour convaincre les députés socialistes de prolonger leur refus de la loi Carle par un indispensable recours devant le Conseil Constitutionnel. ne pas le faire eu été en effet un renoncement qui serait revenu à voter cette loi scélérate. Je crois que nous pouvons dire que nous avons remporté une forme de victoire. Toutes les associations et leurs représentants, tous les relais de défense de la laïcité, souvent discrets peuvent être remerciés de leur travail car ils ont eu à n&#8217;en pas douter une influence déterminante sur le choix des socialistes de solliciter l&#8217;avis du Conseil Constitutionnel sur la Loi Carle. Comme quoi le travail paye quelquefois. Je veux penser que chacun à notre niveau et selon nos moyens, nous avons été utiles. Il me semble que nous avons contribué également à aider les députés socialistes qui militaient en faveur de ce recours, isolés face à certains fileux. Ce soir, on peut rendre hommage aux parlementaires socialistes qui ont bataillé, notamment Michèle Delaunay. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&#8217;avais écrit il y a quelques jours un article pour remercier Michèle Delaunay de son travail d&#8217;opposition sur la loi Carle. Avec plusieurs amis, du local au national et par des biais multiples, nous avons œuvré pour convaincre les députés socialistes de prolonger leur refus de la loi Carle par un indispensable recours devant le Conseil Constitutionnel. ne pas le faire eu été en effet un renoncement qui serait revenu à voter cette loi scélérate.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-927" title="modification-loi-1905" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/10/modification-loi-1905-300x268.jpg" alt="modification-loi-1905" width="300" height="268" />Je crois que nous pouvons dire que nous avons remporté une forme de victoire. Toutes les associations et leurs représentants, tous les relais de défense de la laïcité, souvent discrets peuvent être remerciés de leur travail car ils ont eu à n&#8217;en pas douter une influence déterminante sur le choix des socialistes de solliciter l&#8217;avis du  Conseil Constitutionnel sur la Loi Carle. Comme quoi le travail paye quelquefois. Je veux penser que chacun à notre niveau et selon nos moyens, nous avons été utiles. Il me semble que nous avons contribué également à aider les députés socialistes qui militaient en faveur de ce recours, isolés face à certains fileux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir, on peut rendre hommage aux parlementaires socialistes qui ont bataillé, notamment Michèle Delaunay. Elle pourrait être inspirée de prolonger son engagement précieux par une conférence régionale &laquo;&nbsp;Laïcité 2009 : Renaissance de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale&nbsp;&raquo;, comme je le lui ai d&#8217;ailleurs suggéré. Les socialistes s&#8217;honoreraient à organiser un tel événement à Bordeaux avant la fin de l&#8217;année, cette ville est un haut lieu historique de certaines luttes,  un haut lieu des Lumières également. C&#8217;est une proposition que je fais donc ouvertement à la fédération du Parti Socialiste de la Gironde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous le voyons bien, dans tous les domaines de la vie publique la laïcité est au cœur de l&#8217;actualité mais elle est aussi au cœur des attaques de la sphère publique. Notre vigilance ne doit pas diminuer.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet va très vite revenir parle biais du recours au conseil constitutionnel mais aussi par l&#8217;entremise de la mission parlementaire dite &laquo;&nbsp;sur la burqa&nbsp;&raquo;. Il est très important d&#8217;avoir des débats là dessus car ils peuvent nous éclairer, enrichir nos points de vue et nous faire appréhender certaines facettes d&#8217;un sujet que l&#8217;on pourrait négliger. J&#8217;ai moi-même évoluer sur cette question après des échanges avec certains associatifs, et élus. Au final, c&#8217;est Marc Blondel qui aura à priori scellé mon sentiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous livre son point de vue, essentiel selon moi.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p><em>&laquo;&nbsp;La question du port de la Burqa dans la rue. Indiquons tout d’abord notre étonnement que l’on puisse discuter de ce vêtement sans débattre de tous les autres vêtements prescrits par les autres religions.</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;il est indéniable que le port imposé de la burqa ou du niqab est un symbole de l’oppression. Mais en quoi le port de la soutane pour les prêtres, de la robe de bure pour les moines, de la robe et de la cornette pour les religieuses, du schtreimel, du spodik ou du caftan pour certains juifs est-il moins oppressif que le port de la burqa pour certaines musulmanes ?</em></p>
<p><em>Rappelons que ce sont toujours les dictatures qui ont voulu imposer un mode de vie et des modes vestimentaires. En 1872, le tsar </em><em>Alexandre II a interdit, en Pologne, alors sous occupation russe, le port des papillotes et des longs manteaux (costume traditionnel) pour les juifs. Le Code civil de Napoléon Ier interdisait le port du pantalon pour les femmes. De 1967 à 1974, la Grèce des colonels a interdit les cheveux longs et la minijupe. L’Histoire regorge de ces tentatives totalitaires de vouloir régenter la vie des gens.</em></p>
<p><em>Interdire le port de la burqa, dans la sphère privé, est attentatoire aux libertés individuelles et démocratiques. Il semble aussi que nous soyons désormais dans une logique qui tend à restreindre toujours davantage la liberté de comportement des personnes. La population est toujours davantage surveillée, contrôlée, fichée. L’Histoire montre aussi qu’en renforçant sans cesse les pouvoirs du Pouvoir, on diminue toujours les libertés démocratiques des citoyens, les Elus républicains que vous êtes, ne peuvent être insensibles à cet environnement.</em></p>
<p><em>Et maintenant, la puissance publique va décréter comment les gens doivent s’habiller dans la rue ? Notre pratique de l’engagement politique et militant nous conduit, ensuite, à nous interroger : Comment ferez-vous appliquer cette décision, en cas de refus des personnes ? Une telle décision est à la fois inapplicable et source d’affrontements considérables. Le rôle du</em> <em>législateur n’est pas d’allumer des brûlots, mais de permettre que chacun puisse vivre en paix, selon ses choix et ses éventuelles convictions.</em></p>
<p><em>Le concept ne doit jamais précéder la preuve. Récusons les acrobaties juridiques de ceux qui, voulant interdire la burqa, et la seule burqa, pour les femmes musulmanes, en viennent à inventer des catégories juridiques aussi fumeuses qu’inexistantes.</em></p>
<p><em>Ainsi, certains tentent de remplacer la notion de </em><em>« sphères » publique et privée par la notion </em><em>« d’espaces » public et privé. La loi de 1901 a codifié la sphère privée et la loi de 1905 a délimité la sphère publique. Cette tentative de substitution lexicale n’est pas neutre. Le mot <strong>sphère</strong> –qui en géométrie est une figure correspondant à une surface fermée et qui au sens figuré, est donc un domaine limité, une étendue restreinte. Alors que <strong>l’espace</strong>, philosophiquement, serait un milieu idéal indéfini ; par exemple, l’immensité de l’espace céleste ou le champ de l’imagination. L’espace est indéfini par nature. En inventant, littéralement, la notion d’espace public dans lequel devrait s’appliquer la laïcité, uniquement d’ailleurs pour les musulmanes, on élargit tellement le principe de laïcité qu’on le rend inopérant. En étant partout, la laïcité ne serait plus nulle part. La laïcité est une frontière, avec de telles dispositions, on abolirait cette frontière qui est garante de la liberté de conscience pour tous.</em></p>
<p><em>Cela serait appliquer la définition théologique du Saint-Esprit à la nécessaire séparation des Eglises et de l’Etat : </em><em>« la circonférence est nulle part, le noyau partout et l’Esprit souffle où il veut .&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Rappelons quelques principes essentiels</span> :<br />
<img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://www.fnlp.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La laïcité n’est pas une philosophie ni un art de vivre, sinon elle s’apparenterait à une religion, c’est un mode d’organisation politique des institutions. Elle vise, par la séparation des Églises et de l’État (loi de 1905), à distinguer institutionnellement le domaine de l’Administration et des services publics du domaine privé de la vie des citoyens.<br />
<img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://www.fnlp.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> La laïcité, comme principe politique d’organisation, s’applique aux institutions et non aux individus. C’est cette claire distinction, mise en œuvre par la loi sur la liberté d’association du 1er juillet 1901, et par la Loi du 9 décembre 1905 qui garantit la non-ingérence des conceptions métaphysiques dans le domaine public pour mieux garantir la liberté d’opinion et de comportement dans le domaine privé.</p>
<p>Dans cette acception, il est logiquement républicain et laïque d’interdire tout signe d’appartenance religieux à l’École publique et pour les agents du service public. C’est ce qu’ont fait la loi Goblet de 1886, la Loi de 1905 et les circulaires Jean Zay de 1936 et 1937. En revanche, la loi n’a pas à dicter les modes vestimentaires dans le domaine privé, ou tout autre comportement, tant que ceux-ci ne sont pas une menace pour la vie d’autrui.</p></div>
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		<title>Rénovation à PS City</title>
		<link>http://www.yannickserrano.fr/2009/09/28/renovation-a-ps-city/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=renovation-a-ps-city</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 15:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &#171;&#160;Enfin&#160;&#187;, certains diront, &#171;&#160;un peu tard&#160;&#187; ou &#171;&#160;de quelle façon&#160;&#187; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle. Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &#171;&#160;post-reimsoises&#160;&#187; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &#171;&#160;battre Nicolas Sarkozy&#160;&#187; (les mots sont importants), de &#171;&#160;TSSR&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas lui&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas elle&#160;&#187;, de &#171;&#160;attention à celui-là&#160;&#187;&#8230; Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant. Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &laquo;&nbsp;Enfin&nbsp;&raquo;, certains diront, &laquo;&nbsp;un peu tard&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;de quelle façon&nbsp;&raquo; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-888" title="democratie-1600x1200_12284161111" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/democratie-1600x1200_12284161111-241x300.jpg" alt="democratie-1600x1200_12284161111" width="241" height="300" />Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &laquo;&nbsp;post-reimsoises&nbsp;&raquo; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &laquo;&nbsp;battre Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo; (les mots sont importants), de &laquo;&nbsp;TSSR&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas lui&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas elle&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;attention à celui-là&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des querelles d&#8217;ambitions habituelles mais sans perdre le sens de l&#8217;intérêt général le plus souvent. Ils conduisent des politiques de territoires, de services et de projets bien souvent remarquables, disons au moins intéressantes. Ils en ont même la reconnaissance de la majorité de leurs concitoyens puisqu&#8217;ils dirigent une grande majorité des régions, des départements et des communes et que lors de toutes les élections partielles, ils sont soient reconduits ou élus, hors d&#8217;infimes cas assez particuliers.  Ils n&#8217;en oublient pour autant pas de &laquo;&nbsp;serrer au maximum les castings&nbsp;&raquo; pour éviter que des intrus entrent dans le bal des prétendants. Grosso modo, il faudrait être ingrat pour ne pas leur attribuer un satisfécit global.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a qu&#8217;à prendre le cas de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine pour s&#8217;en convaincre. Autant Philippe Madrelle qu&#8217;Alain Rousset ont d&#8217;excellents bilans  quelles que soient les opinions  personnelles des uns ou des autres. Ils conduisent des politiques innovantes, ils savent mettre en œuvre le principe de développement équilibré des territoires, ils favorisent le développement rural, ils développent des politiques de solidarité tous azimuts, ils savent renforcer l&#8217;attractivité économique de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine.<span id="more-864"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au plan national, c&#8217;est par contre comme au casino &laquo;&nbsp;rien ne va plus&nbsp;&raquo; tant et si bien que n&#8217;importe quel français si vous l&#8217;interrogez, qu&#8217;il soit socialiste ou pas, vous dira en quelque sorte &laquo;&nbsp;y&#8217;en a marre de cette zizanie&nbsp;&raquo;? Bref, ils attendent, et à juste titre autre chose des socialistes. Pourtant, j&#8217;en suis le témoin, le travail des parlementaires socialistes est bien souvent riche, très productif sur tous les sujets et relativement exemplaire en terme d&#8217;opposition au gouvernement. Ce qui confine le travail colossal qui est conduit à son sort actuel relève de la même chose que ce qui gangrène &laquo;&nbsp;l&#8217;institution PS&nbsp;&raquo; au plan national, les querelles d&#8217;ambitions ou d&#8217;égos.