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	<title>Yannick Serrano &#187; primaires</title>
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	<description>&#34;L&#039;engagement est un devoir autant qu&#039;une nécessité&#34;</description>
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		<title>Rénovation à PS City</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 15:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &#171;&#160;Enfin&#160;&#187;, certains diront, &#171;&#160;un peu tard&#160;&#187; ou &#171;&#160;de quelle façon&#160;&#187; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle. Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &#171;&#160;post-reimsoises&#160;&#187; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &#171;&#160;battre Nicolas Sarkozy&#160;&#187; (les mots sont importants), de &#171;&#160;TSSR&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas lui&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas elle&#160;&#187;, de &#171;&#160;attention à celui-là&#160;&#187;&#8230; Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant. Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &laquo;&nbsp;Enfin&nbsp;&raquo;, certains diront, &laquo;&nbsp;un peu tard&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;de quelle façon&nbsp;&raquo; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-888" title="democratie-1600x1200_12284161111" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/democratie-1600x1200_12284161111-241x300.jpg" alt="democratie-1600x1200_12284161111" width="241" height="300" />Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &laquo;&nbsp;post-reimsoises&nbsp;&raquo; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &laquo;&nbsp;battre Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo; (les mots sont importants), de &laquo;&nbsp;TSSR&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas lui&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas elle&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;attention à celui-là&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des querelles d&#8217;ambitions habituelles mais sans perdre le sens de l&#8217;intérêt général le plus souvent. Ils conduisent des politiques de territoires, de services et de projets bien souvent remarquables, disons au moins intéressantes. Ils en ont même la reconnaissance de la majorité de leurs concitoyens puisqu&#8217;ils dirigent une grande majorité des régions, des départements et des communes et que lors de toutes les élections partielles, ils sont soient reconduits ou élus, hors d&#8217;infimes cas assez particuliers.  Ils n&#8217;en oublient pour autant pas de &laquo;&nbsp;serrer au maximum les castings&nbsp;&raquo; pour éviter que des intrus entrent dans le bal des prétendants. Grosso modo, il faudrait être ingrat pour ne pas leur attribuer un satisfécit global.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a qu&#8217;à prendre le cas de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine pour s&#8217;en convaincre. Autant Philippe Madrelle qu&#8217;Alain Rousset ont d&#8217;excellents bilans  quelles que soient les opinions  personnelles des uns ou des autres. Ils conduisent des politiques innovantes, ils savent mettre en œuvre le principe de développement équilibré des territoires, ils favorisent le développement rural, ils développent des politiques de solidarité tous azimuts, ils savent renforcer l&#8217;attractivité économique de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine.<span id="more-864"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au plan national, c&#8217;est par contre comme au casino &laquo;&nbsp;rien ne va plus&nbsp;&raquo; tant et si bien que n&#8217;importe quel français si vous l&#8217;interrogez, qu&#8217;il soit socialiste ou pas, vous dira en quelque sorte &laquo;&nbsp;y&#8217;en a marre de cette zizanie&nbsp;&raquo;? Bref, ils attendent, et à juste titre autre chose des socialistes. Pourtant, j&#8217;en suis le témoin, le travail des parlementaires socialistes est bien souvent riche, très productif sur tous les sujets et relativement exemplaire en terme d&#8217;opposition au gouvernement. Ce qui confine le travail colossal qui est conduit à son sort actuel relève de la même chose que ce qui gangrène &laquo;&nbsp;l&#8217;institution PS&nbsp;&raquo; au plan national, les querelles d&#8217;ambitions ou d&#8217;égos.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat en est que le travail des socialistes ne possède pas la lisibilité ni la légitimité nationale qu&#8217;il mériterait pourtant. Les médias qui sont souvent accusés de ne pas couvrir réellement les sujets comme il conviendrait ont une évidente responsabilité mais enfin bon, pouvons-nous objectivement les blâmer sans cesse alors que nous nous offrons sans cesse en pâture pour un spectacle bien plus vendeur en terme de tirage&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion permanente, la créativité d&#8217;un PS qui était autrefois une porte ouverte sur le monde se sont envolés. L&#8217;agitation d&#8217;idées a laissé place à l&#8217;agitation des égos et comme le dirait un ami dont je tairai le nom, <em>&laquo;&nbsp;au PS, y&#8217;a un nombril qui se réveille chaque jour&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry voit peser sur ses épaules l&#8217;immense responsabilité de mettre en œuvre une vraie révolution socialiste  à tous les niveaux sous peine de voir exploser ce parti auquel je suis sûr que les français restent malgré tout attachés. Avouons que la tâche est sacrément compliquée et que sur la ligne de départ, certains ont lesté le sac à dos&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ségolène Royal, elle aussi, portera une immense responsabilité, quoi qu&#8217;il advienne, sur la suite des événements. Quelles que soient ses raisons réelles ou supposées d&#8217;être insatisfaite du résultat de Reims, son devoir, sa responsabilité de socialiste aurait dû être de favoriser la réussite d&#8217;un PS auquel elle doit tout, quoi qu&#8217;elle dise. Car favoriser la réussite du PS ne l&#8217;aurait pas mise &laquo;&nbsp;hors jeu&nbsp;&raquo; mais lui aurait ouvert la voie au contraire. Au lieu de cela elle s&#8217;est enferrée dans une logique de dépassement comme elle le dit elle même et d&#8217;alliance à droite. L&#8217;histoire le retiendra, j&#8217;en suis convaincu, quoi qu&#8217;il advienne pour notre cher PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a le fond, les &laquo;&nbsp;vraies choses&nbsp;&raquo; qui devraient nous intéresser toutes et tous. Imaginer gagner demain, OK. Pour quoi ? Comment ? Avec qui ensuite ? Bref, non un programme mais le projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel projet inventer pour ce que peut ou doit être le socialisme du 21ème siècle ? Sur la base de quelles valeurs inventer ce projet ? Avec quelle espérance nationale et universelle inventer un projet ? Avec quelles inspirations territoriales, locales inventer un projet ? Quelle visée humaniste doit guider le projet socialiste du 21ème siècle ? Quelle place veut offrir le socialisme à tous les hommes et à toutes les femmes de toutes origines le projet de demain et surtout comment ? Comment le projet socialiste peut-il ou veut-il organiser le développement mondial et pas seulement national ? Comment le projet socialiste global peut-il offrir au pays et au monde une réconciliation avec son environnement ? Comment le socialisme veut-il organiser la création de richesses par tous et pour tous ? Comment le projet socialiste peut-il mettre à contribution chacun, équitablement, en fonction de sa capacité ? comment le projet socialiste peut-il réconcilier les générations en permettant à chacune d&#8217;améliorer son sort ?&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, vous m&#8217;aurez compris la rénovation ne prend pour le moment pas encore le bon chemin. Alors je livrerai ici comme une contribution militante ma réponse au questionnaire sur lequel les socialistes doivent se prononcer le 1er octobre au soir&#8230; (<span style="text-decoration: underline;">mes réponses en italique et gras</span>)</p>
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<h3 style="text-align: center;"><strong>Consultation militante : le questionnaire</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1.Les primaires ouvertes</strong></span><br />
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La véritable primaire ouverte réside dans le premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Tant que notre pays n&#8217;aura pas profondément rénové sa démocratie en l&#8217;orientant vers une république parlementaire et donc collégiale, nous ne pouvons nous orienter vers ce système qui est un piège dont nous avons déjà vu les méfaits en Italie notamment. ce système nous est proposé par les tenants d&#8217;une alliance à droite et qui ne veut pas dire son nom. Comment accepter de donner mandat aux instances nationales, de façon volontairement floue?&#8230; on ne peut accepter de se prononcer sur un principe dont les modalités exactes ne sont pas définies et alors que la ligne politique n&#8217;est même pas déterminée. S&#8217;il s&#8217;agissait de constituer un véritable front populaire des forces de gauche, alors peut-être serait-il possible de reconsidérer cette question. en l&#8217;état actuel des choses, cette question est un piège dont le PS sortira laminé à la fin. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La question est éminemment piégeuse. On nous dit &laquo;&nbsp;les forces de gauche qui le souhaitent&nbsp;&raquo;. On en revient à la ligne politique non définie et au projet encore inexistant. J&#8217;en fais la lecture suivante, on va partir sur une plateforme programmatique qui ne sera pas à même d&#8217;opérer un rassemblement de toutes les forces de gauche pour mieux nous dire ensuite &laquo;&nbsp;ils n&#8217;ont pas voulu&nbsp;&raquo; et nous conduire incidemment avec ceux qui voudront bien&#8230; le Modem ?&#8230; Tout cela pour ensuite revendiquer un mandat des militants qui auraient validés cela et désirés l&#8217;orientation définitive vers un socialisme mou et libéral ? La question peut être posée.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2- Le non-cumul des mandats</strong></span><br />
