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	<title>Yannick Serrano &#187; négoce</title>
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	<description>&#34;L&#039;engagement est un devoir autant qu&#039;une nécessité&#34;</description>
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		<title>« On n&#8217;a vraiment plus rien à perdre »</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 09:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les organisateurs ont aligné des chaises supplémentaires dans la salle des fêtes de Branne mercredi dernier en fin d&#8217;après-midi pour faire face à l&#8217;afflux de viticulteurs (environ 300) issus des quatre coins de la Gironde. Au-delà des producteurs de bordeaux et bordeaux supérieurs, plusieurs vignerons œuvrant sur des appellations plus renommées comme Fronsac, Saint-Émilion ou Pomerol avaient fait le voyage. Pas de cahier des charges Coprésident du collectif né des suites de l&#8217;orage du 13 mai, Daniel Fénelon, viticulteur et maire de Belvès-de-Castillon, donne le ton : « On ne vend plus, ou on vend en dessous du prix de revient. On sait faire du vin de qualité, on n&#8217;a pas besoin de cahier des charges. Nos structures professionnelles ne répondent plus aux questions de la base, on n&#8217;a plus rien à perdre. » Chantal Séguillon, viticultrice à Saint-Pey-d&#8217;Armens et également coprésidente, met en évidence l&#8217;indispensable travail que doit trouver un viticulteur en dehors de son exploitation s&#8217;il veut subsister, tout en notant que « si la viticulture s&#8217;effondre, c&#8217;est tout le réseau social de la région qui disparaît ». Exploitante sur Pomerol, Chantal Laval, membre du bureau, insistera pour le rétablissement de la démocratie dans la filière : « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.sudouest.com/uploads/pics/10345297.jpg" alt="" width="280" height="338" />Les organisateurs ont aligné des chaises supplémentaires dans la salle des fêtes de Branne mercredi dernier en fin d&#8217;après-midi pour faire face à l&#8217;afflux de viticulteurs (environ 300) issus des quatre coins de la Gironde.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des producteurs de bordeaux et bordeaux supérieurs, plusieurs vignerons œuvrant sur des appellations plus renommées comme Fronsac, Saint-Émilion ou Pomerol avaient fait le voyage.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pas de cahier des charges</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Coprésident du collectif né des suites de l&#8217;orage du 13 mai, Daniel Fénelon, viticulteur et maire de Belvès-de-Castillon, donne le ton : « On ne vend plus, ou on vend en dessous du prix de revient. On sait faire du vin de qualité, on n&#8217;a pas besoin de cahier des charges. <strong>Nos structures professionnelles ne répondent plus aux questions de la base, on n&#8217;a plus rien à perdre. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Chantal Séguillon, viticultrice à Saint-Pey-d&#8217;Armens et également coprésidente, met en évidence l&#8217;indispensable travail que doit trouver un viticulteur en dehors de son exploitation s&#8217;il veut subsister, tout en notant que « si la viticulture s&#8217;effondre, c&#8217;est tout le réseau social de la région qui disparaît ».</p>
<p style="text-align: justify;">Exploitante sur Pomerol, Chantal Laval, membre du bureau, insistera pour le rétablissement de la démocratie dans la filière : « Nous avons abandonné le pouvoir législatif que nous octroie chaque appellation. » Être viticulteur est devenu un métier complexe, qui exige de maîtriser la culture et le travail du chai, de gérer une entreprise et de savoir vendre. Fatigués, parfois indifférents, les vignerons ont déserté les réunions organisées par leur filière. Après orages et méventes, le réveil est brutal : ils ne se reconnaissent plus dans les décisions prises par leurs instances professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Faire revivre la démocratie</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Ils veulent refaire vivre une authentique démocratie, pouvoir s&#8217;exprimer et participer à des réunions « où tout n&#8217;est pas décidé à l&#8217;avance, où l&#8217;on vote à bulletin secret » et retrouver leur poids face au négoce.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le collectif s&#8217;est montré exemplaire en donnant très largement la parole à la salle où chacun a pu s&#8217;exprimer durant trois heures. Le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a fait l&#8217;objet de multiples critiques, parfois radicales : « On ne peut pas discuter avec ces gens, on ne les paye plus, c&#8217;est tout. Ils ne comprennent que la force. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>LME et contrôles</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La loi de modernisation économique (LME) qui impose le paiement des fournisseurs à 45 jours au plus, alors que le négoce ne règle qu&#8217;à 60 ou 90 jours a également été stigmatisée. Sur ce point, Bernard Farges, président du Syndicat des bordeaux et bordeaux supérieurs, qui s&#8217;était invité dans l&#8217;assistance, a rappelé que la décision remontait à septembre 2008. Il s&#8217;est montré confiant sur les discussions en cours qui devraient conduire les négociants à suivre la LME dès décembre prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Les contrôles effectués par l&#8217;ODG (Organisme de gestion) sur les propriétés sont très mal perçus. Même si, selon Bernard Farges « les 190 contrôles déjà effectués se sont dans l&#8217;ensemble bien passés », le collectif ne veut pas en entendre parler. « C&#8217;est un outil d&#8217;élimination, il faut barrer la route aux contrôleurs ! » demandera la salle. À cet effet, des « forces de mobilisation rapide » seront créées sur chaque appellation afin d&#8217;assister le viticulteur contrôlé.</p>
