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	<title>Yannick Serrano &#187; réforme</title>
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		<title>RETRAITES : POURQUOI LES JEUNES ONT RAISON DE MANIFESTER</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 19:11:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les jeunes générations ont rejoint le cortège des manifestations. Elles ont raison. Parce qu’elles font partie des victimes de la réforme des retraites. Mais surtout parce qu’elles constituent la variable d’ajustement systématique de politiques publiques qui protègent les insérés de la société et font peser, depuis trente ans, le coût de la crise sur les entrants. La société maltraite ses enfants: un effort éducatif en baisse, pas d&#8217;emploi, pas de logement, moins d&#8217;aide sociale, plus d&#8217;impôts et pour seul cadeau, la dette. Depuis la rentrée de septembre, les jeunes générations ont rejoint le cortège des manifestations. Mardi 26 octobre marque une étape nouvelle dans la sociologie du conflit : les jeunes seront seuls en scène, à l’appel de l’Unef et de Sud-Etudiants. La majorité feint de s’étonner de leur présence dans la rue. Ils ont pourtant toutes les raisons du monde de manifester. 1 &#8211; LES JEUNES, VICTIMES DE LA REFORME DES RETRAITES On en discute beaucoup : le recul de l’âge de départ à la retraite des séniors va-t-il aggraver le chômage des jeunes ? Le marché du travail en France est dégradé. Il s’est adapté à la crise en excluant du travail ses deux extrémités générationnelles, les jeunes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les jeunes générations ont rejoint le cortège des manifestations. Elles ont raison. Parce qu’elles font partie des victimes de la réforme des retraites. Mais surtout parce qu’elles constituent la variable d’ajustement systématique de politiques publiques qui protègent les insérés de la société et font peser, depuis trente ans, le coût de la crise sur les entrants. La société maltraite ses enfants: un effort éducatif en baisse, pas d&#8217;emploi, pas de logement, moins d&#8217;aide sociale, plus d&#8217;impôts et pour seul cadeau, la dette.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la rentrée de septembre, les jeunes générations ont rejoint le cortège des manifestations. Mardi 26 octobre marque une étape nouvelle dans la sociologie du conflit : les jeunes seront seuls en scène, à l’appel de l’Unef et de Sud-Etudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">La majorité feint de s’étonner de leur présence dans la rue. Ils ont pourtant toutes les raisons du monde de manifester.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.referencement-blog.net/images/2007.04/referencement-arnaque.jpg" alt="http://www.referencement-blog.net/images/2007.04/referencement-arnaque.jpg" /><span style="text-decoration: underline;"><strong>1 &#8211; LES JEUNES, VICTIMES DE LA REFORME DES RETRAITES</strong></span></p>
<p>On en discute beaucoup : le recul de l’âge de départ à la retraite des séniors va-t-il aggraver le chômage des jeunes ?<br />
Le marché du travail en France est dégradé. Il s’est adapté à la crise en excluant du travail ses deux extrémités générationnelles, les jeunes et les séniors. Le taux d’emploi des jeunes (moins de 25 ans) est de 31%, celui des séniors (plus de 55 ans) de 38%, des taux parmi les plus bas d’Europe. En l’absence d’une politique volontariste d’amélioration du marché du travail, le recul de l’âge de départ à la retraite va accroître le chômage.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chômage des séniors, bien sur. Les deux-tiers des Français sont au chômage lorsqu’ils liquident leur retraite. C’est ce qui explique la grande différence dans le secteur privé entre l’âge de cessation d’activité, 58 ans, et l’âge de liquidation de la retraite, 61.6 ans. Statistiquement, pour ces Français, le maintien plus longtemps en activité signifie maintien au chômage : la réforme transforme de « jeunes retraités » en « vieux chômeurs ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mais également le chômage des jeunes. Certes, il n’y a pas de lien direct : on ne remplace pas poste pour poste un tourneur fraiseur qui part à la retraite par un jeune diplômé sorti de l’université. Mais les liens existent. Des liens mécaniques dans certains secteurs, comme dans l’administration : avec la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’embauche d’un jeune est conditionnée par le départ de deux séniors. Ou dans le milieu médical : le numerus clausus impose que toute entrée soit gagée sur une sortie. Des liens plus diffus sinon : les contraintes de masse salariale en entreprise font que les embauches sont globalement conditionnées aux départs.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce débat a été particulièrement mal posé. Si la question est « l’amélioration de l’emploi des séniors entraîne-t-elle la dégradation de l’emploi des jeunes ? », alors la réponse est non. Tous les économistes le disent : ils vont de pair. Dans un marché du travail dégradé, les deux souffrent. Dans un marché du travail sain, les deux s’intègrent bien. Mais la question est différente : la réforme des retraites va-t-elle aggraver le chômage des jeunes ? La réponse est oui. Avec la réforme, le chômage des jeunes, comme celui des séniors, va augmenter.</p>
<p style="text-align: justify;">On discute beaucoup de l’impact de la réforme sur le chômage des jeunes. Mais bizarrement, on discute beaucoup moins du vrai point central : qui va payer la réforme des retraites ?</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche et les syndicats l’ont martelé, et ils ont raison : ce sont les salariés modestes. La réforme est marquée du sceau de l’injustice sociale.</p>