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative des seules lois limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.<br />
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur la question du non cumul des mandats, je suis assez favorable à une limite du cumul mais ayant pratiqué de près la collaboration avec des élus divers, je puis garantir qu&#8217;il ne serait pas souhaitable de couper le lien entre le local et le national pour les parlementaires. Selon moi, un parlementaire disposant d&#8217;un mandat local ne reste que mieux en prise avec les réalités citoyennes de proximité ainsi qu&#8217;avec les réalités qui touchent les collectivités locales. En outre, engager cette démarche sans que ce soit une loi qui l&#8217;impose à toutes les formations politique, c&#8217;est enclencher la &laquo;&nbsp;machine à perdre&nbsp;&raquo;. Nous aurions un fourmillement de candidatures nouvelles et de moindre notoriété alors que nos adversaires ne se priveront pas de présenter des candidat(e)s clairement identifiés&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur ce point, j&#8217;avais rédigé en 2005 une proposition visant à rendre impossible l&#8217;exercice du même mandat plus de deux fois successivement. Sur ce principe, on pourrait être Maire durant deux mandats, conseiller général ou régional durant deux mandats, député ou sénateur durant deux mandats&#8230; mais ne jamais exercer au delà. Cette proposition présenterait pour moi l&#8217;avantage de permettre à des élus de poursuivre un investissement public de long ou très long terme tout en permettant une meilleure oxygénation des différentes collectivités ou des assemblées parlementaires. La proposition du PS est nettement moins ambitieuse mais elle va dans le bon sens.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>3- La parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Si le principe de la parité est un essentiel et louable, je suis en désaccord avec ce qui pourrait devenir doctrinaire et contreproductif en mettant de côté les critères de compétences et bien d&#8217;autres. Cette opinion fera probablement débat, mais j&#8217;estime que cette proposition peut un jour nous conduire à devoir appliquer d&#8217;autres &laquo;&nbsp;quotas&nbsp;&raquo; au titre de je ne sais quelle minorité ou communauté, quelle qu&#8217;en soient les fondements. C&#8217;est adopter indirectement et de façon éloignée, l&#8217;idée non pas d&#8217;une communauté nationale mais d&#8217;un agrégat de micro-communautés.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;<strong><br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Je rajouterai une chose. combien de militants ou même d&#8217;élus ont-ils en mémoire des candidat(s) battu(e)s car désigné(e)s au titre de la parité et pourtant moins bien implantés localement et disposant de chances de victoires plus faibles ?&#8230; Les réalités locales doivent primer sur les autres questions. En outre , la désignation de candidat(e)s par les instances internes au nom du principe de parité ne permet souvent pas que s&#8217;exprime la démocratie militante, assez souvent sage et connaisseuse de ses propres territoires. De plus, cela entraîne certains marchandages nationaux ou locaux qui sont néfastes selon moi.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Limiter le cumul des mandats dans le temps suffirait à répondre à l&#8217;objectif visé sans avoir à entrer dans des questions touchant immanquablement aux communautés, minorités&#8230;<br />
</em></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">4. Pour une démocratie interne aboutie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nul besoin d&#8217;argumentation. Du sang neuf !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>En clair, on nous propose de nous enfumer et de donner mandat pour cela&#8230; personnellement, je donne mandat sur des choix clairs, pas sur des approximations !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>5. Pour des règles d’éthique</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.1: Êtes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur le principe on ne peut qu&#8217;y être favorable, mais là encore, il nous faudrait donner mandat sur du vent !&#8230; Que l&#8217;on nous propose une ou deux solutions techniquement claires et nous pourrons alors choisir&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Alors là, on peut dire que c&#8217;est le bouquet final ! on va nous faire croire que l&#8217;on ne dispose des moyens depuis des décennies d&#8217;avoir des scrutins internes fiables ?&#8230; En restant poli, ne serait-ce pas se moquer du monde ?&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Primaires à gauche : lever les ambiguïtés</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 06:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l’appel « Gauche 2012 », expliquent pourquoi l&#8217;idée de primaires ouvertes n&#8217;est pas, à leur sens, une urgence: «Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative.» C&#8217;est de ce projet que naîtra, selon eux, la mobilisation de la gauche qui mènera jusqu&#8217;à la victoire. La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien, avec cette interpellation: « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ». Mais, très vite, le malaise s’installe. Dans la liste hétéroclite des signataires, on trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l’appel « Gauche 2012 », expliquent pourquoi l&#8217;idée de primaires ouvertes n&#8217;est pas, à leur sens, une urgence: «Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative.»  C&#8217;est de ce projet que naîtra, selon eux, la mobilisation de la gauche qui mènera jusqu&#8217;à la victoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien</strong>, avec cette interpellation: « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais, très vite, le malaise s’installe.</strong> Dans la liste hétéroclite des signataires, on trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…<span id="more-841"></span>mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se substituer à la « démocratie bourgeoise »!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors, soyons clairs, ce débat sur les primaires ne doit pas être l’occasion de faire passer par la « petite porte » un accord politique avec le Modem -nouvelle mouture de la vieille lune de la « troisième voie »-, qui se révèlerait doublement inefficace :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">* <strong>en empêchant l’unité de toute la gauche</strong>, ou au moins de toute la gauche prête à gouverner ;<br />
* <strong>en réduisant les ambitions à quelques références, à des valeurs « communes » qualifiées de « progressistes » et dont on ne sait qui les définirait. </strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">Le malaise s’accroît, lorsque l’on essaie de comprendre ce qui est proposé. S’agit-il de désigner le candidat du PS ou un candidat du « centre gauche » ou un candidat du rassemblement de la gauche et des écologistes ? Tout au long du texte et des déclarations qui l’accompagnent, la confusion est entretenue et, comme on n’aperçoit nulle part de volonté d’associer l’ensemble des forces politiques à une démarche commune, large et globale, on en déduit qu’il s’agit de désigner le candidat socialiste. Les partenaires du PS, invités à se rallier et placés en position subalterne, ne pourront que refuser cette démarche méprisante. Au passage, cela arrangerait bien les tenants de l’alliance au centre…… et, sans doute, Nicolas Sarkozy!</p>
<p style="text-align: justify;">Le chemin vers une candidature unique de la gauche et des écologistes, qui est la seule stratégie susceptible de permettre la victoire de la gauche en 2012, passe par la définition d’un cadre commun, qui ne saurait se limiter à l’organisation de primaires. Il faut un accord global pour une majorité alternative (et pas seulement un président), sur la base d’un projet, puis d’un programme. C’est cela l’urgence. Toute prise de position préalable du PS qui ne chercherait pas à être partagée et établie en commun avec ses partenaires serait une grave erreur et conduirait à l’échec.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pour sortir de l’ambigüité, il faut dire clairement</strong></span>:</p>
<p style="text-align: justify;">1. que les primaires ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes ;<br />
2. qu’elles doivent être préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, qui aura permis de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et d’un programme.
