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	<title>Yannick Serrano &#187; martine Aubry</title>
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		<title>Le combat en faveur de la laïcité plus que jamais d&#8217;actualité</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 21:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La laïcité institutionnelle connaît des attaques sans précédent et sournoises, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles interviennent dans un contexte de réformes sarkozystes menées au pas de charge et qui ne permettent parfois pas aux oppositions parlementaires de couvrir ces sujets avec la primauté qu&#8217;ils méritent. Pour autant, on peut parfois regretter le silence des grands partis de gauche ou des grands leaders nationaux. A leur décharge, on peut estimer que les préoccupations des français sont ailleurs, même si les atteintes à la laïcité leurs vaudront demain des réveils difficiles. L’offensive des Eglises pour reconquérir l’État et tenir un rôle de premier plan dans la vie politique et sociale de la République se fait chaque jour de plus en plus vive. Force est de constater également que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, leur ouvre grand les portes, avec un empressement affiché. Après la “laïcité ouverte“ ou “plurielle“ sous des gouvernements précédents, la “laïcité positive“ ou &#171;&#160;intelligente&#160;&#187;constitue une nouvelle étape dans la remise en cause du principe essentiel de laïcité. L’offensive cléricale s’intensifie et s’accélère dans le désintérêt absolu de la gauche et des grandes associations humanistes. Jamais n’ont été appliquées avec autant de zèle et de clarté les consignes de l’ultra libérale Union [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-806" title="sarkozy-laicite" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/sarkozy-laicite-300x270.jpg" alt="sarkozy-laicite" width="300" height="270" />La laïcité institutionnelle connaît des attaques sans précédent et sournoises, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles interviennent dans un contexte de réformes sarkozystes menées au pas de charge et qui ne permettent parfois pas aux oppositions parlementaires de couvrir ces sujets avec la primauté qu&#8217;ils méritent. Pour autant, on peut parfois regretter le silence des grands partis de gauche ou des grands leaders nationaux. A leur décharge, on peut estimer que les préoccupations des français sont ailleurs, même si les atteintes à la laïcité leurs vaudront demain des réveils difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offensive des Eglises pour reconquérir l’État et tenir un rôle de premier plan dans la vie politique et sociale de la République se fait chaque jour de plus en plus vive. Force est de constater également que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, leur ouvre grand les portes, avec un empressement affiché. Après la “laïcité ouverte“ ou “plurielle“ sous des gouvernements précédents, la “laïcité positive“ ou &laquo;&nbsp;intelligente&nbsp;&raquo;constitue une nouvelle étape dans la remise en cause du principe essentiel de laïcité. L’offensive cléricale s’intensifie et s’accélère dans le désintérêt absolu de la gauche et des grandes associations humanistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais n’ont été appliquées avec autant de zèle et de clarté les consignes de l’ultra libérale Union européenne. Dans la continuité du Traité d’Amsterdam et du projet de Constitution européenne, le Traité de Lisbonne signé en décembre 2007 par les 27 chefs d’État et validé par de très nombreux parlementaires de gauche, en cours de ratification, stipule en son article 16-C : « reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Églises ». Cet article est en totale contradiction avec la loi de 1905 et en particulier son article 2.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien que cela pourrait et devrait mériter des débats à l&#8217;intérieur des sections socialistes. Cela pourrait et devrait même faire partie du grand chantier national auquel s&#8217;est attelé Martine Aubry. La laïcité devrait même être un volet essentiel de la formation militante de base. Mais là aussi, le terrain est malheureusement déserté sur un sujet pourtant hautement symbolique et qui permettrait de rebondir nationalement sur une foule de sujets politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à noter au passage que la la Charte européenne des droits fondamentaux, intégrée aux traités européens, ne garantit que la liberté de religion , celle de changer de religion, mais en aucun cas celle de n’en avoir aucune, alors que près de 40% des européens n’a aucune appartenance ni pratique religieuse&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme est censée garantir “la liberté de conscience, de pensée et de religion”, la jurisprudence constante de la Cour européenne de justice considère que ces notions n’impliquent nullement la laïcité des institutions nationales ni la séparation des Eglises et des Etats. Pour la Cour européenne, ni les religions d’Etat, ni le délit moyenâgeux de blasphème ni les impôts d’Eglise ne sont contraires à son article 9.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est encore de constater qu’aujourd’hui, en France et dans l’Union européenne, le fer de lance de l’offensive cléricale est l’Eglise catholique et qu’elle est celle qui rencontre le plus d’écho auprès des gouvernants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela peut notamment s’expliquer par le fait que, de toutes les religions, l’Eglise catholique est la principale à avoir élaboré, théorisé et diffusé une doctrine sociale, reprise à leur compte par les dirigeants politiques, y compris socialistes, surtout à la faveur de la crise du capitalisme, au cœur des institutions de l’UE et de ses traités, tous articulés autour du principe théologique de subsidiarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, M.Sarkozy a explicitement salué les bienfaits de la doctrine sociale de l’Eglise catholique, à l’occasion de son discours de bienvenue au pape Benoît XVI en septembre 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut rappeler que dès son origine, avec la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) en 1951, l’Union européenne a été voulue, mise en place, et structurée par des hommes politiques qui manifestaient ouvertement leurs liens avec le christianisme en général et le catholicisme romain en particulier : Robert Schuman, Jean Monnet sont les plus connus d’entre eux. De nombreux hauts fonctionnaires qui œuvrent aujourd’hui à Bruxelles ou à Strasbourg, affichent tout autant leurs croyances, dans l’exercice de leurs fonctions&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Des relations diplomatiques ont été ouvertes en 1970 entre le Vatican et l’Union européenne et que la COMECE (Commission des Épiscopats de l’Union Européenne) créée en 1980 occupe une place prépondérante parmi les représentations officielles dont disposent les Églises à Bruxelles.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, lors de sa visite en septembre 2008, Benoît XVI a appelé à trouver « une voie nouvelle pour une saine collaboration entre l’Eglise et l’Etat ».</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre mois plus tard cette « saine collaboration » accouchait, le 18 décembre 2008, de l’accord Kouchner-Mamberti. Cet accord diplomatique entre le quai d’Orsay et le Vatican, établit que l’État français reconnaît désormais les diplômes de l’enseignement supérieur catholique. Il a débouché sur le décret 2009-427 du 16 avril 2009. Une seule organisation française a déposé un recours contre dès le 4 mai 2009, visant à obtenir son annulation. Il ne faudrait pas poser ce genres de questions à d&#8217;autres organisations, quelles qu&#8217;elles soient, car elles en seraient très embarrassées ! Suivez mon regard&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq organisations seulement (associative) ont condamné cette remise en cause du monopole public de la collation des grades, découlant des directives de l’Union Européenne, via le processus de Bologne : <span style="font-family: Arial;">la Libre Pensée, le groupe socialiste du  Sénat (pour se dédouaner de son vote de la loi Carle ?), le CNAL ( il existe  toujours&#8230;.) et conjointement la Ligue des Droits de l&#8217;Homme et la Ligue de  l&#8217;Enseignement. <em>(Merci à Gut Georges pour sa très haute vigilance et sa grande cordialité)</em><br />
</span>
</p>
<p style="text-align: justify;">A venir dans les très prochains débats du parlement, le très dangereux projet de loi « Carle » qui renforce la fuite des fonds publics vers l’enseignement privé à 95% catholique (dans le droit fil de l’article 89 de la loi d’août 2004) et impose des dépenses exorbitantes aux communes pour financer la scolarité des élèves des établissements privés sous contrat du 1er degré situés hors de leurs limites territoriales. J&#8217;attends encore sur ce sujet de lire ou d&#8217;écouter les &laquo;&nbsp;hautes voix de stentors&nbsp;&raquo; des ténors de l&#8217;opposition afin de mesurer ce qu&#8217;il reste de la motivation de la gauche à tenir bon sur certaines considérations essentielles. Là aussi, il s&#8217;agit d&#8217;une bombe à double impact. Le premier, si la loi Carle est adoptée, sera une masse de demandes de financements faites en faveur des écoles privées, il y a fort à parier que ni les leaders nationaux ni les médias ne sauront ou ne voudront expliquer et simplifier la hauteur de l&#8217;enjeu pour les français.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde déflagration de la loi Carle sera pour les mairies notamment rurales qui seront bien en peine  d&#8217;assurer les financements concernés et pour les écoles du secteur publiques qui seront inévitablement touchées par des amputations de crédits des collectivités. Mais là encore, va-t-on savoir expliquer et combattre ?  Attendra-t-on que la droite réactionnaire ne vienne accuser les élus locaux de ne pas assurer leur missions ? Attendra-t-on que l&#8217;école publique soit mise en accusation pour ses futurs manquements qui serviront à la privatisation complète ultérieure de l&#8217;éducation ?</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une véritable entreprise de destruction de l’École de la République qui est actuellement en cours. Alors que l’on assiste à un véritable racket financier au profit de l’école privée, des milliers de postes d’enseignants sont supprimés, les fermetures de classes et d’établissements se multiplient dans l’école publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les laïques de tous bords devraient se révolter sur l’expérimentation en cours des &laquo;&nbsp;jardins d’éveil&nbsp;&raquo; qui est de la même veine. Alors que l’école maternelle est publique, laïque et gratuite, il s’agit de transférer à terme la responsabilité de l’accueil des enfants de 2 à 6 ans aux collectivités locales et de favoriser la mise en place de structures d’accueil concurrentielles privées et payantes. Les responsables de l’enseignement confessionnel (notamment catholique) ont immédiatement marqué leur intérêt pour les jardins d’éveil&#8230; CQFD !