<p style="text-align: justify;">Agir pour retrouver des prix de vente décents, raccourcir les délais de paiement des négociants et bien sûr rester mobilisé sont les priorités qui ont été retenues. Le collectif, qui ambitionne 1 000 adhérents, organisera une nouvelle réunion aux alentours du 15 septembre.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.sudouest.com/gironde/actualite/libournais/article/676286/mil/4986446.html" target="_blank">source Journal Sud-Ouest</a></em></h6>
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		<title>La Région Aquitaine s&#8217;est réconciliée avec elle-même en mariant vin avec modernité</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 21:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que l&#8217;Aquitaine est une des régions de France les plus concernées par la viticulture, elle a longtemps laissé en marge de ses actions ce secteur qui est un des deux secteurs de l&#8217;économie régionale, un de ceux aussi qui est le plus pourvoyeur en emplois. Ainsi durant de trop longues années, la majorité des innovations, des recherches liées à la viticulture et au vin se faisaient ailleurs que dans la région reine du vin, en Languedoc Roussillon notamment, laissant l&#8217;Aquitaine en marge d&#8217;elle-même. Depuis plusieurs années maintenant, l&#8217;Aquitaine a voulu se réconcilier avec sa filière reine et la Région Aquitaine mène une action discrète mais résolue en faveur de la viticulture. Le conseil régional d’Aquitaine investit chaque année près de 3 millions d’euros de subventions en faveur de la filière vitivinicole dans tous les secteurs, entre autre pour moderniser les exploitations (chais&#8230;). La recherche et le transfert technologique ne sont pas en reste avec plus de 18 millions d&#8217;euros pour la réalisation de l&#8217;Institut Supérieur de la Vigne et du Vin. Également le programme &#171;&#160;Bordeaux-Aquitaine Inno’vin&#160;&#187; (pôle de compétitivité) en partenariat avec le CIVB qui vise à permettre les partenariats entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_657" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-657" title="institut-vigne-et-vin" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/institut-vigne-et-vin-300x159.jpg" alt="institut-vigne-et-vin" width="300" height="159" /><p class="wp-caption-text">Photo Alban Gilbert</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;Aquitaine est une des régions de France les plus concernées par la viticulture, elle a longtemps laissé en marge de ses actions ce secteur qui est un des deux secteurs de l&#8217;économie régionale, un de ceux aussi qui est le plus pourvoyeur en emplois. Ainsi durant de trop longues années, la majorité des innovations, des recherches liées à la viticulture et au vin se faisaient ailleurs que dans la région reine du vin, en Languedoc Roussillon notamment, laissant l&#8217;Aquitaine en marge d&#8217;elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années maintenant, l&#8217;Aquitaine a voulu se réconcilier avec sa filière reine et la Région Aquitaine mène une action discrète mais résolue en faveur de la viticulture. Le conseil régional d’Aquitaine investit chaque année près de 3 millions d’euros de subventions en faveur de la filière vitivinicole dans tous les secteurs, entre autre pour moderniser les exploitations (chais&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche et le transfert technologique ne sont pas en reste avec plus de 18 millions d&#8217;euros pour la réalisation de l&#8217;Institut Supérieur de la Vigne et du Vin. Également le programme &laquo;&nbsp;Bordeaux-Aquitaine Inno’vin&nbsp;&raquo; (pôle de compétitivité) en partenariat avec le CIVB qui vise à permettre les partenariats entre les entreprises, les laboratoires de recherche et les organismes de formation.</p>
<p style="text-align: justify;">La Région Aquitaine s&#8217;engage aussi en soutenant les pôles de développement des lycées viticoles (Blanquefort, Bergerac) afin d&#8217;explorer les méthodes de réduction des intrants phytosanitaires dans la filière viticole et faire émerger la microvinification.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle essaie d&#8217;accompagner l&#8217;évolution des pratiques commerciales des professionnels afin de leur offrir de meilleurs accès aux marchés à l&#8217;exportation. Le programme &laquo;&nbsp;Destination Vignobles&nbsp;&raquo;,  la convention avec l&#8217;Association Aquitaine de promotion agroalimentaire visant à organiser des manifestations commerciales à l’export, le soutien économique aux caves coopératives et aux sociétés de négoce, l&#8217;engagement environnemental avec le programme AREA Végétal  (Agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine : il vise à inciter les exploitants à investir dans de nouvelles pratiques permettant de réduire au minimum l’impact de la viticulture sur le milieu naturel) sont aussi des illustrations de l&#8217;investissement de l&#8217;Aquitaine pour ses vins.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c&#8217;est bel et bien l’Institut des sciences de la vigne et du vin Bordeaux-Aquitaine qui incarne à lui seul toute une politique régionale impulsée par son Président Alain Rousset. Cet outil remarquable marie recherche, enseignement et transfert technologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concept régional était simple en apparence mais dénote d&#8217;une véritable vision stratégique et d&#8217;une vraie prospective politique de son président, appliquée au &laquo;&nbsp;champ&nbsp;&raquo; du réel. L&#8217;ISVV décompartimente les professions liées au vin pour les mettre en synergie, faire des métiers une cohérence globale de toute la filière et lui permettre de s&#8217;adapter aux enjeux ou contraintes de la concurrence internationale. L&#8217;ISVV consacrera une part de ses travaux à la protection de l’environnement et de la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le président Rousset a fait appel à Denis Dubourdieu, professeur d’œnologie, propriétaire et consultant pour prendre ce projet à bras le corps.</p>
