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	<title>Yannick Serrano &#187; analyse</title>
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		<title>Le sarkozysme, une idéologie de rupture</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 21:19:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Morceaux choisis&#8230; Dans l’univers médiatique contemporain, le temps s’est accéléré. L’information se consomme au quotidien, voire d’heure en heure, sur les fils internet. Une actualité chasse l’autre et, après avoir fait la « une » des journaux, disparaît dans l’oubli. La gestion médiatique impulsée par Nicolas Sarkozy, résolument modernisée, a encore renforcé l’accélération de l’information. L’Elysée orchestre un à deux évènements médiatiques par jour, confortant cette course à l’instantané. Résultat : l’analyse disparaît derrière le flux de l’information brute, de « l’actu ». La démocratie politique a du mal à s’exprimer : l’opposition n’a souvent guère plus de quelques heures pour réagir aux annonces gouvernementales ; au-delà, ses messages sont inaudibles, frappés de péremption. Les citoyens, noyés dans ce flot, n’ont pas les moyens d’évaluer l’action du gouvernement. Tel est justement l’une des missions de Terra Nova. Adossés à un réseau de près de 500 intellectuels et experts (universitaires, hauts fonctionnaires, associatifs, experts du privé), nous décryptons au quotidien les politiques publiques, pour en donner une lecture progressiste, « vue de gauche » . C’est également l’objet de ce livre : revenir sur les principaux sujets politiques qui marquent l’actualité, approfondir le décryptage, le rendre accessible à tous. Il a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1076" title="couv2" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/03/couv2-191x300.jpg" alt="" width="205" height="323" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Morceaux choisis&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans l’univers médiatique contemporain, le temps s’est accéléré.  L’information se consomme au quotidien, voire d’heure en heure, sur les  fils internet. Une actualité chasse l’autre et, après avoir fait la «  une » des journaux, disparaît dans l’oubli.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La gestion médiatique  impulsée par Nicolas Sarkozy, résolument modernisée, a encore renforcé  l’accélération de l’information. <strong>L’Elysée orchestre un à deux évènements  médiatiques par jour, confortant cette course à l’instantané.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résultat  : l’analyse disparaît derrière le flux de l’information brute, de «  l’actu ». La démocratie politique a du mal à s’exprimer : l’opposition  n’a souvent guère plus de quelques heures pour réagir aux annonces  gouvernementales ; au-delà, ses messages sont inaudibles, frappés de  péremption. Les citoyens, noyés dans ce flot, n’ont pas les moyens  d’évaluer l’action du gouvernement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tel est justement l’une des missions de Terra Nova. Adossés à un  réseau de près de 500 intellectuels et experts (universitaires, hauts  fonctionnaires, associatifs, experts du privé), nous décryptons au  quotidien les politiques publiques, pour en donner une lecture  progressiste, « vue de gauche » .</p>
<p style="text-align: justify;">C’est également l’objet de ce  livre : revenir sur les principaux sujets politiques qui marquent  l’actualité, approfondir le décryptage, le rendre accessible à tous. Il a  vocation à devenir un rendez-vous annuel. C<strong>haque chapitre s’attaque à  un des grands thèmes qui ont fait polémique ces douze derniers mois, au  cœur de l’action gouvernementale, et vise à en donner les clés de  compréhension.</strong> Derrière le barnum politico-médiatique, quelle est la  réalité des politiques qui sont menées ? Quel jugement porter ? Peut-on  formuler des politiques alternatives ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs ? Des  personnalités membres du réseau de Terra Nova, issues de tous horizons :  philosophes, sociologues, économistes, acteurs de la société civile,  magistrats, experts de l’administration et du privé.<br />