</p>
<p style="text-align: justify;">Notons que la préparation du programme doit faire appel à un processus aussi participatif que le choix du candidat, sauf à définitivement basculer dans le présidentialisme, en confortant la logique dévastatrice de la Ve République. Comment comprendre à cet égard que les promoteurs d’une 6VIe République parlementaire semblent faire de la désignation du président l’alpha et l’oméga du renouveau de la gauche ?</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons garde, à travers ce choix de ne pas accélérer une évolution « à l’américaine » de nos institutions. Outre le fait que les traditions politiques américaines sont très éloignées de notre culture politique, elles ne sont pas cohérentes avec les idéaux de la gauche, qui privilégient le collectif et ne croient pas en l’homme providentiel ! Partir tête baissée dans cette direction, c’est faire la même erreur qu’au moment de la décision de passer au quinquennat et d’inverser le calendrier électoral, décision alors plébiscitée dans les sondages, mais peu soutenue dans les urnes et dont on voit aujourd’hui les nocives dérives !</p>
<p style="text-align: justify;">Les signataires de la pétition ont bien senti que l’on ne saurait éluder le fond, puisqu’ils indiquent : « Le périmètre de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondamentaux idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dés maintenant, sereinement et non dans l’urgence pré- électorale ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette idée – la recherche de « fondamentaux idéologiques communs » — ne nous semble pas bonne. En effet, elle risque de conduire à se limiter à des formules creuses sur les valeurs, sorte de « fourre tout », que certains, même à droite, pourraient accepter ! Ou alors, il s’agira de tenter d’unir largement toute la palette idéologique de la gauche derrière une forme de pensée unique. Mission quasiment impossible, compte tenu de la diversité des courants culturels qui s’expriment dans la gauche française (communiste, écologiste, social-démocrate, altermondialiste, libertaire, chrétien de gauche, républicains sociaux, …), peu enclins à noyer leur identité idéologique dans un discours minimal, qui risque, de plus, de ne pas être clivant avec la droite.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, ils peuvent s’unir autour d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels, fondés sur des valeurs communes. C’est à ce travail que doivent être conviées une large part des forces vives de la gauche et de l’écologie, tant dans le monde associatif, les ONG, les clubs, les syndicats, parce qu’ils s’intéressent d’abord aux propositions et aux changements effectifs qui doivent être engagés, avant de se préoccuper de la personnalité qui l’incarnera.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec cette, préoccupation que <strong>nous avons proposé de constituer un Nouveau Front populaire qui associe, à la démarche de définition d’un programme et de désignation du candidat, non seulement les partis mais aussi les nombreux citoyens engagés dans différentes organisations militantes et de réflexion et qui ne se reconnaissent plus dans le paysage partisan actuel.</strong> Ils ne conçoivent pas la politique comme un « zapping électoral » et veulent être acteurs de choix politiques précis ; pour eux, le projet de la gauche doit se construire « tous ensemble ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’appel que nous avons lancé en ce sens il y a 6 mois (<em><strong>« Gauche 2012 : le logiciel de la victoire »</strong></em> <a href="www.gauche2012.org" target="_blank">www.gauche2012.org)</a> et qui a rassemblé 900 signatures de militants, d’élus et de responsables issus des diverses sensibilités de la gauche, nous semble toujours pertinent. Il propose un calendrier comportant 6 phases:</p>
<p style="text-align: justify;">- 1re phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats généraux de la gauche ».</p>
<p style="text-align: justify;">- 2e phase (2e semestre 2009). Travaux du Comité de préparation :<br />
<em>+ fixation des objectifs des Etats Généraux, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em> + rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.</em></p>
<p style="text-align: justify;">- 3e phase (décembre 2009 &#8211; janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées</p>
<p style="text-align: justify;">- 4e phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement, détermination du mode de fonctionnement des primaires (auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté le projet).</p>
<p style="text-align: justify;">- 5e phase (2e semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; Campagne des candidats se présentant aux primaires.<br />
o 6e phase (début 2011). Primaires.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative à la logique dominante. Sans l’unité de toute la gauche, pas de victoire possible ; sans « rupture », pas de mobilisation du peuple de gauche, des employés, du monde du travail, qui risquent fort de bouder ces primaires ». C’est par une nouvelle dynamique unitaire que deviendra possible la reconquête des couches populaires. Cette tâche est certainement plus prioritaire que la méthode de désignation du candidat, pour rénover la gauche et assurer sa victoire en 2012.</strong></p>
<h6 style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/article/270809/primaires-gauche-lever-les-ambiguites" target="_blank">source Médiapart</a></em><br />
</strong></h6>
]]></content:encoded>
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		<title>A nos amis socialistes qui parlent de primaires sans savoir de quoi ils parlent</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 14:54:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles. Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme. En incluant notamment le question des primaires. Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie. Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens. Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d&#8217;André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s&#8217;agit du premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-844" title="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps-300x174.jpg" alt="dc2aebat-sur-les-primaires-au-ps" width="300" height="174" />Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme.<span id="more-836"></span> En incluant notamment le question des primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires américaines appartiennent à l&#8217;histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n&#8217;est-il pas parfait, en raison de sa diversité  de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d&#8217;être élu à la minorité absolue des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Des primaires à l&#8217;italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d&#8217;avoir conduit à  des succès, autre que d&#8217;estime. Il s&#8217;agit plus d&#8217;un avatar de la « combinazione » que d&#8217;un système miraculeux. Même si cela peut ressembler à une sorte de progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, nous n&#8217;appliquons ni le régime présidentiel, ni le régime d&#8217;assemblées. Il ne faut pas se tromper de contexte, ou alors, il faut le dire !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons essayé l&#8217;adhésion à 20 euros, sans que le succès ait été au rendez vous de leur initiateur, qui, ensuite, a voté la réforme incomplète voulue par le président Sarkozy. On nous propose maintenant le suffrage censitaire à 2 euros. Ambition, ou régression ?</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la Ve république fait débat : si elle permet à l&#8217;exécutif de s&#8217;appuyer durablement sur une majorité parlementaire stable, elle ne répond plus à certaines exigences liées, soit à son propre fonctionnement, soit à l&#8217;évolution générale du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, les modes de désignation des candidats se sont révélés critiquables , mais, du moins, étaient-il légitimes. En revanche, les primaires à l&#8217;italienne qui nous sont proposées, et qui se situent dans un contexte de structuration de l&#8217;offre politique et de nature du mandat différents n&#8217;auraient permis d&#8217;éviter ni le problème de 2002, ni celui de 2007.  Surtout, il n&#8217;interdirait en aucune façon, dans le futur, aux partis marginaux, au Front national ou au Modem de présenter leurs propres candidats, et ne garantirait en aucune façon le respect, le cas échéant, de leurs engagements par les alliés de l&#8217;ex gauche plurielle.</p>