<p style="text-align: justify;">Installé en Gironde à Villenave d’Ornon, l&#8217;ISVV est le premier site de recherche entièrement consacré à la filière vitivinicole. Il a réussi le mariage improbable entre scientifiques, viticulteurs et acteurs économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Aquitaine va ainsi pouvoir capitaliser sur ses traditions, ses savoirs et talents, ses terroirs, sa culture aussi. Même si tous les effets de ce vaste projet ne se feront pas sentir immédiatement, le vin va en quelque sorte redevenir un facteur de développement économique fort pour toute la région. L’université de Bordeaux et l’INRA sont maintenant côte à côte pour porter des projets forts pour toute la filière. J&#8217;en profite au passage pour rappeler qu&#8217;il s&#8217;agit rien de moins que du second secteur excédentaire de la balance commerciale française (auquel la région Aquitaine contribue amplement).</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;ISVV, on étudiera la protection de la vigne, la caractérisation des organismes pathogènes, les réactions de défense de la vigne, le développement de la vigne et du fruit, les effets des porte-greffes, la caractérisation de gènes d’intérêt. On y pratiquera l&#8217;oenologie, les qualités du vin, la chimie de l’arôme, les technologies de vinification, le système microbien, les effets du vin sur la santé, les apports nutritionnels ou pharmacologiques.</p>
<p>L&#8217;ISVV est véritablement un outil de développement durable de la filière vitivinicole et des territoires aquitains (éconmique et écologique).</p>
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		<title>Viticulture : &#171;&#160;personne ne relaie notre agonie&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 09:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans tous les terroirs viticoles de France la colère monte dans une atmosphère de crise économique grandissante, de gouvernance parfois sourde à s&#8217;auto-réformer, de règlementations européennes allant à contre sens de l&#8217;intérêts des vins français et des exploitants, de calamités atmosphériques (grêle&#8230;). Pourtant, alors que la campagne européenne devrait être propice à porter haut ce sujet majeur pour la France ( la viticulture est le second secteur excédentaire dans la balance commerciale française). Pourtant, rien ne bouge ou presque, tout au plus avons-nous entendu parler de l&#8217;affaire du coupage des rosés, tout au plus ! Si je ne cautionne pas certains propos ou comportements qui peuvent apparaître ici ou là, ils devraient inciter le gouvernement et les diverses institutions à s&#8217;emparer du sujet, mais l&#8217;heure n&#8217;y est pas car chacun a ses raisons d&#8217;attendre. Il y a bien quelques élus qui ici ou là sont sincèrement et réellement actifs (exemple girondin : Martine Faure, Philippe Plisson, Philippe Madrelle, Alain Rousset,  Jean-Marie Darmian, Pascale Got), mais qu&#8217;en est-il de l&#8217;écoute qu&#8217;ils peuvent avoir du gouvernement ou de leurs assemblées respectives ? En attendant il y a bien des exploitations qui meurent en silence&#8230; C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai trouvé particulièrement intéressant de faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-607" title="52_m2bories" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/52_m2bories.jpg" alt="52_m2bories" width="248" height="251" />Dans tous les terroirs viticoles de France la colère monte dans une atmosphère de crise économique grandissante, de gouvernance parfois sourde à s&#8217;auto-réformer, de règlementations européennes allant à contre sens de l&#8217;intérêts des vins français et des exploitants, de calamités atmosphériques (grêle&#8230;). Pourtant, alors que la campagne européenne devrait être propice à porter haut ce sujet majeur pour la France ( la viticulture est le second secteur excédentaire dans la balance commerciale française). Pourtant, rien ne bouge ou presque, tout au plus avons-nous entendu parler de l&#8217;affaire du coupage des rosés, tout au plus !</p>
<p style="text-align: justify;">Si je ne cautionne pas certains propos ou comportements qui peuvent apparaître ici ou là, ils devraient inciter le gouvernement et les diverses institutions à s&#8217;emparer du sujet, mais l&#8217;heure n&#8217;y est pas car chacun a ses raisons d&#8217;attendre. Il y a bien quelques élus qui ici ou là sont sincèrement et réellement actifs (exemple girondin : Martine Faure, Philippe Plisson, Philippe Madrelle, Alain Rousset,  Jean-Marie Darmian, Pascale Got), mais qu&#8217;en est-il de l&#8217;écoute qu&#8217;ils peuvent avoir du gouvernement ou de leurs assemblées respectives ? En attendant il y a bien des exploitations qui meurent en silence&#8230; C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai trouvé particulièrement intéressant de faire connaître cet entretien d&#8217;un viticulteur héraultais, Martial Bories, viticulteur à Servian.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Vous n&#8217;êtes pas des gens  de dignité », vous a lancé le procureur lors du procès. Ces propos vous ont fait bondir. Il a pourtant raison : ce n&#8217;est pas digne de casser des radars&#8230;<br />
</strong>Ce que ne comprend pas le procureur, c&#8217;est que la situation des viticulteurs est tellement désespérée que nous sommes obligés d&#8217;en arriver là pour nous faire entendre.</em></p>
<p><em><strong>Mais votre détresse ne justifie pas de tels actes !</strong><br />
Bien sûr que si. L&#8217;acte pour lequel nous sommes jugés a été commis en 2007. Deux ans après, où en sommes-nous ? 40 000 hectares ont été arrachés et ce n&#8217;est pas fini&#8230; C&#8217;est une catastrophe ! Personne ne nous entend, personne ne relaie notre agonie.<br />
<strong><br />
Vous risquez une lourde condamnation. Regrettez-vous<!--- OAS AD 'Pave editorial' begin   --> </strong></em></p>
<div id="pubCarreEdit" class="pubCarreEdit" style="display: none;"><script type="text/javascript"><!--
&lt;! 