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat en est que le travail des socialistes ne possède pas la lisibilité ni la légitimité nationale qu&#8217;il mériterait pourtant. Les médias qui sont souvent accusés de ne pas couvrir réellement les sujets comme il conviendrait ont une évidente responsabilité mais enfin bon, pouvons-nous objectivement les blâmer sans cesse alors que nous nous offrons sans cesse en pâture pour un spectacle bien plus vendeur en terme de tirage&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion permanente, la créativité d&#8217;un PS qui était autrefois une porte ouverte sur le monde se sont envolés. L&#8217;agitation d&#8217;idées a laissé place à l&#8217;agitation des égos et comme le dirait un ami dont je tairai le nom, <em>&laquo;&nbsp;au PS, y&#8217;a un nombril qui se réveille chaque jour&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry voit peser sur ses épaules l&#8217;immense responsabilité de mettre en œuvre une vraie révolution socialiste  à tous les niveaux sous peine de voir exploser ce parti auquel je suis sûr que les français restent malgré tout attachés. Avouons que la tâche est sacrément compliquée et que sur la ligne de départ, certains ont lesté le sac à dos&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ségolène Royal, elle aussi, portera une immense responsabilité, quoi qu&#8217;il advienne, sur la suite des événements. Quelles que soient ses raisons réelles ou supposées d&#8217;être insatisfaite du résultat de Reims, son devoir, sa responsabilité de socialiste aurait dû être de favoriser la réussite d&#8217;un PS auquel elle doit tout, quoi qu&#8217;elle dise. Car favoriser la réussite du PS ne l&#8217;aurait pas mise &laquo;&nbsp;hors jeu&nbsp;&raquo; mais lui aurait ouvert la voie au contraire. Au lieu de cela elle s&#8217;est enferrée dans une logique de dépassement comme elle le dit elle même et d&#8217;alliance à droite. L&#8217;histoire le retiendra, j&#8217;en suis convaincu, quoi qu&#8217;il advienne pour notre cher PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a le fond, les &laquo;&nbsp;vraies choses&nbsp;&raquo; qui devraient nous intéresser toutes et tous. Imaginer gagner demain, OK. Pour quoi ? Comment ? Avec qui ensuite ? Bref, non un programme mais le projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel projet inventer pour ce que peut ou doit être le socialisme du 21ème siècle ? Sur la base de quelles valeurs inventer ce projet ? Avec quelle espérance nationale et universelle inventer un projet ? Avec quelles inspirations territoriales, locales inventer un projet ? Quelle visée humaniste doit guider le projet socialiste du 21ème siècle ? Quelle place veut offrir le socialisme à tous les hommes et à toutes les femmes de toutes origines le projet de demain et surtout comment ? Comment le projet socialiste peut-il ou veut-il organiser le développement mondial et pas seulement national ? Comment le projet socialiste global peut-il offrir au pays et au monde une réconciliation avec son environnement ? Comment le socialisme veut-il organiser la création de richesses par tous et pour tous ? Comment le projet socialiste peut-il mettre à contribution chacun, équitablement, en fonction de sa capacité ? comment le projet socialiste peut-il réconcilier les générations en permettant à chacune d&#8217;améliorer son sort ?&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, vous m&#8217;aurez compris la rénovation ne prend pour le moment pas encore le bon chemin. Alors je livrerai ici comme une contribution militante ma réponse au questionnaire sur lequel les socialistes doivent se prononcer le 1er octobre au soir&#8230; (<span style="text-decoration: underline;">mes réponses en italique et gras</span>)</p>
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<h3 style="text-align: center;"><strong>Consultation militante : le questionnaire</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1.Les primaires ouvertes</strong></span><br />
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La véritable primaire ouverte réside dans le premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Tant que notre pays n&#8217;aura pas profondément rénové sa démocratie en l&#8217;orientant vers une république parlementaire et donc collégiale, nous ne pouvons nous orienter vers ce système qui est un piège dont nous avons déjà vu les méfaits en Italie notamment. ce système nous est proposé par les tenants d&#8217;une alliance à droite et qui ne veut pas dire son nom. Comment accepter de donner mandat aux instances nationales, de façon volontairement floue?&#8230; on ne peut accepter de se prononcer sur un principe dont les modalités exactes ne sont pas définies et alors que la ligne politique n&#8217;est même pas déterminée. S&#8217;il s&#8217;agissait de constituer un véritable front populaire des forces de gauche, alors peut-être serait-il possible de reconsidérer cette question. en l&#8217;état actuel des choses, cette question est un piège dont le PS sortira laminé à la fin. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La question est éminemment piégeuse. On nous dit &laquo;&nbsp;les forces de gauche qui le souhaitent&nbsp;&raquo;. On en revient à la ligne politique non définie et au projet encore inexistant. J&#8217;en fais la lecture suivante, on va partir sur une plateforme programmatique qui ne sera pas à même d&#8217;opérer un rassemblement de toutes les forces de gauche pour mieux nous dire ensuite &laquo;&nbsp;ils n&#8217;ont pas voulu&nbsp;&raquo; et nous conduire incidemment avec ceux qui voudront bien&#8230; le Modem ?&#8230; Tout cela pour ensuite revendiquer un mandat des militants qui auraient validés cela et désirés l&#8217;orientation définitive vers un socialisme mou et libéral ? La question peut être posée.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2- Le non-cumul des mandats</strong></span><br />
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative des seules lois limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.<br />
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur la question du non cumul des mandats, je suis assez favorable à une limite du cumul mais ayant pratiqué de près la collaboration avec des élus divers, je puis garantir qu&#8217;il ne serait pas souhaitable de couper le lien entre le local et le national pour les parlementaires. Selon moi, un parlementaire disposant d&#8217;un mandat local ne reste que mieux en prise avec les réalités citoyennes de proximité ainsi qu&#8217;avec les réalités qui touchent les collectivités locales. En outre, engager cette démarche sans que ce soit une loi qui l&#8217;impose à toutes les formations politique, c&#8217;est enclencher la &laquo;&nbsp;machine à perdre&nbsp;&raquo;. Nous aurions un fourmillement de candidatures nouvelles et de moindre notoriété alors que nos adversaires ne se priveront pas de présenter des candidat(e)s clairement identifiés&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur ce point, j&#8217;avais rédigé en 2005 une proposition visant à rendre impossible l&#8217;exercice du même mandat plus de deux fois successivement. Sur ce principe, on pourrait être Maire durant deux mandats, conseiller général ou régional durant deux mandats, député ou sénateur durant deux mandats&#8230; mais ne jamais exercer au delà. Cette proposition présenterait pour moi l&#8217;avantage de permettre à des élus de poursuivre un investissement public de long ou très long terme tout en permettant une meilleure oxygénation des différentes collectivités ou des assemblées parlementaires. La proposition du PS est nettement moins ambitieuse mais elle va dans le bon sens.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>3- La parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Si le principe de la parité est un essentiel et louable, je suis en désaccord avec ce qui pourrait devenir doctrinaire et contreproductif en mettant de côté les critères de compétences et bien d&#8217;autres. Cette opinion fera probablement débat, mais j&#8217;estime que cette proposition peut un jour nous conduire à devoir appliquer d&#8217;autres &laquo;&nbsp;quotas&nbsp;&raquo; au titre de je ne sais quelle minorité ou communauté, quelle qu&#8217;en soient les fondements. C&#8217;est adopter indirectement et de façon éloignée, l&#8217;idée non pas d&#8217;une communauté nationale mais d&#8217;un agrégat de micro-communautés.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;<strong><br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Je rajouterai une chose. combien de militants ou même d&#8217;élus ont-ils en mémoire des candidat(s) battu(e)s car désigné(e)s au titre de la parité et pourtant moins bien implantés localement et disposant de chances de victoires plus faibles ?&#8230; Les réalités locales doivent primer sur les autres questions. En outre , la désignation de candidat(e)s par les instances internes au nom du principe de parité ne permet souvent pas que s&#8217;exprime la démocratie militante, assez souvent sage et connaisseuse de ses propres territoires. De plus, cela entraîne certains marchandages nationaux ou locaux qui sont néfastes selon moi.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Limiter le cumul des mandats dans le temps suffirait à répondre à l&#8217;objectif visé sans avoir à entrer dans des questions touchant immanquablement aux communautés, minorités&#8230;<br />
</em></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">4. Pour une démocratie interne aboutie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nul besoin d&#8217;argumentation. Du sang neuf !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>En clair, on nous propose de nous enfumer et de donner mandat pour cela&#8230; personnellement, je donne mandat sur des choix clairs, pas sur des approximations !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>5. Pour des règles d’éthique</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.1: Êtes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur le principe on ne peut qu&#8217;y être favorable, mais là encore, il nous faudrait donner mandat sur du vent !&#8230; Que l&#8217;on nous propose une ou deux solutions techniquement claires et nous pourrons alors choisir&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Alors là, on peut dire que c&#8217;est le bouquet final ! on va nous faire croire que l&#8217;on ne dispose des moyens depuis des décennies d&#8217;avoir des scrutins internes fiables ?&#8230; En restant poli, ne serait-ce pas se moquer du monde ?&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
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		<item>
		<title>Quand le nouveau site de Ségolène Royal fait le &#171;&#160;buzz&#160;&#187; et que Pierre Desproges se rappelle à nous</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 15:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;actualité de la semaine a été en partie occupée par la sortie du nouveau site Désirs d&#8217;Avenir, de Ségolène Royal. Il faut dire que dame Ségolène avait fait une publicité colossale sur la sortie de son nouveau site en la couplant à sa réponse concernant un livre polémique sur le dernier congrès de Reims. J&#8217;ai moi-même tenté, à l&#8217;heure dite de me connecter sur le fameux site en étant incrédule devant l&#8217;aspect figé et d&#8217;un autre temps de la réalisation &#171;&#160;révolutionnaire&#160;&#187;. Je me suis dit que ce n&#8217;était pas possible, je n&#8217;étais pas le seul puisque tous les médias, les journaux ont parlé de cela. L&#8217;agence CB News en a même fait une place de choix dans son actu vidéo de la semaine en montrant une parodie d&#8217;un film, lui aussi dans l&#8217;actu (Apocalypse) qui était détourné pour parler de désirs d&#8217;avenir sous un regard caustique mais au combien marrant pour beaucoup de gens. C&#8217;est donc volontairement que je ne fais pas de liens, mes lecteurs besogneux taperont les bons mots clés dans google pour dénicher tout cela&#8230; A ma grande stupéfaction, cette vidéo a soulevé l&#8217;ire de certains esprits étriqués, pas nombreux je vous rassure, 3 exactement. Cela m&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&#8217;actualité de la semaine a été en partie occupée par la sortie du nouveau site Désirs d&#8217;Avenir, de Ségolène Royal. Il faut dire que dame Ségolène avait fait une publicité colossale sur la sortie de son nouveau site en la couplant à sa réponse concernant un livre polémique sur le dernier congrès de Reims. J&#8217;ai moi-même tenté, à l&#8217;heure dite de me connecter sur le fameux site en étant incrédule devant l&#8217;aspect figé et d&#8217;un autre temps de la réalisation &laquo;&nbsp;révolutionnaire&nbsp;&raquo;. Je me suis dit que ce n&#8217;était pas possible, je n&#8217;étais pas le seul puisque tous les médias, les journaux ont parlé de cela. L&#8217;agence CB News en a même fait une place de choix dans son actu vidéo de la semaine en montrant une parodie d&#8217;un film, lui aussi dans l&#8217;actu (Apocalypse) qui était détourné pour parler de désirs d&#8217;avenir sous un regard caustique mais au combien marrant pour beaucoup de gens. C&#8217;est donc volontairement que je ne fais pas de liens, mes lecteurs besogneux taperont les bons mots clés dans google pour dénicher tout cela&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A ma grande stupéfaction, cette vidéo a soulevé l&#8217;ire de certains esprits étriqués, pas nombreux je vous rassure, 3 exactement. Cela m&#8217;a par contre valu de nombreux témoignages de franche rigolade par des mails que j&#8217;ai reçu de personnes de toutes sensibilités et quelques commentaires savoureux, publiés ici mais effacés depuis. Je suis toujours étonné quand quelques personnes qui revendiquent un certain esprit critique sur la société, même une forme de capacité à &laquo;&nbsp;réfléchir&nbsp;&raquo; sont à ce point &laquo;&nbsp;choquées&nbsp;&raquo; de bout de films humoristiques qui sont fait sur le web. Il m&#8217;arrive d&#8217;attendre la même indignation de ces gens sur des sujets ô combien plus sérieux et sur lesquels j&#8217;ai pu écrire des billets autrement plus sérieux et significatifs, eux. Mais souvent rien ne vient.