<p>Mais – on ne l’a pas entendu – elle est aussi injuste pour les jeunes générations. Elles vont payer trois fois.  Elles vont cotiser plus, avec le recul de l’âge légal. Un recul qui ne prendra sa pleine mesure qu’à partir de 2018, donc pour les moins de 50 ans d’aujourd’hui. Elles vont percevoir des retraites plus faibles. Du fait de la montée en puissance des réformes Fillon et Balladur, qui s’étalent jusqu’en 2020. Mais aussi du fait de leurs difficultés croissantes à valider leurs trimestres de cotisations. La durée d’assurance validée à 30 ans n’a cessé de décroître par génération depuis la génération 1950. Pour cette dernière, la durée validée était de 40 trimestres en moyenne, alors que, pour la génération 1974, elle n’est plus que de 31 trimestres. Une partie est due à l’allongement des études, et c’est une bonne chose. Mais plus de la moitié (5 trimestres sur 9) est due aux difficultés d’insertion des jeunes en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Cerise sur le gâteau, les jeunes générations sont spoliées du bénéfice du Fonds de réserve des retraites qui leur était destiné. Le Fonds a été créé pour assurer un lissage intergénérationnel et soulager les générations d’actifs entre 2020 et 2040 : il s’agit des jeunes d’aujourd’hui, des générations « creuses » qui devront financer les retraites des « papy boomers ». Le Fonds devait être décaissé à partir de 2020, afin de limiter les hausses de cotisations sur ces générations. Le gouvernement a décidé de siphonner les 34 milliards d’euros pour assurer le bouclage financier à court terme : on prend ainsi aux actifs de demain pour donner aux retraités d’aujourd’hui…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2 &#8211; LES JEUNES, PREMIERES VICTIMES DES POLITIQUES PUBLIQUES </strong></span></p>
<p>Par son injustice contre les jeunes, la réforme des retraites est un ferment de tensions entre les générations. Il s’agirait d’un épiphénomène si cette injustice entre générations était un cas isolé. Elle est au contraire une nouvelle manifestation de notre préférence absolue pour le présent : la France a renoncé à investir dans l’avenir, elle sacrifie les générations futures au profit des générations actuelles. Toutes les politiques publiques en témoignent.</p>
<p style="text-align: justify;">Première politique en cause : l’éducation. L’effort éducatif de la Nation diminue : 6.5% du PIB en 2010, contre 7.5% il y a dix ans &#8211; une baisse de près de 15% ! Alors qu’on trouve 40 milliards d’euros pour financer les retraites, on en supprime 20 sur le budget éducatif. C’est un choix politique lourd : le choix du passé contre l’avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cœur de ce désastre : l’enseignement supérieur. Nous y investissons peu : 1.5% de notre richesse nationale, deux fois moins qu’aux Etats-Unis, trois fois moins que dans les pays les plus avancés. Nous n’avons toujours pas démocratisé notre enseignement supérieur : à peine 35% d’une classe d’âge sort diplômée de l’enseignement supérieur en France. Notre malthusianisme élitiste (« tout le monde ne peut pas faire polytechnique ») est contredit par les pays les plus avancés : plus de 50% d’une génération est diplômée de l’université aux Etats-Unis, 80% dans les pays nordiques, en Corée du Sud, au Japon. Notre système éducatif, centré sur le lycée, continue à former les emplois d’hier, les contremaîtres de l’usine de l’après-guerre. Il ne forme pas les emplois de demain, ceux  de l’économie de la connaissance : les ingénieurs, les cadres, les techniciens supérieurs. Mais aussi les emplois de service de demain : ce n’est pas la même chose de faire garder son enfant par une nounou sans qualification que de le faire éduquer par une puéricultrice avec trois ans de formation spécialisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième politique en cause, la politique de l’emploi : elle a pris les moins de trente ans comme variable d’ajustement. Face à la crise, on a protégé ceux qui avaient un emploi, les insiders : la probabilité de perdre un CDI est de 1% par an en moyenne depuis 1980, 2% lors de la Grande Crise de 20081.</p>
<p style="text-align: justify;">Résultat, on a sacrifié les flux d’entrants, les jeunes. C’est ce qui explique un taux de chômage des jeunes exceptionnellement élevé : 25%. Le chômage de masse est avant tout un chômage de jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.timrubber.com/wp-content/uploads/arnaque-stagiaire.jpg" alt="http://www.timrubber.com/wp-content/uploads/arnaque-stagiaire.jpg" />Ceux qui ont un emploi n’ont pas un emploi stable. La précarisation est la norme avant trente ans, à travers l’intérim, les CDD et les stages. 80% des entrées en emploi se font en CDD : les CDD sont utilisés par les entreprises à la fois comme « super-périodes d’essai » et surtout comme volant flexible de la masse salariale, pour pouvoir réduire la voilure en cas de difficultés. C’est pourquoi le chômage des jeunes a bondi avec la récession de 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Les stages (1 million par an) ont été détournés de leur objectif. Ils doivent normalement permettre la découverte de l’entreprise. Ils sont aujourd’hui utilisés pour remplacer des postes de travail à part entière. Les stages constituent le premier emploi « au rabais » des jeunes. C’est vrai à tous les niveaux : même dans les grandes écoles, la scolarité était avant de trois ans et la quatrième année constituait l’année du premier emploi payé ; aujourd’hui elle est de quatre ans dont une année de stage sous-payé. Le mouvement Génération Précaire a obtenu l’obligation d’une rémunération minimum des stages (un tiers du SMIC pour tout stage de deux mois ou plus), mais le déclassement demeure bien réel.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les jeunes sont de plus en plus mal payés. Leur salaire relatif a plongé depuis trente ans. En moyenne, en 1975, les salariés de 50 ans gagnaient 15% de plus que les salariés de 30 ans ; l’écart a aujourd’hui presque triplé, à plus de 40%.</p>
