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	<title>Yannick Serrano &#187; Modem</title>
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		<title>Quand la laïcité est défendue, elle gagne indiscutablement !</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 21:12:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Laïcité et Citoyenneté]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici des informations dont aucun de nos médias nationaux n&#8217;a parlé, pas une ligne dans un grand quotidien national, pas un mot prononcé sur les ondes radios, et encore moins sur les télévisions contrôlées par l&#8217;Etat-UMP ou ses serviteurs de TF1. Je vous les livre avec un plaisir certain et l&#8217;espoir qu&#8217;ainsi elle parviennent, si ce n&#8217;est de fil en aiguille, au moins de blog en blog, à parcourir la blogosphère pour pénétrer tous les cercles. Trois jugements de tribunaux administratifs viennent d’être rendus en défense de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. Autrement dit, la loi pilier même de la laïcité républicaine est infranchissable si les associations, les élus ou les citoyens prennent la peine de défendre les fondements de notre république sans crainte de passer pour archaïque ou intolérant. C&#8217;est une association qui a fait courber l&#8217;échine à des puissants et aux forces de l&#8217;Eglise Romaine là où les élus de la République avaient préféré acheter la paix sociale par des compromis obscurs. En Haute-Vienne L’Église catholique entendait faire financer les ostensions, c’est-à-dire les expositions des reliques de « saints limousins », sur les fonds publics. Autant, la Municipalité de Limoges (PS) avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici des informations dont aucun de nos médias nationaux n&#8217;a parlé, pas une ligne dans un grand quotidien national, pas un mot prononcé sur les ondes radios, et encore moins sur les télévisions contrôlées par l&#8217;Etat-UMP ou ses serviteurs de TF1. Je vous les livre avec un plaisir certain et l&#8217;espoir qu&#8217;ainsi elle parviennent, si ce n&#8217;est de fil en aiguille, au moins de blog en blog, à parcourir la blogosphère pour pénétrer tous les cercles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/01/cure.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1011" title="cure" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/01/cure-300x258.jpg" alt="" width="300" height="258" /></a>Trois jugements de tribunaux administratifs viennent d’être rendus en défense de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. Autrement dit, la loi pilier même de la laïcité républicaine est infranchissable si les associations, les élus ou les citoyens prennent la peine de défendre les fondements de notre république sans crainte de passer pour archaïque ou intolérant.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une association qui a fait courber l&#8217;échine à des puissants et aux forces de l&#8217;Eglise Romaine là où les élus de la République avaient préféré acheter la paix sociale par des compromis obscurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>En Haute-Vienne</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L’Église catholique entendait faire financer les ostensions, c’est-à-dire les expositions des reliques de « saints limousins », sur les fonds publics. Autant, la Municipalité de Limoges (PS) avait refusé de faire droit aux demandes cléricales, autant le Conseil Général (PS) et le Conseil Régional (PS) avaient plié le genou devant l’Église.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Tribunal administratif de Limoges a déclaré contraire au principe de laïcité et à l’article 2 de la loi de 1905 : « la République ne reconnaît, ne subventionne, ni ne salarie aucun culte », la délibération du Conseil Général a donc été invalidée. Les 26 360 €, versés illégalement, devront être remboursés à ces collectivités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>A Ploërmel, dans le Morbihan</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ancien maire de la Commune (UMP) avait décidé d’ériger, contre les dispositions de l’article 28 de la loi de 1905, une gigantesque statue de Jean-Paul II. Le Conseil Général du Morbihan (MODEM) avait voté une subvention de 4 500€ pour financer le socle de la statue. Le Tribunal administratif de Rennes a annulé la décision, car depuis le 9 décembre 1905 : « il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit ». Les 4 500€, versés illégalement, devront être là aussi remboursés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A Wandignies-Hamage, dans le Nord</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Le maire (Droite) entendait laisser le crucifix, fixé sur le mur du local municipal servant de cantine scolaire pour l’Ecole publique. Lucie, 89 ans, enseignante à la retraite, farouche défenseure de la laïcité et membre de la fédération de la libre pensée, porte plainte devant le Tribunal administratif de Lille contre la mairie de son village car elle ne supporte pas que les élèves de l&#8217;école publique communale déjeunent chaque midi devant un crucifix . Celui-ci a exigé le retrait du crucifix dans une salle municipale. Le Maire a pourtant refusé d’obtempérer et a fait appel de la décision en masquant simplement provisoirement le crucifix. La Cour d’Appel de Douai a rejeté la requête de la Municipalité et confirmé le premier jugement en référence explicite à la loi de 1905.</p>
<p style="text-align: justify;">Puissent ces jugements nous rappeler que lorsque la République fléchit ses ses principes, elle est à la merci des rétrogrades en tout genre. par les temps qui courent, le rappel n&#8217;est pas forcément inutile&#8230;</p>
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		<title>La &#171;&#160;Contre-Révolution&#160;&#187; est en marche !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 22:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, il n&#8217;aura pas été besoin d&#8217;être trop patient pour pouvoir écrire le triste épisode 8 de &#171;&#160;l&#8217;indécente décente aux enfers&#160;&#187; de la république française. Notre brave Nicolas Sarkozy continue son œuvre de destruction massive de la république et la déstructuration complète d&#8217;une société française qui a mis plus de deux siècles à construire, sans le parachever, un modèle de société équilibrée. Voilà donc que le roitelet, au lieu de parachever l&#8217;œuvre républicaine, vient de l&#8217;achever. Exit la décentralisation, exit la démocratie locale, exit la démocratie, tout simplement&#8230; Episode 8 : Mardi 20 octobre, Nicolas Sarkozy, le napoléon en herbe a asséné son discours du 18 brumaire, venant mettre à bas plus de trente ans de décentralisation au profit d&#8217;un parti, d&#8217;un clan, le sien, celui des copains et des coquins, serait-on presque tenté de dire. Sarkozy a vite « vendu » sa suppression de la taxe professionnelle. Il ne la supprime pas, il la remplace en saignant les collectivités qui seront privés des moyens de fonctionner, de venir en aide aux communes et de poursuivre leur action en faveur de tous via le secteur associatif. Elles y perdront en plus leur autonomie fiscale, pourtant garantie par la constitution. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-947" title="sarkozykadhafibenladenzg1" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/11/sarkozykadhafibenladenzg1-300x224.jpg" alt="sarkozykadhafibenladenzg1" width="301" height="224" />Voilà, il n&#8217;aura pas été besoin d&#8217;être trop patient pour pouvoir écrire le triste épisode 8 de &laquo;&nbsp;l&#8217;indécente décente aux enfers&nbsp;&raquo; de la république française. Notre brave Nicolas Sarkozy continue son œuvre de destruction massive de la république et la déstructuration complète d&#8217;une société française qui a mis plus de deux siècles à construire, sans le parachever, un modèle de société équilibrée. Voilà donc que le roitelet, au lieu de parachever l&#8217;œuvre républicaine, vient de l&#8217;achever. Exit la décentralisation, exit la démocratie locale, exit la démocratie, tout simplement&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>Episode 8</em></strong></span> :</h3>