</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les laïques et en particulier les élus républicains doivent s&#8217;opposer à cette expérimentation.</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion républicaine devrait se borner à : « Fonds publics à l’Ecole publique-Fonds privés à l’Ecole privée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Encore,  un grand nombre de lycées privés sont désormais classés centres d’examen pour les diplômes d’Etat, phénomène qui s’est généralisé cette année&#8230; Cette décision s’appuie notamment sur le titre VI article 30 de la loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989, dite loi Jospin qui stipule : ’Les dispositions de la présente loi qui sont relatives à l’enseignement sont applicables aux établissements d’enseignement privés sous contrat dans le respect des dispositions de la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 (loi Debré) sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés (&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il rappeler que les établissements privés confessionnels (catholiques pour l’essentiel) ne sont pas des services publics d’Etat ? La liberté de conscience des professeurs doit être respectée ainsi que leur statut de fonctionnaire d’Etat. La liberté de conscience des élèves, également devraient être respectée.</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il accepter que les élèves passent les épreuves des diplômes nationaux de l’Etat républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé de l’évêché, du diocèse, soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires ?</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche dans son ensemble, les grandes associations nationales se doivent de soutenir tous les enseignants qui veulent assurer leur mission de fonctionnaire d’Etat dans les seuls établissements publics laïques et les élèves qui n’acceptent pas cette attaque contre leur liberté de conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces entorses graves aux principes républicains et au monopole de la collation des grades doivent cesser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que la laïcité soit restaurée dans toute la République, le respect absolu de la loi de 1905 doit être rétabli. Il suppose  :<br />
- l’abrogation de toutes les lois anti-laïques (Debré, Guermeur, Le Pors-Deferre, Rocard, Chevènement, Jospin, Lang-Cloupet, Censi)<br />
- l’abrogation de la loi Pétain du 25 décembre 1942 qui prévoit que « ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées aux édifices affectés au culte public, qu’ils soient ou non classés monuments historiques. » (oui, elle existe encore!&#8230;)<br />
- l’abrogation du décret 2009-427 sur la reconnaissance des diplômes catholiques.<br />
- l’abrogation de l’article 89 de la loi du13 août 2004.<br />
- le retrait du projet de loi Carle très bientôt à l&#8217;étude au parlement.<br />
- l’abrogation du statut concordataire d’Alsace Moselle<br />
- l’abrogation des concordats d’Outre-mer et des décrets Mandel..<br />
- l’abrogation de la loi LRU-Pécresse (Loi no 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités) qui organise la privatisation de l’enseignement supérieur.<br />
- le retrait des décrets Darcos sur la formation des enseignants, plus spécifiquement toutes les dispositions visant à détruire le statut de la Fonction publique.<br />
- le retrait du projet de décret transformant les écoles primaires en Établissements Publics d’Enseignement primaire (EPEP) placés sous la tutelle pédagogique, administrative et financière des collectivités locales, ce qui équivaut à dénationaliser et délaïciser l’enseignement du premier degré.
</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les intrusions dans l’École publique de groupes de pression, qu’ils soient financiers, économiques, religieux, caritatifs, pour quelque motif que ce soit, y compris sous couvert de projets pédagogiques, devrait être interdite également à proscrire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’éducation religieuse à l’école publique au travers de l&#8217;astucieux « enseignement du fait religieux », désormais introduit dans les programmes scolaires devrait être combattue et fait partie de ces subtilités stratégiques d&#8217;atteinte à l&#8217;enseignement public et laïque que la gauche se doit de dénoncer.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ne doit-on demander des comptes sur la présence de la hiérarchie catholique dans la commission nationale des programmes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Par delà l’école, les atteintes à la laïcité se multiplient dans tous les domaines de la vie publique et c&#8217;est la République entière qui se meurt !</p>
<p style="text-align: justify;">La suppression des services hospitaliers, des hôpitaux dits de proximité, a pour conséquence la privatisation de la santé, et de ce fait un recul du service de santé public et laïque&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les associations caritatives prennent la place des services publics conformément aux directives de l’Union européenne, ouvrant ainsi la voie au communautarisme et au prosélytisme, remettant en cause l’égalité en droit de tous sur tout le territoire, un des fondements de la République&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons-nous et que chacun pose les questions, là où il est, sur les 10 milliards d’euros annuels de fonds publics qui sont détournés de leurs missions républicaines pour financer l’Eglise catholique et ses œuvres, soit l’équivalent de 20% de l’impôt sur le revenu&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Et que doit-on penser de la création de carrés confessionnels dans les cimetières, qui avec ses nouvelles dispositions sur les cendres reconstitue de fait les cimetières religieux ?&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche ne pourrait-elle pas s&#8217;enorgueillir si elle demandait aussi  l’abrogation de la loi du 19 décembre 2008 sur les obsèques, qui fait des lieux de culte des dépositaires légaux des urnes cinéraires ?</p>
<p>Enfin, la gauche devrait réaffirmer solennellement son exigence que tous les élus et représentants de la République respectent une totale neutralité à l’égard des cultes dans l’exercice de leur mandat, neutralité à laquelle ils sont tenus en vertu de l’article 2 de la loi de 1905 qui stipule que la République ne reconnaît aucun culte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offensive cléricale appelle une contre-offensive, Laïque et Républicaine !</p>
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		<title>Pour un candidat de toute la gauche</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 17:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Marianne]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Noëlle Lienemann]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette tribune est co-signée de Marie-Noelle Lienemann et Paul Quilès. Elle  a été publiée samedi par Marianne. Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur « rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS. Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cette tribune est co-signée de Marie-Noelle Lienemann et Paul Quilès. Elle  a été publiée samedi par Marianne.<br />
</em></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.gauche2012.org/images/stories/logos/Logocarre-facebook.jpg" alt="" width="272" height="223" />Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur «  rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre  d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis d’un programme.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, la première tâche est de clarifier le cap stratégique, dont on voit mal comment il ne pourrait pas être celui de l’unité de la gauche. Lors de son dernier congrès, le PS a arbitré dans cette direction, mais, pour enclencher une nouvelle étape de son rassemblement, les discours ne suffisent plus ; il faut des actes immédiats, afin de le préparer et d’éviter le retour aux vieilles tentations de l’alliance avec le centre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi éviter à tout prix de céder à la tentation de la présidentialisation de la vie politique française. Aucun candidat de gauche ne sera élu au sommet de l’Etat s’il n’est pas porté par un élan collectif, qui ne pourra se créer sans la constitution d’un nouveau Front populaire. Ce Front devra se constituer en respectant les différences qui subsistent au sein de la gauche française et donc en garantissant à ses différentes composantes une représentation politique, en particulier au Parlement, autour d’une nouvelle synthèse. Au vue de la crise et des besoins de changement, celle-ci ne saurait être à minima ; elle doit aussi concerner le monde syndical, associatif, bref la gauche vivante.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut en effet ne pas perdre de vue que le fond du projet et du programme, la vision d’avenir et les valeurs seront les clés du succès. S’ils ne se résument pas à quelques slogans et s’ils sont préparés collectivement, ils assureront un vrai rassemblement, mobilisateur pour la campagne électorale et ils engageront tout candidat.</p>
<p style="text-align: justify;">La désignation ne peut donc venir qu’à la fin d’un processus complet. Le candidat portera une dynamique, un message et des engagements, auxquels il ajoutera sa force personnelle. La question de la primaire ne se pose qu’en achèvement d’une stratégie, qui ne saurait se limiter à trouver le « bon » candidat censé sauver la gauche, encore moins à désigner le seul candidat socialiste. Elle ne peut non plus consister à copier des expériences étrangères, au demeurant peu probantes : la méthode italienne n’a pas été suffisante pour empêcher la défaite ; quant à la culture politique américaine, elle est très différente de celle de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire des élections présidentielles françaises nous enseigne que c’est toujours le camp le plus uni qui l’emporte. En 2012, il faudra présenter un projet collectif en phase avec les attentes du peuple de gauche, mais qu’aucune des forces en présence ne peut prétendre porter seule. Sans l’unité, il ne sera pas possible d’élaborer une nouvelle synthèse qui dépasse les vieux antagonismes, les rancœurs accumulées, les procès d’intention plus tournés vers le passé que vers l‘avenir. Sans l’unité, les Français demeureront dubitatifs sur la capacité de la gauche à gouverner et à transformer.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cet esprit que nous proposons une démarche, soutenue par 900 militants, élus et responsables issus des diverses sensibilités de la gauche [1]. Cette démarche comporte:</p>