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme quoi l&#8217;indignation est à géométrie variable et bien souvent concentrée sur des sujets bassement puérils alors que sur des thèmes bien forts comme la <a href="http://www.yannickserrano.fr/?s=laicit%C3%A9" target="_blank">laïcité</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/07/30/letouffement-de-la-democratie-par-le-bas/" target="_blank">l&#8217;affaiblissement programmé de la démocratie</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/07/12/voiles-foulards-et-autres-artifices-une-question-degalite-de-laicite-et-de-citoyennete/" target="_blank">les tentatives de communautarisation de notre pays</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/05/15/toutes-les-libertes-passent-par-la-liberte-de-la-presse/" target="_blank">la mise au pas de la liberté de la presse</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/04/28/etes-vous-volontaires-pour-le-dimanche/" target="_blank">le travail du dimanche</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/04/22/la-censure-arrive-pour-les-blogueurs/" target="_blank">la censure qui pointe son nez sur le web</a> (tiens donc), <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/03/26/les-departements-rejettent-en-totalite-le-rapport-%C2%AB-balladur-%C2%BB/" target="_blank">la réforme des collectivités</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/03/06/urgence-pour-la-penitentiaire-un-girondin-fer-de-lance-des-debats-parlementaires/" target="_blank">la réforme pénitentiaire</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/02/14/les-visiteurs-du-soir/" target="_blank">la souffrance des gens au quotidien</a>, <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/30/petite-ou-grande-histoire-de-greves-et-de-manifestations/" target="_blank">le mouvement social</a> et tant d&#8217;autres&#8230; on voit beaucoup moins souvent (chez les mêmes?) une aussi forte capacité d&#8217;indignation, de protestation et de commentaire&#8230; Alors je ne parlerai même pas de la capacité de propositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Allez, comme je suis beau joueur, je ne résiste pas à la tentation de vous montrer la vidéo de LCI qui a parfaitement couvert l&#8217;événement du site désirs d&#8217;avenir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Soyez rassurés, je continuerai à écrire, à critiquer (au sens positif du terme), à proposer et à défendre sur des sujets forts dont je ne doute pas qu&#8217;ils seront &laquo;&nbsp;épluchés&nbsp;&raquo; dans les moindres détails.</p>
<div><object id="wat_3022316" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="470" height="312" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="oasTag=TF1/infos/podcast/buzz/video/catchup&amp;playlistIdCustom=2372357&amp;recoTf1=http://www.tf1.fr/js/video/poursuite/0,,2944722-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsxNzcxODUyIDF9,00.js?1253292864&amp;unvId=1&amp;chaId=1771852&amp;conId=2944722&amp;permalink=http://tf1.lci.fr/infos/podcast/buzz/0,,4760999,00-desirs-d-avenir-com-bug-ou-buzz-pour-segolene-royal-1ere-partie-.html" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.wat.tv/swfpu/8742287g1eTU23022316" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="wat_3022316" type="application/x-shockwave-flash" width="470" height="312" src="http://www.wat.tv/swfpu/8742287g1eTU23022316" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="oasTag=TF1/infos/podcast/buzz/video/catchup&amp;playlistIdCustom=2372357&amp;recoTf1=http://www.tf1.fr/js/video/poursuite/0,,2944722-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsxNzcxODUyIDF9,00.js?1253292864&amp;unvId=1&amp;chaId=1771852&amp;conId=2944722&amp;permalink=http://tf1.lci.fr/infos/podcast/buzz/0,,4760999,00-desirs-d-avenir-com-bug-ou-buzz-pour-segolene-royal-1ere-partie-.html"></embed></object></div>
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		<title>A nos amis socialistes qui parlent de primaires sans savoir de quoi ils parlent</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:54:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles. Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme. En incluant notamment le question des primaires. Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie. Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens. Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-844" title="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps-300x174.jpg" alt="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" width="300" height="174" />Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme.<span id="more-836"></span> En incluant notamment le question des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité  de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à  des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un système miraculeux. Même si cela peut ressembler à une sorte de progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, nous n&#8217;appliquons ni le régime présidentiel, ni le régime d&#8217;assemblées. Il ne faut pas se tromper de contexte, ou alors, il faut le dire !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons essayé l&#8217;adhésion à 20 euros, sans que le succès ait été au rendez vous de leur initiateur, qui, ensuite, a voté la réforme incomplète voulue par le président Sarkozy. On nous propose maintenant le suffrage censitaire à 2 euros. Ambition, ou régression ?</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la Ve république fait débat : si elle permet à l&#8217;exécutif de s&#8217;appuyer durablement sur une majorité parlementaire stable, elle ne répond plus à certaines exigences liées, soit à son propre fonctionnement, soit à l&#8217;évolution générale du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les modes de désignation des candidats se sont révélés critiquables , mais, du moins, étaient-il légitimes. En revanche, les primaires à l&#8217;italienne qui nous sont proposées, et qui se situent dans un contexte de structuration de l&#8217;offre politique et de nature du mandat différents n&#8217;auraient permis d&#8217;éviter ni le problème de 2002, ni celui de 2007.  Surtout, il n&#8217;interdirait en aucune façon, dans le futur, aux partis marginaux, au Front national ou au Modem de présenter leurs propres candidats, et ne garantirait en aucune façon le respect, le cas échéant, de leurs engagements par les alliés de l&#8217;ex gauche plurielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La constitution et les lois électorales actuelles organisent les pouvoirs de façon à ce que soit proposé aux électeurs un choix binaire (deux candidats au second tour de la présidentielle ; règles d&#8217;élimination des marginaux dans les seconds tours des autres élections ; mécanismes inspirés du parlementarisme rationalisé afin de délimiter clairement majorité et opposition). Toutefois, la constitution, tout en confirmant le rôle des partis, ne va pas au bout de la logique bipartisane que confirme pourtant depuis 1914 la tradition politique française, qui laisse fluctuer de façon constante une droite et une gauche proches de l&#8217;équilibre à chaque scrutin national.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;élection majeure, en France, concerne le président de la république, qui se fait à deux tours. Le premier permet de choisir son camp et le second, d&#8217;éliminer, le cas échéant, la peste ou le choléra. La France en a fait l&#8217;amère expérience en 1969 et surtout en 2002. Renforcer le clivage entre la droite et la gauche permettrait d&#8217;atténuer des risques aussi différents que celui de la fragilisation des coalitions majoritaires par leurs propres minorités (ce que n&#8217;évite pas le système italien) ou que celui de l&#8217;absence d&#8217;alternance, qui nous guette.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;instauration de primaires au suffrage universel rétablirait la logique initiale du système : il faudrait dissocier le premier tour du second pour transformer le premier en véritables primaires, sans autrement modifier le second tour de l&#8217;élection au suffrage universel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le premier tour serait transformé en véritables primaires : les candidats s&#8217;inscriraient, soit au titre de la droite, soit au titre de la gauche à un scrutin au suffrage universel à un tour ayant pour objet de désigner les deux candidats restant en lice pour l&#8217;élection proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendre constitutionnelle cette nouvelle règle rendrait impossible le parasitage des « primaires à l&#8217;italienne », que l&#8217;on nous propose, par des électeurs pouvant parfaitement venir de l&#8217;autre bord pour imposer le pire des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second tour, sans changement, et qui deviendrait un tour unique, institutionnaliserait ainsi le choix entre un candidat de droite et un candidat de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté  de faire admettre l&#8217;inscription dans la constitution des notions de droite et de gauche, bien que consacrées par notre tradition, ne résulterait que de l&#8217;opposition de ceux qui prétendent ne se reconnaître ni dans l&#8217;une ni dans l&#8217;autre. Marginales, ces oppositions ne suffiraient pas à faire obstacle à une telle réforme car les électeurs et les grands partis y trouveraient un avantage : maintenant lors des primaires l&#8217;offre politique dans sa totalité, le choix serait laissé aux électeurs, dans chaque camp, entre les partis ou les personnes ; l&#8217;élection proprement dite départagerait des candidats clairement identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que, de surcroît, depuis l&#8217;apparition de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène, la droite s&#8217;affirme sans complexe comme étant de droite, lève l&#8217;hypothèque du confusionnisme ambiant qui précédait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est évident que, faute d&#8217;avoir imaginé un tel dispositif avant la dernière réforme constitutionnelle et de l&#8217;avoir négocié à temps, ce qui aurait rendu l&#8217;ensemble du « paquet constitutionnel » unanimement acceptable, ce système n&#8217;est aujourd&#8217;hui pas réalisable. Encore faudrait-il en débattre dès aujourd&#8217;hui et l&#8217;inscrire dans le programme de la gauche, puis de gagner les élections et  de le mettre en œuvre dans la foulée.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette condition préalable, peu importe le mécanisme à mettre en place maintenant pour désigner le candidat unique de la gauche (que fut plusieurs fois François Mitterrand et que fut Lionel Jospin au second tour des élections de 1995, sans aucune sorte de primaire), pourvu qu&#8217;il soit bon. L&#8217;essentiel est de gagner donc, de bâtir un programme sur des valeurs solides, incluant cette réforme de fond, seule démarche permettant de gagner la confiance de nos concitoyens davantage que d&#8217;entretenir leur insatisfaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, pour y parvenir, il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l&#8217;opposition.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/article/280809/nos-amis-socialistes-qui-parlent-de-primaires-sans-savoir-de-quoi-ils-pa" target="_blank">source Médiapart</a></em></h6>