<p style="text-align: justify;">Mardi 20 octobre, Nicolas Sarkozy, le napoléon en herbe a asséné son discours du 18 brumaire, venant mettre à bas plus de trente ans de décentralisation au profit d&#8217;un parti, d&#8217;un clan, le sien, celui des copains et des coquins, serait-on presque tenté de dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy a vite « vendu » sa suppression de la taxe professionnelle. Il ne la supprime pas, il la remplace en saignant les collectivités qui seront privés des moyens de fonctionner, de venir en aide aux communes et de poursuivre leur action en faveur de tous via le secteur associatif. Elles y perdront en plus leur autonomie fiscale, pourtant garantie par la constitution. Et les modalités de ce remplacement sont évidemment cruciales. Une nouvelle taxe, la «cotisation économique territoriale » (CET) sera toujours payée par les entreprises. Mais cette dernière reposera pour partie sur une cotisation locale d’activité (assise sur la valeur du foncier bâti) et pour partie sur une cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy a dû avouer que sa réforme n’était pas au point. Des élus nombreux grincent des dents, même à droite où Jean-Pierre Raffarin pourrait presque passer pour soixante-huitard attardé . La compensation annoncée pour les collectivités locales n’est pas à la hauteur. Pierre Mauroy comme Alain Juppé ont crié à l’arnaque. La décision fiscale est ramenée à Bercy mais surtout à l&#8217;Elysées et partout l&#8217;exécutif annonce qu&#8217;il ne reculera pas, semblant proposer un air de la théorie du chaos.</p>
<p style="text-align: justify;">UMP: «Les collectivités territoriales ne peuvent plus continuer à créer plus d’emplois que l’Etat n’en réduit» a déclaré Sarkozy. L’idée plaît au peuple de France  qui croirait presque entendre à nouveau que l&#8217;on va couper les têtes des privilégiés en mêlant élus locaux et fonctionnaires territoriaux. Le peuple de Franc e se rendra-t-il compte que ce projet sarkozyste est une recentralisation que l&#8217;on pourrait presque appeler rétablissement de la monarchie ?</p>
<p style="text-align: justify;">On imagine des strates administratives inutiles, des compétences locales floues, des élus redondants. Qui ne voudrait tailler dans ces dépenses inutiles ? «La population est légitimement exaspérée. Les élus sont épuisés des doubles-emplois» a rajouté Nicolas Sarkozy. Pourtant, le coût global de la fonction politique des pouvoirs locaux ne représente à peine que 1% de leurs charges de fonctionnement, soit « 28 millions d’euros pour une dépense publique locale de 220 milliards » comme le rappelait la Fondation Terra Nova. De surcroît, nombre des 500 000 élus locaux ne sont nullement rémunérés et purement bénévoles. L’augmentation des effectifs est ailleurs, du côté des fonctionnaires territoriaux, à fur et à mesure des transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales. Pourtant, aucun point de la réforme de Sarkozy ne concerne cette évolution !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-948" title="Appel18juin" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/11/Appel18juin-221x300.jpg" alt="Appel18juin" width="285" height="386" />Sous couvert de simplifier les échelons, Sarkozy simplifie&#8230; le mode de scrutin : les conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal à un tour, sauf 20% d’entre eux qui seront élus à la proportionnelle. Le candidat arrivé en tête au premier tour sera élu. L’UMP est évidemment donné gagnante. Il ne suffit qu’un petit 30% des suffrages, sur fonds de divisions ailleurs (PS, Modem, extrême gauche, FN, Dupont-Aignant, écolos, etc) pour emporter la mise. On découpera les cantons après les circonscriptions et en plus on élira tout ce monde sur un seul tour de scrutin, histoire d&#8217;empêcher la gauche et les républicains de nouer des alliances et de faire converger les projets&#8230; Merci Nicolas 1er ! Demain, les collectivités locales, l’un des échelons électoraux les plus proches des citoyens, seront dirigés par des élus minoritaires en voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques 3200 conseillers territoriaux remplaceront donc les 6000 conseillers généraux (départements) et régionaux. Leur nombre sera défini par le  bon vouloir  du gouvernement et selon des modalités sur lesquelles le contrôle démocratique, la transparence des critères seront &laquo;&nbsp;sarkozyens&nbsp;&raquo;, circulez y&#8217;a rien à voir. Sarkozy institutionnalise donc le cumul des mandats : ces conseillers cumuleront cette double représentation départementale et régionale, et ils ne seront payés que 1,2 fois ce que gagnaient leurs prédécesseurs. Mais l’important est ailleurs. Ces élus seront pour l’essentiel UMP. Et oui !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour clarifier les compétences des collectivités, Nicolas Sarkozy avance une fausse simplification : il faudrait «à une collectivité d’intervenir sur le domaine d’une autre collectivité». Kezako ? Sarkozy plaide aussi pour la suppression de niveaux inter-communaux qu’il ne comprend pas (syndicats communaux et intercommunaux jugés «inutiles», des «pays» ), et veux même inciter financièrement les communes à fusionner. En revanche, il veux inciter à la création, de façon volontaire, de grandes métropoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette nouvelle « réforme », Sarkozy tente de sortir des polémiques du moment. Le Monarque ne travaille pas, il annonce. Et comme le sujet est si chaud que même la droite n&#8217;en veut pas, on lance vite une nouvelle bombe médiatique, le débat sur l&#8217;identité nationale en se disant que là dessus chaque français va avoir son idée et se laissera pas embringuer dans les débats sur des collectivités que peu comprennent mais auxquelles il ne faudrait surtout pas que les français commencent à s&#8217;intéresser&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors appelons à l&#8217;aide toute la gauche, le centre et ce que la droite compte de républicains pour dire comme une sénatrice républicaine américaine : &laquo;&nbsp;Quand l’histoire appelle, l’histoire appelle&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
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<div><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xavc5b_conference-de-presse-lfabius-collec_news"><br />
</a></strong><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></div>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Primaires à gauche : lever les ambiguïtés</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 06:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l’appel « Gauche 2012 », expliquent pourquoi l&#8217;idée de primaires ouvertes n&#8217;est pas, à leur sens, une urgence: «Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative.» C&#8217;est de ce projet que naîtra, selon eux, la mobilisation de la gauche qui mènera jusqu&#8217;à la victoire. La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien, avec cette interpellation: « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ». Mais, très vite, le malaise s’installe. Dans la liste hétéroclite des signataires, on trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l’appel « Gauche 2012 », expliquent pourquoi l&#8217;idée de primaires ouvertes n&#8217;est pas, à leur sens, une urgence: «Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative.»  C&#8217;est de ce projet que naîtra, selon eux, la mobilisation de la gauche qui mènera jusqu&#8217;à la victoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien</strong>, avec cette interpellation: « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, très vite, le malaise s’installe.</strong> Dans la liste hétéroclite des signataires, on trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…<span id="more-841"></span>mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se substituer à la « démocratie bourgeoise »!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors, soyons clairs, ce débat sur les primaires ne doit pas être l’occasion de faire passer par la « petite porte » un accord politique avec le Modem -nouvelle mouture de la vieille lune de la « troisième voie »-, qui se révèlerait doublement inefficace :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">* <strong>en empêchant l’unité de toute la gauche</strong>, ou au moins de toute la gauche prête à gouverner ;<br />