<p style="text-align: justify;">1)     La constitution d’un « Comité pour le rassemblement de la gauche », avec le même souci d’associer, au-delà des partis, toutes les forces qui s’engagent à gauche. Ce comité pourrait organiser immédiatement la « convergence » des gauches et des écologistes. Il préparerait des « Etats généraux de la gauche », dégageant des thèmes fondateurs en vue de la préparation d’une charte. La proposition de Martine Aubry de « maison commune » peut être un élément  de cette démarche, à condition qu’elle y associe très vite des personnalités syndicales, des clubs, des associations et des mouvements citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">2)     Cette « Charte pour l’élection présidentielle », à achever avant mi 2010, servirait de base à un accord pour les législatives, et pour le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">3)     L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, prendrait alors tout son sens. Bien entendu, il s’agit ici des adhérents appartenant aux structures (politiques syndicales, associatives) ayant concouru à la rédaction de la Charte. Nous refusons l’idée de faire appel au concept vague de sympathisant, dont l’engagement se limiterait à procéder à une sorte de zapping occasionnel entre des leaders. Cela contribuerait un peu plus à la dépolitisation ambiante, en rejetant ce qui fait la force de la gauche française : le débat d’idées, l’engagement politique, la fibre militante.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on veut sortir de la confusion et du désordre créés par la façon dont cette question des primaires est actuellement abordée, il faut être précis et dire :</p>
<p style="text-align: justify;">- que ces primaires doivent avoir pour objectif de désigner un candidat de toute la gauche et pas du seul PS ;</p>
<p style="text-align: justify;">- qu’elles doivent être préparées par un rassemblement de l’ensemble des forces vives de la gauche ;</p>
<p style="text-align: justify;">- que les votants de ces primaires doivent être engagés dès le début du processus et être membres des partis, associations, clubs, syndicats, constitutifs de ce nouveau Front populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche nous paraît aujourd’hui la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de la gauche en 2012.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>[1]  voir le site <a title="http://www.gauche2012.org" href="http://www.facebook.com/note_redirect.php?note_id=146566709251&amp;h=a19f0b328b7f07b8a24e7913d9cf6200&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.gauche2012.org" target="_blank">www.gauche2012.org</a></em></strong></p>
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		<title>Henri Wéber répond à BHL</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 07:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &#171;&#160;manifesto&#160;&#187; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets. Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &#171;&#160;refondation&#160;&#187; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &laquo;&nbsp;manifesto&nbsp;&raquo; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener les combats politiques sur nos thèmes. J&#8217;en reparlerai prochainement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" src="http://images.google.fr/url?source=imgres&amp;ct=img&amp;q=http://www.lexpress.fr/medias/233/1-ps-congres-weber_427.jpg&amp;usg=AFQjCNE8-v0BWccq5jmuN0-WSelETQyFOw" alt="" width="351" height="235" />&laquo;&nbsp;Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la lourde défaite du Parti socialiste aux élections européennes a suscité en son sein, après un court délai de décence, un déchainement de critiques contre Martine Aubry, tandis que dans les médias retentissaient à nouveau les oraisons funèbres de la social-démocratie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le PS se meurt, le PS est mort&nbsp;&raquo;, s&#8217;exclame, comme en 1993, comme en 2002, un chœur bigarré de fossoyeurs trop pressés. &laquo;&nbsp;Le PS est dans la situation du PC à la fin de années 70&#8243; diagnostique le docteur BHL. Reprenant la vieille idée fixe de Jean-François Kahn1, l&#8217;ex-nouveau philosophe invite le PS à se dissoudre. &laquo;&nbsp;Il doit disparaître au plus vite&nbsp;&raquo; clame-t-il dans le JDD du 19 juillet. Disparaître, riche idée! Mais pour mettre quoi à la place ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-François Kahn proposait le MoDem, de François Bayrou. BHL, quant à lui, se dispensant de toute réponse. &laquo;&nbsp;La dialectique y pourvoira&nbsp;&raquo;,  écrit-il dans le JDD du 19 juillet 2009. La dialectique a bon dos, elle ne pourvoira à rien. Il est facile de rayer d&#8217;un trait de plume un parti séculaire, profondément enraciné dans l&#8217;histoire et dans la société française et sans lequel il n&#8217;y a pas d&#8217;alternance possible dans notre pays. Il est très difficile de construire un parti équivalent, les Verts en savent quelque chose. C&#8217;est un travail de Titan, qui exige des décennies. Dissoudre le PS n&#8217;arrangerait que ses adversaires de droite, qui disposeraient dès lors d&#8217;une longue rente de situation dans l&#8217;occupation du pouvoir.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;assimilation  entre la crise d&#8217;agonie dans laquelle est entré le PCF à la fin des années 1970 et la crise de refondation que connait la social-démocratie européenne est grotesque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis communistes ont sombré avec la disparition de l&#8217;URSS et du marxisme soviétique auxquels ils s&#8217;étaient identifiés. Ceux d&#8217;entre eux, tel le PC italien, qui ont su prendre à temps leurs distances et se rallier à la social-démocratie ont survécu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce naufrage n&#8217;a pas affecté la sociale démocratie. En atteste la vague rose des années 1996-1997, qui porta au pouvoir 13 partis socialistes sur 15 en Europe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le socialisme démocratique s&#8217;est constitué à la fois contre le libéralisme économique -l&#8217;utopie délétère de la société de marché; et contre le totalitarisme léniniste- l&#8217;utopie meurtrière de la société parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes et sociaux-démocrates connaissent non pas une crise d&#8217;agonie, mais une crise de refondation, comme ils en ont  déjà subi et surmonté plusieurs dans leur longue et tumultueuse histoire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis avaient appris à maîtriser et à civiliser, au siècle dernier, un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd&#8217;hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée et vieillissante aussi, travaillée par un individualisme désormais désagrégateur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les politiques publiques et les moyens d&#8217;action  qu&#8217;ils avaient mis en œuvre pendant un demi-siècle sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la raison profonde de la  crise de la social-démocratie européenne. S&#8217;y ajoute, en France, -circonstance considérablement aggravante !-, une crise de leadership qui perdure depuis 2002.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis seront-ils capables de se donner les moyens théoriques, programmatiques, institutionnels de domestiquer et d&#8217;humaniser le nouveau capitalisme, comme ils ont su le faire en XXème siècle pour l&#8217;ancien ? De la réponse à cette question dépend leur avenir. Si elle est négative, comme le pensent (et l&#8217;espèrent) leurs adversaires et nombre de leurs prétendus amis, ces partis sont voués à un lent dépérissement, à l&#8217;instar, en France, de feu le Parti radical.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais on ne détruit que ce que l&#8217;on remplace. Ni les Verts, ni le PCF, ni le PG, ni les trotskystes, ne sont en mesure de se substituer, au PS, dans un avenir prévisible, comme principale force d&#8217;alternance et d&#8217;alternative.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si, au contraire, la réponse est positive, comme je le crois, ces partis retrouveront un nouveau souffle. Ce qui rend les partis mortels, c&#8217;est leur inaptitude à s&#8217;adapter aux nouvelles conditions historiques de leur action, dans la fidélité à leurs valeurs et aux grands objectifs qui les incarnent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes disposent de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour savoir rebondir. C&#8217;est le secret de leur longévité : le benjamin de la famille -le PS français- a 105 ans, le vétéran -le SPD allemand, plus de 130 ! </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tous les partis socialistes d&#8217;Europe sont à la recherche de nouvelles voies. L&#8217;échec de la &laquo;&nbsp;troisième voie&nbsp;&raquo; blairiste exige de réorienter, mais non d&#8217;interrompre leurs efforts.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il ne faut pas liquider le PS, mais le refonder : rénover ses idées, son projet, son programme, son organisation, ses pratiques. C&#8217;est à cela que s&#8217;est attelée courageusement Martine Aubry. C&#8217;est pour cela que nous la soutenons.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Que nous recommande, pour sa part,  BHL pour régénérer la gauche ? &laquo;&nbsp;De renouer avec l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, répond-il dans le JDD, c&#8217;est-à-dire avec &laquo;&nbsp;trois grands refus : l&#8217;antifascisme, l&#8217;anticolonialisme, l&#8217;anti totalitarisme.&nbsp;&raquo; On croit rêver !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le monde subit la crise économique, sociale, écologique la plus grave que le capitalisme ait connu depuis 1929, le chômage et le travail précaire explosent, le réchauffement climatique approche un point de non retour, et BHL nous exhorte à renouer avec l&#8217;antifascisme, l&#8217;anti colonialisme, l&#8217;anti totalitarisme ! Plutôt que de renouer des liens qui ne sont pas rompus, efforçons-nous de répondre aux préoccupations et aux aspirations des Français plongés dans la tourmente, et, en particulier, à celles des classes populaires et des classes moyennes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes doivent d&#8217;abord préciser et populariser leur stratégie de sortie de crise : Plan de relance, bouclier social, économie verte. Ils doivent élaborer une réforme en profondeur de l&#8217;économie et de la société internationales pour que pareil désastre ne se reproduise plus. Ils doivent parachever la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique, du féminisme, de l&#8217;individualisme culturel. Ils doivent promouvoir un nouvel internationalisme, car aucun des nouveaux défis qui nous assaillent n&#8217;a de solution au niveau national. Ce nouvel internationalisme s&#8217;incarne d&#8217;abord dans la relance et la réorientation de la construction européenne. Faire de l&#8217;Europe la première démocratie économique, écologique et sociale du monde, creuset d&#8217;une nouvelle Renaissance et levier d&#8217;une autre mondialisation : voilà l&#8217;utopie réaliste que les socialistes européens proposent à leurs peuples.