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		<title>Les primaires : &#171;&#160;c&#8217;est suicidaire&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 08:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais Bernard Poignant, maire PS de Quimper (Finistère) et député européen revient sur le choix du parti socialiste d&#8217;avoir recours à des primaires qui s&#8217;étendraient à toute la gauche pour désigner un candidat aux prochaines présidentielles. Ces arguments sont intéressants et il a le mérite d&#8217;oser dire tout haut ce que beaucoup de socialistes pensent tout bas tout en n&#8217;osant (plus) le dire&#8230; J’ai beau retourner le sujet dans tous les sens, je n’arrive pas à voir le lien entre la technique des primaires pour choisir un candidat à l’élection présidentielle et la rénovation du parti qui la propose. Il y a même du masochisme dans l’air: c’est quand même osé de demander par référendum à des militants de bien vouloir abandonner leur seul vrai pouvoir. Quand un parti veut se rénover, il le fait par la pensée, pas par la primaire. La solution n’est pas la fuite vers l’extérieur quand le problème est à l’intérieur. Quand il s’agit de “primaires ouvertes et populaires”, selon la pétition lancée, le message relève du renoncement: choisissez un candidat, mais vous n’êtes pas obligé de prendre un socialiste! Quand on sait qu’en 2012, l’alternance passe forcément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais Bernard Poignant, maire PS de Quimper (Finistère) et député européen revient sur le choix du parti socialiste d&#8217;avoir recours à des primaires qui s&#8217;étendraient à toute la gauche pour désigner un candidat aux <a href="http://www.liberennes.fr/libe/2009/09/le-socialiste-bernard-poignant-hostiles-aux-primaires.html" target="_blank">prochaines présidentielles.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces arguments sont intéressants et il a le mérite d&#8217;oser dire tout haut ce que beaucoup de socialistes pensent tout bas tout en n&#8217;osant (plus) le dire&#8230;<br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-810" title="n1043139785_30003575_3698" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/n1043139785_30003575_3698-201x300.jpg" alt="n1043139785_30003575_3698" width="201" height="300" /><strong>J’ai beau retourner le sujet dans tous les sens, je n’arrive pas à voir le lien entre la technique des primaires pour choisir un candidat à l’élection présidentielle et la rénovation du parti qui la propose.</strong> <strong>Il y a même du masochisme dans l’air: c’est quand même osé de demander par référendum à des militants de bien vouloir abandonner leur seul vrai pouvoir. </strong>Quand un parti veut se rénover, il le fait par la pensée, pas par la primaire. La solution n’est pas la fuite vers l’extérieur quand le problème est à l’intérieur. Quand il s’agit de “primaires ouvertes et populaires”, selon la pétition lancée, <strong>le message relève du renoncement: choisissez un candidat, mais vous n’êtes pas obligé de prendre un socialiste!</strong> Quand on sait qu’en 2012, l’alternance passe forcément par là, c’est suicidaire. Ce sera obligatoirement un socialiste, dira-t-on : mais alors c’est une forme de pensée hégémonique contraire à la rénovation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est sûre, <strong>la personne choisie ainsi s’éloignerait du Parti Socialiste</strong>. Elle ne lui devrait pas sa désignation. On l’a déjà vu en 2007. La candidate vivait son parti comme un handicap, voire un boulet. On connaît la suite. Pourquoi alors adhérer ? Autant payer sa petite somme tous les 5 ans, ça suffira bien, comme aux Etats-unis. Une primaire à l’américaine peut transformer une virtuelle rénovation en une réelle dissolution du Parti Socialiste. C’est ce qui est arrivé en Italie. La moindre des choses serait de s’inspirer des pays où il y a des partis socialistes et sociaux-démocrates plutôt que dans ceux où ils disparaissent.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, la proposition signe un <strong>terrible aveu de faiblesse</strong>. <strong>Faiblesse des dirigeants</strong> et notamment des “quadra”, incapables de dégager l’un d’entre eux ayant carrure présidentielle. <strong>Faiblesse des structures</strong>, surtout quand il s’agit d’organiser des scrutins sans cesse contestés. <strong>Faiblesse de l’adaptation d’un projet </strong>au nouvel état du monde. Car l’essentiel est là. Sauf à défendre la thèse d’une France repliée, enfermée, coupée du reste du monde, comment s’adapter dans la mondialisation avec une politique de gauche? De même Nicolas Sarkozy rendra une France endettée et déficitaire, que proposera la Gauche dans ce contexte? Promettre à tout va, satisfaire toutes les demandes manquera de crédibilité. Mieux vaudrait traiter ces questions à temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cela amène à se pencher sur les qualités nécessaires qu’il faut réunir pour devenir un Président de la République française crédible, cohérent, rassembleur, imprégné de l’histoire de France, connaisseur pointu de sa géographie et de ses institutions, reconnu et estimé dans le monde, plein de courtoisie dans les échanges et de sang-froid dans les crises, cultivé sans suffisance, proche des Français sans flatterie à leur égard. Une perle !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que faire alors ? Quelques principes doivent guider : <strong>les socialistes doivent avoir un candidat et ne pas prendre le risque d’en être privés. Il doit être choisi par les socialistes.</strong> De plus, les partenaires ont déjà fait savoir qu’ils auraient le leur. Ces socialistes doivent être les plus nombreux possible pour le choisir et en même temps discuter de son projet. S’il s’agit d’une question financière, <strong>le Parti Socialiste reçoit suffisamment d’argent public pour abaisser fortement ses cotisations</strong>, d’autant que celles-ci sont proportionnelles aux revenus. Finalement la rénovation consiste à améliorer le Parti Socialiste et non à prendre le risque de son évanescence. Car que se passera-t-il pour toutes les autres élections : on continue comme avant ou on fait des primaires ? <strong>Dire “j’ai rénové avec ma primaire présidentielle&nbsp;&raquo; et continuer ma petite cuisine pour le reste relève de l’hypocrisie. </strong>N’oublions pas l’article 4 de la constitution française : “Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage”. Ne tirons pas un trait sur le Parti Socialiste parce qu’il traverse une crise depuis le 21 avril 2002. <strong>N’oublions pas non plus le Président sortant</strong>. En ce moment, il consolide son parti pour 2012. Il n’est pas difficile de l’imaginer, sourire aux lèvres, assister pendant des mois à l’étalage d’une querelle de compétition car il n’y a pas de primaire de tendresse. <strong>Il lui suffira de reprendre certains arguments des candidats non retenus pour mettre une bûche dans le feu de la division</strong>. <strong>Et si les primaires étaient une forme de cadeau à Sarkozy ?</strong> A voir !</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, je l’espère, la Gauche aura, elle aussi, un Président sortant. Faudra-t-il lui imposer des primaires? <strong>Précisons alors que celles de 2012 ne valent que pour cette échéance, c’est-à-dire quand nous sommes en phase de conquête. </strong>Car il faudra bien changer nos statuts qui fixent la règle de désignation de notre candidat. Et les statuts ne se changent pas au gré des convenances. <strong>Je parie donc que, lorsque nous aurons un Président sortant, la rénovation consistera à ne pas en organiser </strong>pour ne pas lui infliger cette épreuve.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bernard Poignant</em></p>
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		<title>Henri Wéber répond à BHL</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 07:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &#171;&#160;manifesto&#160;&#187; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets. Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &#171;&#160;refondation&#160;&#187; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &laquo;&nbsp;manifesto&nbsp;&raquo; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener les combats politiques sur nos thèmes. J&#8217;en reparlerai prochainement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" src="http://images.google.fr/url?source=imgres&amp;ct=img&amp;q=http://www.lexpress.fr/medias/233/1-ps-congres-weber_427.jpg&amp;usg=AFQjCNE8-v0BWccq5jmuN0-WSelETQyFOw" alt="" width="351" height="235" />&laquo;&nbsp;Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la lourde défaite du Parti socialiste aux élections européennes a suscité en son sein, après un court délai de décence, un déchainement de critiques contre Martine Aubry, tandis que dans les médias retentissaient à nouveau les oraisons funèbres de la social-démocratie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le PS se meurt, le PS est mort&nbsp;&raquo;, s&#8217;exclame, comme en 1993, comme en 2002, un chœur bigarré de fossoyeurs trop pressés. &laquo;&nbsp;Le PS est dans la situation du PC à la fin de années 70&#8243; diagnostique le docteur BHL. Reprenant la vieille idée fixe de Jean-François Kahn1, l&#8217;ex-nouveau philosophe invite le PS à se dissoudre. &laquo;&nbsp;Il doit disparaître au plus vite&nbsp;&raquo; clame-t-il dans le JDD du 19 juillet. Disparaître, riche idée! Mais pour mettre quoi à la place ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-François Kahn proposait le MoDem, de François Bayrou. BHL, quant à lui, se dispensant de toute réponse. &laquo;&nbsp;La dialectique y pourvoira&nbsp;&raquo;,  écrit-il dans le JDD du 19 juillet 2009. La dialectique a bon dos, elle ne pourvoira à rien. Il est facile de rayer d&#8217;un trait de plume un parti séculaire, profondément enraciné dans l&#8217;histoire et dans la société française et sans lequel il n&#8217;y a pas d&#8217;alternance possible dans notre pays. Il est très difficile de construire un parti équivalent, les Verts en savent quelque chose. C&#8217;est un travail de Titan, qui exige des décennies. Dissoudre le PS n&#8217;arrangerait que ses adversaires de droite, qui disposeraient dès lors d&#8217;une longue rente de situation dans l&#8217;occupation du pouvoir.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;assimilation  entre la crise d&#8217;agonie dans laquelle est entré le PCF à la fin des années 1970 et la crise de refondation que connait la social-démocratie européenne est grotesque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis communistes ont sombré avec la disparition de l&#8217;URSS et du marxisme soviétique auxquels ils s&#8217;étaient identifiés. Ceux d&#8217;entre eux, tel le PC italien, qui ont su prendre à temps leurs distances et se rallier à la social-démocratie ont survécu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce naufrage n&#8217;a pas affecté la sociale démocratie. En atteste la vague rose des années 1996-1997, qui porta au pouvoir 13 partis socialistes sur 15 en Europe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le socialisme démocratique s&#8217;est constitué à la fois contre le libéralisme économique -l&#8217;utopie délétère de la société de marché; et contre le totalitarisme léniniste- l&#8217;utopie meurtrière de la société parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes et sociaux-démocrates connaissent non pas une crise d&#8217;agonie, mais une crise de refondation, comme ils en ont  déjà subi et surmonté plusieurs dans leur longue et tumultueuse histoire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis avaient appris à maîtriser et à civiliser, au siècle dernier, un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd&#8217;hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée et vieillissante aussi, travaillée par un individualisme désormais désagrégateur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les politiques publiques et les moyens d&#8217;action  qu&#8217;ils avaient mis en œuvre pendant un demi-siècle sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la raison profonde de la  crise de la social-démocratie européenne. S&#8217;y ajoute, en France, -circonstance considérablement aggravante !-, une crise de leadership qui perdure depuis 2002.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis seront-ils capables de se donner les moyens théoriques, programmatiques, institutionnels de domestiquer et d&#8217;humaniser le nouveau capitalisme, comme ils ont su le faire en XXème siècle pour l&#8217;ancien ? De la réponse à cette question dépend leur avenir. Si elle est négative, comme le pensent (et l&#8217;espèrent) leurs adversaires et nombre de leurs prétendus amis, ces partis sont voués à un lent dépérissement, à l&#8217;instar, en France, de feu le Parti radical.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais on ne détruit que ce que l&#8217;on remplace. Ni les Verts, ni le PCF, ni le PG, ni les trotskystes, ne sont en mesure de se substituer, au PS, dans un avenir prévisible, comme principale force d&#8217;alternance et d&#8217;alternative.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si, au contraire, la réponse est positive, comme je le crois, ces partis retrouveront un nouveau souffle. Ce qui rend les partis mortels, c&#8217;est leur inaptitude à s&#8217;adapter aux nouvelles conditions historiques de leur action, dans la fidélité à leurs valeurs et aux grands objectifs qui les incarnent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes disposent de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour savoir rebondir. C&#8217;est le secret de leur longévité : le benjamin de la famille -le PS français- a 105 ans, le vétéran -le SPD allemand, plus de 130 ! </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tous les partis socialistes d&#8217;Europe sont à la recherche de nouvelles voies. L&#8217;échec de la &laquo;&nbsp;troisième voie&nbsp;&raquo; blairiste exige de réorienter, mais non d&#8217;interrompre leurs efforts.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il ne faut pas liquider le PS, mais le refonder : rénover ses idées, son projet, son programme, son organisation, ses pratiques. C&#8217;est à cela que s&#8217;est attelée courageusement Martine Aubry. C&#8217;est pour cela que nous la soutenons.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Que nous recommande, pour sa part,  BHL pour régénérer la gauche ? &laquo;&nbsp;De renouer avec l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, répond-il dans le JDD, c&#8217;est-à-dire avec &laquo;&nbsp;trois grands refus : l&#8217;antifascisme, l&#8217;anticolonialisme, l&#8217;anti totalitarisme.&nbsp;&raquo; On croit rêver !