<p style="text-align: justify;">La constitution et les lois électorales actuelles organisent les pouvoirs de façon à ce que soit proposé aux électeurs un choix binaire (deux candidats au second tour de la présidentielle ; règles d&#8217;élimination des marginaux dans les seconds tours des autres élections ; mécanismes inspirés du parlementarisme rationalisé afin de délimiter clairement majorité et opposition). Toutefois, la constitution, tout en confirmant le rôle des partis, ne va pas au bout de la logique bipartisane que confirme pourtant depuis 1914 la tradition politique française, qui laisse fluctuer de façon constante une droite et une gauche proches de l&#8217;équilibre à chaque scrutin national.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;élection majeure, en France, concerne le président de la république, qui se fait à deux tours. Le premier permet de choisir son camp et le second, d&#8217;éliminer, le cas échéant, la peste ou le choléra. La France en a fait l&#8217;amère expérience en 1969 et surtout en 2002. Renforcer le clivage entre la droite et la gauche permettrait d&#8217;atténuer des risques aussi différents que celui de la fragilisation des coalitions majoritaires par leurs propres minorités (ce que n&#8217;évite pas le système italien) ou que celui de l&#8217;absence d&#8217;alternance, qui nous guette.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;instauration de primaires au suffrage universel rétablirait la logique initiale du système : il faudrait dissocier le premier tour du second pour transformer le premier en véritables primaires, sans autrement modifier le second tour de l&#8217;élection au suffrage universel.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le premier tour serait transformé en véritables primaires : les candidats s&#8217;inscriraient, soit au titre de la droite, soit au titre de la gauche à un scrutin au suffrage universel à un tour ayant pour objet de désigner les deux candidats restant en lice pour l&#8217;élection proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendre constitutionnelle cette nouvelle règle rendrait impossible le parasitage des « primaires à l&#8217;italienne », que l&#8217;on nous propose, par des électeurs pouvant parfaitement venir de l&#8217;autre bord pour imposer le pire des candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second tour, sans changement, et qui deviendrait un tour unique, institutionnaliserait ainsi le choix entre un candidat de droite et un candidat de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté  de faire admettre l&#8217;inscription dans la constitution des notions de droite et de gauche, bien que consacrées par notre tradition, ne résulterait que de l&#8217;opposition de ceux qui prétendent ne se reconnaître ni dans l&#8217;une ni dans l&#8217;autre. Marginales, ces oppositions ne suffiraient pas à faire obstacle à une telle réforme car les électeurs et les grands partis y trouveraient un avantage : maintenant lors des primaires l&#8217;offre politique dans sa totalité, le choix serait laissé aux électeurs, dans chaque camp, entre les partis ou les personnes ; l&#8217;élection proprement dite départagerait des candidats clairement identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que, de surcroît, depuis l&#8217;apparition de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène, la droite s&#8217;affirme sans complexe comme étant de droite, lève l&#8217;hypothèque du confusionnisme ambiant qui précédait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est évident que, faute d&#8217;avoir imaginé un tel dispositif avant la dernière réforme constitutionnelle et de l&#8217;avoir négocié à temps, ce qui aurait rendu l&#8217;ensemble du « paquet constitutionnel » unanimement acceptable, ce système n&#8217;est aujourd&#8217;hui pas réalisable. Encore faudrait-il en débattre dès aujourd&#8217;hui et l&#8217;inscrire dans le programme de la gauche, puis de gagner les élections et  de le mettre en œuvre dans la foulée.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette condition préalable, peu importe le mécanisme à mettre en place maintenant pour désigner le candidat unique de la gauche (que fut plusieurs fois François Mitterrand et que fut Lionel Jospin au second tour des élections de 1995, sans aucune sorte de primaire), pourvu qu&#8217;il soit bon. L&#8217;essentiel est de gagner donc, de bâtir un programme sur des valeurs solides, incluant cette réforme de fond, seule démarche permettant de gagner la confiance de nos concitoyens davantage que d&#8217;entretenir leur insatisfaction.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, pour y parvenir, il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l&#8217;opposition.</p>
<h6 style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/article/280809/nos-amis-socialistes-qui-parlent-de-primaires-sans-savoir-de-quoi-ils-pa" target="_blank">source Médiapart</a></em></h6>
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		<title>Les primaires : &#171;&#160;c&#8217;est suicidaire&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 08:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais Bernard Poignant, maire PS de Quimper (Finistère) et député européen revient sur le choix du parti socialiste d&#8217;avoir recours à des primaires qui s&#8217;étendraient à toute la gauche pour désigner un candidat aux prochaines présidentielles. Ces arguments sont intéressants et il a le mérite d&#8217;oser dire tout haut ce que beaucoup de socialistes pensent tout bas tout en n&#8217;osant (plus) le dire&#8230; J’ai beau retourner le sujet dans tous les sens, je n’arrive pas à voir le lien entre la technique des primaires pour choisir un candidat à l’élection présidentielle et la rénovation du parti qui la propose. Il y a même du masochisme dans l’air: c’est quand même osé de demander par référendum à des militants de bien vouloir abandonner leur seul vrai pouvoir. Quand un parti veut se rénover, il le fait par la pensée, pas par la primaire. La solution n’est pas la fuite vers l’extérieur quand le problème est à l’intérieur. Quand il s’agit de “primaires ouvertes et populaires”, selon la pétition lancée, le message relève du renoncement: choisissez un candidat, mais vous n’êtes pas obligé de prendre un socialiste! Quand on sait qu’en 2012, l’alternance passe forcément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ce n&#8217;est pas moi qui le dit mais Bernard Poignant, maire PS de Quimper (Finistère) et député européen revient sur le choix du parti socialiste d&#8217;avoir recours à des primaires qui s&#8217;étendraient à toute la gauche pour désigner un candidat aux <a href="http://www.liberennes.fr/libe/2009/09/le-socialiste-bernard-poignant-hostiles-aux-primaires.html" target="_blank">prochaines présidentielles.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces arguments sont intéressants et il a le mérite d&#8217;oser dire tout haut ce que beaucoup de socialistes pensent tout bas tout en n&#8217;osant (plus) le dire&#8230;<br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-810" title="n1043139785_30003575_3698" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/n1043139785_30003575_3698-201x300.jpg" alt="n1043139785_30003575_3698" width="201" height="300" /><strong>J’ai beau retourner le sujet dans tous les sens, je n’arrive pas à voir le lien entre la technique des primaires pour choisir un candidat à l’élection présidentielle et la rénovation du parti qui la propose.</strong> <strong>Il y a même du masochisme dans l’air: c’est quand même osé de demander par référendum à des militants de bien vouloir abandonner leur seul vrai pouvoir. </strong>Quand un parti veut se rénover, il le fait par la pensée, pas par la primaire. La solution n’est pas la fuite vers l’extérieur quand le problème est à l’intérieur. Quand il s’agit de “primaires ouvertes et populaires”, selon la pétition lancée, <strong>le message relève du renoncement: choisissez un candidat, mais vous n’êtes pas obligé de prendre un socialiste!</strong> Quand on sait qu’en 2012, l’alternance passe forcément par là, c’est suicidaire. Ce sera obligatoirement un socialiste, dira-t-on : mais alors c’est une forme de pensée hégémonique contraire à la rénovation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une chose est sûre, <strong>la personne choisie ainsi s’éloignerait du Parti Socialiste</strong>. Elle ne lui devrait pas sa désignation. On l’a déjà vu en 2007. La candidate vivait son parti comme un handicap, voire un boulet. On connaît la suite. Pourquoi alors adhérer ? Autant payer sa petite somme tous les 5 ans, ça suffira bien, comme aux Etats-unis. Une primaire à l’américaine peut transformer une virtuelle rénovation en une réelle dissolution du Parti Socialiste. C’est ce qui est arrivé en Italie. La moindre des choses serait de s’inspirer des pays où il y a des partis socialistes et sociaux-démocrates plutôt que dans ceux où ils disparaissent.