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	<title>Yannick Serrano &#187; processus de Bologne</title>
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	<description>&#34;L&#039;engagement est un devoir autant qu&#039;une nécessité&#34;</description>
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		<title>Le combat en faveur de la laïcité plus que jamais d&#8217;actualité</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 21:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La laïcité institutionnelle connaît des attaques sans précédent et sournoises, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles interviennent dans un contexte de réformes sarkozystes menées au pas de charge et qui ne permettent parfois pas aux oppositions parlementaires de couvrir ces sujets avec la primauté qu&#8217;ils méritent. Pour autant, on peut parfois regretter le silence des grands partis de gauche ou des grands leaders nationaux. A leur décharge, on peut estimer que les préoccupations des français sont ailleurs, même si les atteintes à la laïcité leurs vaudront demain des réveils difficiles. L’offensive des Eglises pour reconquérir l’État et tenir un rôle de premier plan dans la vie politique et sociale de la République se fait chaque jour de plus en plus vive. Force est de constater également que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, leur ouvre grand les portes, avec un empressement affiché. Après la “laïcité ouverte“ ou “plurielle“ sous des gouvernements précédents, la “laïcité positive“ ou &#171;&#160;intelligente&#160;&#187;constitue une nouvelle étape dans la remise en cause du principe essentiel de laïcité. L’offensive cléricale s’intensifie et s’accélère dans le désintérêt absolu de la gauche et des grandes associations humanistes. Jamais n’ont été appliquées avec autant de zèle et de clarté les consignes de l’ultra libérale Union [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-806" title="sarkozy-laicite" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/sarkozy-laicite-300x270.jpg" alt="sarkozy-laicite" width="300" height="270" />La laïcité institutionnelle connaît des attaques sans précédent et sournoises, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles interviennent dans un contexte de réformes sarkozystes menées au pas de charge et qui ne permettent parfois pas aux oppositions parlementaires de couvrir ces sujets avec la primauté qu&#8217;ils méritent. Pour autant, on peut parfois regretter le silence des grands partis de gauche ou des grands leaders nationaux. A leur décharge, on peut estimer que les préoccupations des français sont ailleurs, même si les atteintes à la laïcité leurs vaudront demain des réveils difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offensive des Eglises pour reconquérir l’État et tenir un rôle de premier plan dans la vie politique et sociale de la République se fait chaque jour de plus en plus vive. Force est de constater également que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, leur ouvre grand les portes, avec un empressement affiché. Après la “laïcité ouverte“ ou “plurielle“ sous des gouvernements précédents, la “laïcité positive“ ou &laquo;&nbsp;intelligente&nbsp;&raquo;constitue une nouvelle étape dans la remise en cause du principe essentiel de laïcité. L’offensive cléricale s’intensifie et s’accélère dans le désintérêt absolu de la gauche et des grandes associations humanistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais n’ont été appliquées avec autant de zèle et de clarté les consignes de l’ultra libérale Union européenne. Dans la continuité du Traité d’Amsterdam et du projet de Constitution européenne, le Traité de Lisbonne signé en décembre 2007 par les 27 chefs d’État et validé par de très nombreux parlementaires de gauche, en cours de ratification, stipule en son article 16-C : « reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Églises ». Cet article est en totale contradiction avec la loi de 1905 et en particulier son article 2.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien que cela pourrait et devrait mériter des débats à l&#8217;intérieur des sections socialistes. Cela pourrait et devrait même faire partie du grand chantier national auquel s&#8217;est attelé Martine Aubry. La laïcité devrait même être un volet essentiel de la formation militante de base. Mais là aussi, le terrain est malheureusement déserté sur un sujet pourtant hautement symbolique et qui permettrait de rebondir nationalement sur une foule de sujets politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est à noter au passage que la la Charte européenne des droits fondamentaux, intégrée aux traités européens, ne garantit que la liberté de religion , celle de changer de religion, mais en aucun cas celle de n’en avoir aucune, alors que près de 40% des européens n’a aucune appartenance ni pratique religieuse&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme est censée garantir “la liberté de conscience, de pensée et de religion”, la jurisprudence constante de la Cour européenne de justice considère que ces notions n’impliquent nullement la laïcité des institutions nationales ni la séparation des Eglises et des Etats. Pour la Cour européenne, ni les religions d’Etat, ni le délit moyenâgeux de blasphème ni les impôts d’Eglise ne sont contraires à son article 9.