* <strong>en réduisant les ambitions à quelques références, à des valeurs « communes » qualifiées de « progressistes » et dont on ne sait qui les définirait. </strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">Le malaise s’accroît, lorsque l’on essaie de comprendre ce qui est proposé. S’agit-il de désigner le candidat du PS ou un candidat du « centre gauche » ou un candidat du rassemblement de la gauche et des écologistes ? Tout au long du texte et des déclarations qui l’accompagnent, la confusion est entretenue et, comme on n’aperçoit nulle part de volonté d’associer l’ensemble des forces politiques à une démarche commune, large et globale, on en déduit qu’il s’agit de désigner le candidat socialiste. Les partenaires du PS, invités à se rallier et placés en position subalterne, ne pourront que refuser cette démarche méprisante. Au passage, cela arrangerait bien les tenants de l’alliance au centre…… et, sans doute, Nicolas Sarkozy!</p>
<p style="text-align: justify;">Le chemin vers une candidature unique de la gauche et des écologistes, qui est la seule stratégie susceptible de permettre la victoire de la gauche en 2012, passe par la définition d’un cadre commun, qui ne saurait se limiter à l’organisation de primaires. Il faut un accord global pour une majorité alternative (et pas seulement un président), sur la base d’un projet, puis d’un programme. C’est cela l’urgence. Toute prise de position préalable du PS qui ne chercherait pas à être partagée et établie en commun avec ses partenaires serait une grave erreur et conduirait à l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pour sortir de l’ambigüité, il faut dire clairement</strong></span>:</p>
<p style="text-align: justify;">1. que les primaires ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes ;<br />
2. qu’elles doivent être préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, qui aura permis de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et d’un programme.
</p>
<p style="text-align: justify;">Notons que la préparation du programme doit faire appel à un processus aussi participatif que le choix du candidat, sauf à définitivement basculer dans le présidentialisme, en confortant la logique dévastatrice de la Ve République. Comment comprendre à cet égard que les promoteurs d’une 6VIe République parlementaire semblent faire de la désignation du président l’alpha et l’oméga du renouveau de la gauche ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons garde, à travers ce choix de ne pas accélérer une évolution « à l’américaine » de nos institutions. Outre le fait que les traditions politiques américaines sont très éloignées de notre culture politique, elles ne sont pas cohérentes avec les idéaux de la gauche, qui privilégient le collectif et ne croient pas en l’homme providentiel ! Partir tête baissée dans cette direction, c’est faire la même erreur qu’au moment de la décision de passer au quinquennat et d’inverser le calendrier électoral, décision alors plébiscitée dans les sondages, mais peu soutenue dans les urnes et dont on voit aujourd’hui les nocives dérives !</p>
<p style="text-align: justify;">Les signataires de la pétition ont bien senti que l’on ne saurait éluder le fond, puisqu’ils indiquent : « Le périmètre de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondamentaux idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dés maintenant, sereinement et non dans l’urgence pré- électorale ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette idée – la recherche de « fondamentaux idéologiques communs » — ne nous semble pas bonne. En effet, elle risque de conduire à se limiter à des formules creuses sur les valeurs, sorte de « fourre tout », que certains, même à droite, pourraient accepter ! Ou alors, il s’agira de tenter d’unir largement toute la palette idéologique de la gauche derrière une forme de pensée unique. Mission quasiment impossible, compte tenu de la diversité des courants culturels qui s’expriment dans la gauche française (communiste, écologiste, social-démocrate, altermondialiste, libertaire, chrétien de gauche, républicains sociaux, …), peu enclins à noyer leur identité idéologique dans un discours minimal, qui risque, de plus, de ne pas être clivant avec la droite.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, ils peuvent s’unir autour d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels, fondés sur des valeurs communes. C’est à ce travail que doivent être conviées une large part des forces vives de la gauche et de l’écologie, tant dans le monde associatif, les ONG, les clubs, les syndicats, parce qu’ils s’intéressent d’abord aux propositions et aux changements effectifs qui doivent être engagés, avant de se préoccuper de la personnalité qui l’incarnera.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec cette, préoccupation que <strong>nous avons proposé de constituer un Nouveau Front populaire qui associe, à la démarche de définition d’un programme et de désignation du candidat, non seulement les partis mais aussi les nombreux citoyens engagés dans différentes organisations militantes et de réflexion et qui ne se reconnaissent plus dans le paysage partisan actuel.</strong> Ils ne conçoivent pas la politique comme un « zapping électoral » et veulent être acteurs de choix politiques précis ; pour eux, le projet de la gauche doit se construire « tous ensemble ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’appel que nous avons lancé en ce sens il y a 6 mois (<em><strong>« Gauche 2012 : le logiciel de la victoire »</strong></em> <a href="www.gauche2012.org" target="_blank">www.gauche2012.org)</a> et qui a rassemblé 900 signatures de militants, d’élus et de responsables issus des diverses sensibilités de la gauche, nous semble toujours pertinent. Il propose un calendrier comportant 6 phases:</p>
<p style="text-align: justify;">- 1re phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats généraux de la gauche ».</p>
<p style="text-align: justify;">- 2e phase (2e semestre 2009). Travaux du Comité de préparation :<br />
<em>+ fixation des objectifs des Etats Généraux, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em> + rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.</em></p>
<p style="text-align: justify;">- 3e phase (décembre 2009 &#8211; janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées</p>
<p style="text-align: justify;">- 4e phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement, détermination du mode de fonctionnement des primaires (auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté le projet).</p>
<p style="text-align: justify;">- 5e phase (2e semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; Campagne des candidats se présentant aux primaires.<br />
o 6e phase (début 2011). Primaires.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative à la logique dominante. Sans l’unité de toute la gauche, pas de victoire possible ; sans « rupture », pas de mobilisation du peuple de gauche, des employés, du monde du travail, qui risquent fort de bouder ces primaires ». C’est par une nouvelle dynamique unitaire que deviendra possible la reconquête des couches populaires. Cette tâche est certainement plus prioritaire que la méthode de désignation du candidat, pour rénover la gauche et assurer sa victoire en 2012.</strong></p>