<p style="text-align: justify;">Troisième témoignage : la politique du logement a évincé les jeunes. L’immobilier a été capté par les générations âgées. 76% des retraités sont propriétaires de leur logement. Le déficit d’offre pèse donc mécaniquement sur les nouveaux entrants. Par rapport à 1984, les jeunes d’aujourd’hui doivent travailler deux fois plus longtemps pour acheter ou louer la même surface dans le même quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatrième élément : la politique sociale est spectaculairement discriminatoire. Il suffit de comparer les minimas sociaux. Minimum vieillesse : 708 euros par mois. Minimum d’activité 25-60 ans (« RSA-socle ») : 460 euros, soit 40% de moins. Minimum d’activité pour les moins de 25 ans : zéro. Difficile de faire mieux en termes d’injustice intergénérationnelle : plus on est jeune, moins on a de valeur pour la société. La France fait figure d’exception en Europe : les minimas sociaux y commencent le plus souvent à 18 voire 16 ans. Quant à l’assurance chômage, elle est réservée à ceux qui ont travaillé. Le jeune diplômé en recherche d’emploi n’en bénéficie donc pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinquième politique discriminatoire : la politique fiscale constitue une formidable essoreuse à pouvoir d’achat au détriment des jeunes. La politique fiscale est en effet plus discrète mais tout aussi inique. Le quotient conjugal est une niche fiscale évaluée à 24 Md€ par an5. Le quotient conjugal (à ne pas confondre avec le quotient familial, qui accorde des parts supplémentaires par enfant à charge) est une exception française qui repose sur la déclaration par foyer fiscal : les Français déclarent leur impôt en couple, et non à titre individuel, contrairement aux autres pays de l’OCDE. Ils bénéficient alors d’une double part à l’impôt sur le revenu : le revenu soumis au barème de l’impôt n’est pas le revenu global mais le revenu par part, divisé par deux du fait du quotient conjugal. Un avantage fiscal d’autant plus important que, contrairement au quotient familial, le quotient conjugal n’est pas plafonné. Il agit comme une énorme machine à redistribuer des célibataires vers les couples, c’est-à-dire, pour beaucoup, des jeunes actifs vers les adultes installés.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’inverse, la fiscalité favorise les retraités. CSG à taux réduit (6.6% contre 7.5% pour le taux normal appliqué aux actifs), abattement de 10% pour frais professionnels à l’impôt sur le revenu accordé aux retraités, majorations de pension non soumises à l’impôt sur le revenu… : au total, les avantages fiscaux liés à la retraite s’élèvent à 11 milliards d’euros – dont 5 au profit des retraités aisé<img class="alignright" src="http://www.actualite-dz.com/wp-content/uploads/2010/09/dessin-une_arnaque.jpg" alt="http://www.actualite-dz.com/wp-content/uploads/2010/09/dessin-une_arnaque.jpg" />s.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier élément : la dette publique est une véritable machine à exproprier les jeunes générations. La dette publique est très élevée : 84% de la richesse nationale &#8211; 1700 milliards d’euros fin 2010, soit 27.000 euros par habitant.</p>
<p style="text-align: justify;">A quoi sert-elle ? 97% du budget de l’Etat est du budget de fonctionnement. La Sécurité sociale est un budget de prestations. Autrement dit, la dette ne sert pas à préparer l’avenir mais à soutenir artificiellement le train de vie des générations actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui paie ? On a souvent dit que les générations futures paieraient. Ce n’est plus exact : le surendettement guette, on ne peut plus continuer cette cavalerie, il va falloir rembourser la dette. Ce sont donc les jeunes générations actuelles qui vont régler la facture. Nous vivons au-dessus de nos moyens, et ce sont nos enfants qui vont payer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ainsi</strong> <strong>donc, les jeunes générations ont bien raison de manifester. Contre la réforme des retraites mais, surtout, bien au-delà : elles expriment leur mal-être général. Elles ont le sentiment de se heurter à une société bloquée qui les rejette. Elles vivent un « petit mai 68 » : en 1968, le blocage était sociétal, leurs modes de vie ne trouvaient pas leur place dans l’ordre moral ancien ; aujourd’hui, le blocage est économique, les jeunes ne trouvent pas leur place sur le marché du travail et n’obtiennent pas leur part équitable de la valeur ajoutée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les jeunes ont raison. Depuis trente ans, face à la crise, ils sont la variable d’ajustement d’une société d’insiders qui protège ses acquis au détriment des nouveaux entrants. C’est vrai dans toutes les grandes politiques publiques : éducation, emploi, logement, politique sociale, politique fiscale, dette – les injustices se concentrent de manière générationnelle.</strong></p>