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cette Europe volontaire sera nécessairement une Europe différenciée : les Etats qui veulent aller  plus loin et plus vite pour mettre en œuvre des politiques communes doivent pouvoir le faire. Ainsi réorientée, l&#8217;Union européenne pourra jouer un rôle primordial dans l&#8217;amélioration de la gouvernance mondiale et l&#8217;institution d&#8217;une nouvelle régulation du capitalisme. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les éléments du nouveau programme socialiste sont en gestation depuis dix ans. Ils ont pour nom : l&#8217;Etat social préventif, la sécurisation des parcours professionnels, l&#8217;économie verte, la transition vers la société de la Connaissance, la démocratie sociale et participative, l&#8217;accès de tous à l&#8217;Education et à la Culture, l&#8217;Europe-puissance, la mondialisation maîtrisée et solidaire&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Trois refondations</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce qui me rend optimiste, malgré la dureté des temps, sur les capacités de rebond des partis socialistes, c&#8217;est l&#8217;histoire de leur mouvement. Celle-ci permet  de déceler au moins trois refondations:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Les partis socialistes étaient initialement des partis ouvriers révolutionnaires, regroupés au sein de la IIème Internationale marxiste. Ils ont connu une première refondation dans les années 20 et 30 du siècle dernier, en réalisant la synthèse entre le libéralisme politique, le mouvement démocratique et la critique socialiste du capitalisme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils ont alors renoncé au recours à la violence, fût-elle de masse,  comme méthode de conquête du pouvoir et se sont ralliés à l&#8217;Etat de droit et au Parlementarisme, au prix de la scission communiste. Obtempérant à l&#8217;exhortation du grand Bernstein, ils ont osé paraître ce qu&#8217;ils étaient : des grands partis démocratiques de réforme sociale.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ils ont connu une seconde refondation, dans les années 50 et 60, mais dans les années 30 pour les Scandinaves, en rompant avec le collectivisme et en se ralliant à l&#8217;économie sociale de marché. Ils ont admis que, sous certaines conditions, les forces du marché et de la libre entreprise pouvaient être mises au service du progrès économique, social, culturel, démocratique. Ces conditions  sont l&#8217;existence d&#8217;un Etat démocratique avancé et celle d&#8217;une organisation puissante du mouvement ouvrier, politique, associatif et syndical. Les partis socialistes sont alors devenus des grands partis populaires de gouvernement, exerçant régulièrement le pouvoir. Ils ont cessé d&#8217;être des partis de classe pour devenir des &laquo;&nbsp;partis du peuple tout entier&nbsp;&raquo;, agissant sur la société au moyen de l&#8217;appareil d&#8217;Etat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ces partis sont engagés aujourd&#8217;hui dans une troisième refondation. Confrontés à la mondialisation capitaliste, ils doivent se constituer eux-mêmes en force transnationale, soucieuse de représenter et de défendre les intérêts et les aspirations des salariés européens, par delà leurs appartenances nationales. Ils doivent élaborer un programme, une stratégie une organisation, d&#8217;emblée à l&#8217;échelle continentale. L&#8217;adoption d&#8217;un  programme social européen les 7 et 8 décembre 2006 à Porto2, constitue un premier pas dans ce sens. Celle du Manifesto, adopté le 1er décembre 2008 à Madrid, à<br />
l&#8217;occasion de l&#8217;élection européenne, en représente un second. Mais, dans ce domaine,  l&#8217;essentiel reste à faire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au réchauffement climatique, à l&#8217;épuisement progressif des énergies fossiles, aux pollutions de l&#8217;eau, des terres, de l&#8217;air, à la déforestation et à l&#8217;appauvrissement de la biodiversité, les socialistes doivent intégrer à leur corps de doctrine et à leur programme l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique. Ils doivent devenir des partis éco-socialistes réalisant la synthèse entre la sensibilité sociale de la social-démocratie et les préoccupations<br />
environnementales des écologistes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés : démocratie médiatique et sondagière, mais aussi individualiste, sceptique et hyper marchande, les partis socialistes doivent transformer leur mode d&#8217;organisation et leur méthode d&#8217;action. Plus éduqués, mieux informés, les citoyens modernes ne sont plus disposés à donner carte blanche à leurs représentants pendant 5 ans. Ils aspirent à être davantage impliqués, associés aux décisions qui les concernent. La gauche a beaucoup œuvré, au siècle dernier, pour promouvoir la démocratie sociale. Elle doit instituer désormais<br />
la démocratie participative. </em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La social-démocratie européenne, et en son sein le Parti socialiste français, sauront mener à bien cette troisième refondation. Ils en ont les ressources et la volonté. Tout le reste n&#8217;est qu&#8217;affaire de temps, car les causes de la crise de la social-démocratie contemporaine sont plus faciles à énoncer qu&#8217;à surmonter, les réponses plus faciles à exposer qu&#8217;à mettre en œuvre. Raison de plus pour ne pas perdre de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>&#171;&#160;La stratégie de Martine Aubry est de fond de court et elle est la bonne&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 07:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à Aqui.fr Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &#171;&#160;d&#8217;éco-région&#160;&#187;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &#171;&#160;la fin de partie de la décentralisation&#160;&#187;. @qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à <a href="http://www.aqui.fr/politiques/interview-alain-rousset-president-du-conseil-regional-d-aquitaine-je-souhaite-une-liste-de-rassemblement-de-la-gauche-des-le-premier-tour-des-elections-regionales,2253.html" target="_blank">Aqui.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption alignleft" style="width: 270px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em> </em><em><img title="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" src="http://www.aqui.fr/bib/article/images/A_2253_1.jpg" alt="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" width="260" height="260" /></em></dt>
</dl>
</div>
<p>Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &laquo;&nbsp;d&#8217;éco-région&nbsp;&raquo;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &laquo;&nbsp;la fin de partie de la décentralisation&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>@qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il y avoir une exception, en Aquitaine ?<br />
Alain Rousset : Je le souhaite, et je le souhaite dès le premier tour. Le défi sur le plan purement électoral est d’arriver en tête dès le premier tour; je le souhaite pour l’Aquitaine et son avenir, pour la majorité en place aujourd’hui, pour les écologistes aussi. Le travail que nous avons mené depuis près de six ans est assez exceptionnel : plus de 46 % des actions de la région peuvent être étiquetées et validées « développement durable. » A l’évidence, il y a eu un vrai et fort partenariat politique. Les Verts ont géré trois grands secteurs : la formation permanente avec Jean-Pierre Dufour, le développement durable avec Rose Marie Schmitt, l’économie sociale et solidaire avec Jean Lissar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Des responsables qui se sont plu dans ses responsabilités…<br />
A.R : Oui, nous avons réalisé un vrai travail d’équipe</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’Aquitaine dans le trio de tête pour le ferroviaire</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Il y a eu des débats aussi, et parfois vifs ?<br />
A.R. : Oui, des débats, des discussions, des confrontations, des échanges. Ce que souhaitent les Verts mais aussi les électeurs et les militants du parti socialiste, c’est que nous puissions co-élaborer une politique sans hégémonie. Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’il y a des prétentions intellectuelles, des certitudes. La vie publique nous a appris à essayer de les éliminer. Il faut avoir des convictions; des certitudes, non.<br />
En tout cas, l’Aquitaine est résolument orientée vers une éco-région. Je viens de signer avec Guillaume Pépy une convention passée avec la SNCF pour une durée de dix ans. Elle place l’usager au cœur de la problématique des transports, ce qui va bouleverser et transformer les relations entre les différentes villes de l’Aquitaine. Le train doit être le véhicule, l’élément de mobilité essentiel. Notre région est dans le trio de tête des régions françaises pour le développement du transport ferroviaire : + 42% en sept ans, 240 millions d’euros investis dans le matériel ! L’année prochaine tout le matériel ferroviaire sera ou neuf ou rénové ; il avait 25 ans d’âge en 2002…</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous allons engager un chantier ferroviaire colossal à l’échelle d&#8217;une région de l’ordre de 2 milliards 500 millions d’euros en valeur d’aujourd’hui, soit deux années et demi de la totalité du budget de la région dans les dix ans qui viennent : un milliard 140 millions de dépenses pour le service ferroviaire, 600 millions pour la LGV, 500 millions pour le plan rail, 400 millions d’euros pour le matériel neuf. Et, tout cela, au bénéfice des Aquitains, de leurs déplacements, de leur mobilité avec un mode de transport respectueux de l’environnement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>LGV : le Conseil régional se portera garant</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Le premier ministre vous a écrit, vous demandant, pour la Ligne à Grande Vitesse, la LGV, de vous porter garant du cofinancement des collectivités locales. Qu’allez vous faire ?<br />
A.R. : C’est le monde à l’envers, c’est le constat de la carence de l’Etat, mais le conseil régional va se porter garant. Je me suis trop battu pour ce bouleversement des transports collectifs pour ne pas foncer. Mais il faudra des contreparties : dans le plan rail de régénération de nos voies ferroviaires, il faut que l’Etat soit présent. Je sais que j’aurai la confiance des Aquitains.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Puisque nous parlons du rail qu’en est-il de ce dossier si symbolique de la ligne Pau-Canfranc, de sa réouverture qui était une demande particulièrement insistante de la part des Verts lors de la campagne de 2004 ? Le chemin parcouru, depuis lors, est modeste&#8230;<br />