<h6 style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/article/270809/primaires-gauche-lever-les-ambiguites" target="_blank">source Médiapart</a></em><br />
</strong></h6>
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		<item>
		<title>A nos amis socialistes qui parlent de primaires sans savoir de quoi ils parlent</title>
		<link>http://www.yannickserrano.fr/2009/09/22/a-nos-amis-socialistes-qui-parlent-de-primaires-sans-savoir-de-quoi-ils-parlent/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=a-nos-amis-socialistes-qui-parlent-de-primaires-sans-savoir-de-quoi-ils-parlent</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:54:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles. Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme. En incluant notamment le question des primaires. Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie. Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens. Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-844" title="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps-300x174.jpg" alt="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" width="300" height="174" />Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme.<span id="more-836"></span> En incluant notamment le question des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité  de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à  des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un système miraculeux. Même si cela peut ressembler à une sorte de progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, nous n&#8217;appliquons ni le régime présidentiel, ni le régime d&#8217;assemblées. Il ne faut pas se tromper de contexte, ou alors, il faut le dire !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons essayé l&#8217;adhésion à 20 euros, sans que le succès ait été au rendez vous de leur initiateur, qui, ensuite, a voté la réforme incomplète voulue par le président Sarkozy. On nous propose maintenant le suffrage censitaire à 2 euros. Ambition, ou régression ?</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la Ve république fait débat : si elle permet à l&#8217;exécutif de s&#8217;appuyer durablement sur une majorité parlementaire stable, elle ne répond plus à certaines exigences liées, soit à son propre fonctionnement, soit à l&#8217;évolution générale du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les modes de désignation des candidats se sont révélés critiquables , mais, du moins, étaient-il légitimes. En revanche, les primaires à l&#8217;italienne qui nous sont proposées, et qui se situent dans un contexte de structuration de l&#8217;offre politique et de nature du mandat différents n&#8217;auraient permis d&#8217;éviter ni le problème de 2002, ni celui de 2007.  Surtout, il n&#8217;interdirait en aucune façon, dans le futur, aux partis marginaux, au Front national ou au Modem de présenter leurs propres candidats, et ne garantirait en aucune façon le respect, le cas échéant, de leurs engagements par les alliés de l&#8217;ex gauche plurielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La constitution et les lois électorales actuelles organisent les pouvoirs de façon à ce que soit proposé aux électeurs un choix binaire (deux candidats au second tour de la présidentielle ; règles d&#8217;élimination des marginaux dans les seconds tours des autres élections ; mécanismes inspirés du parlementarisme rationalisé afin de délimiter clairement majorité et opposition). Toutefois, la constitution, tout en confirmant le rôle des partis, ne va pas au bout de la logique bipartisane que confirme pourtant depuis 1914 la tradition politique française, qui laisse fluctuer de façon constante une droite et une gauche proches de l&#8217;équilibre à chaque scrutin national.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;élection majeure, en France, concerne le président de la république, qui se fait à deux tours. Le premier permet de choisir son camp et le second, d&#8217;éliminer, le cas échéant, la peste ou le choléra. La France en a fait l&#8217;amère expérience en 1969 et surtout en 2002. Renforcer le clivage entre la droite et la gauche permettrait d&#8217;atténuer des risques aussi différents que celui de la fragilisation des coalitions majoritaires par leurs propres minorités (ce que n&#8217;évite pas le système italien) ou que celui de l&#8217;absence d&#8217;alternance, qui nous guette.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;instauration de primaires au suffrage universel rétablirait la logique initiale du système : il faudrait dissocier le premier tour du second pour transformer le premier en véritables primaires, sans autrement modifier le second tour de l&#8217;élection au suffrage universel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le premier tour serait transformé en véritables primaires : les candidats s&#8217;inscriraient, soit au titre de la droite, soit au titre de la gauche à un scrutin au suffrage universel à un tour ayant pour objet de désigner les deux candidats restant en lice pour l&#8217;élection proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendre constitutionnelle cette nouvelle règle rendrait impossible le parasitage des « primaires à l&#8217;italienne », que l&#8217;on nous propose, par des électeurs pouvant parfaitement venir de l&#8217;autre bord pour imposer le pire des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second tour, sans changement, et qui deviendrait un tour unique, institutionnaliserait ainsi le choix entre un candidat de droite et un candidat de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté  de faire admettre l&#8217;inscription dans la constitution des notions de droite et de gauche, bien que consacrées par notre tradition, ne résulterait que de l&#8217;opposition de ceux qui prétendent ne se reconnaître ni dans l&#8217;une ni dans l&#8217;autre. Marginales, ces oppositions ne suffiraient pas à faire obstacle à une telle réforme car les électeurs et les grands partis y trouveraient un avantage : maintenant lors des primaires l&#8217;offre politique dans sa totalité, le choix serait laissé aux électeurs, dans chaque camp, entre les partis ou les personnes ; l&#8217;élection proprement dite départagerait des candidats clairement identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que, de surcroît, depuis l&#8217;apparition de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène, la droite s&#8217;affirme sans complexe comme étant de droite, lève l&#8217;hypothèque du confusionnisme ambiant qui précédait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est évident que, faute d&#8217;avoir imaginé un tel dispositif avant la dernière réforme constitutionnelle et de l&#8217;avoir négocié à temps, ce qui aurait rendu l&#8217;ensemble du « paquet constitutionnel » unanimement acceptable, ce système n&#8217;est aujourd&#8217;hui pas réalisable. Encore faudrait-il en débattre dès aujourd&#8217;hui et l&#8217;inscrire dans le programme de la gauche, puis de gagner les élections et  de le mettre en œuvre dans la foulée.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette condition préalable, peu importe le mécanisme à mettre en place maintenant pour désigner le candidat unique de la gauche (que fut plusieurs fois François Mitterrand et que fut Lionel Jospin au second tour des élections de 1995, sans aucune sorte de primaire), pourvu qu&#8217;il soit bon. L&#8217;essentiel est de gagner donc, de bâtir un programme sur des valeurs solides, incluant cette réforme de fond, seule démarche permettant de gagner la confiance de nos concitoyens davantage que d&#8217;entretenir leur insatisfaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, pour y parvenir, il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l&#8217;opposition.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/article/280809/nos-amis-socialistes-qui-parlent-de-primaires-sans-savoir-de-quoi-ils-pa" target="_blank">source Médiapart</a></em></h6>