<p><strong>Résultat : le jeune est la nouvelle figure de la pauvreté dans notre société contemporaine. Nous vivons dans la représentation collective que les pauvres dans notre société, ce sont les retraités. C’était vrai il y a quarante ans. Avec la montée en puissance de notre système de retraite, cela n’est fort heureusement plus le cas. Mais une autre figure s’y est substituée : les pauvres, ce sont désormais les jeunes actifs. Le taux de pauvreté est de 18% pour les jeunes de moins de 30 ans, 20% chez les jeunes filles (contre 8% chez les plus de 60 ans). Un jeune actif sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notre société est consciente du sort qu’elle inflige à ses enfants. Elle s’en émeut. Les familles soutiennent leurs enfants en difficulté. Les transferts familiaux sont massifs : près de 80 milliards par an sont redistribués au sein des familles des grands-parents pour aider les enfants et petits-enfants. Certains feignent d’y voir le signe positif de la qualité des solidarités familiales ; ils marquent surtout la déshérence de l’investissement collectif. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut une révolution copernicienne des politiques publiques. Avec comme priorité une politique d’investissement social dans les générations futures : petite enfance, éducation, université, politique active de premier emploi, fiscalité et politique sociale pro-jeunes… Investir dans notre capital humain est un impératif humaniste plus encore qu’économique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le gouvernement et le peuple conservateur considèrent que les jeunes n’ont pas leur place dans la rue. Que les partis d’opposition sont irresponsables de les inciter à manifester. Mais c’est nous tous, les adultes, qui sommes irresponsables de ne pas les écouter. Car une société qui, tel Cronos, dévore ses enfants est une société qui se meurt. </strong></p>
<h6 style="text-align: justify;"><a href="http://www.tnova.fr/" target="_blank"><em>source</em></a></h6>
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		<title>Quelle retraite !</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 21:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l’issue d’une pseudo concertation. Voilà une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle de premiers commentaires : • En repoussant l’âge de départ à la retraite à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe, • La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés, • L’âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd’hui à partir en retraite en 2016, • Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes, • Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://molex.unblog.fr/files/2008/11/grevegenerale10novembre08.jpg" alt="" width="295" height="448" />Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l’issue d’une pseudo concertation.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle de premiers commentaires :</p>
<p style="text-align: justify;">• En repoussant l’âge de départ à la retraite à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, <strong>les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe</strong>,</p>
<p style="text-align: justify;">• La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés,</p>
<p style="text-align: justify;">• L’âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd’hui à partir en retraite en 2016,</p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans</strong>. <strong>Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes</strong>,</p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes</strong>. Ainsi, d’ici 2016,<strong> c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">• Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors 15 % des salariés sont en situation en d&#8217;emploi pénible,</p>
<p style="text-align: justify;">• Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. <strong>Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants disparaîtrait</strong>. Au nom de l’équité, <strong>c’est l’alignement des droits par le bas</strong>,</p>
<p style="text-align: justify;">• Pour les régimes spéciaux : le gouvernement confirme que les mesures s’appliqueront aux salariés des régimes spéciaux. <strong>Nicolas Sarkozy et son gouvernement cherchent surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en œuvre en 2017</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi <strong>l’ensemble des dispositions affectant les droits en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d’euros en 2018, 25,1 milliards d’euros en 2020</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, <strong>les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu’égratigner les dispositions en leur faveur</strong>. Leur seule vocation est de créer l’<strong>illusion</strong> que la réforme est juste. <strong>Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d’euros en 2020, soit 5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi est très largement marqué de l’empreinte du MEDEF qui réclamait le report de l’âge légal de la retraite. <strong>Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides financières pour l’emploi des plus de 55 ans</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La brutalité  des mesures gouvernementales vise à répondre à la pression des marchés financiers et des agences de notation</strong> qui exigent une réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays européens.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://blog.fanch-bd.com/images/politique/greve_generale_19mars.jpg" alt="" width="360" height="321" />Non content d’affaiblir encore davantage le système de retraite par répartition, en accentuant les conséquences des réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites, le gouvernement n’apporte aucune réponse nouvelle aux défis du chômage, des bas salaires et de la précarité. C’est pourtant dans la réponse à ces problèmes que réside l’essentiel des solutions garantissant la pérennité des retraites.