A leur lecture,  <strong>les lignes de force des politiques gouvernementales se dégagent  nettement.</strong> Elles dessinent la vraie nature du sarkozysme.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a  beaucoup dit que Nicolas Sarkozy était un pragmatique, un politique à la  grande plasticité idéologique, brouillant les cartes, capable de «  piocher » dans toutes les familles intellectuelles en fonction des  circonstances.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour accréditer cette thèse, il y a bien sûr le  débauchage de personnalités de gauche.</strong> Mais <strong>on peine à identifier dans  cette « ouverture » les emprunts aux idées de gauche. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eric Besson,  certes ancien socialiste, est commis depuis son ministère de l’identité  nationale à la chasse aux voix lepénistes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bernard Kouchner, l’homme du «  droit d’ingérence humanitaire », doit subir une réorientation de la  diplomatie française vers une realpolitik agressive, dictée par  l’Elysée, aux antipodes de sa vision fondée sur les droits de l’homme. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes pendant  la présidence française de l’Union, est un fédéraliste européen  convaincu, à l’opposé de la vision intergouvernementale du Président de  la République.</p>
<p style="text-align: justify;">Fadela Amara, Martin Hirsch tentent de défendre leurs  causes, les banlieues et la lutte contre la pauvreté. Mais ils donnent  l’impression de se battre essentiellement contre leur propre  gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cas de Jean-Marie Bockel est le plus révélateur. Il a  été débarqué du secrétariat d’Etat à la coopération après avoir annoncé  vouloir mettre fin à la « Françafrique ». En d’autres termes : débaucher  des hommes de gauche, oui ; mais importer leurs idées, non. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Des  parcours individuels », résume Jean-Pierre Jouyet. Mais pas d’emprunt  idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, <strong>le traitement de la crise est souvent présenté comme  la démonstration éclatante de ce pragmatisme : relance macroéconomique,  interventionnisme étatique pour sauver les banques – en bref, la grande  panoplie sociale-démocrate. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voire. <strong>Tous les pays développés, sans  exception, sont intervenus massivement pour secourir leur économie au  bord de l’effondrement.</strong> <strong><span style="color: #ff0000;">Dans ce retour généralisé de l’Etat, c’est le  gouvernement français qui en a le plus limité, ou cherché à en limiter,  la portée : un plan de relance parmi les plus modestes de l’OCDE ; une  aide financière sans précédent pour les banques (320 milliards d’euros),  mais sans nationalisation (contrairement au Royaume-Uni et aux  Etats-Unis).</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Élément positif, plus calculé celui-là, dans l’escarcelle  présidentielle : l’écologie. Grenelle de l’environnement I &amp; II,  mise en avant de la « croissance verte » dans le cadre du « grand  emprunt »</strong>, taxe carbone, agitation diplomatique pour Copenhague,  nomination de ministres aux compétences reconnues (Nathalie  Kosciusko-Morizet puis Chantal Jouanno), opération séduction – avortée –  en direction de Nicolas Hulot : le président en fait des tonnes.  Certes, là encore, le discours est très en avance sur les actes. Il y a  beaucoup d’affichage «  Canada Dry ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cet infléchissement  écologique n’appartient pas à l’ADN du sarkozysme. Il est carrément  étranger à la droite française. <strong>L’objectif est avant tout tactique :  capter la partie la plus volatile de l’électorat progressiste, les «  bobos » aisés urbains, dans la perspective des prochaines échéances  présidentielles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Ces éléments, ainsi que quelques autres plus  anecdotiques (la suppression de la publicité à la télévision par  exemple), ne traduisent pas la vraie nature des politiques en cours.  Elles la brouillent au contraire. Le sarkozysme n’est pas un pragmatisme  dérivant vers le centre de l’échiquier politique. C’est tout l’inverse :  une idéologie de rupture néoconservatrice.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sortons, en France, d’une longue paix idéologique. Elle  scellait la victoire des valeurs de progrès. La France a vécu, depuis  1945, sur un compromis que l’on peut qualifier, pour aller vite, de «  social-démocrate ». Un modèle de société fondé sur deux piliers. La  démocratie, avec l’extension des libertés individuelles, la protection  des droits du citoyen, le développement des droits de l’homme : en cela,  notre modèle est fondamentalement un modèle humaniste. Et le social,  avec l’Etat-providence, les services publics, la fiscalité  redistributive : il s’agit d’un modèle égalitaire, un modèle de  solidarité .