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le monde subit la crise économique, sociale, écologique la plus grave que le capitalisme ait connu depuis 1929, le chômage et le travail précaire explosent, le réchauffement climatique approche un point de non retour, et BHL nous exhorte à renouer avec l&#8217;antifascisme, l&#8217;anti colonialisme, l&#8217;anti totalitarisme ! Plutôt que de renouer des liens qui ne sont pas rompus, efforçons-nous de répondre aux préoccupations et aux aspirations des Français plongés dans la tourmente, et, en particulier, à celles des classes populaires et des classes moyennes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes doivent d&#8217;abord préciser et populariser leur stratégie de sortie de crise : Plan de relance, bouclier social, économie verte. Ils doivent élaborer une réforme en profondeur de l&#8217;économie et de la société internationales pour que pareil désastre ne se reproduise plus. Ils doivent parachever la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique, du féminisme, de l&#8217;individualisme culturel. Ils doivent promouvoir un nouvel internationalisme, car aucun des nouveaux défis qui nous assaillent n&#8217;a de solution au niveau national. Ce nouvel internationalisme s&#8217;incarne d&#8217;abord dans la relance et la réorientation de la construction européenne. Faire de l&#8217;Europe la première démocratie économique, écologique et sociale du monde, creuset d&#8217;une nouvelle Renaissance et levier d&#8217;une autre mondialisation : voilà l&#8217;utopie réaliste que les socialistes européens proposent à leurs peuples.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cette Europe volontaire sera nécessairement une Europe différenciée : les Etats qui veulent aller  plus loin et plus vite pour mettre en œuvre des politiques communes doivent pouvoir le faire. Ainsi réorientée, l&#8217;Union européenne pourra jouer un rôle primordial dans l&#8217;amélioration de la gouvernance mondiale et l&#8217;institution d&#8217;une nouvelle régulation du capitalisme. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les éléments du nouveau programme socialiste sont en gestation depuis dix ans. Ils ont pour nom : l&#8217;Etat social préventif, la sécurisation des parcours professionnels, l&#8217;économie verte, la transition vers la société de la Connaissance, la démocratie sociale et participative, l&#8217;accès de tous à l&#8217;Education et à la Culture, l&#8217;Europe-puissance, la mondialisation maîtrisée et solidaire&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Trois refondations</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce qui me rend optimiste, malgré la dureté des temps, sur les capacités de rebond des partis socialistes, c&#8217;est l&#8217;histoire de leur mouvement. Celle-ci permet  de déceler au moins trois refondations:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Les partis socialistes étaient initialement des partis ouvriers révolutionnaires, regroupés au sein de la IIème Internationale marxiste. Ils ont connu une première refondation dans les années 20 et 30 du siècle dernier, en réalisant la synthèse entre le libéralisme politique, le mouvement démocratique et la critique socialiste du capitalisme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils ont alors renoncé au recours à la violence, fût-elle de masse,  comme méthode de conquête du pouvoir et se sont ralliés à l&#8217;Etat de droit et au Parlementarisme, au prix de la scission communiste. Obtempérant à l&#8217;exhortation du grand Bernstein, ils ont osé paraître ce qu&#8217;ils étaient : des grands partis démocratiques de réforme sociale.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ils ont connu une seconde refondation, dans les années 50 et 60, mais dans les années 30 pour les Scandinaves, en rompant avec le collectivisme et en se ralliant à l&#8217;économie sociale de marché. Ils ont admis que, sous certaines conditions, les forces du marché et de la libre entreprise pouvaient être mises au service du progrès économique, social, culturel, démocratique. Ces conditions  sont l&#8217;existence d&#8217;un Etat démocratique avancé et celle d&#8217;une organisation puissante du mouvement ouvrier, politique, associatif et syndical. Les partis socialistes sont alors devenus des grands partis populaires de gouvernement, exerçant régulièrement le pouvoir. Ils ont cessé d&#8217;être des partis de classe pour devenir des &laquo;&nbsp;partis du peuple tout entier&nbsp;&raquo;, agissant sur la société au moyen de l&#8217;appareil d&#8217;Etat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ces partis sont engagés aujourd&#8217;hui dans une troisième refondation. Confrontés à la mondialisation capitaliste, ils doivent se constituer eux-mêmes en force transnationale, soucieuse de représenter et de défendre les intérêts et les aspirations des salariés européens, par delà leurs appartenances nationales. Ils doivent élaborer un programme, une stratégie une organisation, d&#8217;emblée à l&#8217;échelle continentale. L&#8217;adoption d&#8217;un  programme social européen les 7 et 8 décembre 2006 à Porto2, constitue un premier pas dans ce sens. Celle du Manifesto, adopté le 1er décembre 2008 à Madrid, à<br />
l&#8217;occasion de l&#8217;élection européenne, en représente un second. Mais, dans ce domaine,  l&#8217;essentiel reste à faire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au réchauffement climatique, à l&#8217;épuisement progressif des énergies fossiles, aux pollutions de l&#8217;eau, des terres, de l&#8217;air, à la déforestation et à l&#8217;appauvrissement de la biodiversité, les socialistes doivent intégrer à leur corps de doctrine et à leur programme l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique. Ils doivent devenir des partis éco-socialistes réalisant la synthèse entre la sensibilité sociale de la social-démocratie et les préoccupations<br />
environnementales des écologistes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés : démocratie médiatique et sondagière, mais aussi individualiste, sceptique et hyper marchande, les partis socialistes doivent transformer leur mode d&#8217;organisation et leur méthode d&#8217;action. Plus éduqués, mieux informés, les citoyens modernes ne sont plus disposés à donner carte blanche à leurs représentants pendant 5 ans. Ils aspirent à être davantage impliqués, associés aux décisions qui les concernent. La gauche a beaucoup œuvré, au siècle dernier, pour promouvoir la démocratie sociale. Elle doit instituer désormais<br />
la démocratie participative. </em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La social-démocratie européenne, et en son sein le Parti socialiste français, sauront mener à bien cette troisième refondation. Ils en ont les ressources et la volonté. Tout le reste n&#8217;est qu&#8217;affaire de temps, car les causes de la crise de la social-démocratie contemporaine sont plus faciles à énoncer qu&#8217;à surmonter, les réponses plus faciles à exposer qu&#8217;à mettre en œuvre. Raison de plus pour ne pas perdre de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>&#171;&#160;La stratégie de Martine Aubry est de fond de court et elle est la bonne&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 07:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à Aqui.fr Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &#171;&#160;d&#8217;éco-région&#160;&#187;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &#171;&#160;la fin de partie de la décentralisation&#160;&#187;. @qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à <a href="http://www.aqui.fr/politiques/interview-alain-rousset-president-du-conseil-regional-d-aquitaine-je-souhaite-une-liste-de-rassemblement-de-la-gauche-des-le-premier-tour-des-elections-regionales,2253.html" target="_blank">Aqui.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption alignleft" style="width: 270px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em> </em><em><img title="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" src="http://www.aqui.fr/bib/article/images/A_2253_1.jpg" alt="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" width="260" height="260" /></em></dt>
</dl>
</div>
<p>Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &laquo;&nbsp;d&#8217;éco-région&nbsp;&raquo;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &laquo;&nbsp;la fin de partie de la décentralisation&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>@qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il y avoir une exception, en Aquitaine ?<br />
Alain Rousset : Je le souhaite, et je le souhaite dès le premier tour. Le défi sur le plan purement électoral est d’arriver en tête dès le premier tour; je le souhaite pour l’Aquitaine et son avenir, pour la majorité en place aujourd’hui, pour les écologistes aussi. Le travail que nous avons mené depuis près de six ans est assez exceptionnel : plus de 46 % des actions de la région peuvent être étiquetées et validées « développement durable. » A l’évidence, il y a eu un vrai et fort partenariat politique. Les Verts ont géré trois grands secteurs : la formation permanente avec Jean-Pierre Dufour, le développement durable avec Rose Marie Schmitt, l’économie sociale et solidaire avec Jean Lissar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Des responsables qui se sont plu dans ses responsabilités…<br />
A.R : Oui, nous avons réalisé un vrai travail d’équipe</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’Aquitaine dans le trio de tête pour le ferroviaire</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Il y a eu des débats aussi, et parfois vifs ?<br />
A.R. : Oui, des débats, des discussions, des confrontations, des échanges. Ce que souhaitent les Verts mais aussi les électeurs et les militants du parti socialiste, c’est que nous puissions co-élaborer une politique sans hégémonie. Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’il y a des prétentions intellectuelles, des certitudes. La vie publique nous a appris à essayer de les éliminer. Il faut avoir des convictions; des certitudes, non.<br />
En tout cas, l’Aquitaine est résolument orientée vers une éco-région. Je viens de signer avec Guillaume Pépy une convention passée avec la SNCF pour une durée de dix ans. Elle place l’usager au cœur de la problématique des transports, ce qui va bouleverser et transformer les relations entre les différentes villes de l’Aquitaine. Le train doit être le véhicule, l’élément de mobilité essentiel. Notre région est dans le trio de tête des régions françaises pour le développement du transport ferroviaire : + 42% en sept ans, 240 millions d’euros investis dans le matériel ! L’année prochaine tout le matériel ferroviaire sera ou neuf ou rénové ; il avait 25 ans d’âge en 2002…</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous allons engager un chantier ferroviaire colossal à l’échelle d&#8217;une région de l’ordre de 2 milliards 500 millions d’euros en valeur d’aujourd’hui, soit deux années et demi de la totalité du budget de la région dans les dix ans qui viennent : un milliard 140 millions de dépenses pour le service ferroviaire, 600 millions pour la LGV, 500 millions pour le plan rail, 400 millions d’euros pour le matériel neuf. Et, tout cela, au bénéfice des Aquitains, de leurs déplacements, de leur mobilité avec un mode de transport respectueux de l’environnement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>LGV : le Conseil régional se portera garant</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Le premier ministre vous a écrit, vous demandant, pour la Ligne à Grande Vitesse, la LGV, de vous porter garant du cofinancement des collectivités locales. Qu’allez vous faire ?<br />
A.R. : C’est le monde à l’envers, c’est le constat de la carence de l’Etat, mais le conseil régional va se porter garant. Je me suis trop battu pour ce bouleversement des transports collectifs pour ne pas foncer. Mais il faudra des contreparties : dans le plan rail de régénération de nos voies ferroviaires, il faut que l’Etat soit présent. Je sais que j’aurai la confiance des Aquitains.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Puisque nous parlons du rail qu’en est-il de ce dossier si symbolique de la ligne Pau-Canfranc, de sa réouverture qui était une demande particulièrement insistante de la part des Verts lors de la campagne de 2004 ? Le chemin parcouru, depuis lors, est modeste&#8230;<br />
A.R : Le chemin est trop long pour moi, même s’il faut faire preuve d’une obstination sans faille pour aboutir à cette réouverture. L’Etat, Réseau Ferré de France, la SNCF, jusqu’à une période récente, n’y croyaient pas. J’ai réussi à convaincre le président de la SNCF de se rendre sur place, j’ai apprécié sa venue, son soutien. Cette ligne est non seulement importante pour le fret mais aussi pour les voyageurs. C’est la ligne Bordeaux Saragosse, c’est la troisième ligne qui traverse les Pyrénées. Vous n’avez pas en Europe une frontière qui soit aussi peu desservie par le chemin de fer. Imaginons demain : les Bordelais prennent le train et se retrouvent dans les stations de skis au-dessus du Somport, en descendant à la gare de Canfranc. Imaginons qu’au lieu d’être transportées par des centaines de camions qui traversent la vallée d’Aspe, vallée fragile qu’il faut préserver à tout prix, les marchandises puissent prendre le train… Cette ligne c’est à la fois préserver une des plus belles vallées des Pyrénées, c’est faire, aussi, l’Europe entre la France et l’Espagne,<br />
Aujourd’hui, la région finance, seule, les travaux ; elle a financé les études; on précise maintenant les conditions de la réouverture. Le coût est de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros. J’ai demandé le défrichage de la ligne jusqu’à Bedous. Dans les mois qui viennentn les travaux de dépose de la voie ancienne vont s’engager; nous négocions, avec l’Etat, le problème des passages à niveau entre Oloron et Bedous.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’autoroute Pau-Bordeaux respecte la biodiversité</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Et l’autoroute A 65, Pau-Bordeaux, ? C’est un autre dossier sensible qui a déplu aux Verts, surtout depuis que le Grenelle de l’Environnement a mis un feu rouge à la construction d’autoroutes nouvelles.<br />