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		<title>Henri Wéber répond à BHL</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 07:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &#171;&#160;manifesto&#160;&#187; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets. Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &#171;&#160;refondation&#160;&#187; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &laquo;&nbsp;manifesto&nbsp;&raquo; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener les combats politiques sur nos thèmes. J&#8217;en reparlerai prochainement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" src="http://images.google.fr/url?source=imgres&amp;ct=img&amp;q=http://www.lexpress.fr/medias/233/1-ps-congres-weber_427.jpg&amp;usg=AFQjCNE8-v0BWccq5jmuN0-WSelETQyFOw" alt="" width="351" height="235" />&laquo;&nbsp;Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la lourde défaite du Parti socialiste aux élections européennes a suscité en son sein, après un court délai de décence, un déchainement de critiques contre Martine Aubry, tandis que dans les médias retentissaient à nouveau les oraisons funèbres de la social-démocratie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le PS se meurt, le PS est mort&nbsp;&raquo;, s&#8217;exclame, comme en 1993, comme en 2002, un chœur bigarré de fossoyeurs trop pressés. &laquo;&nbsp;Le PS est dans la situation du PC à la fin de années 70&#8243; diagnostique le docteur BHL. Reprenant la vieille idée fixe de Jean-François Kahn1, l&#8217;ex-nouveau philosophe invite le PS à se dissoudre. &laquo;&nbsp;Il doit disparaître au plus vite&nbsp;&raquo; clame-t-il dans le JDD du 19 juillet. Disparaître, riche idée! Mais pour mettre quoi à la place ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-François Kahn proposait le MoDem, de François Bayrou. BHL, quant à lui, se dispensant de toute réponse. &laquo;&nbsp;La dialectique y pourvoira&nbsp;&raquo;,  écrit-il dans le JDD du 19 juillet 2009. La dialectique a bon dos, elle ne pourvoira à rien. Il est facile de rayer d&#8217;un trait de plume un parti séculaire, profondément enraciné dans l&#8217;histoire et dans la société française et sans lequel il n&#8217;y a pas d&#8217;alternance possible dans notre pays. Il est très difficile de construire un parti équivalent, les Verts en savent quelque chose. C&#8217;est un travail de Titan, qui exige des décennies. Dissoudre le PS n&#8217;arrangerait que ses adversaires de droite, qui disposeraient dès lors d&#8217;une longue rente de situation dans l&#8217;occupation du pouvoir.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;assimilation  entre la crise d&#8217;agonie dans laquelle est entré le PCF à la fin des années 1970 et la crise de refondation que connait la social-démocratie européenne est grotesque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis communistes ont sombré avec la disparition de l&#8217;URSS et du marxisme soviétique auxquels ils s&#8217;étaient identifiés. Ceux d&#8217;entre eux, tel le PC italien, qui ont su prendre à temps leurs distances et se rallier à la social-démocratie ont survécu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce naufrage n&#8217;a pas affecté la sociale démocratie. En atteste la vague rose des années 1996-1997, qui porta au pouvoir 13 partis socialistes sur 15 en Europe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le socialisme démocratique s&#8217;est constitué à la fois contre le libéralisme économique -l&#8217;utopie délétère de la société de marché; et contre le totalitarisme léniniste- l&#8217;utopie meurtrière de la société parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes et sociaux-démocrates connaissent non pas une crise d&#8217;agonie, mais une crise de refondation, comme ils en ont  déjà subi et surmonté plusieurs dans leur longue et tumultueuse histoire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis avaient appris à maîtriser et à civiliser, au siècle dernier, un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd&#8217;hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée et vieillissante aussi, travaillée par un individualisme désormais désagrégateur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les politiques publiques et les moyens d&#8217;action  qu&#8217;ils avaient mis en œuvre pendant un demi-siècle sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la raison profonde de la  crise de la social-démocratie européenne. S&#8217;y ajoute, en France, -circonstance considérablement aggravante !-, une crise de leadership qui perdure depuis 2002.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis seront-ils capables de se donner les moyens théoriques, programmatiques, institutionnels de domestiquer et d&#8217;humaniser le nouveau capitalisme, comme ils ont su le faire en XXème siècle pour l&#8217;ancien ? De la réponse à cette question dépend leur avenir. Si elle est négative, comme le pensent (et l&#8217;espèrent) leurs adversaires et nombre de leurs prétendus amis, ces partis sont voués à un lent dépérissement, à l&#8217;instar, en France, de feu le Parti radical.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais on ne détruit que ce que l&#8217;on remplace. Ni les Verts, ni le PCF, ni le PG, ni les trotskystes, ne sont en mesure de se substituer, au PS, dans un avenir prévisible, comme principale force d&#8217;alternance et d&#8217;alternative.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si, au contraire, la réponse est positive, comme je le crois, ces partis retrouveront un nouveau souffle. Ce qui rend les partis mortels, c&#8217;est leur inaptitude à s&#8217;adapter aux nouvelles conditions historiques de leur action, dans la fidélité à leurs valeurs et aux grands objectifs qui les incarnent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes disposent de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour savoir rebondir. C&#8217;est le secret de leur longévité : le benjamin de la famille -le PS français- a 105 ans, le vétéran -le SPD allemand, plus de 130 ! </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tous les partis socialistes d&#8217;Europe sont à la recherche de nouvelles voies. L&#8217;échec de la &laquo;&nbsp;troisième voie&nbsp;&raquo; blairiste exige de réorienter, mais non d&#8217;interrompre leurs efforts.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il ne faut pas liquider le PS, mais le refonder : rénover ses idées, son projet, son programme, son organisation, ses pratiques. C&#8217;est à cela que s&#8217;est attelée courageusement Martine Aubry. C&#8217;est pour cela que nous la soutenons.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Que nous recommande, pour sa part,  BHL pour régénérer la gauche ? &laquo;&nbsp;De renouer avec l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, répond-il dans le JDD, c&#8217;est-à-dire avec &laquo;&nbsp;trois grands refus : l&#8217;antifascisme, l&#8217;anticolonialisme, l&#8217;anti totalitarisme.&nbsp;&raquo; On croit rêver !