A.R : Le chemin est trop long pour moi, même s’il faut faire preuve d’une obstination sans faille pour aboutir à cette réouverture. L’Etat, Réseau Ferré de France, la SNCF, jusqu’à une période récente, n’y croyaient pas. J’ai réussi à convaincre le président de la SNCF de se rendre sur place, j’ai apprécié sa venue, son soutien. Cette ligne est non seulement importante pour le fret mais aussi pour les voyageurs. C’est la ligne Bordeaux Saragosse, c’est la troisième ligne qui traverse les Pyrénées. Vous n’avez pas en Europe une frontière qui soit aussi peu desservie par le chemin de fer. Imaginons demain : les Bordelais prennent le train et se retrouvent dans les stations de skis au-dessus du Somport, en descendant à la gare de Canfranc. Imaginons qu’au lieu d’être transportées par des centaines de camions qui traversent la vallée d’Aspe, vallée fragile qu’il faut préserver à tout prix, les marchandises puissent prendre le train… Cette ligne c’est à la fois préserver une des plus belles vallées des Pyrénées, c’est faire, aussi, l’Europe entre la France et l’Espagne,<br />
Aujourd’hui, la région finance, seule, les travaux ; elle a financé les études; on précise maintenant les conditions de la réouverture. Le coût est de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros. J’ai demandé le défrichage de la ligne jusqu’à Bedous. Dans les mois qui viennentn les travaux de dépose de la voie ancienne vont s’engager; nous négocions, avec l’Etat, le problème des passages à niveau entre Oloron et Bedous.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’autoroute Pau-Bordeaux respecte la biodiversité</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Et l’autoroute A 65, Pau-Bordeaux, ? C’est un autre dossier sensible qui a déplu aux Verts, surtout depuis que le Grenelle de l’Environnement a mis un feu rouge à la construction d’autoroutes nouvelles.<br />
A.R. : Aujourd’hui, il n’y a que très peu d’opposants à l’autoroute Bordeaux-Pau. D’abord, parce qu’elle était nécessaire pour des raisons de sécurité, de mobilité et paradoxalement …des raisons d’environnement. L’alternative des opposants c’était une route à deux fois deux voies sur le site existant. Elle était infinançable avant 40 ans et entraînait des risques de pollution plus importants : le temps de trajet était supérieur d’une heure, des risques très importants existaient pour la biodiversité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Pourquoi ? C’est l’inverse non ?<br />
A.R. : Une autoroute répond à des exigences environnementales, des réglementations précises pour la circulation de l’eau, la préservation du biotope. En échange de l’espace occupé pour l’autoroute le concessionnaire a dû mettre en place un espace protégé équivalent. Et puis, L’Aquitaine ne pouvait pas se permettre de garder une route départementale entre sa capitale et sa deuxième ville. J’ai reçu, enfin, trop de lettres de parents dont les enfants ont été tués sur cette route à cause des dangers qu’elle fait courir et de l’insécurité majeure qu’elle représente. Quant au gain de temps, plus d’une heure sur le trajet c’est de la pollution en moins.<br />
Dois-je rappeler qu’en 1998 le dossier n’existait pas ?<br />
Les deux chantiers que nous avons lancés, dans les deux mois qui ont suivi notre arrivée à la présidence, sont essentiels pour le désenclavement de l’Aquitaine : la déviation d’Aire sur L’Adour et donc l’autoroute Bordeaux-Pau, le pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux et la suppression du bouchon ferroviaire et donc la Ligne à Grande Vitesse. Ces deux décisions permettent à L’Aquitaine de pouvoir rattraper son retard en matière d’infrastructures.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La stratégie de Martine Aubry est de fond de court</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Quand vous considérez le résultat du PS aux Européennes, son échec, et le jeu des ambitions à la tête de celui-ci, vous ne vous dites pas que le contraste est saisissant avec les responsables des collectivités locales ou territoriales que vous êtes. Est-ce à dire que par exemple vous saurez mieux mobiliser l’électorat socialiste pour les régionales malgré la situation de votre parti, ses divisions ?<br />
A. R. : Je redis que je souhaite, au premier tour, une liste de rassemblement de la gauche. Une liste ouverte ; il y a des personnalités dans notre Aquitaine qui ont envie de prendre des responsabilités, qui ont de l’expérience, des réseaux et peuvent, avec les responsables politiques, créer une équipe exceptionnelle.<br />
Le PS demeure une force incontournable pour l’avenir de notre pays. Je ne sais pas prononcer de petites phrases qui mettent en cause les uns et les autres. Mais ça signifie pas que le parti socialiste n’a pas d’énormes carences aujourd’hui, notamment quant à son analyse de la société, d’ouverture, de réponse à la façon insensée de faire, au sens propre du terme, et totalement vibrionnante du président de la république.<br />
La stratégie de Martine Aubry est une stratégie de fond de court ; elle est la bonne. On ne va pas passer d’une génération à une autre au sein du PS, du jour au lendemain.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Nous gérons les collectivités avec pragmatisme</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Fond de court dites-vous, mais les électeurs, eux, ne sont pas au rendez vous&#8230;<br />
A.R. : Aujourd’hui, nos concitoyens ont confiance dans la façon dont nous gérons, avec conviction et pragmatisme, les collectivités locales. Ce n’est pas un dialogue idéologique, une mise en cause permanente chaque jour. La force de la réalité l’emporte, qu’il s’agisse de celui qui crée une entreprise ou de celui qui souffre du chômage; la gauche a pris des initiatives que personne n’aurait prise : gratuité des fournitures scolaires, logement des jeunes, aides aux transports et à la mobilité, revenu social de formation pour les jeunes qui, sortant sans qualification du système scolaire, n’avaient pas droit à une rémunération…Tout cela, les régions l’ont fait, l’Aquitaine l’a fait. C’est un collaborateur des services du Conseil régional qui a permis, en 2004, d’écrire dans le règlement européen, la possibilité pour les régions françaises d’aider l’innovation, ce que l’Etat français refusait et que toutes les régions européennes font.<br />
Il y a aujourd’hui dans ce jacobinisme exacerbé de Nicolas Sarkozy et, en même temps, cette mise en faillite de l’Etat, un constat de carence que le verbe ne pourra pas cacher longtemps.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais quand même vous n’êtes pas las, les Rousset, les Malvy, les Collomb, de ces jeux de pouvoirs à la tête du PS ? Valls candidat à la candidature avec quelle légitimité ? A-t-il plus de légitimité qu’Alain Rousset ? Après tout pourquoi pas vous ?<br />
A.R. : Je dirai, avec le maximum d’humour, pourquoi pas ? Ce qui m’importe, c’est de préparer une campagne pour l’élection à la Région Aquitaine, en donnant le plus de sens possible et de créativité à un projet qui apporte à la fois l’innovation, la solidarité et l’écologie.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Xavier Darcos ? Cela ne va pas être simple pour lui</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Votre adversaire, Xavier Darcos est un ministre important. Pensez vous qu’il va faire campagne en défendant le projet de réforme des collectivités de Nicolas Sarkozy ?<br />
A.R. : Cela ne va pas être simple pour lui. Je crois d’ailleurs qu’on ne peut pas être président d’une région comme celle-ci en ayant son esprit, sa pensée, son temps d’action dans un ministère .<br />
L’enjeu d’une présidence de Conseil régional, c’est d’être impliqué à 100% dans l’action… régionale. C’est de connaître et comprendre les dossiers de l’Aquitaine, d’avoir cette liberté de penser, d’agir qui font que l’on n’est pas dépendant d’une idéologie, d’un homme. De Nicolas Sarkozy.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec Nicolas Sarkozy la décentralisation joue peut être une fin de partie</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Si l’on en croit le discours présidentiel de Versailles, la réforme des collectivités territoriales, suite aux travaux de la commission Balladur, sera bien mise en oeuvre. En septembre, on connaîtra le projet de loi même si le Sénat continue à être réticent.<br />
A.R. : Les Régions qui ont des compétences d’avenir sont très inquiètes. Ce n’est pas une réforme mais une régression, une recentralisation, à tel point que l’on peut se poser la question se savoir si la décentralisation ne joue pas, dans les années qui viennent, avec Nicolas Sarkozy, une fin de partie. Recentralisation sur la formation professionnelle, sur le budget des collectivités, impacté par les grands chantiers que l’Etat ne peut plus financer : les campus universitaires, les Lignes à Grande Vitesses, par exemple.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un mauvais coup porté à la démocratie</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais peut-être va-t-on retirer aux collectivités que sont la région et le département des moyens que l’on va redonner aux grandes agglomérations ?<br />
A.R. : A finances locales équivalentes, c’est sur les services publics délégués aux collectivités, c’est à dire les lycées, les transports ferroviaires régionaux, les collèges, l’action sociale, qu’il faudra trouver le moyen de financer ce que l’Etat par ses cadeaux fiscaux aux plus riches, ne peut plus financer. Et puis, dans cette réforme, se profile une régression extraordinaire, à l’opposé du souhait affirmé de clarifier les compétences des uns et des autres : région, département, communes. C’est le cumul, critiquable, entre les fonctions de conseiller général et de conseiller régional. Le conseiller territorial s’il voit le jour portera des compétences totalement différentes du département ( équipement local, solidarité) et de la région ( innovation, formation, recherche).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : L’argument des économies souvent avancé n’a-t-il pas de sens ?<br />
A.R. : Je ne sais pas où veut en venir, si ce n’est les arrières pensées, grosses comme le bras, du président de la République car les régions ou les départements sont à gauche… Les économies proposées alors que les élus départementaux et régionaux ne représentent qu’un pour cent des élus de France, ne sont qu’un prétexte<br />
A n’en pas douter, le contre pouvoir démocratique porté par nos collectivités sera amoindri. Comment ferons-nous pour aller, dès lors, dans tous les lieux où s’exprime la démocratie participative, où les élus doivent être présents ? Je ne cite que les conseils d’administration des collèges et des lycées. En diminuant le nombre, déjà faible, d’élus régionaux et départementaux, comment connaître au plus près les besoins de la population ? Cette réforme est une régression. Elle va à contre courant de l’évolution que tous les pays européens connaissent; c’est un mauvais coup porté à la démocratie, au développement, à la régénération du politique dans la vie d’une société.</em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par Joël Aubert </em></h6></p>