A.R. : Aujourd’hui, il n’y a que très peu d’opposants à l’autoroute Bordeaux-Pau. D’abord, parce qu’elle était nécessaire pour des raisons de sécurité, de mobilité et paradoxalement …des raisons d’environnement. L’alternative des opposants c’était une route à deux fois deux voies sur le site existant. Elle était infinançable avant 40 ans et entraînait des risques de pollution plus importants : le temps de trajet était supérieur d’une heure, des risques très importants existaient pour la biodiversité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Pourquoi ? C’est l’inverse non ?<br />
A.R. : Une autoroute répond à des exigences environnementales, des réglementations précises pour la circulation de l’eau, la préservation du biotope. En échange de l’espace occupé pour l’autoroute le concessionnaire a dû mettre en place un espace protégé équivalent. Et puis, L’Aquitaine ne pouvait pas se permettre de garder une route départementale entre sa capitale et sa deuxième ville. J’ai reçu, enfin, trop de lettres de parents dont les enfants ont été tués sur cette route à cause des dangers qu’elle fait courir et de l’insécurité majeure qu’elle représente. Quant au gain de temps, plus d’une heure sur le trajet c’est de la pollution en moins.<br />
Dois-je rappeler qu’en 1998 le dossier n’existait pas ?<br />
Les deux chantiers que nous avons lancés, dans les deux mois qui ont suivi notre arrivée à la présidence, sont essentiels pour le désenclavement de l’Aquitaine : la déviation d’Aire sur L’Adour et donc l’autoroute Bordeaux-Pau, le pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux et la suppression du bouchon ferroviaire et donc la Ligne à Grande Vitesse. Ces deux décisions permettent à L’Aquitaine de pouvoir rattraper son retard en matière d’infrastructures.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La stratégie de Martine Aubry est de fond de court</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Quand vous considérez le résultat du PS aux Européennes, son échec, et le jeu des ambitions à la tête de celui-ci, vous ne vous dites pas que le contraste est saisissant avec les responsables des collectivités locales ou territoriales que vous êtes. Est-ce à dire que par exemple vous saurez mieux mobiliser l’électorat socialiste pour les régionales malgré la situation de votre parti, ses divisions ?<br />
A. R. : Je redis que je souhaite, au premier tour, une liste de rassemblement de la gauche. Une liste ouverte ; il y a des personnalités dans notre Aquitaine qui ont envie de prendre des responsabilités, qui ont de l’expérience, des réseaux et peuvent, avec les responsables politiques, créer une équipe exceptionnelle.<br />
Le PS demeure une force incontournable pour l’avenir de notre pays. Je ne sais pas prononcer de petites phrases qui mettent en cause les uns et les autres. Mais ça signifie pas que le parti socialiste n’a pas d’énormes carences aujourd’hui, notamment quant à son analyse de la société, d’ouverture, de réponse à la façon insensée de faire, au sens propre du terme, et totalement vibrionnante du président de la république.<br />
La stratégie de Martine Aubry est une stratégie de fond de court ; elle est la bonne. On ne va pas passer d’une génération à une autre au sein du PS, du jour au lendemain.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Nous gérons les collectivités avec pragmatisme</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Fond de court dites-vous, mais les électeurs, eux, ne sont pas au rendez vous&#8230;<br />
A.R. : Aujourd’hui, nos concitoyens ont confiance dans la façon dont nous gérons, avec conviction et pragmatisme, les collectivités locales. Ce n’est pas un dialogue idéologique, une mise en cause permanente chaque jour. La force de la réalité l’emporte, qu’il s’agisse de celui qui crée une entreprise ou de celui qui souffre du chômage; la gauche a pris des initiatives que personne n’aurait prise : gratuité des fournitures scolaires, logement des jeunes, aides aux transports et à la mobilité, revenu social de formation pour les jeunes qui, sortant sans qualification du système scolaire, n’avaient pas droit à une rémunération…Tout cela, les régions l’ont fait, l’Aquitaine l’a fait. C’est un collaborateur des services du Conseil régional qui a permis, en 2004, d’écrire dans le règlement européen, la possibilité pour les régions françaises d’aider l’innovation, ce que l’Etat français refusait et que toutes les régions européennes font.<br />
Il y a aujourd’hui dans ce jacobinisme exacerbé de Nicolas Sarkozy et, en même temps, cette mise en faillite de l’Etat, un constat de carence que le verbe ne pourra pas cacher longtemps.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais quand même vous n’êtes pas las, les Rousset, les Malvy, les Collomb, de ces jeux de pouvoirs à la tête du PS ? Valls candidat à la candidature avec quelle légitimité ? A-t-il plus de légitimité qu’Alain Rousset ? Après tout pourquoi pas vous ?<br />
A.R. : Je dirai, avec le maximum d’humour, pourquoi pas ? Ce qui m’importe, c’est de préparer une campagne pour l’élection à la Région Aquitaine, en donnant le plus de sens possible et de créativité à un projet qui apporte à la fois l’innovation, la solidarité et l’écologie.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Xavier Darcos ? Cela ne va pas être simple pour lui</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Votre adversaire, Xavier Darcos est un ministre important. Pensez vous qu’il va faire campagne en défendant le projet de réforme des collectivités de Nicolas Sarkozy ?<br />
A.R. : Cela ne va pas être simple pour lui. Je crois d’ailleurs qu’on ne peut pas être président d’une région comme celle-ci en ayant son esprit, sa pensée, son temps d’action dans un ministère .<br />
L’enjeu d’une présidence de Conseil régional, c’est d’être impliqué à 100% dans l’action… régionale. C’est de connaître et comprendre les dossiers de l’Aquitaine, d’avoir cette liberté de penser, d’agir qui font que l’on n’est pas dépendant d’une idéologie, d’un homme. De Nicolas Sarkozy.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec Nicolas Sarkozy la décentralisation joue peut être une fin de partie</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Si l’on en croit le discours présidentiel de Versailles, la réforme des collectivités territoriales, suite aux travaux de la commission Balladur, sera bien mise en oeuvre. En septembre, on connaîtra le projet de loi même si le Sénat continue à être réticent.<br />
A.R. : Les Régions qui ont des compétences d’avenir sont très inquiètes. Ce n’est pas une réforme mais une régression, une recentralisation, à tel point que l’on peut se poser la question se savoir si la décentralisation ne joue pas, dans les années qui viennent, avec Nicolas Sarkozy, une fin de partie. Recentralisation sur la formation professionnelle, sur le budget des collectivités, impacté par les grands chantiers que l’Etat ne peut plus financer : les campus universitaires, les Lignes à Grande Vitesses, par exemple.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un mauvais coup porté à la démocratie</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais peut-être va-t-on retirer aux collectivités que sont la région et le département des moyens que l’on va redonner aux grandes agglomérations ?<br />
A.R. : A finances locales équivalentes, c’est sur les services publics délégués aux collectivités, c’est à dire les lycées, les transports ferroviaires régionaux, les collèges, l’action sociale, qu’il faudra trouver le moyen de financer ce que l’Etat par ses cadeaux fiscaux aux plus riches, ne peut plus financer. Et puis, dans cette réforme, se profile une régression extraordinaire, à l’opposé du souhait affirmé de clarifier les compétences des uns et des autres : région, département, communes. C’est le cumul, critiquable, entre les fonctions de conseiller général et de conseiller régional. Le conseiller territorial s’il voit le jour portera des compétences totalement différentes du département ( équipement local, solidarité) et de la région ( innovation, formation, recherche).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : L’argument des économies souvent avancé n’a-t-il pas de sens ?<br />
A.R. : Je ne sais pas où veut en venir, si ce n’est les arrières pensées, grosses comme le bras, du président de la République car les régions ou les départements sont à gauche… Les économies proposées alors que les élus départementaux et régionaux ne représentent qu’un pour cent des élus de France, ne sont qu’un prétexte<br />
A n’en pas douter, le contre pouvoir démocratique porté par nos collectivités sera amoindri. Comment ferons-nous pour aller, dès lors, dans tous les lieux où s’exprime la démocratie participative, où les élus doivent être présents ? Je ne cite que les conseils d’administration des collèges et des lycées. En diminuant le nombre, déjà faible, d’élus régionaux et départementaux, comment connaître au plus près les besoins de la population ? Cette réforme est une régression. Elle va à contre courant de l’évolution que tous les pays européens connaissent; c’est un mauvais coup porté à la démocratie, au développement, à la régénération du politique dans la vie d’une société.</em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par Joël Aubert </em></h6></p>
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		<title>Le virage à droite pour quoi faire ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 21:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La maire UMP sortante, Maryse Joissains a gardé Aix en Provence pour l&#8217;UMP en devançant le socialiste Alexandre Medvedowsky à l&#8217;issue du second tour de l&#8217;élection municipale partielle. La candidate de la majorité est élue d&#8217;une courte tête contre le leader local socialiste qui avait pourtant fait l&#8217;union avec le Modem (en plus des radicaux de gauche (PRG) et des Verts). Au premier tour, dimanche dernier, Maryse Joissains était arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%). Ce scrutin avait une portée nationale et constituait un test pour l&#8217;aptitude de l&#8217;opposition française à battre la majorité. Force est de constater que cette défaite, en alliance avec le Modem, devrait nous emmener à poser une série de questions. Pourquoi l&#8217;alliance avec le Modem ? Quel intérêt pour le PS ? Sur quelle base ? Est-ce donc une allaince nationale qui a été testée ? Les instances nationales ont-elles validé ainsi une &#171;&#160;nouvelle&#160;&#187; orientation politique ? A priori oui, pour preuve le programme des universités d&#8217;été de la mouvance royalo-peillonaise &#171;&#160;l&#8217;espoir à gauche&#160;&#187; et regardez les présents&#8230; Quoi qu&#8217;il en soit, dans cette partielle sous haite surveillance, le symbôle est gênant car le PS [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-748" title="modem" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/modem-300x278.gif" alt="modem" width="300" height="278" />La maire UMP sortante, Maryse Joissains a gardé Aix en Provence pour l&#8217;UMP en devançant le socialiste Alexandre Medvedowsky à l&#8217;issue du second tour de l&#8217;élection municipale partielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La candidate de la majorité est élue d&#8217;une courte tête contre le leader local socialiste qui avait pourtant fait l&#8217;union avec le Modem (en plus des radicaux de gauche (PRG) et des Verts).</p>
<p style="text-align: justify;">Au premier tour, dimanche dernier, Maryse Joissains était arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce scrutin avait une portée nationale et constituait un test pour l&#8217;aptitude de l&#8217;opposition française à battre la majorité.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que cette défaite, en alliance avec le Modem, devrait nous emmener à poser une série de questions. Pourquoi l&#8217;alliance avec le Modem ? Quel intérêt pour le PS ? Sur quelle base ? Est-ce donc une allaince nationale qui a été testée ? Les instances nationales ont-elles validé ainsi une &laquo;&nbsp;nouvelle&nbsp;&raquo; orientation politique ? A priori oui, pour preuve <a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/Lespoir-à-gauche-20090718.jpg" target="_blank"><strong>le programme des universités d&#8217;été de la mouvance royalo-peillonaise &laquo;&nbsp;l&#8217;espoir à gauche&nbsp;&raquo; et regardez les présents</strong></a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu&#8217;il en soit, dans cette partielle sous haite surveillance, le symbôle est gênant car le PS n&#8217;a pas tranché sa ligne politique mais a, à priori, tranché la question des alliances&#8230; Je n&#8217;ai pas entendu notre porte-parole national aborder la question. &laquo;&nbsp;une gauche décomplexée&nbsp;&raquo; vous dîtes ?&#8230; Certains devraient avaler leur chapeau&#8230; A priori, Ségolène a gagné le troisième tour du Congrès de Reims !</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder du côté de Salles en Gironde (cf. magnifique score de Vincent Nuchy dans une campagne de gauche dans sa cantonale partielle) pour constater que l&#8217;alliance avec le Modem n&#8217;est pas forcément un &laquo;&nbsp;Modèle&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