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le monde subit la crise économique, sociale, écologique la plus grave que le capitalisme ait connu depuis 1929, le chômage et le travail précaire explosent, le réchauffement climatique approche un point de non retour, et BHL nous exhorte à renouer avec l&#8217;antifascisme, l&#8217;anti colonialisme, l&#8217;anti totalitarisme ! Plutôt que de renouer des liens qui ne sont pas rompus, efforçons-nous de répondre aux préoccupations et aux aspirations des Français plongés dans la tourmente, et, en particulier, à celles des classes populaires et des classes moyennes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes doivent d&#8217;abord préciser et populariser leur stratégie de sortie de crise : Plan de relance, bouclier social, économie verte. Ils doivent élaborer une réforme en profondeur de l&#8217;économie et de la société internationales pour que pareil désastre ne se reproduise plus. Ils doivent parachever la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique, du féminisme, de l&#8217;individualisme culturel. Ils doivent promouvoir un nouvel internationalisme, car aucun des nouveaux défis qui nous assaillent n&#8217;a de solution au niveau national. Ce nouvel internationalisme s&#8217;incarne d&#8217;abord dans la relance et la réorientation de la construction européenne. Faire de l&#8217;Europe la première démocratie économique, écologique et sociale du monde, creuset d&#8217;une nouvelle Renaissance et levier d&#8217;une autre mondialisation : voilà l&#8217;utopie réaliste que les socialistes européens proposent à leurs peuples.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cette Europe volontaire sera nécessairement une Europe différenciée : les Etats qui veulent aller  plus loin et plus vite pour mettre en œuvre des politiques communes doivent pouvoir le faire. Ainsi réorientée, l&#8217;Union européenne pourra jouer un rôle primordial dans l&#8217;amélioration de la gouvernance mondiale et l&#8217;institution d&#8217;une nouvelle régulation du capitalisme. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les éléments du nouveau programme socialiste sont en gestation depuis dix ans. Ils ont pour nom : l&#8217;Etat social préventif, la sécurisation des parcours professionnels, l&#8217;économie verte, la transition vers la société de la Connaissance, la démocratie sociale et participative, l&#8217;accès de tous à l&#8217;Education et à la Culture, l&#8217;Europe-puissance, la mondialisation maîtrisée et solidaire&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Trois refondations</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce qui me rend optimiste, malgré la dureté des temps, sur les capacités de rebond des partis socialistes, c&#8217;est l&#8217;histoire de leur mouvement. Celle-ci permet  de déceler au moins trois refondations:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Les partis socialistes étaient initialement des partis ouvriers révolutionnaires, regroupés au sein de la IIème Internationale marxiste. Ils ont connu une première refondation dans les années 20 et 30 du siècle dernier, en réalisant la synthèse entre le libéralisme politique, le mouvement démocratique et la critique socialiste du capitalisme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils ont alors renoncé au recours à la violence, fût-elle de masse,  comme méthode de conquête du pouvoir et se sont ralliés à l&#8217;Etat de droit et au Parlementarisme, au prix de la scission communiste. Obtempérant à l&#8217;exhortation du grand Bernstein, ils ont osé paraître ce qu&#8217;ils étaient : des grands partis démocratiques de réforme sociale.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ils ont connu une seconde refondation, dans les années 50 et 60, mais dans les années 30 pour les Scandinaves, en rompant avec le collectivisme et en se ralliant à l&#8217;économie sociale de marché. Ils ont admis que, sous certaines conditions, les forces du marché et de la libre entreprise pouvaient être mises au service du progrès économique, social, culturel, démocratique. Ces conditions  sont l&#8217;existence d&#8217;un Etat démocratique avancé et celle d&#8217;une organisation puissante du mouvement ouvrier, politique, associatif et syndical. Les partis socialistes sont alors devenus des grands partis populaires de gouvernement, exerçant régulièrement le pouvoir. Ils ont cessé d&#8217;être des partis de classe pour devenir des &laquo;&nbsp;partis du peuple tout entier&nbsp;&raquo;, agissant sur la société au moyen de l&#8217;appareil d&#8217;Etat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ces partis sont engagés aujourd&#8217;hui dans une troisième refondation. Confrontés à la mondialisation capitaliste, ils doivent se constituer eux-mêmes en force transnationale, soucieuse de représenter et de défendre les intérêts et les aspirations des salariés européens, par delà leurs appartenances nationales. Ils doivent élaborer un programme, une stratégie une organisation, d&#8217;emblée à l&#8217;échelle continentale. L&#8217;adoption d&#8217;un  programme social européen les 7 et 8 décembre 2006 à Porto2, constitue un premier pas dans ce sens. Celle du Manifesto, adopté le 1er décembre 2008 à Madrid, à<br />
l&#8217;occasion de l&#8217;élection européenne, en représente un second. Mais, dans ce domaine,  l&#8217;essentiel reste à faire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au réchauffement climatique, à l&#8217;épuisement progressif des énergies fossiles, aux pollutions de l&#8217;eau, des terres, de l&#8217;air, à la déforestation et à l&#8217;appauvrissement de la biodiversité, les socialistes doivent intégrer à leur corps de doctrine et à leur programme l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique. Ils doivent devenir des partis éco-socialistes réalisant la synthèse entre la sensibilité sociale de la social-démocratie et les préoccupations<br />
environnementales des écologistes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés : démocratie médiatique et sondagière, mais aussi individualiste, sceptique et hyper marchande, les partis socialistes doivent transformer leur mode d&#8217;organisation et leur méthode d&#8217;action. Plus éduqués, mieux informés, les citoyens modernes ne sont plus disposés à donner carte blanche à leurs représentants pendant 5 ans. Ils aspirent à être davantage impliqués, associés aux décisions qui les concernent. La gauche a beaucoup œuvré, au siècle dernier, pour promouvoir la démocratie sociale. Elle doit instituer désormais<br />
la démocratie participative. </em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La social-démocratie européenne, et en son sein le Parti socialiste français, sauront mener à bien cette troisième refondation. Ils en ont les ressources et la volonté. Tout le reste n&#8217;est qu&#8217;affaire de temps, car les causes de la crise de la social-démocratie contemporaine sont plus faciles à énoncer qu&#8217;à surmonter, les réponses plus faciles à exposer qu&#8217;à mettre en œuvre. Raison de plus pour ne pas perdre de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Le virage à droite pour quoi faire ?</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 21:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La maire UMP sortante, Maryse Joissains a gardé Aix en Provence pour l&#8217;UMP en devançant le socialiste Alexandre Medvedowsky à l&#8217;issue du second tour de l&#8217;élection municipale partielle. La candidate de la majorité est élue d&#8217;une courte tête contre le leader local socialiste qui avait pourtant fait l&#8217;union avec le Modem (en plus des radicaux de gauche (PRG) et des Verts). Au premier tour, dimanche dernier, Maryse Joissains était arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%). Ce scrutin avait une portée nationale et constituait un test pour l&#8217;aptitude de l&#8217;opposition française à battre la majorité. Force est de constater que cette défaite, en alliance avec le Modem, devrait nous emmener à poser une série de questions. Pourquoi l&#8217;alliance avec le Modem ? Quel intérêt pour le PS ? Sur quelle base ? Est-ce donc une allaince nationale qui a été testée ? Les instances nationales ont-elles validé ainsi une &#171;&#160;nouvelle&#160;&#187; orientation politique ? A priori oui, pour preuve le programme des universités d&#8217;été de la mouvance royalo-peillonaise &#171;&#160;l&#8217;espoir à gauche&#160;&#187; et regardez les présents&#8230; Quoi qu&#8217;il en soit, dans cette partielle sous haite surveillance, le symbôle est gênant car le PS [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-748" title="modem" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/modem-300x278.gif" alt="modem" width="300" height="278" />La maire UMP sortante, Maryse Joissains a gardé Aix en Provence pour l&#8217;UMP en devançant le socialiste Alexandre Medvedowsky à l&#8217;issue du second tour de l&#8217;élection municipale partielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La candidate de la majorité est élue d&#8217;une courte tête contre le leader local socialiste qui avait pourtant fait l&#8217;union avec le Modem (en plus des radicaux de gauche (PRG) et des Verts).</p>