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, la proposition signe un <strong>terrible aveu de faiblesse</strong>. <strong>Faiblesse des dirigeants</strong> et notamment des “quadra”, incapables de dégager l’un d’entre eux ayant carrure présidentielle. <strong>Faiblesse des structures</strong>, surtout quand il s’agit d’organiser des scrutins sans cesse contestés. <strong>Faiblesse de l’adaptation d’un projet </strong>au nouvel état du monde. Car l’essentiel est là. Sauf à défendre la thèse d’une France repliée, enfermée, coupée du reste du monde, comment s’adapter dans la mondialisation avec une politique de gauche? De même Nicolas Sarkozy rendra une France endettée et déficitaire, que proposera la Gauche dans ce contexte? Promettre à tout va, satisfaire toutes les demandes manquera de crédibilité. Mieux vaudrait traiter ces questions à temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cela amène à se pencher sur les qualités nécessaires qu’il faut réunir pour devenir un Président de la République française crédible, cohérent, rassembleur, imprégné de l’histoire de France, connaisseur pointu de sa géographie et de ses institutions, reconnu et estimé dans le monde, plein de courtoisie dans les échanges et de sang-froid dans les crises, cultivé sans suffisance, proche des Français sans flatterie à leur égard. Une perle !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que faire alors ? Quelques principes doivent guider : <strong>les socialistes doivent avoir un candidat et ne pas prendre le risque d’en être privés. Il doit être choisi par les socialistes.</strong> De plus, les partenaires ont déjà fait savoir qu’ils auraient le leur. Ces socialistes doivent être les plus nombreux possible pour le choisir et en même temps discuter de son projet. S’il s’agit d’une question financière, <strong>le Parti Socialiste reçoit suffisamment d’argent public pour abaisser fortement ses cotisations</strong>, d’autant que celles-ci sont proportionnelles aux revenus. Finalement la rénovation consiste à améliorer le Parti Socialiste et non à prendre le risque de son évanescence. Car que se passera-t-il pour toutes les autres élections : on continue comme avant ou on fait des primaires ? <strong>Dire “j’ai rénové avec ma primaire présidentielle&nbsp;&raquo; et continuer ma petite cuisine pour le reste relève de l’hypocrisie. </strong>N’oublions pas l’article 4 de la constitution française : “Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage”. Ne tirons pas un trait sur le Parti Socialiste parce qu’il traverse une crise depuis le 21 avril 2002. <strong>N’oublions pas non plus le Président sortant</strong>. En ce moment, il consolide son parti pour 2012. Il n’est pas difficile de l’imaginer, sourire aux lèvres, assister pendant des mois à l’étalage d’une querelle de compétition car il n’y a pas de primaire de tendresse. <strong>Il lui suffira de reprendre certains arguments des candidats non retenus pour mettre une bûche dans le feu de la division</strong>. <strong>Et si les primaires étaient une forme de cadeau à Sarkozy ?</strong> A voir !</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour, je l’espère, la Gauche aura, elle aussi, un Président sortant. Faudra-t-il lui imposer des primaires? <strong>Précisons alors que celles de 2012 ne valent que pour cette échéance, c’est-à-dire quand nous sommes en phase de conquête. </strong>Car il faudra bien changer nos statuts qui fixent la règle de désignation de notre candidat. Et les statuts ne se changent pas au gré des convenances. <strong>Je parie donc que, lorsque nous aurons un Président sortant, la rénovation consistera à ne pas en organiser </strong>pour ne pas lui infliger cette épreuve.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bernard Poignant</em></p>
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		<title>Pour un candidat de toute la gauche</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 17:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette tribune est co-signée de Marie-Noelle Lienemann et Paul Quilès. Elle  a été publiée samedi par Marianne. Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur « rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS. Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cette tribune est co-signée de Marie-Noelle Lienemann et Paul Quilès. Elle  a été publiée samedi par Marianne.<br />
</em></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.gauche2012.org/images/stories/logos/Logocarre-facebook.jpg" alt="" width="272" height="223" />Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur «  rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre  d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis d’un programme.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, la première tâche est de clarifier le cap stratégique, dont on voit mal comment il ne pourrait pas être celui de l’unité de la gauche. Lors de son dernier congrès, le PS a arbitré dans cette direction, mais, pour enclencher une nouvelle étape de son rassemblement, les discours ne suffisent plus ; il faut des actes immédiats, afin de le préparer et d’éviter le retour aux vieilles tentations de l’alliance avec le centre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi éviter à tout prix de céder à la tentation de la présidentialisation de la vie politique française. Aucun candidat de gauche ne sera élu au sommet de l’Etat s’il n’est pas porté par un élan collectif, qui ne pourra se créer sans la constitution d’un nouveau Front populaire. Ce Front devra se constituer en respectant les différences qui subsistent au sein de la gauche française et donc en garantissant à ses différentes composantes une représentation politique, en particulier au Parlement, autour d’une nouvelle synthèse. Au vue de la crise et des besoins de changement, celle-ci ne saurait être à minima ; elle doit aussi concerner le monde syndical, associatif, bref la gauche vivante.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut en effet ne pas perdre de vue que le fond du projet et du programme, la vision d’avenir et les valeurs seront les clés du succès. S’ils ne se résument pas à quelques slogans et s’ils sont préparés collectivement, ils assureront un vrai rassemblement, mobilisateur pour la campagne électorale et ils engageront tout candidat.</p>
<p style="text-align: justify;">La désignation ne peut donc venir qu’à la fin d’un processus complet. Le candidat portera une dynamique, un message et des engagements, auxquels il ajoutera sa force personnelle. La question de la primaire ne se pose qu’en achèvement d’une stratégie, qui ne saurait se limiter à trouver le « bon » candidat censé sauver la gauche, encore moins à désigner le seul candidat socialiste. Elle ne peut non plus consister à copier des expériences étrangères, au demeurant peu probantes : la méthode italienne n’a pas été suffisante pour empêcher la défaite ; quant à la culture politique américaine, elle est très différente de celle de la France.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire des élections présidentielles françaises nous enseigne que c’est toujours le camp le plus uni qui l’emporte. En 2012, il faudra présenter un projet collectif en phase avec les attentes du peuple de gauche, mais qu’aucune des forces en présence ne peut prétendre porter seule. Sans l’unité, il ne sera pas possible d’élaborer une nouvelle synthèse qui dépasse les vieux antagonismes, les rancœurs accumulées, les procès d’intention plus tournés vers le passé que vers l‘avenir. Sans l’unité, les Français demeureront dubitatifs sur la capacité de la gauche à gouverner et à transformer.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cet esprit que nous proposons une démarche, soutenue par 900 militants, élus et responsables issus des diverses sensibilités de la gauche [1]. Cette démarche comporte:</p>