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		<title>Le PS perdu entre la &#171;&#160;Valls&#160;&#187; des amabilités et des étiquettes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &#171;&#160;à nouveau&#160;&#187; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls. Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti. Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix. Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="valls" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/valls-228x300.jpg" alt="valls" width="228" height="300" />Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &laquo;&nbsp;à nouveau&nbsp;&raquo; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Manuel,<br />
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.<br />
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.<br />
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.<br />
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.<br />
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.<br />
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.<br />
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.<br />
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.<br />
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi &#8211; qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.<br />
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.<br />
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».<br />
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.<br />
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.<br />
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.<br />
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.<br />
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.<br />
Avec toute mon amitié.<br />
Martine AUBRY</em></p>
</blockquote>
<div>
<p><em>La réponse de manuel Valls ne s&#8217;est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Chère Martine,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>J&#8217;ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m&#8217;adresses tes amitiés et m&#8217;enjoins&#8230; de me taire ou de quitter le Parti socialiste.<br />
J&#8217;ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n&#8217;a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l&#8217;indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer le silence dans les rangs.<br />
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L&#8217;objectif affiché par ton courrier n&#8217;est-il pas de clore l&#8217;ensemble de nos débats à l&#8217;abri des huis clos ? L&#8217;urgence était-elle donc telle qu&#8217;il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d&#8217;une récente initiative épistolaire à l&#8217;attention des autres partis de gauche ?<br />
Mais je veux te répondre sur l&#8217;essentiel.<br />
Tu me soupçonnes « d&#8217;espérer la fin du Parti socialiste ». J&#8217;y suis rentré à l&#8217;âge de 18 ans et j&#8217;y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j&#8217;y ai exercé de multiples responsabilités et j&#8217;en suis l&#8217;élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s&#8217;érigent aujourd&#8217;hui en grands sages, j&#8217;ai toujours respecté, quoiqu&#8217;il ait pu m&#8217;en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l&#8217;un des animateurs.<br />
Ton procès d&#8217;intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l&#8217;insulte. S&#8217;il y a une chose dont j&#8217;espère la fin, ce n&#8217;est pas celle d&#8217;une formation qui garde encore l&#8217;honneur d&#8217;être le pivot de la gauche ; c&#8217;est celle d&#8217;une machine à perdre qui détruit l&#8217;espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.<br />
Tu affirmes que notre « parti s&#8217;est remis au travail, s&#8217;est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l&#8217;heure, que ce travail et ces propositions n&#8217;ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n&#8217;évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?<br />
Il est vain de m&#8217;accuser qu&#8217;« il n&#8217;y a pas un jour, où [je] n&#8217;explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n&#8217;est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d&#8217;autres – de l&#8217;assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l&#8217;aveuglement. C&#8217;est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !<br />
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m&#8217;exprime à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d&#8217;écho hors les murs, c&#8217;est qu&#8217;elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l&#8217;on voudrait bien étouffer.<br />
Ma chère Martine, tu l&#8217;auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l&#8217;ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d&#8217;autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville&#8230; C&#8217;est cet effort que j&#8217;ai souhaité amplifier – et je tiens à t&#8217;adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c&#8217;est cet effort que j&#8217;entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l&#8217;attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.<br />
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu&#8217;il faut transformer profondément notre formation, l&#8217;ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.<br />
L&#8217;idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d&#8217;un projet clé en main pour transformer la société est aujourd&#8217;hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l&#8217;instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s&#8217;inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.<br />
Pour la gauche, l&#8217;urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l&#8217;appréciation différente de l&#8217;origine des inégalités entre les hommes – je m&#8217;efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l&#8217;effort, de jeter les bases d&#8217;un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.<br />
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l&#8217;individuel et le collectif. J&#8217;espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d&#8217;encouragement et d&#8217;espoir.<br />
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t&#8217;informe que j&#8217;entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Avec toute mon amitié,<br />
Manuel VALLS<br />
Député de l&#8217;Essonne, Maire d&#8217;Évry</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l&#8217;ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d&#8217;une attitude ferme à l&#8217;égard des &laquo;&nbsp;droitistes&nbsp;&raquo; du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l&#8217;ordre auraient dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la forme on peut s&#8217;interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n&#8217;a rien dit depuis ces derniers jours, qu&#8217;il ne défende déjà depuis assez longtemps&#8230; On a même eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d&#8217;autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en &laquo;&nbsp;Parti Démocrate&nbsp;&raquo;&#8230; François Hollande était alors premier secrétaire et il n&#8217;y eut aucun rappel à l&#8217;ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l&#8217;ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu&#8217;il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. &laquo;&nbsp;le peuple a faim et il n&#8217;y a plus de pain, qu&#8217;il mange de la brioche&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi le PS n&#8217;a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l&#8217;opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d&#8217;opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l&#8217;on marche sur la tête !</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu&#8217;elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai, de mon côté, partisan, &laquo;&nbsp;d&#8217;états généraux de la gauche&nbsp;&raquo; inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d&#8217;élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l&#8217;énergie de la victoire intellectuelle et politique. C&#8217;est bien cela qui est très inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l&#8217;écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d&#8217;une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d&#8217;accord pour une future gouvernance commune et avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n&#8217;aboutiront à pas grand chose, si ce n&#8217;est d&#8217;énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants&#8230; Au bout du chemin, les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de &laquo;&nbsp;notables&nbsp;&raquo; socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d&#8217;un&#8230;).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les proches de Valls dénoncent eux l&#8217;autoritarisme de la maire de Lille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Harlem Désir</strong> a déclaré que &laquo;&nbsp;Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d&#8217;un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l&#8217;impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, <strong>Jean-Noël Guérini</strong>, a critiqué la mise en demeure :&nbsp;&raquo;Je souhaite que la raison l&#8217;emporte et qu&#8217;ils se rencontrent très rapidement et qu&#8217;on trouve les solutions adaptées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sénateur-maire PS de Lyon, <strong>Gérard Collomb</strong>, a estimé que &laquo;&nbsp;pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l&#8217;opinion publique, il ne convient pas d&#8217;étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux&nbsp;&raquo;, a déclaré <strong>Marylise Lebranchu</strong>, dans les couloirs de l&#8217;Assemblée nationale. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un acte d&#8217;autorité attendu, salutaire&nbsp;&raquo;a-t-elle ajouté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu&#8217;il a droit de le dire et qu&#8217;il faut qu&#8217;il le dise&nbsp;&raquo;, a déclaré pour sa part <strong>Gaëtan Gorce</strong>, ex-soutien de Ségolène Royal. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d&#8217;il y a une vingtaine d&#8217;années&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s&#8217;étriper ou que rien n&#8217;avance pour tant de nos leaders qu&#8217;il ne nous est plus possible que d&#8217;envisager<em>, </em>non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant que le PS travaille au fond ou s&#8217;étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n&#8217;entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant &laquo;&nbsp;la gauche décomplexée&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l&#8217;indignation de ses lieutenants <em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :<br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>&laquo;&nbsp;Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée &laquo;&nbsp;accord technique&nbsp;&raquo;. Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&amp;D &#8211; le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi &#8211; la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche &#8211; et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.</em></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&amp;D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&amp;D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe <em>S&amp;D</em> (PSE) et rejoindre le GUE ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d&#8217;une gauche décomplexée alors qu&#8217;il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s&#8217;écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l&#8217;entends trop souvent (&laquo;&nbsp;vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien&nbsp;&raquo;), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, continuons d&#8217;écouter le tempo de la Valse&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le parti socialiste est-il rénovable ?</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 22:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires Socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
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		<description><![CDATA[Poser la question c&#8217;est déjà en grande partie y répondre. Ce n&#8217;est pas moi qui le fait évidemment, c&#8217;est un ténor socialiste en la personne d&#8217;Arnaud Montebourg. Evidemment quand un militant socialiste pose ce genre de questions, il est un gêneur le plus souvent, un hurluberlu ou un critiquant qu&#8217;il faut vite éteindre ou briser. Mais là, il s&#8217;agit d&#8217;Arnaud Montebourg. L&#8217;objet de cette question qu&#8217;il pose est l&#8217;accueil plutôt frais qui a été réservé à sa concoction &#171;&#160;primaire&#160;&#187;. Arnaud Montebourg écris ceci dans sa lettre de la rénovation n°9 : &#171;&#160;Aussi nous ne pouvons en rester à ce constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux. Il nous faut mener la bataille militante de la refondation. Elle passera si nécessaire par la mise en œuvre de l’article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu’« à la demande de 35 fédérations ou d’au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents ». Il faudra donc sans doute en passer par là et il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/montebourg.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-710" title="montebourg" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/montebourg.jpg" alt="montebourg" width="239" height="228" /></a>Poser la question c&#8217;est déjà en grande partie y répondre. Ce n&#8217;est pas moi qui le fait évidemment, c&#8217;est un ténor socialiste en la personne d&#8217;Arnaud Montebourg. Evidemment quand un militant socialiste pose ce genre de questions, il est un gêneur le plus souvent, un hurluberlu ou un critiquant qu&#8217;il faut vite éteindre ou briser. Mais là, il s&#8217;agit d&#8217;Arnaud Montebourg.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;objet de cette question qu&#8217;il pose est l&#8217;accueil plutôt frais qui a été réservé à sa concoction &laquo;&nbsp;primaire&nbsp;&raquo;. Arnaud Montebourg écris ceci dans sa lettre de la rénovation n°9 : <em>&laquo;&nbsp;Aussi nous ne pouvons en rester à ce constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux. Il nous faut mener la bataille militante de la refondation. Elle passera si nécessaire par la mise en œuvre de l’article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu’« à la demande de 35 fédérations ou d’au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents ». Il faudra donc sans<br />