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// --></script><strong><a href="http://memorix.sdv.fr/5c/www.midilibre.com/infoslocales/faitdujour_article/893371727/Position1/SDVG_ML_LI/default/empty.gif/35633836383838353439656332623330?" target="_blank"><img src="http://memorix.sdv.fr/5/www.midilibre.com/infoslocales/faitdujour_article/893371727/Position1/SDVG_ML_LI/default/empty.gif/35633836383838353439656332623330?" border="0" alt="" width="2" height="2" /></a> </strong></div>
<p><em><strong> <script type="text/javascript"><!--
cachePubVide('pubCarreEdit');
// --></script> <!--   OAS AD 'Pave editorial' end   --> cette action<br />
</strong>Absolument pas. A un moment donné, il fallait canaliser les gars pour qu&#8217;ils ne fassent pas n&#8217;importe quoi. Nous étions à la veille des présidentielles. Aucun candidat n&#8217;avait voulu nous recevoir. Il fallait nous faire entendre.<br />
<strong><br />
Mais pourquoi un radar ?<br />
</strong>C&#8217;est une pompe à fric de l&#8217;Etat.<br />
<strong><br />
Tout de même ! La viticulture est bien structurée, avec des responsables nationaux presque tous originaires du Midi, qui dialoguent en direct avec le ministre&#8230; Dire que personne ne relaie votre agonie, c&#8217;est un peu fort&#8230;<br />
</strong>Nos représentants appartiennent à un syndicat puissant, la FNSEA, au sein duquel la viticulture ne pèse pas lourd face aux céréaliers. Ces représentants sont également pris dans des jeux politiques compliqués qui font que rien n&#8217;avance. Lorsque quelqu&#8217;un accède à un poste à responsabilité, il se déconnecte de la base, il abandonne les vignes. Ces dirigeants mettent en place des usines à gaz qui sont tout sauf efficace. Leurs rivalités font qu&#8217;ils ne parviennent pas à adopter des positions communes.</em></p>
<p><em><strong>Vous parlez d&#8217;usines à gaz. A quoi pensez-vous ?<br />
</strong>D&#8217;abord aux interprofessions. On sait qu&#8217;il n&#8217;en faut qu&#8217;une pour assurer rationnellement la promotion de tous les vins régionaux. Cela fait des années qu&#8217;on en parle, mais chacun veut conserver son bastion.<br />
Dans la coopération, on est parvenu à créer une fédération régionale mais chacune des fédérations départementales a conservé sa structure et son personnel. On a des doublons partout, tout ça pour préserver les chasses gardées des présidents. Ce petit monde s&#8217;observe et se neutralise sans parvenir à s&#8217;accorder sur l&#8217;essentiel.<br />
<strong><br />
Voulez vous dire que vos organisations professionnelles et leurs dirigeants n&#8217;agissent pas dans l&#8217;intérêt général de la filière ?<br />
</strong>C&#8217;est un peu ça. Regardez les grands groupes coopératifs comme Uccoar, Foncalieu, Val d&#8217;Orbieu ou les Vignerons catalans : ils se livrent une guerre sans merci pour faire tourner leurs usines en tirant les prix vers le bas sur le dos des vignerons. Même le négoce est scandalisé.</em><br />
<strong><br />
<em>L&#8217;an passé, vous avez contribué à créer avec votre collègue audois Philippe Vergnes, le syndicat des Vignerons du Midi mais il peine aujourd&#8217;hui à se faire entendre&#8230;<br />
</em></strong><em>Ce fut historique ! La coopération ne voulait plus prendre en charge l&#8217;action syndicale et elle a poussé à la création du syndicat. Mais aujourd&#8217;hui, elle ne veut pas le soutenir financièrement. De plus, le syndicat est confronté à l&#8217;hostilité de la plupart des responsables professionnels, qui l&#8217;ont envoyé dans le mur en bloquant ses revendications.</em></p>
<h6><em><a href="http://www.midilibre.com" target="_blank">source journal le midi libre</a><br />
</em></h6>
<p><!-- 807 --></p>
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		<title>Couper n&#8217;est pas Rosé !</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2009 17:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Berceau du vin rosé en France, la Provence s&#8217;est lancée dans une croisade contre &#171;&#160;l&#8217;hérésie&#160;&#187; consistant à couper du vin blanc avec du vin rouge, technique à laquelle l&#8217;Union européenne s&#8217;apprête à donner son feu vert. Les viticulteurs du bordelais peuvent eux aussi s&#8217;inquiéter de ce projet de l&#8217;Union Européenne qui a valu une des plus belles volte-face du gouvernement français et de son ministre de l&#8217;agriculture Michel Barnier. En Provence, du petit producteur aux hommes politiques, tous partis confondus, la mobilisation est totale avant la décision finale des experts des Vingt-Sept sur ces nouvelles pratiques œnologiques, attendue le 19 juin à Bruxelles. En région bordelaise, on parle moins de cette affaire qui pourtant ne sera pas sans conséquence. Il est vrai que la fin de l&#8217;histoire ne devrait être connue qu&#8217;après les élections européennes, comme par hasard&#8230; En attendant Michel Barnier s&#8217;obstine à faire silence sur le sujet afin de ne pas trop subir le sujet dans sa campagne électorale. Comme d&#8217;habitude, ce seront les