</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche, tout comme le gaullisme social, avaient promu  ce modèle social-démocrate après-guerre. La droite avait accepté  d’accompagner ces évolutions, moteurs d’une prospérité inédite sous les  Trente Glorieuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Avec la crise contemporaine du modèle  social-démocrate, le compromis idéologique a volé en éclats. Désormais,  la droite est à l’offensive. Elle a longtemps hésité, sous Jacques  Chirac. C’est fini. Nicolas Sarkozy a été le premier, en France, à  revendiquer « la rupture », « le changement » : la fin du pacte social  historique.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sarkozysme met en œuvre une double rupture de fond,  qui s’attaque aux deux piliers de la social-démocratie et esquisse un  basculement néoconservateur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Une rupture antihumaniste, tout d’abord</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle se caractérise par la recherche systématique de coupables, de  boucs émissaires à désigner à la vindicte collective.</strong> <strong>Il y a toujours  les bons citoyens à protéger et les mauvais à bannir hors de la  communauté nationale – les immigrés, les musulmans, la racaille de  banlieue, les délinquants, les assistés, les fonctionnaires privilégiés…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cet  antihumanisme se déploie dans le débat sur l’identité nationale. <strong>La  vision néoconservatrice de la nation est figée sur l’identité fantasmée  du passé, à tentation ethnique (blanche), à coup sûr culturaliste  (religieuse, les racines chrétiennes). Une identité fermée, qui exclut  les générations de Français d’immigration récente, considérés comme des  étrangers sur leur propre sol.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une telle rupture se retrouve aussi  dans la politique d’immigration, de plus en plus brutale. « Rafles »  policières de sans-papiers, jusqu’aux enfants dans les écoles ; délit de  solidarité ; expulsion de réfugiés politiques vers l’Afghanistan ;  climat de soupçon dans les préfectures… L’exemple du Calaisis, qui  concentre les demandeurs d’asile en transit vers l’Angleterre, est  édifiant : fermeture du centre d’hébergement d’urgence de Sangatte,  démantèlement des campements de fortune de la « jungle », jusqu’à la  condamnation à l’errance. Une chute de Charybde en Scylla.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La  politique pénale subit le même processus de durcissement. Le champ des «  criminels », des « monstres » s’élargit toujours plus loin.</strong> Leur  répression s’intensifie. La politique de castration chimique pour les  pédophiles est emblématique. <strong>Jusqu’à l’évocation inouïe par Michèle  Alliot-Marie de la castration physique &#8211; une mutilation d’Etat, une  vision de la France digne d’Orange mécanique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut également  rattacher à cette rupture antihumaniste <strong>la réorientation de la politique  étrangère. La diplomatie sarkozyste a renoncé à un équilibre entre  universalité des droits de l’homme et intérêts nationaux, au profit  d’une realpolitik parfois extrême, comme lors de l’accueil en France du  colonel Khadafi. Elle a également basculé dans une logique à la  coloration manichéenne et occidentaliste, entraînant la France vers un  rôle de « nouveau faucon » sur la scène internationale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Seconde rupture de fond : la rupture inégalitaire </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">La politique  fiscale apparaît comme un marqueur indélébile de cette rupture. La  gauche stigmatise à juste titre le « paquet fiscal », toute première  mesure prise par Nicolas Sarkozy lorsqu’il accède à l’Elysée : plus de  10 milliards d’euros par an pris dans les poches de tous les Français  pour être donnés aux ménages les plus riches. </span></strong>Au total, <strong>depuis 2002,  c’est 30 milliards d’euros par an qui font l’objet d’une redistribution à  l’envers des classes moyennes et populaires vers les ménages les plus  aisés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy l’assume régulièrement : ceux qui réussissent  ont le droit de s’enrichir. « A grosses responsabilités, gros revenus »,  a-t-il encore répété à Davos. <strong>La société méritocratique qu’il appelle  de ses vœux est une société inégalitaire.