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réforme des retraites doit être résolument combattue par toutes et tous, sans distinction : jeunes, anciens, actifs, retraités, salariés du public ou du privé, hommes, femmes, chômeurs car tous seront lourdement pénalisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque salarié  de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c’est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre l&#8217;avenir de lui-même et de ses enfants ou petits enfants&#8230; Plus tard, il sera trop tard et le gouvernement se sentirait en position de faire avaler au peuple de nouvelles régressions sociales, demain clairement l&#8217;assurance maladie !</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les salariés doivent mener campagne pour de grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin prochain et l’organisation de nombreux arrêts de travail dans le privé et le public.</p>
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		<title>Nouvelles du Vin</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 2010 17:43:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Viticulture]]></category>
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		<description><![CDATA[Le pôle Sud-ouest de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV Sud-ouest) s’est associé avec le Laboratorio de Analysis del Aroma y Enologia (LAAE), laboratoire de la Faculté des Sciences de Saragosse, dans un projet européen de R&#38;D transfrontalier. Baptisé Vinaromas, ce projet a pour but la valorisation aromatique des vins du massif pyrénéen, élaborés à partir des cépages Fer Servadou, Gros Manseng, Grenache et Carignan. Initié en 2009 pour une durée de 3 ans, ce projet est développé dans le cadre d’un programme de coopération territoriale entre l’Espagne, la France et l’Andorre. Les principaux objectifs de ce projet sont : d’identifier les molécules qui participent aux arômes des 4 cépages étudiés (Gros Manseng, Fer Servadou, Grenache et Carignan) de rechercher la typicité aromatique des vins élaborés d’évaluer l’impact de différentes techniques viticoles et œnologiques sur le potentiel aromatique. de mettre à la disposition des techniciens et des œnologues des outils pour améliorer la qualité aromatique des vins Sur les cépages rouges, l’impact de deux niveaux de maturité sur le potentiel aromatique sera étudié, tout comme l’influence de différentes techniques œnologiques: utilisation de morceaux de chêne de toast différents, macération préfermentaire à froid, macération carbonique, macération préfermentaire à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le pôle Sud-ouest de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV Sud-ouest) s’est associé avec le Laboratorio de Analysis del Aroma y Enologia (LAAE), laboratoire de la Faculté des Sciences de Saragosse, dans un projet européen de R&amp;D transfrontalier. Baptisé Vinaromas, ce projet a pour but la valorisation aromatique des vins du massif pyrénéen, élaborés à partir des cépages Fer Servadou, Gros Manseng, Grenache et Carignan. Initié en 2009 pour une durée de 3 ans, ce projet est développé dans le cadre d’un programme de coopération territoriale entre l’Espagne, la France et l’Andorre. Les principaux objectifs de ce projet sont :</p>
<ol>
<li> d’identifier les molécules qui participent aux arômes des 4 cépages étudiés (Gros Manseng, Fer Servadou, Grenache et Carignan)</li>
<li>de rechercher la typicité aromatique des vins élaborés</li>
<li>d’évaluer l’impact de différentes techniques viticoles et œnologiques sur le potentiel aromatique.</li>
<li>de mettre à la disposition des techniciens et des œnologues des outils pour améliorer la qualité aromatique des vins</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Sur les cépages rouges, l’impact de deux niveaux de maturité sur le potentiel aromatique sera étudié, tout comme l’influence de différentes techniques œnologiques: utilisation de morceaux de chêne de toast différents, macération préfermentaire à froid, macération carbonique, macération préfermentaire à chaud (MPC),MPC avec macération fermentaire, macération courte couplée à une fin de fermentation en phase liquide à basse température.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur Gros Manseng, l’étude portera sur deux parcelles présentant des niveaux de contrainte hydrique différents (nulle à modérée). Différentes techniques de vinification seront également testées : réalisation de FML totale ou partielle, utilisation de levure du genre Schizosaccharomyces.</p>
<p style="text-align: justify;">La maîtrise des poplyphénols dans les vins de Gros Manseng sera abordée à travers l’étude en macération pelliculaire de différents couples température/durée, et à travers l’utilisation en fermentation, de morceaux de chêne à fort pouvoir sucrant.<br />
Les raisins, français comme espagnols, ont été vinifiés sur le site de micro-vinification V’innopôle (Tarn). L’évaluation du potentiel aromatique des raisins est réalisée par le LAAE à Sarragosse. Les vins élaborés en 2009 seront présentés prochainement à la dégustation aux vignerons de Gaillac et du Gers au cours de session de restitution organisées en partenariat avec les syndicats.