viticulteurs et les consommateurs qui feront les frais des turpitudes des décideurs nationaux et européens. Sur le fronton du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur (PACA), dirigé par Michel Vauzelle (PS), une immense banderole a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-526" title="grosplan-vin" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/grosplan-vin-300x199.jpg" alt="grosplan-vin" width="300" height="199" />Berceau du vin rosé en France, la Provence s&#8217;est lancée dans une croisade contre &laquo;&nbsp;l&#8217;hérésie&nbsp;&raquo; consistant à couper du vin blanc avec du vin rouge, technique à laquelle l&#8217;Union européenne s&#8217;apprête à donner son feu vert. Les viticulteurs du bordelais peuvent eux aussi s&#8217;inquiéter de ce projet de l&#8217;Union Européenne qui a valu une des plus belles volte-face du gouvernement français et de son ministre de l&#8217;agriculture Michel Barnier.</p>
<p style="text-align: justify;">En Provence, du petit producteur aux hommes politiques, tous partis confondus, la mobilisation est totale avant la décision finale des experts des Vingt-Sept sur ces nouvelles pratiques œnologiques, attendue le 19 juin à Bruxelles. En région bordelaise, on parle moins de cette affaire qui pourtant ne sera pas sans conséquence. Il est vrai que la fin de l&#8217;histoire ne devrait être connue qu&#8217;après les élections européennes, comme par hasard&#8230;<span id="more-538"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En attendant Michel Barnier s&#8217;obstine à faire silence sur le sujet afin de ne pas trop subir le sujet dans sa campagne électorale. Comme d&#8217;habitude, ce seront les viticulteurs et les consommateurs qui feront les frais des turpitudes des décideurs nationaux et européens.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le fronton du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur (PACA), dirigé par Michel Vauzelle (PS), une immense banderole a été déployée pour la défense du terroir. Idem du côté du conseil de la communauté du pays d&#8217;Aix présidé par Maryse Joissains (UMP), qui regroupe 34 communes et qui a voté à l&#8217;unanimité le principe d&#8217;une plainte pour &laquo;&nbsp;contrefaçon&nbsp;&raquo; au cas où l&#8217;UE confirmait l&#8217;autorisation du coupage.</p>
<p style="text-align: justify;">La France par la voix de son ministre de l&#8217;Agriculture avait voté en faveur de cette autorisation du coupage le 27 janvier dernier lors d&#8217;un vote indicatif avant de changer son fusil d&#8217;épaule devant l&#8217;émotion suscitée chez nous par cette proposition. La décision a été reportée après les élections européennes du 7 juin pour ne pas &laquo;&nbsp;polluer&nbsp;&raquo; la campagne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/bordeauxclairet.jpg" target="_blank"><img class="alignright size-medium wp-image-527" title="bordeauxclairet" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/bordeauxclairet-261x300.jpg" alt="bordeauxclairet" width="261" height="300" /></a>En France, le vin rosé s&#8217;obtient par un véritable procédé de vinification : une brève macération de la pulpe et de la peau de raisins rouges. Si les trois quarts de la production française viennent de Provence, d&#8217;autres région comme La Loire, la Corse, le Sud-Ouest en produisent également et le Bordelais n&#8217;est pas en reste avec son magnifique Clairet. En Gironde, Martine Faure, Députée, n&#8217;a pas tardé à s&#8217;occuper de ce sujet en interpellant le gouvernement (<a href="http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-45273QE.htm" target="_blank">question</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, le vin  de coupage que l&#8217;on appellerait aussi &laquo;&nbsp;rosé&nbsp;&raquo; serait issu du mélange de 98% de vin blanc et 2% de vin rouge, pratique aujourd&#8217;hui utilisée en Afrique du Sud, aux Etats-Unis ou en Australie.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre pays s&#8217;est arrangé les soutiens tardifs de la Hongrie et de la Grèce, mais semble isolé dans son combat contre le &laquo;&nbsp;rosé coupé&nbsp;&raquo; et, même si elle entend se battre, le combat paraît perdu d&#8217;avance&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme lot de consolation, nous devrions avoir le droit d&#8217;étiqueter nos flacons &laquo;&nbsp;vin rosé traditionnel&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;vin rosé véritable&nbsp;&raquo;. Devons-nous nous satisfaire de cela ? Clairement non, l&#8217;essentiel des consommateurs ne connait pas grand chose aux procédés de vinification et à la culture du vin. Si on en reste là, qui se souviendra dans 5 ans de cet épisode et fera la différence entre les rosés traditionnels et les rosés frelatés ?</p>