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est encore de constater qu’aujourd’hui, en France et dans l’Union européenne, le fer de lance de l’offensive cléricale est l’Eglise catholique et qu’elle est celle qui rencontre le plus d’écho auprès des gouvernants.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela peut notamment s’expliquer par le fait que, de toutes les religions, l’Eglise catholique est la principale à avoir élaboré, théorisé et diffusé une doctrine sociale, reprise à leur compte par les dirigeants politiques, y compris socialistes, surtout à la faveur de la crise du capitalisme, au cœur des institutions de l’UE et de ses traités, tous articulés autour du principe théologique de subsidiarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, M.Sarkozy a explicitement salué les bienfaits de la doctrine sociale de l’Eglise catholique, à l’occasion de son discours de bienvenue au pape Benoît XVI en septembre 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut rappeler que dès son origine, avec la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) en 1951, l’Union européenne a été voulue, mise en place, et structurée par des hommes politiques qui manifestaient ouvertement leurs liens avec le christianisme en général et le catholicisme romain en particulier : Robert Schuman, Jean Monnet sont les plus connus d’entre eux. De nombreux hauts fonctionnaires qui œuvrent aujourd’hui à Bruxelles ou à Strasbourg, affichent tout autant leurs croyances, dans l’exercice de leurs fonctions&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Des relations diplomatiques ont été ouvertes en 1970 entre le Vatican et l’Union européenne et que la COMECE (Commission des Épiscopats de l’Union Européenne) créée en 1980 occupe une place prépondérante parmi les représentations officielles dont disposent les Églises à Bruxelles.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, lors de sa visite en septembre 2008, Benoît XVI a appelé à trouver « une voie nouvelle pour une saine collaboration entre l’Eglise et l’Etat ».</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre mois plus tard cette « saine collaboration » accouchait, le 18 décembre 2008, de l’accord Kouchner-Mamberti. Cet accord diplomatique entre le quai d’Orsay et le Vatican, établit que l’État français reconnaît désormais les diplômes de l’enseignement supérieur catholique. Il a débouché sur le décret 2009-427 du 16 avril 2009. Une seule organisation française a déposé un recours contre dès le 4 mai 2009, visant à obtenir son annulation. Il ne faudrait pas poser ce genres de questions à d&#8217;autres organisations, quelles qu&#8217;elles soient, car elles en seraient très embarrassées ! Suivez mon regard&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq organisations seulement (associative) ont condamné cette remise en cause du monopole public de la collation des grades, découlant des directives de l’Union Européenne, via le processus de Bologne : <span style="font-family: Arial;">la Libre Pensée, le groupe socialiste du  Sénat (pour se dédouaner de son vote de la loi Carle ?), le CNAL ( il existe  toujours&#8230;.) et conjointement la Ligue des Droits de l&#8217;Homme et la Ligue de  l&#8217;Enseignement. <em>(Merci à Gut Georges pour sa très haute vigilance et sa grande cordialité)</em><br />
</span>
</p>
<p style="text-align: justify;">A venir dans les très prochains débats du parlement, le très dangereux projet de loi « Carle » qui renforce la fuite des fonds publics vers l’enseignement privé à 95% catholique (dans le droit fil de l’article 89 de la loi d’août 2004) et impose des dépenses exorbitantes aux communes pour financer la scolarité des élèves des établissements privés sous contrat du 1er degré situés hors de leurs limites territoriales. J&#8217;attends encore sur ce sujet de lire ou d&#8217;écouter les &laquo;&nbsp;hautes voix de stentors&nbsp;&raquo; des ténors de l&#8217;opposition afin de mesurer ce qu&#8217;il reste de la motivation de la gauche à tenir bon sur certaines considérations essentielles. Là aussi, il s&#8217;agit d&#8217;une bombe à double impact. Le premier, si la loi Carle est adoptée, sera une masse de demandes de financements faites en faveur des écoles privées, il y a fort à parier que ni les leaders nationaux ni les médias ne sauront ou ne voudront expliquer et simplifier la hauteur de l&#8217;enjeu pour les français.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde déflagration de la loi Carle sera pour les mairies notamment rurales qui seront bien en peine  d&#8217;assurer les financements concernés et pour les écoles du secteur publiques qui seront inévitablement touchées par des amputations de crédits des collectivités. Mais là encore, va-t-on savoir expliquer et combattre ?  