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		<title>Le PS perdu entre la &#171;&#160;Valls&#160;&#187; des amabilités et des étiquettes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &#171;&#160;à nouveau&#160;&#187; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls. Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti. Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix. Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="valls" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/valls-228x300.jpg" alt="valls" width="228" height="300" />Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &laquo;&nbsp;à nouveau&nbsp;&raquo; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Manuel,<br />
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.<br />
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.<br />
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.<br />
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.<br />
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.<br />
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.<br />
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.<br />
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.<br />
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi &#8211; qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.<br />
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.<br />
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».<br />
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.<br />
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.<br />
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.<br />
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.<br />
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.<br />
Avec toute mon amitié.<br />
Martine AUBRY</em></p>
</blockquote>
<div>
<p><em>La réponse de manuel Valls ne s&#8217;est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Chère Martine,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>J&#8217;ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m&#8217;adresses tes amitiés et m&#8217;enjoins&#8230; de me taire ou de quitter le Parti socialiste.<br />
J&#8217;ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n&#8217;a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l&#8217;indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer le silence dans les rangs.<br />
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L&#8217;objectif affiché par ton courrier n&#8217;est-il pas de clore l&#8217;ensemble de nos débats à l&#8217;abri des huis clos ? L&#8217;urgence était-elle donc telle qu&#8217;il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d&#8217;une récente initiative épistolaire à l&#8217;attention des autres partis de gauche ?<br />
Mais je veux te répondre sur l&#8217;essentiel.<br />
Tu me soupçonnes « d&#8217;espérer la fin du Parti socialiste ». J&#8217;y suis rentré à l&#8217;âge de 18 ans et j&#8217;y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j&#8217;y ai exercé de multiples responsabilités et j&#8217;en suis l&#8217;élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s&#8217;érigent aujourd&#8217;hui en grands sages, j&#8217;ai toujours respecté, quoiqu&#8217;il ait pu m&#8217;en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l&#8217;un des animateurs.<br />
Ton procès d&#8217;intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l&#8217;insulte. S&#8217;il y a une chose dont j&#8217;espère la fin, ce n&#8217;est pas celle d&#8217;une formation qui garde encore l&#8217;honneur d&#8217;être le pivot de la gauche ; c&#8217;est celle d&#8217;une machine à perdre qui détruit l&#8217;espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.<br />
Tu affirmes que notre « parti s&#8217;est remis au travail, s&#8217;est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l&#8217;heure, que ce travail et ces propositions n&#8217;ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n&#8217;évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?<br />
Il est vain de m&#8217;accuser qu&#8217;« il n&#8217;y a pas un jour, où [je] n&#8217;explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n&#8217;est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d&#8217;autres – de l&#8217;assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l&#8217;aveuglement. C&#8217;est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !<br />
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m&#8217;exprime à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d&#8217;écho hors les murs, c&#8217;est qu&#8217;elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l&#8217;on voudrait bien étouffer.<br />
Ma chère Martine, tu l&#8217;auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l&#8217;ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d&#8217;autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville&#8230; C&#8217;est cet effort que j&#8217;ai souhaité amplifier – et je tiens à t&#8217;adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c&#8217;est cet effort que j&#8217;entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l&#8217;attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.<br />
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu&#8217;il faut transformer profondément notre formation, l&#8217;ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.<br />
L&#8217;idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d&#8217;un projet clé en main pour transformer la société est aujourd&#8217;hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l&#8217;instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s&#8217;inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.<br />
Pour la gauche, l&#8217;urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l&#8217;appréciation différente de l&#8217;origine des inégalités entre les hommes – je m&#8217;efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l&#8217;effort, de jeter les bases d&#8217;un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.<br />
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l&#8217;individuel et le collectif. J&#8217;espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d&#8217;encouragement et d&#8217;espoir.<br />
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t&#8217;informe que j&#8217;entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Avec toute mon amitié,<br />
Manuel VALLS<br />
Député de l&#8217;Essonne, Maire d&#8217;Évry</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l&#8217;ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d&#8217;une attitude ferme à l&#8217;égard des &laquo;&nbsp;droitistes&nbsp;&raquo; du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l&#8217;ordre auraient dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la forme on peut s&#8217;interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n&#8217;a rien dit depuis ces derniers jours, qu&#8217;il ne défende déjà depuis assez longtemps&#8230; On a même eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d&#8217;autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en &laquo;&nbsp;Parti Démocrate&nbsp;&raquo;&#8230; François Hollande était alors premier secrétaire et il n&#8217;y eut aucun rappel à l&#8217;ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l&#8217;ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu&#8217;il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. &laquo;&nbsp;le peuple a faim et il n&#8217;y a plus de pain, qu&#8217;il mange de la brioche&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi le PS n&#8217;a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l&#8217;opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d&#8217;opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l&#8217;on marche sur la tête !</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu&#8217;elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai, de mon côté, partisan, &laquo;&nbsp;d&#8217;états généraux de la gauche&nbsp;&raquo; inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d&#8217;élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l&#8217;énergie de la victoire intellectuelle et politique. C&#8217;est bien cela qui est très inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l&#8217;écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d&#8217;une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d&#8217;accord pour une future gouvernance commune et avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n&#8217;aboutiront à pas grand chose, si ce n&#8217;est d&#8217;énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants&#8230; Au bout du chemin, les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de &laquo;&nbsp;notables&nbsp;&raquo; socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d&#8217;un&#8230;).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les proches de Valls dénoncent eux l&#8217;autoritarisme de la maire de Lille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Harlem Désir</strong> a déclaré que &laquo;&nbsp;Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d&#8217;un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l&#8217;impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, <strong>Jean-Noël Guérini</strong>, a critiqué la mise en demeure :&nbsp;&raquo;Je souhaite que la raison l&#8217;emporte et qu&#8217;ils se rencontrent très rapidement et qu&#8217;on trouve les solutions adaptées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sénateur-maire PS de Lyon, <strong>Gérard Collomb</strong>, a estimé que &laquo;&nbsp;pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l&#8217;opinion publique, il ne convient pas d&#8217;étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux&nbsp;&raquo;, a déclaré <strong>Marylise Lebranchu</strong>, dans les couloirs de l&#8217;Assemblée nationale. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un acte d&#8217;autorité attendu, salutaire&nbsp;&raquo;a-t-elle ajouté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu&#8217;il a droit de le dire et qu&#8217;il faut qu&#8217;il le dise&nbsp;&raquo;, a déclaré pour sa part <strong>Gaëtan Gorce</strong>, ex-soutien de Ségolène Royal. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d&#8217;il y a une vingtaine d&#8217;années&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s&#8217;étriper ou que rien n&#8217;avance pour tant de nos leaders qu&#8217;il ne nous est plus possible que d&#8217;envisager<em>, </em>non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant que le PS travaille au fond ou s&#8217;étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n&#8217;entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant &laquo;&nbsp;la gauche décomplexée&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l&#8217;indignation de ses lieutenants <em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :<br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>&laquo;&nbsp;Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée &laquo;&nbsp;accord technique&nbsp;&raquo;. Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&amp;D &#8211; le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi &#8211; la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche &#8211; et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.</em></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&amp;D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&amp;D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe <em>S&amp;D</em> (PSE) et rejoindre le GUE ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d&#8217;une gauche décomplexée alors qu&#8217;il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s&#8217;écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l&#8217;entends trop souvent (&laquo;&nbsp;vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien&nbsp;&raquo;), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, continuons d&#8217;écouter le tempo de la Valse&#8230;</p>