</strong> Sa méritocratie prétend  valoriser l’entrepreneur et le travail du capitalisme industriel, pas le  spéculateur et la rente du capitalisme financier. Pourtant, d<strong>ans les  faits, la plupart des mesures fiscales prises par la droite depuis 2002  favorise la rente : dévitalisation de l’ISF, bouclier fiscal,  disparition des droits de succession, allègement de la fiscalité sur les  dividendes…</strong> Et si peu a été fait – moins qu’aux Etats-Unis et au  Royaume-Uni – pour encadrer les bonus pharaoniques des traders et des  dirigeants de la finance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si la politique fiscale aide les forts, la  politique sociale abandonne les faibles. Le sarkozysme a insufflé dans  le pays une idéologie « anti-assistanat » dévastatrice.</strong> Il n’y pas à  aider les exclus puisqu’il s’agit d’assistés, qui ont choisi leur sort,  refusent de travailler. Ainsi, au fil du temps, l<strong>es minimas sociaux  français ont glissé à des niveaux alarmants : 40% à peine du salaire  médian, contre 60% en moyenne en Europe, plus de 70% au Danemark, aux  Pays-Bas, au Royaume-Uni.</strong> <strong><span style="color: #ff0000;">Appauvrir les plus pauvres : nous cultivons  ainsi une exception française délétère.</span></strong> Et <strong>même en pleine crise sociale,  le gouvernement refuse de prendre les mesures d’urgence de bon sens  contre le chômage</strong> : refus de suspendre les suppressions annuelles de  postes de fonctionnaires, refus de relancer les emplois aidés, refus de  revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nicolas  Sarkozy est, pour finir, à l’origine d’une troisième rupture,  méthodologique cette fois : l’hyperprésidence. </strong>Son credo : le  volontarisme politique. Il ne se résigne pas à l’impuissance politique.  S<strong>a méthode : la culture de l’action et la concentration des pouvoirs –  l’hyperprésidence.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La culture de l’action, c’est décider, trancher  dans le vif. Corollaire, l<strong>e sarkozysme ne prend pas le temps de  l’écoute, de la consultation, du dialogue démocratiques</strong>. En attestent le  refus de prendre en compte la votation citoyenne sur La Poste, le  passage en force sur la réforme des universités, l’absence de travail de  création de consensus pour une réforme aussi fondamentale que la taxe  carbone … Mais cette gestion du changement, au-delà des réserves  démocratiques qu’elle inspire, ne paraît guère efficace. Ce temps de  dialogue qu’il veut gagner en amont de la décision, Nicolas Sarkozy le  perd le plus souvent en aval, du fait des résistances et oppositions que  cette pratique expéditive suscite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La tendance à la concentration personnelle du pouvoir est une  évolution plus inquiétante.</strong> Certes, les dernières décennies avaient sans  doute éclaté à l’excès le pouvoir étatique, vers le bas  (décentralisation), le haut (la construction européenne) et latéralement  (la multiplication des autorités administratives indépendantes),  l’enchaînant aussi dans des procédures de plus en plus rigides  (renforcement des marchés publics).</p>
<p style="text-align: justify;">Un mouvement de reconcentration  et de libération du pouvoir politique est sans doute nécessaire. Mais  <strong><span style="color: #ff0000;">Nicolas Sarkozy va très au-delà. Il procède à l’affaiblissement  systématique des contre-pouvoirs. Les médias (avec la nomination des  présidents de chaîne publique par l’Elysée), la justice (avec la  suppression du juge d’instruction indépendant) sont pensés comme des  relais de l’action gouvernementale. La réforme territoriale marque  l’acte I de la recentralisation. Des autorités indépendantes sont  supprimées.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Europe échappe aux institutions fédérales (la Commission,  le Parlement européen) pour revenir entre les mains des Etats, dans une  logique intergouvernementale. <strong><span style="color: #ff0000;">Le Parlement est perçu comme une  institution trop lente, trop bavarde ; la réforme constitutionnelle  entraîne « l’agonie de la démocratie parlementaire » .</span></strong> Même au sein de  la sphère gouvernementale, la présidence concentre le pouvoir,  dévitalise les ministères et court-circuite le travail interministériel,  ravalant le premier ministre au rang de « super-directeur de cabinet »  sans réelle autonomie politique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Au total, l’hyper-présidence  déséquilibre dangereusement nos institutions démocratiques.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Antihumanisme,  inégalités, hyperprésidence : le sarkozysme attaque de front l’identité  politique du pays, la fraternité, la solidarité, les libertés  publiques, pour y intégrer des valeurs néoconservatrices, qui lui sont  historiquement étrangères.