Attendra-t-on que la droite réactionnaire ne vienne accuser les élus locaux de ne pas assurer leur missions ? Attendra-t-on que l&#8217;école publique soit mise en accusation pour ses futurs manquements qui serviront à la privatisation complète ultérieure de l&#8217;éducation ?</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une véritable entreprise de destruction de l’École de la République qui est actuellement en cours. Alors que l’on assiste à un véritable racket financier au profit de l’école privée, des milliers de postes d’enseignants sont supprimés, les fermetures de classes et d’établissements se multiplient dans l’école publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les laïques de tous bords devraient se révolter sur l’expérimentation en cours des &laquo;&nbsp;jardins d’éveil&nbsp;&raquo; qui est de la même veine. Alors que l’école maternelle est publique, laïque et gratuite, il s’agit de transférer à terme la responsabilité de l’accueil des enfants de 2 à 6 ans aux collectivités locales et de favoriser la mise en place de structures d’accueil concurrentielles privées et payantes. Les responsables de l’enseignement confessionnel (notamment catholique) ont immédiatement marqué leur intérêt pour les jardins d’éveil&#8230; CQFD !</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les laïques et en particulier les élus républicains doivent s&#8217;opposer à cette expérimentation.</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion républicaine devrait se borner à : « Fonds publics à l’Ecole publique-Fonds privés à l’Ecole privée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Encore,  un grand nombre de lycées privés sont désormais classés centres d’examen pour les diplômes d’Etat, phénomène qui s’est généralisé cette année&#8230; Cette décision s’appuie notamment sur le titre VI article 30 de la loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989, dite loi Jospin qui stipule : ’Les dispositions de la présente loi qui sont relatives à l’enseignement sont applicables aux établissements d’enseignement privés sous contrat dans le respect des dispositions de la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 (loi Debré) sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés (&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il rappeler que les établissements privés confessionnels (catholiques pour l’essentiel) ne sont pas des services publics d’Etat ? La liberté de conscience des professeurs doit être respectée ainsi que leur statut de fonctionnaire d’Etat. La liberté de conscience des élèves, également devraient être respectée.</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il accepter que les élèves passent les épreuves des diplômes nationaux de l’Etat républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé de l’évêché, du diocèse, soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires ?</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche dans son ensemble, les grandes associations nationales se doivent de soutenir tous les enseignants qui veulent assurer leur mission de fonctionnaire d’Etat dans les seuls établissements publics laïques et les élèves qui n’acceptent pas cette attaque contre leur liberté de conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces entorses graves aux principes républicains et au monopole de la collation des grades doivent cesser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que la laïcité soit restaurée dans toute la République, le respect absolu de la loi de 1905 doit être rétabli. Il suppose  :<br />
- l’abrogation de toutes les lois anti-laïques (Debré, Guermeur, Le Pors-Deferre, Rocard, Chevènement, Jospin, Lang-Cloupet, Censi)<br />
- l’abrogation de la loi Pétain du 25 décembre 1942 qui prévoit que « ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées aux édifices affectés au culte public, qu’ils soient ou non classés monuments historiques. » (oui, elle existe encore!&#8230;)<br />
- l’abrogation du décret 2009-427 sur la reconnaissance des diplômes catholiques.<br />
- l’abrogation de l’article 89 de la loi du13 août 2004.<br />
- le retrait du projet de loi Carle très bientôt à l&#8217;étude au parlement.<br />
- l’abrogation du statut concordataire d’Alsace Moselle<br />
- l’abrogation des concordats d’Outre-mer et des décrets Mandel..<br />
- l’abrogation de la loi LRU-Pécresse (Loi no 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités) qui organise la privatisation de l’enseignement supérieur.<br />
- le retrait des décrets Darcos sur la formation des enseignants, plus spécifiquement toutes les dispositions visant à détruire le statut de la Fonction publique.<br />
- le retrait du projet de décret transformant les écoles primaires en Établissements Publics d’Enseignement primaire (EPEP) placés sous la tutelle pédagogique, administrative et financière des collectivités locales, ce qui équivaut à dénationaliser et délaïciser l’enseignement du premier degré.