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		<title>Des inflexions en attendant l&#8217;essentiel</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 20:13:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après la très douloureuse défaite des élections européennes, Martine Aubry a tenté mardi de prendre de court les ténors du parti. Elle a rencontré Ségolène Royal en catimini avant une réunion à hauts risques du Conseil National du PS. Ségolène Royal n&#8217;a pas assisté au Conseil National mais elle a assuré Martine Aubry de son &#171;&#160;soutien complet&#160;&#187; dans la &#171;&#160;transformation radicale&#160;&#187; du PS&#8230; Autant dire que des conditions &#171;&#160;radicales&#160;&#187; ont dû être posées pour un appui sans faille et réponse positive a dû être faite. Martine Aubry a promis d&#8217;accélérer la &#171;&#160;refondation&#160;&#187; du parti lors de son intervention au Conseil National. J&#8217;ose espérer, comme beaucoup de militants et d&#8217;élus socialistes, que le mot refondation est à prendre au sens propre et sans demi mesure car c&#8217;est bien de cela que notre parti a besoin. Je continue de penser que notre échec aux élections européennes provient, au-delà des divisions ou de la composition des listes, de deux choses essentielles. D&#8217;abord le PS s&#8217;est refusé à un vaste débat interne au moment du congrès de Reims ou juste après sur le sens de la construction européenne qu&#8217;il souhaite. Il s&#8217;est refusé à parler de valeurs, de principes, de concepts alors que c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-626" title="beatles-revolution" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/beatles-revolution-300x291.jpg" alt="beatles-revolution" width="300" height="291" />Après la très douloureuse défaite des élections européennes, Martine Aubry a tenté mardi de prendre de court les ténors du parti. Elle a rencontré Ségolène Royal en catimini avant une réunion à hauts risques du Conseil National du PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Ségolène Royal n&#8217;a pas assisté au Conseil National mais elle a assuré Martine Aubry de son &laquo;&nbsp;soutien complet&nbsp;&raquo; dans la &laquo;&nbsp;transformation radicale&nbsp;&raquo; du PS&#8230; Autant dire que des conditions &laquo;&nbsp;radicales&nbsp;&raquo; ont dû être posées pour un appui sans faille et réponse positive a dû être faite.</p>
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry a promis d&#8217;accélérer la &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; du parti lors de son intervention au Conseil National. J&#8217;ose espérer, comme beaucoup de militants et d&#8217;élus socialistes, que le mot refondation est à prendre au sens propre et sans demi mesure car c&#8217;est bien de cela que notre parti a besoin. Je continue de penser que notre échec aux élections européennes provient, au-delà des divisions ou de la composition des listes, de deux choses essentielles.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;abord le PS s&#8217;est refusé à un vaste débat interne au moment du congrès de Reims ou juste après sur le sens de la construction européenne qu&#8217;il souhaite. Il s&#8217;est refusé à parler de valeurs, de principes, de concepts alors que c&#8217;est ce dont il a le plus besoin, plus que d&#8217;une farandole de propositions. cela aurait permis de crever l&#8217;abscès du référendum de 2005. Cela aurait permis de trancher une ligne politique. Cela aurait permis aux militants de se sentir à l&#8217;aise dans leurs baskets et de savoir si leur adhésion vaut adhésion à l&#8217;idée européenne défendue par le PS. Au lieu de cela, le débat a été interdit et tout le monde a dû faire comme si. Les débats sont donc restés entiers &laquo;&nbsp;d&#8217;attente&nbsp;&raquo; sur le référendum, la division des élus ou militants socialistes colossale au moment du vote du Parlement sur le Traité de Lisbonne, le non-dit terrible pour les militant sommés de faire ardemment une campagne alors que la question essentielle du sens n&#8217;a pas été tranchée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, mais c&#8217;est un prolongement de la première raison, le PS s&#8217;est empressé de ratifier le &laquo;&nbsp;Manifesto&nbsp;&raquo; comme un document formidable ralliant l&#8217;adhésion de tous. Ce texte n&#8217;a pas été débattu ni même voté par les militants qui ont été sommés d&#8217;avaler la pilule, même en fermant le nez, mais de dire aux gens croisés sur leur chemin comme de bons docteurs que le remède est formidable&#8230; Il y avait sur la forme l&#8217;ingrédient majeur de ce que ne supportent plus les militants socialistes (tout courant confondu) : ne pas être consultés. Il y avait aussi sur le fond l&#8217;autre ingrédient majeur de ce que ne supportent plus les militants socialistes : l&#8217;absence de débat d&#8217;orientation et l&#8217;absence de confrontation d&#8217;idées qui a toujours fait la recette des anciens succès socialistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors évidemment je n&#8217;ai pas la prétention de refléter l&#8217;opinion militante dominante, mais je serais assez surpris d&#8217;être très contredit par les militants (quelles que soient leurs orientations de fond sur ces sujets) tant celles et ceux que je rencontre, celles et ceux de toute la France et de toute tendance avec lesquels j&#8217;échange aussi par mail m&#8217;ont fait part de ce sentiment de colère qui donne envie de &laquo;&nbsp;rester à la maison&nbsp;&raquo; ou de s&#8217;égarer. Comme l&#8217;a dit remarquablement Arnaud Montebourg (vidéo sur ce blog), quand les militants ou les élus socialistes ne veulent plus voter socialistes, c&#8217;est qu&#8217;il y a un problème d&#8217;existence même qui est posé. Il faudra donc bien plus qu&#8217;un électrochoc à mon cher PS pour se réconcilier avec sa base, pour retrouver des méthodes justes et modernes, pour chercher un esprit de tolérance et d&#8217;écoute, et pour faire ensuite respecter le choix de l&#8217;orientation du parti.</p>
<p style="text-align: justify;">Par respect pour mon parti, et malgré certains de mes amis qui me pressaient de m&#8217;exprimer, je me suis abstenu tout au long de la campagne électorale  de manifester ma réprobation des méthodes de préparation des élections européennes. J&#8217;ai respecté en ce sens mon appartenance à mon parti. Mais maintenant, l&#8217;heure du débat doit être ouverte et la parole libre. Le PS en a grand besoin, toute la gauche également. Les innovateurs, les poils à gratter doivent avoir plus que jamais leur place dans ce parti, les élus locaux aussi qui sont si souvent porteurs de paroles justes, d&#8217;analyses ciselées, de propositions fortes, de méthodes de gouvernance locales (pouvant être élargies) originales et porteuses de rassemblement de la diversité des forces de gauche et de progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">Les électeurs de gauche veulent un parti socialiste fort dont les mots raisonneront comme des étendards qui claquent dans le vent. Les électeurs veulent entendre un PS qui se bat autant contre les abus d&#8217;une droite régressive et d&#8217;un président absolutiste que pour réaffirmer comme non négociables et hors du champ de tout compromis certaines valeurs essentielles (la laïcité, l&#8217;égalité). Les électeurs veulent savoir que les socialistes incanteurs connaissent vraiment un peu le quotidien des simples gens et que quand les mots sortent de leur bouche, ils viennent moins d&#8217;un dictionnaire que du fond des tripes. Sur tout cela, les électeurs de gauche n&#8217;ont plus de certitudes et se fient à de belles paroles louvoyantes qui nous ont fait mener des politiques de centre-droit alors qu&#8217;ils veulent aussi une bonne cure de solidarité, de protection face à une économie mondialisée et folle qui les assomme chaque jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors je reprends les mots de benoît Hamon disant que &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas au moment où le PS rencontre le plus de difficultés qu&#8217;il faut quitter le navire&nbsp;&raquo;. Je ne quitte pas le navire mais prenons garde à ce que le navire ne coule pas très vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce n&#8217;est pas la nomination de Ségolène Royal à la vice-présidence de l&#8217;Internationale socialiste qui va changer la donne. Il va falloir agir très vite, très fort car en plus  du reste nous avons les élections régionales à préparer. Au boulot!</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>La Baffe européenne impose une recomposition française !</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 20:11:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal. Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy. L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%. Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-619" title="baffe" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/baffe-300x230.jpg" alt="baffe" width="300" height="230" />Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%.</p>
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<p style="text-align: justify;">Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer une cure de jouvence telle qu&#8217;elle devrait s&#8217;apparenter à une vraie révolution. Il faudra pour les socialistes tout envisager, changement de ton, changements de sujets, retour sur les valeurs essentielles, changement de mots, changement de communication, changement d&#8217;hommes et de femmes, partout, à tous les étages, écoute assidue des &laquo;&nbsp;poils à gratter&nbsp;&raquo; quels qu&#8217;ils soient, rajeunissement des générations de dirigeants et d&#8217;élus, limitation du cumul des mandats&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons clairs, le PS doit changer tant de choses que l&#8217;on peut être sceptique sur sa volonté ou capacité à s&#8217;auto-réformer&#8230; J&#8217;ai entendu Arnaud Montebourg, qui semble lucide, cela en fait au moins un, attendons la suite.</p>