</p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em>OCM : l&#8217;AREV demande &laquo;&nbsp;une  réforme de la réforme&nbsp;&raquo; de l&#8217;organisation du marché du vin</em></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Le règlement (CE) No 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007  portant organisation commune des marchés dans le secteur agricole  (règlement «OCM unique») prévoit dans son article 184 l&#8217;établissement de  rapports sur la mise en application de la réforme OCM. En matière de  viticulture, le paragraphe 8 précise que <em>&laquo;&nbsp;La Commission présente un  rapport: (&#8230;) avant la fin de 2012, sur le secteur vitivinicole, en  tenant compte en particulier de l’expérience acquise dans le cadre de la  mise en oeuvre de la réforme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Réunie le 28 mai dernier en session plénière à Poreč, en Croatie,  l&#8217;Assemblée des Régions Européennes Viticoles (AREV) a recensé les  difficultés traversées par les vignerons, <em>&laquo;&nbsp;en dépit des importantes  mesures d’arrachage et de promotion engagées depuis 2008&#8243;</em>, et  exprimé sa crainte que la déreglementation engagée, loin de faciliter la  sortie de crise, <em>&laquo;&nbsp;n’accroisse au contraire les effets néfastes au  plan socio-économique, notamment pour les petites et moyennes  exploitations&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;AREV a donc adopté à l&#8217;unanimité une résolution dans laquelle elle <em>&laquo;&nbsp;exige  que l’évaluation des effets de la réforme imposée à la Commission (&#8230;)  ne constitue pas un simple rapport d’étape, mais bien l’occasion de  juger de la nécessité de réformer la réforme, à la lumière de son impact  économique, social et environnemental&nbsp;&raquo;.</em> Elle recommande notamment<em> </em>:<em><br />
</em>•	le maintien du cadre général des droits de plantation,<br />
•	le maintien et le renforcement du cadastre viticole,<br />
•	le maintien des règles d’étiquetage différenciant les AOP/IGP et  autres vins,<br />
•	le maintien du dispositif financier propre au secteur viticole dans le  premier pilier,<br />
• la liberté pour les Etats membres d’orienter les aides de l’Union  Européenne (promotion à l’extérieur ou à l’intérieur de l’Union  Européenne ou aux vignobles à caractère particulier, comme les vignobles  à forte pente…).</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, l&#8217;Assemblée a renouvelé sa demande de mise en place d’un  Observatoire de la viticulture européenne<em>, &laquo;&nbsp;qui donne les moyens de  connaitre précisément la situation dans les différentes régions et les  différents Etats&nbsp;&raquo;.</em></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em><img class="alignleft" src="http://www.vitisphere.com/upload/images/Image/denisverdier.jpg" alt="" width="219" height="259" />Denis Verdier, </em> président des Coopératives Viticoles de France</span><span style="text-decoration: underline;"><em> : « On ne peut nous supprimer à la fois la  régulation et le soutien aux démarches entrepreneuriales, ou alors,  l’OCM est un marché de dupes »</em></span></h4>
<p>La campagne 2009-2010 se termine le 31 juillet prochain, quel bilan  en tire-t-on du côté des caves coopératives ?</p>
<p style="text-align: justify;">La situation du marché est inquiétante. Si l’on sent depuis quelques  mois une activité plus soutenue dans les volumes, les prix actuels sont  restés à des niveaux faibles.</p>
<p style="text-align: justify;">De notre point de vue, la campagne  2009-2010 se terminera sur des stocks minorés qui devraient donc  permettre une reprise des cours pour la campagne prochaine. Cette  reprise des cours est indispensable pour l’équilibre financier des  exploitations.</p>
<p style="text-align: justify;">A plus long terme, la crise laisse des traces, en  témoignent l’abandon ou de l’arrachage d’un grand nombre d’hectares de  vigne.</p>
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		<title>Le sarkozysme, une idéologie de rupture</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 21:19:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
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		<description><![CDATA[Morceaux choisis&#8230; Dans l’univers médiatique contemporain, le temps s’est accéléré. L’information se consomme au quotidien, voire d’heure en heure, sur les fils internet. Une actualité chasse l’autre et, après avoir fait la « une » des journaux, disparaît dans l’oubli. La gestion médiatique impulsée par Nicolas Sarkozy, résolument modernisée, a encore renforcé l’accélération de l’information. L’Elysée orchestre un à deux évènements médiatiques par jour, confortant cette course à l’instantané. Résultat : l’analyse disparaît derrière le flux de l’information brute, de « l’actu ». La démocratie politique a du mal à s’exprimer : l’opposition n’a souvent guère plus de quelques heures pour réagir aux annonces gouvernementales ; au-delà, ses messages sont inaudibles, frappés de péremption. Les citoyens, noyés dans ce flot, n’ont pas les moyens d’évaluer l’action du gouvernement. Tel est justement l’une des missions de Terra Nova. Adossés à un réseau de près de 500 intellectuels et experts (universitaires, hauts fonctionnaires, associatifs, experts du privé), nous décryptons au quotidien les politiques publiques, pour en donner une lecture progressiste, « vue de gauche » . C’est également l’objet de ce livre : revenir sur les principaux sujets politiques qui marquent l’actualité, approfondir le décryptage, le rendre accessible à tous. Il a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1076" title="couv2" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2010/03/couv2-191x300.jpg" alt="" width="205" height="323" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Morceaux choisis&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans l’univers médiatique contemporain, le temps s’est accéléré.  L’information se consomme au quotidien, voire d’heure en heure, sur les  fils internet. Une actualité chasse l’autre et, après avoir fait la «  une » des journaux, disparaît dans l’oubli.