<p style="text-align: justify;">1)     La constitution d’un « Comité pour le rassemblement de la gauche », avec le même souci d’associer, au-delà des partis, toutes les forces qui s’engagent à gauche. Ce comité pourrait organiser immédiatement la « convergence » des gauches et des écologistes. Il préparerait des « Etats généraux de la gauche », dégageant des thèmes fondateurs en vue de la préparation d’une charte. La proposition de Martine Aubry de « maison commune » peut être un élément  de cette démarche, à condition qu’elle y associe très vite des personnalités syndicales, des clubs, des associations et des mouvements citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">2)     Cette « Charte pour l’élection présidentielle », à achever avant mi 2010, servirait de base à un accord pour les législatives, et pour le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">3)     L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, prendrait alors tout son sens. Bien entendu, il s’agit ici des adhérents appartenant aux structures (politiques syndicales, associatives) ayant concouru à la rédaction de la Charte. Nous refusons l’idée de faire appel au concept vague de sympathisant, dont l’engagement se limiterait à procéder à une sorte de zapping occasionnel entre des leaders. Cela contribuerait un peu plus à la dépolitisation ambiante, en rejetant ce qui fait la force de la gauche française : le débat d’idées, l’engagement politique, la fibre militante.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on veut sortir de la confusion et du désordre créés par la façon dont cette question des primaires est actuellement abordée, il faut être précis et dire :</p>
<p style="text-align: justify;">- que ces primaires doivent avoir pour objectif de désigner un candidat de toute la gauche et pas du seul PS ;</p>
<p style="text-align: justify;">- qu’elles doivent être préparées par un rassemblement de l’ensemble des forces vives de la gauche ;</p>
<p style="text-align: justify;">- que les votants de ces primaires doivent être engagés dès le début du processus et être membres des partis, associations, clubs, syndicats, constitutifs de ce nouveau Front populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette démarche nous paraît aujourd’hui la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de la gauche en 2012.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>[1]  voir le site <a title="http://www.gauche2012.org" href="http://www.facebook.com/note_redirect.php?note_id=146566709251&amp;h=a19f0b328b7f07b8a24e7913d9cf6200&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.gauche2012.org" target="_blank">www.gauche2012.org</a></em></strong></p>
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		<title>Le PS perdu entre la &#171;&#160;Valls&#160;&#187; des amabilités et des étiquettes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &#171;&#160;à nouveau&#160;&#187; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls. Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti. Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix. Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="valls" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/valls-228x300.jpg" alt="valls" width="228" height="300" />Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &laquo;&nbsp;à nouveau&nbsp;&raquo; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Manuel,<br />
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.<br />
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.<br />
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.<br />
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.<br />
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.<br />
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.<br />
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.<br />
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.<br />
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi &#8211; qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.<br />
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.<br />
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».<br />
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.<br />
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.<br />
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.<br />
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.<br />
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.<br />
Avec toute mon amitié.<br />
Martine AUBRY</em></p>
</blockquote>
<div>
<p><em>La réponse de manuel Valls ne s&#8217;est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Chère Martine,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>J&#8217;ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m&#8217;adresses tes amitiés et m&#8217;enjoins&#8230; de me taire ou de quitter le Parti socialiste.<br />
J&#8217;ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n&#8217;a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l&#8217;indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer le silence dans les rangs.<br />
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L&#8217;objectif affiché par ton courrier n&#8217;est-il pas de clore l&#8217;ensemble de nos débats à l&#8217;abri des huis clos ? L&#8217;urgence était-elle donc telle qu&#8217;il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d&#8217;une récente initiative épistolaire à l&#8217;attention des autres partis de gauche ?<br />
Mais je veux te répondre sur l&#8217;essentiel.<br />
Tu me soupçonnes « d&#8217;espérer la fin du Parti socialiste ». J&#8217;y suis rentré à l&#8217;âge de 18 ans et j&#8217;y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j&#8217;y ai exercé de multiples responsabilités et j&#8217;en suis l&#8217;élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s&#8217;érigent aujourd&#8217;hui en grands sages, j&#8217;ai toujours respecté, quoiqu&#8217;il ait pu m&#8217;en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l&#8217;un des animateurs.<br />
Ton procès d&#8217;intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l&#8217;insulte. S&#8217;il y a une chose dont j&#8217;espère la fin, ce n&#8217;est pas celle d&#8217;une formation qui garde encore l&#8217;honneur d&#8217;être le pivot de la gauche ; c&#8217;est celle d&#8217;une machine à perdre qui détruit l&#8217;espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.<br />
Tu affirmes que notre « parti s&#8217;est remis au travail, s&#8217;est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l&#8217;heure, que ce travail et ces propositions n&#8217;ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n&#8217;évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?<br />
Il est vain de m&#8217;accuser qu&#8217;« il n&#8217;y a pas un jour, où [je] n&#8217;explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n&#8217;est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d&#8217;autres – de l&#8217;assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l&#8217;aveuglement. C&#8217;est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !<br />
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m&#8217;exprime à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d&#8217;écho hors les murs, c&#8217;est qu&#8217;elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l&#8217;on voudrait bien étouffer.<br />
Ma chère Martine, tu l&#8217;auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l&#8217;ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d&#8217;autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville&#8230; C&#8217;est cet effort que j&#8217;ai souhaité amplifier – et je tiens à t&#8217;adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c&#8217;est cet effort que j&#8217;entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l&#8217;attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.<br />
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu&#8217;il faut transformer profondément notre formation, l&#8217;ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.<br />
L&#8217;idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d&#8217;un projet clé en main pour transformer la société est aujourd&#8217;hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l&#8217;instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s&#8217;inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.<br />
Pour la gauche, l&#8217;urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l&#8217;appréciation différente de l&#8217;origine des inégalités entre les hommes – je m&#8217;efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l&#8217;effort, de jeter les bases d&#8217;un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.<br />
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l&#8217;individuel et le collectif. J&#8217;espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d&#8217;encouragement et d&#8217;espoir.<br />
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t&#8217;informe que j&#8217;entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Avec toute mon amitié,<br />
Manuel VALLS<br />