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>ces trois ruptures ont eu, en revanche, une efficacité  politique redoutable. Elles ont permis à Nicolas Sarkozy de se  constituer une large assise électorale en réunissant les trois courants  de la droite française</strong> décrits par René Rémond.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a d’abord le  légitimisme : c’est la droite de l’ordre moral et des valeurs, celle qui  votait jusque-là pour Le Pen.</strong> Le sarkozysme a capté ses voix par  l’antihumanisme, sa politique des « 3 I » (insécurité, immigration,  identité), son slogan du « Karcher ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a ensuite l’orléanisme :  c’est la droite libérale, celle des milieux d’affaires qui, de Guizot à  Balladur, a pour projet l’enrichissement personnel.</strong> Le sarkozysme n’a  pas renforcé le libéralisme. C’est une des raisons qui expliquent sa  résilience face à la crise économique : il ne s’est jamais vraiment fait  l’apôtre du modèle néolibéral ; il survit donc à son effondrement  idéologique. <strong>Nicolas Sarkozy, s’il ne soutient pas les thèses  intellectuelles de l’orléanisme, fait en réalité bien mieux : il assure  son enrichissement.</strong> <strong>Il baisse la fiscalité des plus riches ; il  intervient pour défendre ses intérêts économiques ; il légitime l’argent  et les inégalités.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a enfin le bonapartisme : c’est le culte de  l’homme providentiel en lien direct avec le peuple, la droite sociale et  populaire</strong>. Certes, le sarkozysme pouvait heurter le courant  bonapartiste, attaché à l’Etat-providence, issu du Conseil national de  la résistance et du gaullisme. Mais il a séduit l’aile  gaullo-chiraquienne par une posture : le pouvoir personnel de  l’hyperprésident.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face à cette rupture néoconservatrice, un front  progressiste est en train d’émerger. Il va des démocrates aux  socialistes et aux écologistes, jusqu’à la gauche de la gauche. Il doit  éviter deux écueils.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le premier est l’immobilisme. La gauche peut  être tentée par la défense du modèle d’hier. Elle a du mal à faire le  deuil du modèle historique qu’elle a contribué à créer. Elle risque  alors de s’enfermer dans la protestation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le second écueil est le  renoncement idéologique. Dans l’incapacité de formuler une offre  politique alternative, la gauche laisserait filer le curseur idéologique  vers la droite.</strong> Le nouveau compromis national deviendrait un compromis  conservateur. La gauche pourrait encore espérer la victoire politique,  mais au prix de sa défaite idéologique, cantonnant son action à  l’accompagnement social et compassionnel d’un modèle qui n’est plus le  sien. Ce renoncement est une tentation dans nombre de partis  sociaux-démocrates européens, renoncement libéral avec le SPD allemand,  renoncement populiste en Autriche et aux Pays-Bas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le camp  progressiste doit au contraire chercher la voie de la refondation  idéologique. Il doit reprendre l’offensive pour réaffirmer ses valeurs  historiques (égalité, solidarité, libertés démocratiques) ainsi que  leurs variantes contemporaines (écologie et développement durable). Il  trouvera les Français à ses côtés. Les citoyens continuent de  plébisciter les valeurs progressistes. Ils ont voté Nicolas Sarkozy pour  sa promesse d’efficacité, pour sauver le modèle social-démocrate  français en crise, pas pour le détruire. Ils ne veulent pas d’une  rupture néoconservatrice.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le modèle français n’est plus viable  en l’état. Les conditions historiques qui ont fait son succès au XXe  siècle ont disparu. Il faut le repenser dans le cadre du monde du XXIe  siècle : la globalisation, les mutations du capitalisme,  l’individualisation de nos sociétés, la pénurie des ressources, la fin  de la domination occidentale, le terrorisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous en avons les  moyens. Le matériau est là, désormais. Le diagnostic intellectuel s’est  enrichi. Les expérimentations européennes se développent, notamment dans  les social-démocraties nordiques. Les initiatives locales se  multiplient. Le travail qui reste à accomplir est de convertir ce  matériau en solutions programmatiques et de penser un projet global.  Nous en esquissons quelques grandes lignes dans ce livre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Mais  l’heure n’est pas encore à la reconstruction. Nous sommes face à un  gouvernement qui brûle les fondements du modèle français. L’urgence est  de limiter la destruction et d’éteindre les incendies allumés par cet  Etat-pyromane : tel est le rôle de l’opposition progressiste.</strong></span></p>