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La gestion médiatique  impulsée par Nicolas Sarkozy, résolument modernisée, a encore renforcé  l’accélération de l’information. <strong>L’Elysée orchestre un à deux évènements  médiatiques par jour, confortant cette course à l’instantané.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résultat  : l’analyse disparaît derrière le flux de l’information brute, de «  l’actu ». La démocratie politique a du mal à s’exprimer : l’opposition  n’a souvent guère plus de quelques heures pour réagir aux annonces  gouvernementales ; au-delà, ses messages sont inaudibles, frappés de  péremption. Les citoyens, noyés dans ce flot, n’ont pas les moyens  d’évaluer l’action du gouvernement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tel est justement l’une des missions de Terra Nova. Adossés à un  réseau de près de 500 intellectuels et experts (universitaires, hauts  fonctionnaires, associatifs, experts du privé), nous décryptons au  quotidien les politiques publiques, pour en donner une lecture  progressiste, « vue de gauche » .</p>
<p style="text-align: justify;">C’est également l’objet de ce  livre : revenir sur les principaux sujets politiques qui marquent  l’actualité, approfondir le décryptage, le rendre accessible à tous. Il a  vocation à devenir un rendez-vous annuel. C<strong>haque chapitre s’attaque à  un des grands thèmes qui ont fait polémique ces douze derniers mois, au  cœur de l’action gouvernementale, et vise à en donner les clés de  compréhension.</strong> Derrière le barnum politico-médiatique, quelle est la  réalité des politiques qui sont menées ? Quel jugement porter ? Peut-on  formuler des politiques alternatives ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs ? Des  personnalités membres du réseau de Terra Nova, issues de tous horizons :  philosophes, sociologues, économistes, acteurs de la société civile,  magistrats, experts de l’administration et du privé.<br />
A leur lecture,  <strong>les lignes de force des politiques gouvernementales se dégagent  nettement.</strong> Elles dessinent la vraie nature du sarkozysme.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a  beaucoup dit que Nicolas Sarkozy était un pragmatique, un politique à la  grande plasticité idéologique, brouillant les cartes, capable de «  piocher » dans toutes les familles intellectuelles en fonction des  circonstances.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour accréditer cette thèse, il y a bien sûr le  débauchage de personnalités de gauche.</strong> Mais <strong>on peine à identifier dans  cette « ouverture » les emprunts aux idées de gauche. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eric Besson,  certes ancien socialiste, est commis depuis son ministère de l’identité  nationale à la chasse aux voix lepénistes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bernard Kouchner, l’homme du «  droit d’ingérence humanitaire », doit subir une réorientation de la  diplomatie française vers une realpolitik agressive, dictée par  l’Elysée, aux antipodes de sa vision fondée sur les droits de l’homme. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes pendant  la présidence française de l’Union, est un fédéraliste européen  convaincu, à l’opposé de la vision intergouvernementale du Président de  la République.</p>
<p style="text-align: justify;">Fadela Amara, Martin Hirsch tentent de défendre leurs  causes, les banlieues et la lutte contre la pauvreté. Mais ils donnent  l’impression de se battre essentiellement contre leur propre  gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cas de Jean-Marie Bockel est le plus révélateur. Il a  été débarqué du secrétariat d’Etat à la coopération après avoir annoncé  vouloir mettre fin à la « Françafrique ». En d’autres termes : débaucher  des hommes de gauche, oui ; mais importer leurs idées, non. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Des  parcours individuels », résume Jean-Pierre Jouyet. Mais pas d’emprunt  idéologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, <strong>le traitement de la crise est souvent présenté comme  la démonstration éclatante de ce pragmatisme : relance macroéconomique,  interventionnisme étatique pour sauver les banques – en bref, la grande  panoplie sociale-démocrate. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voire. <strong>Tous les pays développés, sans  exception, sont intervenus massivement pour secourir leur économie au  bord de l’effondrement.</strong> <strong><span style="color: #ff0000;">Dans ce retour généralisé de l’Etat, c’est le  gouvernement français qui en a le plus limité, ou cherché à en limiter,  la portée : un plan de relance parmi les plus modestes de l’OCDE ; une  aide financière sans précédent pour les banques (320 milliards d’euros),  mais sans nationalisation (contrairement au Royaume-Uni et aux  Etats-Unis).</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Élément positif, plus calculé celui-là, dans l’escarcelle  présidentielle : l’écologie. Grenelle de l’environnement I &amp; II,  mise en avant de la « croissance verte » dans le cadre du « grand  emprunt »</strong>, taxe carbone, agitation diplomatique pour Copenhague,  nomination de ministres aux compétences reconnues (Nathalie  Kosciusko-Morizet puis Chantal Jouanno), opération séduction – avortée –  en direction de Nicolas Hulot : le président en fait des tonnes.  