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<p style="text-align: justify;">Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de Marie-George Buffet réussit son baptême électoral aux dépens du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d&#8217;Olivier Besancenot, qui lui aussi affrontait pour la première fois le verdict des urnes. Les électeurs d&#8217;une gauche qui aspire à gouverner peuvent être satisfaits de ce résultat là.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Nous avons du travail pour faire revenir les militants socialistes dans les réunions de sections, ouvrir les débats qui les intéressent et refonder une gauche de gouvernement.</p>
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		<title>L&#8217;homme qui fait peur et envie&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 21:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il faut bien l&#8217;admettre, François Bayrou est sur toutes les lèvres, dans tous les stylos et ça n&#8217;est probablement pas près de s&#8217;arrêter. Il ne laisse personne indifférent à vrai dire, pas même moi. Il énerve les uns, séduit les autres, il inquiète par la place qu&#8217;il est en train de prendre sur l&#8217;échiquier politique. Il est incontournable, pour le moment&#8230; Pour ceux de mes lecteurs qui m&#8217;écrivent en me disant s&#8217;inquiéter que je ne parle pas des élections européennes, j&#8217;en glisserai un mot ce soir&#8230; François Bayrou s&#8217;est immiscé dans une campagne des élections européennes qui manque cruellement de débat et de souffle. Il a publié un livre en forme de réquisitoire contre le pouvoir actuel qui est remarquablement écrit (Abus de pouvoir), renouant ainsi avec une certaine tradition de &#171;&#160;lettres&#160;&#187; chez les prétendants au pouvoir suprême. Plus d&#8217;un socialiste aurait pu ou dû écrire un tel ouvrage. Cela aurait probablement fait une superbe opération de communication. Cela aurait fait aussi du bien aux bleus et à l&#8217;âme de biens des électeurs de droite ou de gauche, pour la plupart en souffrance même si c&#8217;est pour des raisons différentes. Il a indéniablement réussi à devenir, provisoirement ou durablement c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-577" title="bayrou" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/bayrou-300x200.jpg" alt="bayrou" width="300" height="200" />Il faut bien l&#8217;admettre, François Bayrou est sur toutes les lèvres, dans tous les stylos et ça n&#8217;est probablement pas près de s&#8217;arrêter. Il ne laisse personne indifférent à vrai dire, pas même moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il énerve les uns, séduit les autres, il inquiète par la place qu&#8217;il est en train de prendre sur l&#8217;échiquier politique. Il est incontournable, pour le moment&#8230; Pour ceux de mes lecteurs qui m&#8217;écrivent en me disant s&#8217;inquiéter que je ne parle pas des élections européennes, j&#8217;en glisserai un mot ce soir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">François Bayrou s&#8217;est immiscé dans une campagne des élections européennes qui manque cruellement de débat et de souffle. Il a publié un livre en forme de réquisitoire contre le pouvoir actuel qui est remarquablement écrit (Abus de pouvoir), renouant ainsi avec une certaine tradition de &laquo;&nbsp;lettres&nbsp;&raquo; chez les prétendants au pouvoir suprême. Plus d&#8217;un socialiste aurait pu ou dû écrire un tel ouvrage. Cela aurait probablement fait une superbe opération de communication. Cela aurait fait aussi du bien aux bleus et à l&#8217;âme de biens des électeurs de droite ou de gauche, pour la plupart en souffrance même si c&#8217;est pour des raisons différentes.<span id="more-520"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il a indéniablement réussi à devenir, provisoirement ou durablement c&#8217;est là tout le débat, le plus farouche adversaire du président de la république actuel. D&#8217;une certaine façon, il n&#8217;a pas volé son succès. Mais en tant que socialiste, en tant qu&#8217;homme de gauche cela me met quelque peu en souffrance et cela me renvoie l&#8217;écho d&#8217;une souffrance immense qui est à l&#8217;œuvre dans le pays. Pour qu&#8217;un homme culturellement et politiquement de droite apparaisse comme l&#8217;adversaire le plus crédible d&#8217;un président d&#8217;ultra droite et qui a plongé la république en seulement deux ans dans une situation de brisure sociale probablement jamais vue et la république elle-même dans une situation de reniement total, c&#8217;est que l&#8217;heure est grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Les idées de François Bayrou sont ce qu&#8217;elles sont mais convenons en tous, il prend une place, il utilise une dialectique, il prend une posture, il incarne une forme de résistance accomplie et habile que nous aimerions reconnaître chez plus d&#8217;un leader socialiste. Alors il ne me dupe pas, même si je reconnais plus d&#8217;une de ses qualités. Je ne lui vois à l&#8217;heure actuelle que peu de concurrents crédibles pour incarner à la fois le sens de l&#8217;État, la fibre sociale, une dimension internationale, une capacité à réconcilier les composantes de la société française, une capacité à porter des aspirations à priori contradictoires. A vrai dire, je ne vois qu&#8217;une seule personne à l&#8217;heure qu&#8217;il est, vous aurez deviné de qui je veux parler.</p>
<p style="text-align: justify;">Les adversaires de François Bayrou l&#8217;accusent de bien des maux mais qu&#8217;a-t-il fait, à part son boulot ? Le boulot des autres ? Peut-être, et il le fait bien ! Si il prend une place, c&#8217;est bien qu&#8217;elle est à prendre et je ne m&#8217;en réjouis pas. A nous, aux autres de la récupérer&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Cohn-Bendit,  dit de lui qu&#8217;il<em> &laquo;&nbsp;détourne la campagne pour sa course à l&#8217;Elysée&nbsp;&raquo;</em>, exact ! Martine Aubry lui reproche de ne pas avoir de programme, exact ! L&nbsp;&raquo;UMP stigmatise sa seule capacité <em>&laquo;&nbsp;de destruction&nbsp;&raquo;, </em>en partie exact<em> </em>! Pour tout le monde <span class="listLink">François Bayrou</span> est un danger car il est capable de gagner des voix dans tous les électorats.</p>
<p style="text-align: justify;">Un récent sondage donne 44% de personnes qui le voient devancer le ou la candidate socialiste lors de la prochaine élection présidentielle. Telles que les choses sont aujourd&#8217;hui, c&#8217;est très probable et je ne m&#8217;en satisfais pas. Les élections européennes viendront encore tirer une sonnette d&#8217;alarme mais je n&#8217;en dirai pas davantage pour m&#8217;éviter les foudres venues de partout. Je pense simplement que le PS peine donner un visage d&#8217;union, il peine à porter dans son discours l&#8217;imprégnation d&#8217;une colère sociale car la plus part des grands leaders sont trop éloignés de certaines réalités ou entourés de béni oui-oui, il ne sait allier une communication de terrain et simplifiée avec une communication médiatique vibrante comme les médias l&#8217;attendent. Forcément, l&#8217;alchimie ne peut pas se faire dans l&#8217;opinion. Mais d&#8217;autres le font. Attention car le traumatisme de 2002 n&#8217;est plus dans la tête des électeurs&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces élections européennes, le PS surfe sur son &laquo;&nbsp;Manifeste&nbsp;&raquo; qui a été signé sans consultation militante et qui ne porte pas à mes yeux une ambition suffisante pour l&#8217;Europe. Il porte des listes qui ont été concoctées hors de tout processus pouvant susciter l&#8217;engouement et qui ont renoncé à représenter dignement la géographie française (l&#8217;exemple aquitain et girondin en est remarquable). Il a fait abstraction du référendum de 2005 et du suffrage populaire. Le résultat de ces ingrédients en est la déception générale même si bien peu peuvent le reconnaître ouvertement. Malgré cela, je ferai mon devoir le 7 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">François Bayrou, lui, a ouvert le sillon de ses différences avec le pouvoir en place, il se pose en homme rassurant, il n&#8217;a même plus besoin d&#8217;annoncer un programme, il s&#8217;est placé fort judicieusement sur le terrain de la morale politique et républicaine, il manie des concepts qui rassemblent et qui sont actuellement malmenés ; il ne peut que continuer sa marche en avant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP s&#8217;inquiète aussi très fortement : face au Béarnais, Nicolas Sarkozy aurait bien du mal à trouver des réserves de voix pour un second tour. Effectivement, dans une telle configuration, on peut parier que Nicolas Sarkozy ne ferait pas un pli. Il faut dire qu&#8217;à trop vouloir jouer avec l&#8217;extrême gauche et en enfonçant le PS à outrance, il a en partie annihilé un clivage dont il pouvait en partie se nourrir. Il a directement renforcé François Bayrou, son adversaire le plus sérieux, à part&#8230; Laurent Fabius !</p>
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<p style="text-align: justify;">Le mal est fait et Nicolas Sarkozy aura bien du mal à tuer la &laquo;&nbsp;bête&nbsp;&raquo; qu&#8217;il a en partie créée. Et François Bayrou, devance les reproches tout en marquant une primauté de ton dans notre direction à nous, socialistes :  <em>&laquo;&nbsp;Nous considérons, non pas qu&#8217;il y a un droit d&#8217;opposition, mais qu&#8217;il y a un devoir d&#8217;opposition quand l&#8217;essentiel est en jeu. Je dis aux socialistes que s&#8217;ils ont renoncé à s&#8217;opposer sur l&#8217;essentiel de la politique gouvernementale, nous pas&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il expliqué à ses militants le 17 mai, où il tenait une nouvelle convention sur le <em>&laquo;&nbsp;modèle européen&nbsp;&raquo;</em>. L&#8217;homme a visiblement réussi sa mue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président du MoDem refuse de distinguer le vote national du vote européen. <em>&laquo;&nbsp;Nous n&#8217;avons jamais voulu construire l&#8217;Europe pour effacer la France.&nbsp;&raquo;</em> Il appelle les électeurs à un double vote sanction : contre Nicolas Sarkozy et contre <span class="listLink">José Manuel</span> Barroso, le président en exercice de la Commission, qualifié de <em>&laquo;&nbsp;zombie&nbsp;&raquo;.</em> Martine Aubry avait elle tenté, sans succès, de mobiliser autour de ce double non.</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi apporter de l&#8217;eau au moulin de ceux qui, au PS, veulent entrainer les militants vers le miroir aux alouettes d&#8217;une alliance. De quoi apporter aussi de l&#8217;eau au moulin de ceux qui, comme moi, veulent que le PS change de ton&#8230;</p>
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