<p style="text-align: justify;">Au premier tour, dimanche dernier, Maryse Joissains était arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce scrutin avait une portée nationale et constituait un test pour l&#8217;aptitude de l&#8217;opposition française à battre la majorité.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que cette défaite, en alliance avec le Modem, devrait nous emmener à poser une série de questions. Pourquoi l&#8217;alliance avec le Modem ? Quel intérêt pour le PS ? Sur quelle base ? Est-ce donc une allaince nationale qui a été testée ? Les instances nationales ont-elles validé ainsi une &laquo;&nbsp;nouvelle&nbsp;&raquo; orientation politique ? A priori oui, pour preuve <a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/Lespoir-à-gauche-20090718.jpg" target="_blank"><strong>le programme des universités d&#8217;été de la mouvance royalo-peillonaise &laquo;&nbsp;l&#8217;espoir à gauche&nbsp;&raquo; et regardez les présents</strong></a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu&#8217;il en soit, dans cette partielle sous haite surveillance, le symbôle est gênant car le PS n&#8217;a pas tranché sa ligne politique mais a, à priori, tranché la question des alliances&#8230; Je n&#8217;ai pas entendu notre porte-parole national aborder la question. &laquo;&nbsp;une gauche décomplexée&nbsp;&raquo; vous dîtes ?&#8230; Certains devraient avaler leur chapeau&#8230; A priori, Ségolène a gagné le troisième tour du Congrès de Reims !</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder du côté de Salles en Gironde (cf. magnifique score de Vincent Nuchy dans une campagne de gauche dans sa cantonale partielle) pour constater que l&#8217;alliance avec le Modem n&#8217;est pas forcément un &laquo;&nbsp;Modèle&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Baffe européenne impose une recomposition française !</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 20:11:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal. Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy. L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%. Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-619" title="baffe" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/baffe-300x230.jpg" alt="baffe" width="300" height="230" />Une victoire prévue, celle de l&#8217;UMP, une percée inattendue et deux échecs : les élections européennes ont tourné en France à l&#8217;avantage de la majorité présidentielle qui s&#8217;impose mais dans un score qui ne lui laisse pas de réservoirs de voix pour d&#8217;autres élections&#8230; Le Parti socialiste est laminé, soyons honnêtes, talonné même par Europe Ecologie, qui fait quasi jeu égal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chef de file des listes écologistes, Daniel Cohn-Bendit, réussit son pari avec 16%, reléguant à la quatrième place le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou, qui ne sera pas parvenu à rééditer le scénario de la présidentielle de 2007 mais qu&#8217;il ne faudra surtout pas entérer dans ce qu&#8217;il peut incarner aux yeux de l&#8217;électorat comme adversaire de Nicolas Sarkozy.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP et ses alliés du Nouveau Centre, de La Gauche moderne et des Progressistes offrent au chef de l&#8217;Etat une victoire en trompe l&#8217;oeil opportune à mi-mandat, alors que sa cote de popularité reste au plus bas, dans un contexte d&#8217;abstention record de près de 60%.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry, qui était confrontée dimanche à son premier test électoral six mois après le congrès de Reims, va devoir davantage imposer son autorité à la tête du Parti socialiste et imposer une cure de jouvence telle qu&#8217;elle devrait s&#8217;apparenter à une vraie révolution. Il faudra pour les socialistes tout envisager, changement de ton, changements de sujets, retour sur les valeurs essentielles, changement de mots, changement de communication, changement d&#8217;hommes et de femmes, partout, à tous les étages, écoute assidue des &laquo;&nbsp;poils à gratter&nbsp;&raquo; quels qu&#8217;ils soient, rajeunissement des générations de dirigeants et d&#8217;élus, limitation du cumul des mandats&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons clairs, le PS doit changer tant de choses que l&#8217;on peut être sceptique sur sa volonté ou capacité à s&#8217;auto-réformer&#8230; J&#8217;ai entendu Arnaud Montebourg, qui semble lucide, cela en fait au moins un, attendons la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">Le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de Marie-George Buffet réussit son baptême électoral aux dépens du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d&#8217;Olivier Besancenot, qui lui aussi affrontait pour la première fois le verdict des urnes. Les électeurs d&#8217;une gauche qui aspire à gouverner peuvent être satisfaits de ce résultat là.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Nous avons du travail pour faire revenir les militants socialistes dans les réunions de sections, ouvrir les débats qui les intéressent et refonder une gauche de gouvernement.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;homme qui fait peur et envie&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 21:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il faut bien l&#8217;admettre, François Bayrou est sur toutes les lèvres, dans tous les stylos et ça n&#8217;est probablement pas près de s&#8217;arrêter. Il ne laisse personne indifférent à vrai dire, pas même moi. Il énerve les uns, séduit les autres, il inquiète par la place qu&#8217;il est en train de prendre sur l&#8217;échiquier politique. Il est incontournable, pour le moment&#8230; Pour ceux de mes lecteurs qui m&#8217;écrivent en me disant s&#8217;inquiéter que je ne parle pas des élections européennes, j&#8217;en glisserai un mot ce soir&#8230; François Bayrou s&#8217;est immiscé dans une campagne des élections européennes qui manque cruellement de débat et de souffle. Il a publié un livre en forme de réquisitoire contre le pouvoir actuel qui est remarquablement écrit (Abus de pouvoir), renouant ainsi avec une certaine tradition de &#171;&#160;lettres&#160;&#187; chez les prétendants au pouvoir suprême. Plus d&#8217;un socialiste aurait pu ou dû écrire un tel ouvrage. Cela aurait probablement fait une superbe opération de communication. Cela aurait fait aussi du bien aux bleus et à l&#8217;âme de biens des électeurs de droite ou de gauche, pour la plupart en souffrance même si c&#8217;est pour des raisons différentes. Il a indéniablement réussi à devenir, provisoirement ou durablement c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-577" title="bayrou" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/bayrou-300x200.jpg" alt="bayrou" width="300" height="200" />Il faut bien l&#8217;admettre, François Bayrou est sur toutes les lèvres, dans tous les stylos et ça n&#8217;est probablement pas près de s&#8217;arrêter. Il ne laisse personne indifférent à vrai dire, pas même moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il énerve les uns, séduit les autres, il inquiète par la place qu&#8217;il est en train de prendre sur l&#8217;échiquier politique. Il est incontournable, pour le moment&#8230; Pour ceux de mes lecteurs qui m&#8217;écrivent en me disant s&#8217;inquiéter que je ne parle pas des élections européennes, j&#8217;en glisserai un mot ce soir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">François Bayrou s&#8217;est immiscé dans une campagne des élections européennes qui manque cruellement de débat et de souffle. Il a publié un livre en forme de réquisitoire contre le pouvoir actuel qui est remarquablement écrit (Abus de pouvoir), renouant ainsi avec une certaine tradition de &laquo;&nbsp;lettres&nbsp;&raquo; chez les prétendants au pouvoir suprême. Plus d&#8217;un socialiste aurait pu ou dû écrire un tel ouvrage. Cela aurait probablement fait une superbe opération de communication. Cela aurait fait aussi du bien aux bleus et à l&#8217;âme de biens des électeurs de droite ou de gauche, pour la plupart en souffrance même si c&#8217;est pour des raisons différentes.