<p style="text-align: justify;">Même si la couleur du vin coupé se rapprochera &laquo;&nbsp;de très près&nbsp;&raquo; de celle des vins traditionnels, &laquo;&nbsp;nous n&#8217;aurons pas les arômes spécifiques du rosé qui sont obtenus par des cépages noirs et par une vinification particulière&nbsp;&raquo;, assure Gilles Masson, directeur du centre de recherches et d&#8217;expérimentation sur le rosé, le seul au monde à être consacré au breuvage. Il s&#8217;agira tout simplement &laquo;&nbsp;d&#8217;un vin colorié&nbsp;&raquo;, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;objectif officiel recherché par la Commission européenne, à l&#8217;origine de la proposition, est de permettre aux viticulteurs européens de concurrencer l&#8217;Afrique du Sud, l&#8217;Australie ou encore le Chili sur les marchés d&#8217;exportation, comme en Asie.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut évidemment redouter des conséquences graves pour la filière et la dénaturation de l&#8217;image des vins rosés avec un déséquilibre du marché, une perte de confiance du consommateur encore une fois abusé alors que l&#8217;on peut parfaitement concurrencer le rosé de coupage en faisant de la qualité. On n&#8217;est pas obligé de céder au lobby du négoce pour cela.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut évidemment penser que ce projet fumeux n&#8217;est qu&#8217;un paravent pour permettre à certains opérateurs de profiter de la montée du rosé pour caser certains stocks de vin blanc difficilement vendables&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le 26 mai à Bruxelles, les viticulteurs français tiendront une conférence de presse commune avec leurs homologues espagnols, italiens, allemands et suisses. La bataille s&#8217;est organisée sur internet. Sur le site <a href="http://www.coupernestpasrose.com" target="_blank">www.coupernestpasrose.com</a> une pétition a déjà recueilli  30 000 signatures.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan économique, l&#8217;enjeu est de taille car le marché du vin rosé est en pleine expansion à l&#8217;inverse des vins rouges et blancs qui se vendent plus difficilement. la première victime sera assurément la Provence dont le vignoble représente 12% du vignoble français. La région consacre 85% de sa production au rosé, qui pèse 10% de la production mondiale. Michel Vauzelle, président de la région PACA, parle même d&#8217;un &laquo;&nbsp;séisme&nbsp;&raquo; à venir à cause de cette &laquo;&nbsp;hérésie&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Une chose est certaine, des milliers d&#8217;emplois sont en jeu (entre 6 000 et 25 000) ! Les choses pressent car si les nouvelles règles européennes devaient être adoptées, elles seraient appliquées dès le 1er août 2009.</p>
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		<title>Congrès du PS 2008 : &#171;&#160;Contribution en faveur d&#8217;Une Viticulture Sociale et Durable&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 18:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Viticulture]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Anziani]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard DUSSAUT]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette contribution thématique emprunte les chemins du réalisme du présent pour dresser les pistes de développement de la viticulture du futur. La viticulture est inscrite et veut s’inscrire pleinement dans la dimension historique agricole française même si elle en est un pan spécifique. La viticulture française est un secteur de l’excellence et un outil du rayonnement de la France à l’international. Elle porte en elle la dimension universaliste, humaniste et ouverte de la patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen. La viticulture représente une part majeure de notre activité économique. La question vitivinicole est tout à la fois une question économique, sociale, environnementale, sociétale, touristique, d’aménagement du territoire, etc. Ce texte se veut non pas défensif mais bien volontariste pour contribuer à projeter la viticulture dans son avenir. Un secteur fondamental de l’économie française : La viticulture française est depuis des temps immémoriaux l’une des plus grandes richesses agricoles nationales. La France est le premier pays viticole au monde pour les volumes produits, pour la valeur de ses exportations, pour la consommation et enfin pour la diversité des vins produits. Le solde actuel des exportations françaises en vin équivaut aujourd’hui à la vente de 100 Airbus. Le vin joue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h6>Cette contribution thématique emprunte les chemins du réalisme du présent pour dresser les pistes de développement de la viticulture du futur. La viticulture est inscrite et veut s’inscrire pleinement dans la dimension historique agricole française même si elle en est un pan spécifique. La viticulture française est un secteur de l’excellence et un outil du rayonnement de la France à l’international. Elle porte en elle la dimension universaliste, humaniste et ouverte de la patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen. La viticulture représente une part majeure de notre activité économique. La question vitivinicole est tout à la fois une question économique, sociale, environnementale, sociétale, touristique, d’aménagement du territoire, etc. Ce texte se veut non pas défensif mais bien volontariste pour contribuer à projeter la viticulture dans son avenir.</h6>