Député de l&#8217;Essonne, Maire d&#8217;Évry</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l&#8217;ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d&#8217;une attitude ferme à l&#8217;égard des &laquo;&nbsp;droitistes&nbsp;&raquo; du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l&#8217;ordre auraient dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la forme on peut s&#8217;interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n&#8217;a rien dit depuis ces derniers jours, qu&#8217;il ne défende déjà depuis assez longtemps&#8230; On a même eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d&#8217;autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en &laquo;&nbsp;Parti Démocrate&nbsp;&raquo;&#8230; François Hollande était alors premier secrétaire et il n&#8217;y eut aucun rappel à l&#8217;ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l&#8217;ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu&#8217;il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. &laquo;&nbsp;le peuple a faim et il n&#8217;y a plus de pain, qu&#8217;il mange de la brioche&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi le PS n&#8217;a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l&#8217;opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d&#8217;opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l&#8217;on marche sur la tête !</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu&#8217;elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai, de mon côté, partisan, &laquo;&nbsp;d&#8217;états généraux de la gauche&nbsp;&raquo; inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d&#8217;élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l&#8217;énergie de la victoire intellectuelle et politique. C&#8217;est bien cela qui est très inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l&#8217;écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d&#8217;une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d&#8217;accord pour une future gouvernance commune et avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n&#8217;aboutiront à pas grand chose, si ce n&#8217;est d&#8217;énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants&#8230; Au bout du chemin, les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de &laquo;&nbsp;notables&nbsp;&raquo; socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d&#8217;un&#8230;).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les proches de Valls dénoncent eux l&#8217;autoritarisme de la maire de Lille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Harlem Désir</strong> a déclaré que &laquo;&nbsp;Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d&#8217;un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l&#8217;impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, <strong>Jean-Noël Guérini</strong>, a critiqué la mise en demeure :&nbsp;&raquo;Je souhaite que la raison l&#8217;emporte et qu&#8217;ils se rencontrent très rapidement et qu&#8217;on trouve les solutions adaptées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sénateur-maire PS de Lyon, <strong>Gérard Collomb</strong>, a estimé que &laquo;&nbsp;pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l&#8217;opinion publique, il ne convient pas d&#8217;étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux&nbsp;&raquo;, a déclaré <strong>Marylise Lebranchu</strong>, dans les couloirs de l&#8217;Assemblée nationale. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un acte d&#8217;autorité attendu, salutaire&nbsp;&raquo;a-t-elle ajouté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu&#8217;il a droit de le dire et qu&#8217;il faut qu&#8217;il le dise&nbsp;&raquo;, a déclaré pour sa part <strong>Gaëtan Gorce</strong>, ex-soutien de Ségolène Royal. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d&#8217;il y a une vingtaine d&#8217;années&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s&#8217;étriper ou que rien n&#8217;avance pour tant de nos leaders qu&#8217;il ne nous est plus possible que d&#8217;envisager<em>, </em>non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant que le PS travaille au fond ou s&#8217;étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n&#8217;entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant &laquo;&nbsp;la gauche décomplexée&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l&#8217;indignation de ses lieutenants <em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :<br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>&laquo;&nbsp;Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée &laquo;&nbsp;accord technique&nbsp;&raquo;. Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&amp;D &#8211; le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi &#8211; la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche &#8211; et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.</em></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&amp;D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&amp;D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe <em>S&amp;D</em> (PSE) et rejoindre le GUE ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d&#8217;une gauche décomplexée alors qu&#8217;il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s&#8217;écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l&#8217;entends trop souvent (&laquo;&nbsp;vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien&nbsp;&raquo;), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, continuons d&#8217;écouter le tempo de la Valse&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le parti socialiste est-il rénovable ?</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jul 2009 22:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires Socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
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		<description><![CDATA[Poser la question c&#8217;est déjà en grande partie y répondre. Ce n&#8217;est pas moi qui le fait évidemment, c&#8217;est un ténor socialiste en la personne d&#8217;Arnaud Montebourg. Evidemment quand un militant socialiste pose ce genre de questions, il est un gêneur le plus souvent, un hurluberlu ou un critiquant qu&#8217;il faut vite éteindre ou briser. Mais là, il s&#8217;agit d&#8217;Arnaud Montebourg. L&#8217;objet de cette question qu&#8217;il pose est l&#8217;accueil plutôt frais qui a été réservé à sa concoction &#171;&#160;primaire&#160;&#187;. Arnaud Montebourg écris ceci dans sa lettre de la rénovation n°9 : &#171;&#160;Aussi nous ne pouvons en rester à ce constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux. Il nous faut mener la bataille militante de la refondation. Elle passera si nécessaire par la mise en œuvre de l’article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu’« à la demande de 35 fédérations ou d’au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents ». Il faudra donc sans doute en passer par là et il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/montebourg.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-710" title="montebourg" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/montebourg.jpg" alt="montebourg" width="239" height="228" /></a>Poser la question c&#8217;est déjà en grande partie y répondre. Ce n&#8217;est pas moi qui le fait évidemment, c&#8217;est un ténor socialiste en la personne d&#8217;Arnaud Montebourg. Evidemment quand un militant socialiste pose ce genre de questions, il est un gêneur le plus souvent, un hurluberlu ou un critiquant qu&#8217;il faut vite éteindre ou briser. Mais là, il s&#8217;agit d&#8217;Arnaud Montebourg.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;objet de cette question qu&#8217;il pose est l&#8217;accueil plutôt frais qui a été réservé à sa concoction &laquo;&nbsp;primaire&nbsp;&raquo;. Arnaud Montebourg écris ceci dans sa lettre de la rénovation n°9 : <em>&laquo;&nbsp;Aussi nous ne pouvons en rester à ce constat de l’immobilisme systémique d’un parti devenu très vieux. Il nous faut mener la bataille militante de la refondation. Elle passera si nécessaire par la mise en œuvre de l’article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu’« à la demande de 35 fédérations ou d’au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents ». Il faudra donc sans<br />
doute en passer par là et il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations et autour.&nbsp;&raquo; </em>
</p>