</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les intrusions dans l’École publique de groupes de pression, qu’ils soient financiers, économiques, religieux, caritatifs, pour quelque motif que ce soit, y compris sous couvert de projets pédagogiques, devrait être interdite également à proscrire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’éducation religieuse à l’école publique au travers de l&#8217;astucieux « enseignement du fait religieux », désormais introduit dans les programmes scolaires devrait être combattue et fait partie de ces subtilités stratégiques d&#8217;atteinte à l&#8217;enseignement public et laïque que la gauche se doit de dénoncer.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ne doit-on demander des comptes sur la présence de la hiérarchie catholique dans la commission nationale des programmes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Par delà l’école, les atteintes à la laïcité se multiplient dans tous les domaines de la vie publique et c&#8217;est la République entière qui se meurt !</p>
<p style="text-align: justify;">La suppression des services hospitaliers, des hôpitaux dits de proximité, a pour conséquence la privatisation de la santé, et de ce fait un recul du service de santé public et laïque&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Les associations caritatives prennent la place des services publics conformément aux directives de l’Union européenne, ouvrant ainsi la voie au communautarisme et au prosélytisme, remettant en cause l’égalité en droit de tous sur tout le territoire, un des fondements de la République&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons-nous et que chacun pose les questions, là où il est, sur les 10 milliards d’euros annuels de fonds publics qui sont détournés de leurs missions républicaines pour financer l’Eglise catholique et ses œuvres, soit l’équivalent de 20% de l’impôt sur le revenu&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Et que doit-on penser de la création de carrés confessionnels dans les cimetières, qui avec ses nouvelles dispositions sur les cendres reconstitue de fait les cimetières religieux ?&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche ne pourrait-elle pas s&#8217;enorgueillir si elle demandait aussi  l’abrogation de la loi du 19 décembre 2008 sur les obsèques, qui fait des lieux de culte des dépositaires légaux des urnes cinéraires ?</p>
<p>Enfin, la gauche devrait réaffirmer solennellement son exigence que tous les élus et représentants de la République respectent une totale neutralité à l’égard des cultes dans l’exercice de leur mandat, neutralité à laquelle ils sont tenus en vertu de l’article 2 de la loi de 1905 qui stipule que la République ne reconnaît aucun culte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’offensive cléricale appelle une contre-offensive, Laïque et Républicaine !</p>
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		<title>Les médias n&#8217;ont pas encore annoncé la mort de la laïcité française, assassinée le 16 avril 2009 par un certain Nicolas Sarkozy</title>
		<link>http://www.yannickserrano.fr/2009/04/30/les-medias-nont-pas-encore-annonce-la-mort-de-la-laicite-francaise-assassinee-le-16-avril-2009-par-un-certain-nicolas-sarkozy/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-medias-nont-pas-encore-annonce-la-mort-de-la-laicite-francaise-assassinee-le-16-avril-2009-par-un-certain-nicolas-sarkozy</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 21:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Laïcité et Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[décret 16 avril 2009]]></category>
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		<category><![CDATA[Saint-Siège]]></category>

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		<description><![CDATA[Episode 6 : Mettre fin aux socles républicains&#8230; Pour les lecteurs assidus, voici malheureusement l&#8217;épisode 6 des atteintes dramatiques à notre république démocratique et laïque. J&#8217;aurais préféré ne pas avoir à écrire celui-ci&#8230; Les nouveaux lecteurs pourront s&#8217;ils le souhaitent se plonger dans les billets précédents ou les archives pour trouver ce qui finit par constituer bien plus que des &#171;&#160;abus de pouvoir&#160;&#187; comme les appelle encore pudiquement François Bayrou et comme le qualifient de façon  encore insuffisamment ferme nos dirigeants socialistes, &#171;&#160;la dérive autoritaire. Il nous faudra bien l&#8217;admettre et le dénoncer clairement à un moment donné : la France a changé de régime. Petit rappel historique : Immédiatement, après avoir épuré de sa composante cléricale, le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portaient un nouveau coup à la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875, adoptées l’une et l’autre par des assemblées monarchistes. Confiée depuis cinq ans à des jurys