<p><strong><ins>Un secteur fondamental de l’économie française</ins></strong> :</p>
<p>La viticulture française est depuis des temps immémoriaux l’une des plus grandes richesses agricoles nationales. La France est le premier pays viticole au monde pour les volumes produits, pour la valeur de ses exportations, pour la consommation et enfin pour la diversité des vins produits.</p>
<p>Le solde actuel des exportations françaises en vin équivaut aujourd’hui à la vente de 100 Airbus. Le vin joue un rôle majeur dans la balance du commerce extérieur français (second secteur excédentaire dans la balance commerciale nationale). Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la viticulture française a pourtant subi un déclassement économique progressif.</p>
<p>Les problèmes de la filière viticole sont différents selon que l’on se place sur le marché national, européen ou international. Les solutions à mettre en œuvre doivent être adaptées selon ces différents niveaux.</p>
<p>La viticulture française doit accroître sa compétitivité économique en s’adaptant à des modes de consommation changeants et à une concurrence accrue mais doit préserver l’authenticité et la qualité de ses produits qui sont ses atouts majeurs.</p>
<p><strong><ins>Une vitrine de la future excellence environnementale française</ins></strong> :</p>
<p>Un des enjeux présent et futur pour la viticulture sera de savoir faire face aux évolutions ou bouleversements climatiques par des méthodes ou périodicité du travail de la vigne, des méthodes de soins préventifs ou curatifs s’adaptant au nouveau contexte environnemental.</p>
<p>Notre société évolue, et avec elle, la prise en compte des questions environnementales. Il est désormais reconnu de tous, scientifiques comme responsables politiques, que le réchauffement climatique aura des conséquences directes sur l’agriculture et également la viticulture, au cours des prochaines années.</p>
<p>Il est entendu que la viticulture connaîtra des variations climatiques fréquentes, que des espèces végétales et animales seront conduites à étendre leur sphère de présence naturelle ou au contraire la voir disparaître. Les viticulteurs ont conscience qu’ils font partie d’un « tout » environnemental à prendre en compte afin d’exercer leur métier durablement.</p>
<p>Il est nécessaire de permettre l’évolution de la vision de la profession viticole afin que les pratiques s’ajustent aux nouvelles exigences environnementales. Il est souhaitable de mettre en place des mécanismes incitatifs pour les professionnels. Notre recherche viticole nationale, notre connaissance et nos outils pointus en matière de climatologie, notre abord de la formation « métier viticole », doivent évoluer progressivement vers un objectif global d’excellence environnementale pour la viticulture.</p>
<p>Les méthodes de viticulture durable permettent progressivement : de mieux gérer le temps de travail, de se prémunir contre les variables climatiques et d’éviter une part non négligeable des traitements phytosanitaires coûteux sur le plan économique pour les professionnels et sur le plan écologique (ex : axer l’intervention sur la vigne à des moments différents, implanter des variétés d’arbres ou arbustes qui attirent les prédateurs des nuisibles de la vigne, laisser la vigne gagner en hauteur pour limiter quelque peu le rendement ou l’appel aux produits phytosanitaires, etc.).</p>
<p>Il est essentiel que localement, et notamment au plan régional, les institutions avec la participation de l’Etat, des organisations représentatives de la filière et des professionnels mettent en place des mécanismes incitant à la mise en place ce nouveau modèle de développement durable de la viticulture du 21ème siècle, même à titre expérimental (ex : chartes régionales pour une viticulture durable).</p>
<p><strong><ins>Offrir les outils de promotion et de commercialisation au service d’un pacte social viticole</ins></strong> :</p>
<p>Il faut encourager l’adaptation de notre organisation commerciale par le regroupement des petits producteurs afin d’établir une offre commune et conquérir des marchés, fournir au négoce les outils lui permettant d’être plus performant. Il nous faut proposer des circuits de commercialisation courts par le développement des marchés de proximité et la vente directe.</p>
<p>Dans le même temps, il nous faut veiller à devenir plus performants au niveau des circuits longs (GMS, export). Particulièrement, nous devons permettre aux viticulteurs de se doter des outils commerciaux leur assurant une meilleure visibilité au plan national et international et en leur ouvrant la prospection des nouveaux marchés (sites Internet, outils informatiques de suivi de clientèle, marques communes, dispositifs assouplis de promotion des vins français, etc.).</p>