<p style="text-align: justify;">Je trouve cette façon d&#8217;agir irrespectueuse et grossière à l&#8217;égard même des militants qu&#8217;elle semble illusoirement et perversement considérer, cela au profit d&#8217;une vison personnelle de la &laquo;&nbsp;rénovation&nbsp;&raquo; et d&#8217;une stratégie personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Car enfin bon, on peut débattre de l&#8217;utilité ou de l&#8217;inutilité de primaires pour préparer les prochaines élections présidentielles, on peut débattre aussi de la forme de ces &laquo;&nbsp;très éventuelles&nbsp;&raquo; primaires mais nous devrions nous concentrer davantage sur les questions de fond que sur la seule question de notre conversion (non débattue et non validée) au présidentialisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui intéresse les militants socialistes et les électeurs de gauche en général, c&#8217;est bien plus le sens du socialisme moderne, ce qu&#8217;il pense &laquo;&nbsp;au fond&nbsp;&raquo; de la société ultrafinanciarisée dans laquelle il évolue aujourd&#8217;hui, comment il se propose de la révolutionner ou de la transformer, comment le socialisme est capable d&#8217;intégrer l&#8217;écologie pour aller vers la socialécologie, quel modèle alternatif de construction sociale il peut proposer, comment offrir à tous les hommes et les femmes socialistes qui le souhaitent la possibilité d&#8217;une participation aux débats qui ne soit pas illusoire, comment faire émerger les talents, comment faire évoluer notre gouvernance interne, comment rebâtir une grande élaboration collective de nos projets, bâtir un projet, faire taire les candidats à la présidentielle qui se lèvent ou se rêvent chaque matin, parler aux français vraiment&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors les &laquo;&nbsp;révolutions&nbsp;&raquo; de palais, pourquoi pas mon cher Arnaud, mais au moins à bon escient&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Le miracle &#171;&#160;Primaire&#160;&#187; ?</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 20:56:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ca y est, le PS aurait trouvé la poudre de perlimpinpin, la recette miracle, l&#8217;élixir de jouvence, la pierre philosophale. Appelez cela comme vous voudrez mais il paraîtrait cette fois c&#8217;est bon, on va gagner les prochaines présidentielles à l&#8217;aide de &#171;&#160;primaires&#160;&#187;. Cela va nous donner l&#8217;élan dont nous avons besoin pour ne pas rater la marche principale de l&#8217;escalier car oui, une commission de socialistes éminents le sait, l&#8217;a écrit et le dit. Oui, oui, ne soyez pas soupçonneux, ça va se passer comme cela&#8230; C&#8217;est écrit sur 74 pages bien dactylographiées par des gens biens qui pensent que nous socialistes, nous sommes en train d&#8217;essuyer les dernières plaies du Congrès de Reims. Il paraît que nos &#171;&#160;think-thank&#160;&#187; sont nombreux, variés et formidables. Il paraît que nous sommes bourrés de talents, pas faux, bourrés d&#8217;intellectuels qui se sont remis au travail avec nous, peut-être. Il paraît que nous sommes résolus à retrouver l&#8217;unité, à voir. Nous retrouvons les luttes sociales, un peu.  Nous allons nous atteler à définir la vision de la société qui est la nôtre, y&#8217;a intérêt. Nous avons un imaginaire, des rêves et des valeurs extraordinaires que nous allons montrer aux Français, espérons. Il paraît que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/L300xH319_illus_principale_elections-29e26.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-682" title="L300xH319_illus_principale_elections-29e26" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/06/L300xH319_illus_principale_elections-29e26-282x300.jpg" alt="L300xH319_illus_principale_elections-29e26" width="282" height="300" /></a>Ca y est, le PS aurait trouvé la poudre de perlimpinpin, la recette miracle, l&#8217;élixir de jouvence, la pierre philosophale. Appelez cela comme vous voudrez mais il paraîtrait cette fois c&#8217;est bon, on va gagner les prochaines présidentielles à l&#8217;aide de &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela va nous donner l&#8217;élan dont nous avons besoin pour ne pas rater la marche principale de l&#8217;escalier car oui, une commission de socialistes éminents le sait, l&#8217;a écrit et le dit. Oui, oui, ne soyez pas soupçonneux, ça va se passer comme cela&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est écrit sur 74 pages bien dactylographiées par des gens biens qui pensent que nous socialistes, nous sommes en train d&#8217;essuyer les dernières plaies du Congrès de Reims. <span id="more-666"></span>Il paraît que nos &laquo;&nbsp;think-thank&nbsp;&raquo; sont nombreux, variés et formidables. Il paraît que nous sommes bourrés de talents, pas faux, bourrés d&#8217;intellectuels qui se sont remis au travail avec nous, peut-être. Il paraît que nous sommes résolus à retrouver l&#8217;unité, à voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous retrouvons les luttes sociales, un peu.  Nous allons nous atteler à définir la vision de la société qui est la nôtre, y&#8217;a intérêt. Nous avons un imaginaire, des rêves et des valeurs extraordinaires que nous allons montrer aux Français, espérons.</p>
<p style="text-align: justify;">Il paraît que notre projet ne pourra venir que d&#8217;une collaboration avec les Français, oui et non. Une belle façon de parler de la méthode participative d&#8217;élaboration collective inventée par Ségolène Royal, non ? Il paraît que la méthode va nous permettre de retrouver la confiance des français, espérons mais je crains que ce ne soit insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il paraît que les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; sont un projet politique, là je ne suis absolument pas d&#8217;accord. Les primaires sont selon moi un aveu de faiblesse, une crainte de la confrontation des idées, un oubli regrettable que seul le rapport de force peut permettre à cette échelle d&#8217;être respecté et de travailler ensemble ensuite.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite il y a une question de philosophie de la république qui se pose pour les socialistes. Faut-il considérer définitivement que la 5ème république est définitivement notre et que nous devons renoncer à la changer ou à passer à une 6ème république ? Arnaud Montebourg et d&#8217;autres semblent avoir fait leur choix mais je le regrette. Vouloir instituer des primaires, c&#8217;est ignorer ou renoncer à des arguments de fond et de forme essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires, c&#8217;est la crainte selon moi que le PS renonce au parlementarisme au profit du présidentialisme, cela voudrait dire renoncer au principe d&#8217;élaboration collective et de confrontation des idées au profit de l&#8217;exercice solitaire du pouvoir et de l&#8217;escamotage du débat politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires, cela signifie encadrer définitivement l&#8217;élection présidentielle par les partis politiques et finalement aller dans le sens sarkozyste de l&#8217;exercice du pouvoir, l&#8217;homme du clan. Cela rendrait impossible la rencontre des citoyens avec une personnalité en particulier qui pourrait être issu d&#8217;un parti mais incarnant le rassemblement national transpartisan.</p>
<p style="text-align: justify;">Les primaires c&#8217;est aussi dénaturer, amoindrir le rôle des militants socialistes, qui à longueur d&#8217;année s&#8217;investissent et travaillent laborieusement ; c&#8217;est valider la notion de &laquo;&nbsp;supporters&nbsp;&raquo; au détriment de l&#8217;engagement citoyen durable, c&#8217;est s&#8217;offrir en pâture aux OPNI (Objet Politiquement Non Identifié), c&#8217;est favoriser la capture du choix des électeurs socialistes et de gauche par des &laquo;&nbsp;barbouzes&nbsp;&raquo; issus des rangs de nos adversaires et qui pourraient nous &laquo;&nbsp;aider&nbsp;&raquo; à désigner le ou la meilleur(e) candidat(e) pour eux. Les primaires, c&#8217;est faire passer le &laquo;&nbsp;bling-bling&nbsp;&raquo; devant le projet politique, c&#8217;est le début de la &laquo;&nbsp;staraccadémisation&nbsp;&raquo; de la politique, c&#8217;est la victoire de la démocratie sondagière et de toutes ses dérives.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les primaires c&#8217;est embringuer l&#8217;organisation politique et républicaine française vers une construction &laquo;&nbsp;atlantiste&nbsp;&raquo; de la démocratie où les minorités politiques n&#8217;auraient plus d&#8217;expression forte et serait donc vouées à la disparition. Je ne suis pas certains que les français aient beaucoup à y gagner. Je crois même que cela pourrait nous emmener à connaître des réveils douloureux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je regrette qu&#8217;on se laisse embarquer sans discernement dans ce processus &laquo;&nbsp;primaire&nbsp;&raquo; même s&#8217;il a des aspects chatoyants à court terme. Je verrai d&#8217;un meilleur œil ce système s&#8217;il était mis en place contre l&#8217;engagement devant les français de tous les candidat(e)s à convoquer des élections législatives en vue d&#8217;une assemblée constituante et d&#8217;insérer une véritable part de scrutin proportionnel aux élections législatives&#8230;</p>
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