<p><strong><br />
<em>Par Olivier Ferrand,</em><br />
<a href="http://www.amazon.fr/Etat-pyromane-L-Olivier-Ferrand/dp/2917986034/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1267442513&amp;sr=8-1" target="_blank">L&#8217;Etat pyromane, éditions Delavilla, 384  pages, 19 euros.</a></strong></p>
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		<title>Nouvelles du vin</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 09:53:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’économie chilienne du vin a aussi tremblé L’information est tombée mardi 2 mars à 2h42, heure française, sur le fil de l’agence américaine AP (Associated Press), comme un faire-part de décès : « Le premier producteur de vin chilien &#171;&#160;Concha y Toro&#160;&#187; a annoncé dans un communiqué que la majorité de ses vignes avaient été très sérieusement touchées par le séisme qui a ravagé samedi le pays. La société a annoncé sur son site internet l&#8217;arrêt de son activité pendant au moins une semaine ». Concha y Toro, précise l’AP, a « exporté 26,6 millions de caisses de vin en 2008 dans plus de 131 pays pour un chiffre d&#8217;affaires de 436 millions d&#8217;euros ». Ce communiqué de presse rappelle qu’au Chili le vin est devenu un pilier de l’économie. Le lendemain, Jonhatha Franklin, correspondant du Guardian à Santiago dressait un premier bilan des dommages : « Les ports du sud du pays sont fermés. Des ruisseaux de vin s’écoulent sur le sol des dizaines de « bodegas » et caves touchées par le séisme, symbole de l’impact du tremblement de terre sur l’économie chilienne. Les premières estimations évaluent le nombre de bouteilles détruites à 100 millions, un sixième des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’économie chilienne du vin a aussi tremblé</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1068" title="medium_chili.2" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/03/medium_chili.2-281x300.jpg" alt="" width="281" height="300" />L’information est tombée mardi 2 mars à 2h42, heure française, sur le fil de l’agence américaine AP (Associated Press), comme un faire-part de décès : « Le premier producteur de vin chilien &laquo;&nbsp;Concha y Toro&nbsp;&raquo; a annoncé dans un communiqué que la majorité de ses vignes avaient été très sérieusement touchées par le séisme qui a ravagé samedi le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">La société a annoncé sur son site internet l&#8217;arrêt de son activité pendant au moins une semaine ». Concha y Toro, précise l’AP, a « exporté 26,6 millions de caisses de vin en 2008 dans plus de 131 pays pour un chiffre d&#8217;affaires de 436 millions d&#8217;euros ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce communiqué de presse rappelle qu’au Chili le vin est devenu un pilier de l’économie. Le lendemain, Jonhatha Franklin, correspondant du Guardian à Santiago dressait un premier bilan des dommages : « Les ports du sud du pays sont fermés. Des ruisseaux de vin s’écoulent sur le sol des dizaines de « bodegas » et caves touchées par le séisme, symbole de l’impact du tremblement de terre sur l’économie chilienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières estimations évaluent le nombre de bouteilles détruites à 100 millions, un sixième des exportations de vin du pays. (&#8230;) Antonio Larrain, secrétaire général du Syndicat chilien du vin, estime à 20% le nombre d’entrepôts de vin détruits et à 300 millions de dollars les pertes ». Puis les nouvelles sont venues de l’intérieur du pays, de la vallée de Maule, coeur historique du vignoble chilien, toute proche de l’épicentre du séisme. « Les pertes sont importantes. Environ 300 barriques ont explosé, de même que des cuves en inox, représentant une capacité de 10 000hl, et des milliers de bouteilles », a rapporté Miguel Torres, propriétaire espagnol d’un vignoble dans la vallée de Curico à Eric Asimov pour le New York Times.</p>