<p>C’est ainsi que nous pourrons préserver une part du modèle viticole français basé sur le fondement de l’entreprise familiale. Hors du champ des vins de marque, il convient d’offrir plus de lisibilité pour les consommateurs dans l’offre des vins : les AOC doivent être plus compréhensibles et rendues à leurs fondements d’origine (qualité, authenticité, diversité).</p>
<p>L’oenotourisme est inégalement développé alors qu’il représente un gisement d’emplois non négligeable. Avec 80 millions de touristes par an, la France est le premier pays visité au monde. Par le vin, notre offre touristique doit aussi jouer la carte des terroirs, de la convivialité, de la gastronomie et de la culture. Les opportunités de développement résident fortement dans ce secteur (ex : parcours culturels, ventes directes, stages de dégustations, parcours de la terre à la pierre, fêtes, festivals, ouverture d’un musée national de la vigne et du vin, etc.).</p>
<p>Nous devons offrir également à la filière viticole les moyens de créer des variétés de produits adaptés à des modes ou moments de consommations différents. Il est possible et souhaitable de permettre aux vins français de se doter des moyens de lutter à armes égales avec la concurrence internationale sans remettre en cause la loi EVIN dans ses principes essentiels.</p>
<p>Les politiques publiques de lutte contre l’alcoolémie doivent être maintenues et amplifiées tout en distinguant le vin des autres boissons alcooliques tant les modes de consommation sont différents et tant les valeurs qu’il véhicule ne permettent pas de l’associer aux autres boissons alcoolisées. Aussi, il est tout à fait possible de mettre en place des campagnes de sensibilisation à l’alcoolisme à l’école dès le plus jeune âge avec une présentation du vin dans ses aspects culturels et patrimoniaux (ex : programme Éduc&#8217;alcool au Québec).</p>
<p><strong><ins>Conclusion </ins></strong>:</p>
<p>Le monde viticole doit évoluer vers un nouveau modèle de développement économique, social et environnemental durable. Seule l’adoption d’un nouveau modèle sera de nature à favoriser sensiblement le tourisme viticole, l’aménagement rural durable, la préservation durable du patrimoine naturel ou architectural des terroirs viticoles, la promotion et la commercialisation des vins, la transmission des savoirs, l’essor social des professionnels exploitants, des salariés viticoles ou des professionnels associés.</p>
<p>La viticulture française dispose des atouts pour relever les défis de l’avenir tout en préservant l’authenticité de la vigne et du vin. Il est du devoir du législateur, des collectivités territoriales, de l’ensemble des élus de proposer des outils et mécanismes favorisant le développement de ce nouveau modèle.</p>
<p>Pour ce faire, il est nécessaire d’explorer les voies de nouvelles formes de partenariats investissant chacun de son juste rôle et rendant la gouvernance viticole plus efficace. La transversalité de ce sujet est de nature à dépasser les schémas préétablis. Il est de la responsabilité des socialistes de faire preuve du volontarisme politique correspondant à ce secteur emblématique de notre économie.</p>
<blockquote><p><strong><em>« Les chemins du futur passent par les réalités du présent et l’invention de l’avenir. »</em></strong></p></blockquote>
<p>5 Premiers Signataires :</p>
<p>Yannick SERRANO, Assistant Parlementaire (section de Créon).<br />
Martine FAURE, Députée de la 9ème Circonscription de la Gironde, Conseillère Générale de la Gironde.<br />
Jean-Marie DARMIAN, Conseiller Général de la Gironde, Maire de Créon.<br />
Alain ANZIANI, Vice-Président de la Région Aquitaine, Adjoint au Maire de Mérignac, 1er Secrétaire Fédéral du PS de la Gironde.<br />
Razzy HAMMADI, Ancien Président du MJS, Secrétaire National du PS.</p>
<p>Signataires :</p>
<p>Bernard DUSSAUT, Sénateur de la Gironde, 1er Vice-président du Conseil Général de la Gironde.<br />
Philippe PLISSON, Député de la 11ème circonscription de la Gironde, Conseiller Général de la Gironde.<br />
Isabelle DEXPERT, maire de Pompéjac, Vice-Présidente du Conseil Général de la Gironde.<br />
Eric SAURIN, 1er Adjoint au Maire de Monségur, 1er Vice-Président de la Communauté des Communes du Monségurais, Directeur de la Cave des VIGNERONS REUNIS DE MONSEGUR.<br />
Hervé GILLE, 1er Adjoint au Maire de Podensac, Conseiller Général de la Gironde.<br />
Philippe BUISSON, Conseiller Régional d’Aquitaine.<br />
Mario COVOLAN, Conseiller Municipal de La Réole. (Section de La Réole)<br />
Jean-Claude BOISSERIE, Conseiller Municipal de Podensac (Section du Ciron).<br />
Renaud JEAN, Vice-président du Collectif des viticulteurs des Coteaux Macariens.<br />
Eric MOUCHET (section de Créon). Marie-Christine DARMIAN (section de La Teste). Jean SAMENAYRE (section de Créon). Huguette FOSSAT (section de Créon). Jérôme GUILLEM, Conseiller Municipal de Langon (section de Langon). Claude Belloc (section de Podensac). Jean-Louis Larrieu-Mannan, Maire de Le Tourne. Christophe Miqueu (section de Créon)</p>
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