doute en passer par là et il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations et autour.&nbsp;&raquo; </em>
</p>
<p style="text-align: justify;">Je trouve cette façon d&#8217;agir irrespectueuse et grossière à l&#8217;égard même des militants qu&#8217;elle semble illusoirement et perversement considérer, cela au profit d&#8217;une vison personnelle de la &laquo;&nbsp;rénovation&nbsp;&raquo; et d&#8217;une stratégie personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Car enfin bon, on peut débattre de l&#8217;utilité ou de l&#8217;inutilité de primaires pour préparer les prochaines élections présidentielles, on peut débattre aussi de la forme de ces &laquo;&nbsp;très éventuelles&nbsp;&raquo; primaires mais nous devrions nous concentrer davantage sur les questions de fond que sur la seule question de notre conversion (non débattue et non validée) au présidentialisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui intéresse les militants socialistes et les électeurs de gauche en général, c&#8217;est bien plus le sens du socialisme moderne, ce qu&#8217;il pense &laquo;&nbsp;au fond&nbsp;&raquo; de la société ultrafinanciarisée dans laquelle il évolue aujourd&#8217;hui, comment il se propose de la révolutionner ou de la transformer, comment le socialisme est capable d&#8217;intégrer l&#8217;écologie pour aller vers la socialécologie, quel modèle alternatif de construction sociale il peut proposer, comment offrir à tous les hommes et les femmes socialistes qui le souhaitent la possibilité d&#8217;une participation aux débats qui ne soit pas illusoire, comment faire émerger les talents, comment faire évoluer notre gouvernance interne, comment rebâtir une grande élaboration collective de nos projets, bâtir un projet, faire taire les candidats à la présidentielle qui se lèvent ou se rêvent chaque matin, parler aux français vraiment&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors les &laquo;&nbsp;révolutions&nbsp;&raquo; de palais, pourquoi pas mon cher Arnaud, mais au moins à bon escient&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Des inflexions en attendant l&#8217;essentiel</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 20:13:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires Socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
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		<description><![CDATA[Après la très douloureuse défaite des élections européennes, Martine Aubry a tenté mardi de prendre de court les ténors du parti. Elle a rencontré Ségolène Royal en catimini avant une réunion à hauts risques du Conseil National du PS. Ségolène Royal n&#8217;a pas assisté au Conseil National mais elle a assuré Martine Aubry de son &#171;&#160;soutien complet&#160;&#187; dans la &#171;&#160;transformation radicale&#160;&#187; du PS&#8230; Autant dire que des conditions &#171;&#160;radicales&#160;&#187; ont dû être posées pour un appui sans faille et réponse positive a dû être faite. Martine Aubry a promis d&#8217;accélérer la &#171;&#160;refondation&#160;&#187; du parti lors de son intervention au Conseil National. J&#8217;ose espérer, comme beaucoup de militants et d&#8217;élus socialistes, que le mot refondation est à prendre au sens propre et sans demi mesure car c&#8217;est bien de cela que notre parti a besoin. Je continue de penser que notre échec aux élections européennes provient, au-delà des divisions ou de la composition des listes, de deux choses essentielles. D&#8217;abord le PS s&#8217;est refusé à un vaste débat interne au moment du congrès de Reims ou juste après sur le sens de la construction européenne qu&#8217;il souhaite. Il s&#8217;est refusé à parler de valeurs, de principes, de concepts alors que c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-626" title="beatles-revolution" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/beatles-revolution-300x291.jpg" alt="beatles-revolution" width="300" height="291" />Après la très douloureuse défaite des élections européennes, Martine Aubry a tenté mardi de prendre de court les ténors du parti. Elle a rencontré Ségolène Royal en catimini avant une réunion à hauts risques du Conseil National du PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Ségolène Royal n&#8217;a pas assisté au Conseil National mais elle a assuré Martine Aubry de son &laquo;&nbsp;soutien complet&nbsp;&raquo; dans la &laquo;&nbsp;transformation radicale&nbsp;&raquo; du PS&#8230; Autant dire que des conditions &laquo;&nbsp;radicales&nbsp;&raquo; ont dû être posées pour un appui sans faille et réponse positive a dû être faite.</p>
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry a promis d&#8217;accélérer la &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; du parti lors de son intervention au Conseil National. J&#8217;ose espérer, comme beaucoup de militants et d&#8217;élus socialistes, que le mot refondation est à prendre au sens propre et sans demi mesure car c&#8217;est bien de cela que notre parti a besoin. Je continue de penser que notre échec aux élections européennes provient, au-delà des divisions ou de la composition des listes, de deux choses essentielles.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;abord le PS s&#8217;est refusé à un vaste débat interne au moment du congrès de Reims ou juste après sur le sens de la construction européenne qu&#8217;il souhaite. Il s&#8217;est refusé à parler de valeurs, de principes, de concepts alors que c&#8217;est ce dont il a le plus besoin, plus que d&#8217;une farandole de propositions. cela aurait permis de crever l&#8217;abscès du référendum de 2005. Cela aurait permis de trancher une ligne politique. Cela aurait permis aux militants de se sentir à l&#8217;aise dans leurs baskets et de savoir si leur adhésion vaut adhésion à l&#8217;idée européenne défendue par le PS. Au lieu de cela, le débat a été interdit et tout le monde a dû faire comme si. Les débats sont donc restés entiers &laquo;&nbsp;d&#8217;attente&nbsp;&raquo; sur le référendum, la division des élus ou militants socialistes colossale au moment du vote du Parlement sur le Traité de Lisbonne, le non-dit terrible pour les militant sommés de faire ardemment une campagne alors que la question essentielle du sens n&#8217;a pas été tranchée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, mais c&#8217;est un prolongement de la première raison, le PS s&#8217;est empressé de ratifier le &laquo;&nbsp;Manifesto&nbsp;&raquo; comme un document formidable ralliant l&#8217;adhésion de tous. Ce texte n&#8217;a pas été débattu ni même voté par les militants qui ont été sommés d&#8217;avaler la pilule, même en fermant le nez, mais de dire aux gens croisés sur leur chemin comme de bons docteurs que le remède est formidable&#8230; Il y avait sur la forme l&#8217;ingrédient majeur de ce que ne supportent plus les militants socialistes (tout courant confondu) : ne pas être consultés. Il y avait aussi sur le fond l&#8217;autre ingrédient majeur de ce que ne supportent plus les militants socialistes : l&#8217;absence de débat d&#8217;orientation et l&#8217;absence de confrontation d&#8217;idées qui a toujours fait la recette des anciens succès socialistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors évidemment je n&#8217;ai pas la prétention de refléter l&#8217;opinion militante dominante, mais je serais assez surpris d&#8217;être très contredit par les militants (quelles que soient leurs orientations de fond sur ces sujets) tant celles et ceux que je rencontre, celles et ceux de toute la France et de toute tendance avec lesquels j&#8217;échange aussi par mail m&#8217;ont fait part de ce sentiment de colère qui donne envie de &laquo;&nbsp;rester à la maison&nbsp;&raquo; ou de s&#8217;égarer. Comme l&#8217;a dit remarquablement Arnaud Montebourg (vidéo sur ce blog), quand les militants ou les élus socialistes ne veulent plus voter socialistes, c&#8217;est qu&#8217;il y a un problème d&#8217;existence même qui est posé. Il faudra donc bien plus qu&#8217;un électrochoc à mon cher PS pour se réconcilier avec sa base, pour retrouver des méthodes justes et modernes, pour chercher un esprit de tolérance et d&#8217;écoute, et pour faire ensuite respecter le choix de l&#8217;orientation du parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Par respect pour mon parti, et malgré certains de mes amis qui me pressaient de m&#8217;exprimer, je me suis abstenu tout au long de la campagne électorale  de manifester ma réprobation des méthodes de préparation des élections européennes. J&#8217;ai respecté en ce sens mon appartenance à mon parti. Mais maintenant, l&#8217;heure du débat doit être ouverte et la parole libre. Le PS en a grand besoin, toute la gauche également. Les innovateurs, les poils à gratter doivent avoir plus que jamais leur place dans ce parti, les élus locaux aussi qui sont si souvent porteurs de paroles justes, d&#8217;analyses ciselées, de propositions fortes, de méthodes de gouvernance locales (pouvant être élargies) originales et porteuses de rassemblement de la diversité des forces de gauche et de progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">Les électeurs de gauche veulent un parti socialiste fort dont les mots raisonneront comme des étendards qui claquent dans le vent. Les électeurs veulent entendre un PS qui se bat autant contre les abus d&#8217;une droite régressive et d&#8217;un président absolutiste que pour réaffirmer comme non négociables et hors du champ de tout compromis certaines valeurs essentielles (la laïcité, l&#8217;égalité). Les électeurs veulent savoir que les socialistes incanteurs connaissent vraiment un peu le quotidien des simples gens et que quand les mots sortent de leur bouche, ils viennent moins d&#8217;un dictionnaire que du fond des tripes. Sur tout cela, les électeurs de gauche n&#8217;ont plus de certitudes et se fient à de belles paroles louvoyantes qui nous ont fait mener des politiques de centre-droit alors qu&#8217;ils veulent aussi une bonne cure de solidarité, de protection face à une économie mondialisée et folle qui les assomme chaque jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors je reprends les mots de benoît Hamon disant que &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas au moment où le PS rencontre le plus de difficultés qu&#8217;il faut quitter le navire&nbsp;&raquo;. Je ne quitte pas le navire mais prenons garde à ce que le navire ne coule pas très vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce n&#8217;est pas la nomination de Ségolène Royal à la vice-présidence de l&#8217;Internationale socialiste qui va changer la donne. Il va falloir agir très vite, très fort car en plus  du reste nous avons les élections régionales à préparer. Au boulot!</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>La Baffe européenne impose une recomposition française !</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 20:11:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal. Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy. L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%. Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-619" title="baffe" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/baffe-300x230.jpg" alt="baffe" width="300" height="230" />Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer une cure de jouvence telle qu&#8217;elle devrait s&#8217;apparenter à une vraie révolution. Il faudra pour les socialistes tout envisager, changement de ton, changements de sujets, retour sur les valeurs essentielles, changement de mots, changement de communication, changement d&#8217;hommes et de femmes, partout, à tous les étages, écoute assidue des &laquo;&nbsp;poils à gratter&nbsp;&raquo; quels qu&#8217;ils soient, rajeunissement des générations de dirigeants et d&#8217;élus, limitation du cumul des mandats&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons clairs, le PS doit changer tant de choses que l&#8217;on peut être sceptique sur sa volonté ou capacité à s&#8217;auto-réformer&#8230; J&#8217;ai entendu Arnaud Montebourg, qui semble lucide, cela en fait au moins un, attendons la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de Marie-George Buffet réussit son baptême électoral aux dépens du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d&#8217;Olivier Besancenot, qui lui aussi affrontait pour la première fois le verdict des urnes. Les électeurs d&#8217;une gauche qui aspire à gouverner peuvent être satisfaits de ce résultat là.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Nous avons du travail pour faire revenir les militants socialistes dans les réunions de sections, ouvrir les débats qui les intéressent et refonder une gauche de gouvernement.</p>
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