<p style="text-align: justify;">Le journaliste américain a recueilli une série de témoignages de viticulteurs qui ont parfois perdu aussi les vignes. Jeudi 4 mars, les professionnels se sont réunis. « 12,5 % du contenu des caves chiliennes aurait été détruit, pour plus de 180 millions d&#8217;euros, même si les entreprises n&#8217;auront pas à régler cette facture, la plus grande partie de ces volumes étant assurés.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;après Rene Merino, qui dirige Wines of Chile, les pertes seront en outre compensées par le fait que les wineries étaient en situation de surplus. Ces propos rassurants sont très loin de la déclaration que la Sociedad Nacional de Agricultura du Chili avait effectuée quelques heures avant la réunion de Vinos de Chile et Wines of Chile, parlant de pertes lourdes sur les stocks de vins de nombreuses entreprises et d&#8217;une récolte retardée, avec l&#8217;espoir que cette dernière se déroule normalement ».</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8211;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pays-Bas : les vins argentins soumis au contrôle sur la présence de natamycine</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://img.alibaba.com/photo/221281921/Natamycin_USP_FCC.jpg" alt="" width="273" height="273" />Après la découverte par des laboratoires allemands de la présence de natamycine* dans des vins venus d&#8217;Argentine, l&#8217;ensemble des clients des vins argentins s&#8217;inquiète&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Aux Pays-Bas, l&#8217;organisme d&#8217;information et de promotion du vin (Productschap Wijn, PW) informe les professionnels du vin que que le gouvernement argentin mène actuellement des analyses pour garantir l&#8217;absence de natamycine dans les vins destinés à l&#8217;exportation vers les Pays-Bas, ce qui devrait causer des retards d&#8217;approvisionnement pour les importateurs néerlandais.</p>
<p style="text-align: justify;">Le PW assure les professionnels qu&#8217;il a demandé aux autorités argentines de mener ces contrôles avec diligence. Les résultats d&#8217;analyse seront compris dans un document destiné à garantir l&#8217;innocuité des produits d&#8217;importation.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autorité néerlandaise en charge de la sécurité alimentaire (Voedsel en Waren Autoriteit, VWA) pourra demander ce document et la garantie d&#8217;absence de natamycine lors de ses propres contrôles à partir du 1er juillet : le PW recommande donc de bien garder le certificat pour éviter tout problème.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas un mot, cependant, sur les sud-africains, également suspectés de présence de natamycine (utilisée en Afrique du Sud sous le nom de primarizine ou primaricine).</p>
<p style="text-align: justify;">En Corée, pourtant, la Korea Food and Drug Administration a interdit la distribution et la vente de 10 vins argentins et sud-africains suite à la détection de natamycine.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement la KFDA a décidé de renforcer temporairement ses contrôles à la frontière. Les vins argentins et sud-africains seront systématiquement testés. Pour les vins d&#8217;autre provenance, le test sera uniquement imposé aux vins rouges et à la première importation.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà un sujet intéressant qui mériterait une investigation également en France et une interpellation du gouvernement car il y a de quoi être inquiet de la présence potentielle de Natamycine dans les vins argentins ou sud-africains importés en France&#8230;</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>*La Natamycine ou Pimaricin ou E235 est un antibiotique naturel produit par la bactérie Streptomyces natalensis (actinobactéria du genre streptomyces). C’est un fongicide (et donc un pesticide) qui est produit industriellement comme produit pharmaceutique et comme additif alimentaire. C’est un macrolide polyène utilisé comme médicament notamment contre les kératites, et spécialement les infections de la cornée dues à des Aspergillus ou Fusarium.</em></h6>
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		<title>L&#8217;activité des députés étroitement surveillée !</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 09:28:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Laïcité et Citoyenneté]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici une nouveauté apparue sur la toile qui risque bien de bouleverser le quotidien de nos élus législatifs. Nosdeputes.fr, site né de la collaboration entre les fondateurs de deputesgodillot.info et de regardscitoyens.org, se propose de suivre à la trace les 577 députés de la législature. Comment ça marche ? A l&#8217;appui d&#8217;une finition simple et claire, ce nouvel observatoire de l&#8217;activité parlementaire propose de visionner le profil de chaque député et d&#8217;y voir le graphique de leurs activités sur les 12 derniers mois. Pour chacun, il est ainsi possible d’examiner le champ lexical utilisé durant les assemblées, le nombre de mots prononcés, mais aussi le taux de présence dans l’hémicycle. Ainsi, ce ne sont pas moins de 300 000 interventions, 30 000 amendements ou encore 60 000 questions écrites qui sont collectés sur