<span id="more-520"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il a indéniablement réussi à devenir, provisoirement ou durablement c&#8217;est là tout le débat, le plus farouche adversaire du président de la république actuel. D&#8217;une certaine façon, il n&#8217;a pas volé son succès. Mais en tant que socialiste, en tant qu&#8217;homme de gauche cela me met quelque peu en souffrance et cela me renvoie l&#8217;écho d&#8217;une souffrance immense qui est à l&#8217;œuvre dans le pays. Pour qu&#8217;un homme culturellement et politiquement de droite apparaisse comme l&#8217;adversaire le plus crédible d&#8217;un président d&#8217;ultra droite et qui a plongé la république en seulement deux ans dans une situation de brisure sociale probablement jamais vue et la république elle-même dans une situation de reniement total, c&#8217;est que l&#8217;heure est grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Les idées de François Bayrou sont ce qu&#8217;elles sont mais convenons en tous, il prend une place, il utilise une dialectique, il prend une posture, il incarne une forme de résistance accomplie et habile que nous aimerions reconnaître chez plus d&#8217;un leader socialiste. Alors il ne me dupe pas, même si je reconnais plus d&#8217;une de ses qualités. Je ne lui vois à l&#8217;heure actuelle que peu de concurrents crédibles pour incarner à la fois le sens de l&#8217;État, la fibre sociale, une dimension internationale, une capacité à réconcilier les composantes de la société française, une capacité à porter des aspirations à priori contradictoires. A vrai dire, je ne vois qu&#8217;une seule personne à l&#8217;heure qu&#8217;il est, vous aurez deviné de qui je veux parler.</p>
<p style="text-align: justify;">Les adversaires de François Bayrou l&#8217;accusent de bien des maux mais qu&#8217;a-t-il fait, à part son boulot ? Le boulot des autres ? Peut-être, et il le fait bien ! Si il prend une place, c&#8217;est bien qu&#8217;elle est à prendre et je ne m&#8217;en réjouis pas. A nous, aux autres de la récupérer&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Cohn-Bendit,  dit de lui qu&#8217;il<em> &laquo;&nbsp;détourne la campagne pour sa course à l&#8217;Elysée&nbsp;&raquo;</em>, exact ! Martine Aubry lui reproche de ne pas avoir de programme, exact ! L&nbsp;&raquo;UMP stigmatise sa seule capacité <em>&laquo;&nbsp;de destruction&nbsp;&raquo;, </em>en partie exact<em> </em>! Pour tout le monde <span class="listLink">François Bayrou</span> est un danger car il est capable de gagner des voix dans tous les électorats.</p>
<p style="text-align: justify;">Un récent sondage donne 44% de personnes qui le voient devancer le ou la candidate socialiste lors de la prochaine élection présidentielle. Telles que les choses sont aujourd&#8217;hui, c&#8217;est très probable et je ne m&#8217;en satisfais pas. Les élections européennes viendront encore tirer une sonnette d&#8217;alarme mais je n&#8217;en dirai pas davantage pour m&#8217;éviter les foudres venues de partout. Je pense simplement que le PS peine donner un visage d&#8217;union, il peine à porter dans son discours l&#8217;imprégnation d&#8217;une colère sociale car la plus part des grands leaders sont trop éloignés de certaines réalités ou entourés de béni oui-oui, il ne sait allier une communication de terrain et simplifiée avec une communication médiatique vibrante comme les médias l&#8217;attendent. Forcément, l&#8217;alchimie ne peut pas se faire dans l&#8217;opinion. Mais d&#8217;autres le font. Attention car le traumatisme de 2002 n&#8217;est plus dans la tête des électeurs&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ces élections européennes, le PS surfe sur son &laquo;&nbsp;Manifeste&nbsp;&raquo; qui a été signé sans consultation militante et qui ne porte pas à mes yeux une ambition suffisante pour l&#8217;Europe. Il porte des listes qui ont été concoctées hors de tout processus pouvant susciter l&#8217;engouement et qui ont renoncé à représenter dignement la géographie française (l&#8217;exemple aquitain et girondin en est remarquable). Il a fait abstraction du référendum de 2005 et du suffrage populaire. Le résultat de ces ingrédients en est la déception générale même si bien peu peuvent le reconnaître ouvertement. Malgré cela, je ferai mon devoir le 7 juin.</p>
<p style="text-align: justify;">François Bayrou, lui, a ouvert le sillon de ses différences avec le pouvoir en place, il se pose en homme rassurant, il n&#8217;a même plus besoin d&#8217;annoncer un programme, il s&#8217;est placé fort judicieusement sur le terrain de la morale politique et républicaine, il manie des concepts qui rassemblent et qui sont actuellement malmenés ; il ne peut que continuer sa marche en avant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP s&#8217;inquiète aussi très fortement : face au Béarnais, Nicolas Sarkozy aurait bien du mal à trouver des réserves de voix pour un second tour. Effectivement, dans une telle configuration, on peut parier que Nicolas Sarkozy ne ferait pas un pli. Il faut dire qu&#8217;à trop vouloir jouer avec l&#8217;extrême gauche et en enfonçant le PS à outrance, il a en partie annihilé un clivage dont il pouvait en partie se nourrir. Il a directement renforcé François Bayrou, son adversaire le plus sérieux, à part&#8230; Laurent Fabius !</p>
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<p style="text-align: justify;">Le mal est fait et Nicolas Sarkozy aura bien du mal à tuer la &laquo;&nbsp;bête&nbsp;&raquo; qu&#8217;il a en partie créée. Et François Bayrou, devance les reproches tout en marquant une primauté de ton dans notre direction à nous, socialistes :  <em>&laquo;&nbsp;Nous considérons, non pas qu&#8217;il y a un droit d&#8217;opposition, mais qu&#8217;il y a un devoir d&#8217;opposition quand l&#8217;essentiel est en jeu. Je dis aux socialistes que s&#8217;ils ont renoncé à s&#8217;opposer sur l&#8217;essentiel de la politique gouvernementale, nous pas&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il expliqué à ses militants le 17 mai, où il tenait une nouvelle convention sur le <em>&laquo;&nbsp;modèle européen&nbsp;&raquo;</em>. L&#8217;homme a visiblement réussi sa mue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président du MoDem refuse de distinguer le vote national du vote européen. <em>&laquo;&nbsp;Nous n&#8217;avons jamais voulu construire l&#8217;Europe pour effacer la France.&nbsp;&raquo;</em> Il appelle les électeurs à un double vote sanction : contre Nicolas Sarkozy et contre <span class="listLink">José Manuel</span> Barroso, le président en exercice de la Commission, qualifié de <em>&laquo;&nbsp;zombie&nbsp;&raquo;.</em> Martine Aubry avait elle tenté, sans succès, de mobiliser autour de ce double non.</p>
<p style="text-align: justify;">De quoi apporter de l&#8217;eau au moulin de ceux qui, au PS, veulent entrainer les militants vers le miroir aux alouettes d&#8217;une alliance. De quoi apporter aussi de l&#8217;eau au moulin de ceux qui, comme moi, veulent que le PS change de ton&#8230;</p>
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