mixtes comprenant des membres du clergé, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapo" style="text-align: justify;"><em><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-452" title="coup d'Etat" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/04/coupdetatale-238x300.png" alt="coup d'Etat" width="238" height="300" />Episode 6 : Mettre fin aux socles républicains&#8230;</strong></em></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Pour les lecteurs assidus, voici malheureusement l&#8217;épisode 6 des atteintes dramatiques à notre république démocratique et laïque. J&#8217;aurais préféré ne pas avoir à écrire celui-ci&#8230; Les nouveaux lecteurs pourront s&#8217;ils le souhaitent se plonger dans les billets précédents ou les archives pour trouver ce qui finit par constituer bien plus que des &laquo;&nbsp;abus de pouvoir&nbsp;&raquo; comme les appelle encore pudiquement François Bayrou et comme le qualifient de façon  encore insuffisamment ferme nos dirigeants socialistes, &laquo;&nbsp;la dérive autoritaire. Il nous faudra bien l&#8217;admettre et le dénoncer clairement à un moment donné : la France a changé de régime.<span id="more-441"></span></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;">Petit rappel historique</span> : Immédiatement, après avoir épuré de sa composante cléricale, le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portaient un nouveau coup à la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875, adoptées l’une et l’autre par des assemblées monarchistes. Confiée depuis cinq ans à des jurys mixtes comprenant des membres du clergé, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui seul, conformément à la loi du 18 mars 1880. </em></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Jules Ferry clama alors avec force lors de la première séance du conseil supérieur laïcisé, que l’Université devenait <em>« un corps vivant, organisé et libre. »</em> Ce principe républicain essentiel fut tout le temps réaffirmé depuis. L’alinéa premier de l’article L. 613-1 du code de l’éducation, dans sa version issue de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 actuellement en vigueur, décrit clairement que <em>« L’Etat a le monopole de la collation des grades et titres universitaires. »</em></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;">Le contexte :</span><br />
</em></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>Après la mise à bas du pouvoir législatif, la rupture de l&#8217;indépendance du pouvoir judiciaire, la casse de l&#8217;équité fiscale,  l&#8217;instauration de la solidarité inversée (les pauvres en faveur des riches avec les  franchises médicales au profit  du bouclier fiscal),  un des derniers piliers de la République vient d’être abattu : la laïcité.</strong></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Cela au moment même où une série de « contre-réformes », toutes adoptées par décret, sans passer par la représentation nationale ou le suffrage populaire, contre l’avis de l’ensemble de la communauté universitaire, menacent de destruction l’université française publique et laïque et tout son système de formation non marchand.</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Comme quoi les choses que l&#8217;on croit les plus fortes et les plus durablement acquises peuvent être parfois défaites d&#8217;un petit trait de plume et avec le silence complice de certains médias&#8230;</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;">Les faits :</span></em></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>Par l’effet d’un décret simple, la loi Falloux est en partie rétablie</strong>. Après en avoir été privée pendant 129 ans, l&#8217;église romaine retrouve le pouvoir d’intervenir dans la collation des grades universitaires. Ce fait intolérable est pourtant passé inaperçu, pas une ligne dans un journal, et plus grave, pas une déclaration d&#8217;un dirigeant socialiste ou de gauche. Comme quoi tout fout le camp&#8230; Mais ne soyons pas négatifs à ce point, ce blog étant lu par d&#8217;éminentes personnalités du journalisme et de la politique, ne doutons pas qu&#8217;il s&#8217;agissait simplement de contraintes d&#8217;assemblage de journaux ou de contraintes d&#8217;agenda !</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Ainsi <strong>par un décret du 16 avril 2009, le président de la République vient, de publier l’accord de Paris du 18 décembre 2008 (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2008/12/22/scandale-diplomes-catholiques-reconnus-par-la-france/" target="_blank">lire mon article du 22 décembre 2008</a>) par lequel la France et le Saint-Siège ont entendu décliner au plan bilatéral le processus de Bologne </strong>initié par la convention du 11 avril 1997 sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région <em class="spip">« Europe »</em>, ratifiée le 18 septembre 2000. L’une et l’autre acceptent de reconnaître mutuellement<em class="spip"> « des périodes d’études, des grades et des diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des Parties »</em>. Cela semble anodin, et pourtant&#8230;</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">Pour la République française, il s’agit bien sûr des <em class="spip">« grades et diplômes délivrés sous l’autorité de l’Etat par les établissements d’enseignement supérieur »</em>. Pour le Saint-Siège sont concernés ceux attribués par <em class="spip">« les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint Siège » </em>!