l’actuelle législature. Quelques 240 dossiers traités par l’Assemblée Nationale sont également disponibles en ligne. Enfin, tous les internautes peuvent se retrouver dans la rubrique &#171;&#160;citoyens&#160;&#187; afin d&#8217;échanger au sujet des députés ou de la vie de l’Assemblée Nationale, ceci entrant dans le cadre de la &#171;&#160;démocratie participative&#160;&#187; qu&#8217;évoque Tangui Morlier, l&#8217;un des membres du collectif. Valoriser ou contrôler? Ce dernier affirme que l’utilité première de ce site [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Voici une nouveauté apparue sur la toile qui risque bien de bouleverser le quotidien de nos élus législatifs. <a href="http://www.nosdeputes.fr/" target="_blank">Nosdeputes.fr</a>, site né de la collaboration entre les fondateurs de deputesgodillot.info et de <a href="http://www.regardscitoyens.org" target="_blank">regardscitoyens.org</a>, se propose de suivre à la trace les 577 députés de la législature.</strong></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Comment ça marche ? </strong></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.nosdeputes.fr" target="_blank"><img class="alignleft" src="http://img.over-blog.com/300x290/0/18/46/70/actualite3/Image-1-copie-6.png" alt="" width="316" height="307" /></a>A l&#8217;appui d&#8217;une finition simple et claire, c<strong>e nouvel observatoire de l&#8217;activité  parlementaire propose de visionner le profil de chaque député  et d&#8217;y voir le graphique de leurs activités sur les 12 derniers mois.</strong> Pour chacun, il est ainsi possible d’examiner le champ lexical utilisé durant les assemblées, l<strong>e nombre de mots prononcés</strong>, mais aussi <strong>le taux de présence dans l’hémicycle</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, ce ne sont pas moins de 300 000 interventions, 30 000 amendements ou encore 60 000 questions écrites qui sont collectés sur l’actuelle législature. Quelques 240 dossiers traités par l’Assemblée Nationale sont également disponibles en ligne.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, <strong>tous les internautes peuvent se retrouver dans la rubrique &laquo;&nbsp;citoyens&nbsp;&raquo; afin d&#8217;échanger au sujet des députés ou de la vie de l’Assemblée Nationale, ceci entrant dans le cadre de la &laquo;&nbsp;démocratie participative&nbsp;&raquo; qu&#8217;évoque Tangui Morlier, l&#8217;un des membres du collectif</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Valoriser ou contrôler?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier affirme que l’utilité première de ce site sera de valoriser les travaux des députés. Une façon de mettre en place le site sans heurter la sensibilité des élus ? Rien n’est moins sûr, car le but plus ou moins affiché de cette création n’est autre que de les piquer à vif dans leur quotidien, plus ou moins chargé !</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, certains députés vont pouvoir surfer sur la &laquo;&nbsp;vague valorisatrice&nbsp;&raquo; de <a href="http://www.nosdeputes.fr/" target="_blank">nosdeputés.fr</a>, mais il est évident qu’aucun cadeau ne sera fait aux habitués de &laquo;&nbsp;l’assemblée buissonnière&nbsp;&raquo;.</p>
<h5 style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.nosdeputes.fr/circonscription" target="_blank">La liste des députés par circonsciption</a></strong></em></h5>
<h5 style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.nosdeputes.fr/deputes" target="_blank">la liste des députés par ordre alphabétique</a></strong></em></h5>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, il n’a pas fallu attendre pour voir les premières railleries se manifester sur la toile. L’une des personnalités  &laquo;&nbsp;stars&nbsp;&raquo; de l’hémicycle, Jack Lang, s’est tout simplement fait &laquo;&nbsp;dépouiller&nbsp;&raquo; de toute crédibilité en quelques secondes, et surtout, en quelques &laquo;&nbsp;clics&nbsp;&raquo;. Difficile de s’imaginer sa capacité à représenter les citoyens si celui-ci ne se présente pas plus de 4 fois aux assemblées en 12 mois. Mais, des dizaines de députés français sont dans un cas tout à fait similaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les électeurs français pourront donc suivre à la trace leur représentant, sachant qu&#8217;un sondage de l’internaute.com révèle que 97% des français s’estiment lassés par l’attitude absentéiste des députés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prendront-ils le soin de tenir compte de ce moyen de pression publique, pour endosser pleinement leur rôle législatif ?&#8230; </strong></p>
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