</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>Le protocole additionnel à l’accord de Paris précise donc qu’entrent en particulier dans le champ d’application de ce dernier les diplômes ecclésiastiques de doctorat (niveau doctorat), de licence (niveau « master ») et de baccalauréat (niveau licence) obtenus dans les facultés ecclésiastiques qui, selon la constitution apostolique Sapiensa christiana de 1979, ont notamment pour objet de former des chercheurs, des professeurs d’universités et de séminaires, des chanceliers, des membres de tribunaux ecclésiastiques et d’autres titulaires d’offices, des conseillers d’évêques et de supérieurs religieux.</strong></div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">La ratification, par décret de l’accord du 18 décembre 2008, constitue un coup de force juridique inacceptable, disons le un coup d&#8217;Etat éducatif ! Il ne s’agit pas de la simple reconnaissance mutuelle des diplômes délivrés par les systèmes légaux d’enseignement supérieur de deux États liés par une convention internationale.</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>Au mépris de la laïcité, l’accord de Paris conduit, en effet, la République française à légitimer des titres universitaires attribués par des établissements d’enseignement supérieur catholiques sur son territoire</strong>, ou sur le territoire d’autres États ne les reconnaissant pas nécessairement. Il ouvre ainsi une brèche dans le monopole de la collation par l’Etat, des grades universitaires, instituée par la loi du 18 mars 1880.</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;"><strong>Ce décret est disons le nettement anticonstitutionnel et il appartenait normalement au gouvernement de saisir le Parlement d’un projet de loi de ratification de l’accord de Paris en application de l’article 53 de la Constitution du 4 octobre 1958.</strong> Au lieu de cela, le président de la République a choisi de prendre en catimini un décret pour le faire entrer en vigueur.</div>
<div class="chapo" style="text-align: justify;">L’accord de Paris modifie bien implicitement mais nécessairement « des dispositions de nature législative ». La voie suivie évite donc la discussion du rétablissement partiel de la loi Falloux devant la représentation nationale. Nicolas Sarkozy a délibérément choisi de trahir la république car il ne la respecte pas dans ses fondements. J&#8217;espère que mes amis lecteurs, quels que soit leur rôle dans la société saisiront leurs collègues, leurs amis de ce problème qui à n&#8217;en pas douter soulèverait un tollé dans l&#8217;opinion publique française, pour peu qu&#8217;elle en soit informée&#8230; Le succès d&#8217;un recours devant le Conseil Constitutionnel ne fait pas l&#8217;ombre d&#8217;un doute, mais je ne suis qu&#8217;un petit citoyen de province ! Attendons la suite&#8230;</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Scandale : Diplômes catholiques reconnus par la France</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 21:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Laïcité et Citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur catholique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique. Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur… Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le 18 décembre 2008, la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/France">France</a> et le <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Saint-Si%C3%A8ge">Saint-Siège</a> (nom diplomatique et hypocrite du<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Vatican"> Vatican</a>) ont signé au <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Quai%20d%E2%80%99Orsay">Quai d’Orsay</a> un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique</strong>. Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’<a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/enseignement%20sup%C3%A9rieur%20catholique">enseignement supérieur catholique</a> vieille de plus d’un siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…</p>
<p style="text-align: justify;">Le <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/processus%20de%20Bologne">processus de Bologne</a> (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. <strong>En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/R%C3%A9publique%20la%C3%AFque">République laïque</a>.</strong> <em>(Rappelons-nous au passage la tentative de mise à bas de la laïcité à la française au profit d&#8217;une &laquo;&nbsp;consécration&nbsp;&raquo; de la laïcité à l&#8217;anglo-saxonne en 2005 lors du <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/r%C3%A9f%C3%A9rendum%20europ%C3%A9en">référendum européen</a> rejeté par une majorité de français. pour ceux qui ne connaîtraient pas la différence entre ces deux conceptions radicalement différentes, expliquons simplement que la laïcité anglo-saxone valide une vision communautariste de la laïcité et la possibilité d&#8217;afficher sans limite les signes religieux en quelque lieu que ce soit, entre autre différence significative&#8230;)</em>. Nous sommes bien dans une Europe vaticane » .</p>
<p style="text-align: justify;">Le vendredi 25 janvier 2008, une délégation de la <a hreflang="fr" href="http://librepenseefrance.ouvaton.org/">Fédération nationale de la Libre Pensée</a>, conduite par Marc Blondel (Président) avait été reçue par Monsieur Faugère, directeur de Cabinet du Premier ministre, assisté d’une collaboratrice. La délégation remettait alors une note à <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Matignon">Matignon</a>. Celle-ci indiquait : « Dans son discours au palais du Latran, Le Président de la République <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Nicolas%20Sarkozy">Nicolas Sarkozy</a> a évoqué le rôle de l’Église catholique dans l’enseignement supérieur : « Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie… »</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). <strong>Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et républicain de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) est contraire à la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/loi%20de%201905">loi de 1905</a> de séparation des Églises et de l’État, mais également des plus anciens fondements de l’Université Française</strong> : son institution (1808) posant en principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutons aussi que, manifestement, cet « acte diplomatique » s’inscrit dans la mise en œuvre grandissante de l’autonomie des universités. Faisant écho à ce discours de Rome du Président de la République, la <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Libre%20Pens%C3%A9e">Libre Pensée</a> s’est ainsi inquiétée d’une possible remise en cause de la loi du 18 mars 1880 décrétant le monopole de la collation des grades par l’État, pour permettre aux établissements religieux d’en faire de même.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cabinet  de <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Fran%C3%A7ois%20Fillon">François Fillon</a> a alors répondu à la Fédération nationale de la Libre Pensée qu’il fallait comprendre cette déclaration dans le sens d’une prise en compte des diplômes de théologie délivrés par d’autres universités européennes. Le Cabinet du Premier Ministre a cependant indiqué que la loi de 1880 ne sera pas modifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">La Fédération nationale de la Libre Pensée était reçue ensuite, quelques semaines après, au Ministère de l’Education nationale, par deux collaborateurs de monsieur <a href="http://www.yannickserrano.fr/index.php?tag/Xavier%20Darcos">Xavier Darcos</a>. A la même question posée, ils apportaient la même réponse qu’à Matignon, néanmoins la note précitée fut déposée.</p>
<p style="text-align: justify;">La Fédération nationale de la Libre Pensée comprend enfin pourquoi monsieur Darcos, contrairement à tous ses engagements répétés, refuse toujours tout entretien. <strong>Après les diplômes catholiques, la reconnaissance du créationnisme ?</strong>Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l’abri des errements que l’on connaît aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible. <strong>Est-ce cela que le Président de la République veut détruire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut légitimement le penser en lisant le discours présidentiel du Latran en direction de l’Eglise catholique : « Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais la messe n’est pas encore dite. Même la Croix le reconnaît : « Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faudrait alors compter avec les réactions laïques</strong> : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les citoyens soucieux de la laïcité française, les membres du corps enseignant, tous les parlementaires (députés et sénateurs) se devraient d’interpeller le gouvernement sur cette question et de refuser de ratifier cet acte antilaïque grave qui porte en lui, plus que les errances du pouvoir actuel, la volonté délibérée de ramener notre pays dans un état (Etat) de régression sociétale sans précédent.</p>
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