Certes, là encore, le discours est très en avance sur les actes. Il y a  beaucoup d’affichage «  Canada Dry ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cet infléchissement  écologique n’appartient pas à l’ADN du sarkozysme. Il est carrément  étranger à la droite française. <strong>L’objectif est avant tout tactique :  capter la partie la plus volatile de l’électorat progressiste, les «  bobos » aisés urbains, dans la perspective des prochaines échéances  présidentielles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Ces éléments, ainsi que quelques autres plus  anecdotiques (la suppression de la publicité à la télévision par  exemple), ne traduisent pas la vraie nature des politiques en cours.  Elles la brouillent au contraire. Le sarkozysme n’est pas un pragmatisme  dérivant vers le centre de l’échiquier politique. C’est tout l’inverse :  une idéologie de rupture néoconservatrice.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sortons, en France, d’une longue paix idéologique. Elle  scellait la victoire des valeurs de progrès. La France a vécu, depuis  1945, sur un compromis que l’on peut qualifier, pour aller vite, de «  social-démocrate ». Un modèle de société fondé sur deux piliers. La  démocratie, avec l’extension des libertés individuelles, la protection  des droits du citoyen, le développement des droits de l’homme : en cela,  notre modèle est fondamentalement un modèle humaniste. Et le social,  avec l’Etat-providence, les services publics, la fiscalité  redistributive : il s’agit d’un modèle égalitaire, un modèle de  solidarité .</p>
<p style="text-align: justify;">La gauche, tout comme le gaullisme social, avaient promu  ce modèle social-démocrate après-guerre. La droite avait accepté  d’accompagner ces évolutions, moteurs d’une prospérité inédite sous les  Trente Glorieuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Avec la crise contemporaine du modèle  social-démocrate, le compromis idéologique a volé en éclats. Désormais,  la droite est à l’offensive. Elle a longtemps hésité, sous Jacques  Chirac. C’est fini. Nicolas Sarkozy a été le premier, en France, à  revendiquer « la rupture », « le changement » : la fin du pacte social  historique.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sarkozysme met en œuvre une double rupture de fond,  qui s’attaque aux deux piliers de la social-démocratie et esquisse un  basculement néoconservateur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Une rupture antihumaniste, tout d’abord</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle se caractérise par la recherche systématique de coupables, de  boucs émissaires à désigner à la vindicte collective.</strong> <strong>Il y a toujours  les bons citoyens à protéger et les mauvais à bannir hors de la  communauté nationale – les immigrés, les musulmans, la racaille de  banlieue, les délinquants, les assistés, les fonctionnaires privilégiés…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cet  antihumanisme se déploie dans le débat sur l’identité nationale. <strong>La  vision néoconservatrice de la nation est figée sur l’identité fantasmée  du passé, à tentation ethnique (blanche), à coup sûr culturaliste  (religieuse, les racines chrétiennes). Une identité fermée, qui exclut  les générations de Français d’immigration récente, considérés comme des  étrangers sur leur propre sol.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une telle rupture se retrouve aussi  dans la politique d’immigration, de plus en plus brutale. « Rafles »  policières de sans-papiers, jusqu’aux enfants dans les écoles ; délit de  solidarité ; expulsion de réfugiés politiques vers l’Afghanistan ;  climat de soupçon dans les préfectures… L’exemple du Calaisis, qui  concentre les demandeurs d’asile en transit vers l’Angleterre, est  édifiant : fermeture du centre d’hébergement d’urgence de Sangatte,  démantèlement des campements de fortune de la « jungle », jusqu’à la  condamnation à l’errance. Une chute de Charybde en Scylla.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La  politique pénale subit le même processus de durcissement. Le champ des «  criminels », des « monstres » s’élargit toujours plus loin.</strong> Leur  répression s’intensifie. La politique de castration chimique pour les  pédophiles est emblématique. <strong>Jusqu’à l’évocation inouïe par Michèle  Alliot-Marie de la castration physique &#8211; une mutilation d’Etat, une  vision de la France digne d’Orange mécanique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut également  rattacher à cette rupture antihumaniste <strong>la réorientation de la politique  étrangère. La diplomatie sarkozyste a renoncé à un équilibre entre  universalité des droits de l’homme et intérêts nationaux, au profit  d’une realpolitik parfois extrême, comme lors de l’accueil en France du  colonel Khadafi. Elle a également basculé dans une logique à la  coloration manichéenne et occidentaliste, entraînant la France vers un  rôle de « nouveau faucon » sur la scène internationale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Seconde rupture de fond : la rupture inégalitaire </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">La politique  fiscale apparaît comme un marqueur indélébile de cette rupture. La  gauche stigmatise à juste titre le « paquet fiscal », toute première  mesure prise par Nicolas Sarkozy lorsqu’il accède à l’Elysée : plus de  10 milliards d’euros par an pris dans les poches de tous les Français  pour être donnés aux ménages les plus riches. </span></strong>Au total, <strong>depuis 2002,  c’est 30 milliards d’euros par an qui font l’objet d’une redistribution à  l’envers des classes moyennes et populaires vers les ménages les plus  aisés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy l’assume régulièrement : ceux qui réussissent  ont le droit de s’enrichir. « A grosses responsabilités, gros revenus »,  a-t-il encore répété à Davos. <strong>La société méritocratique qu’il appelle  de ses vœux est une société inégalitaire.</strong> Sa méritocratie prétend  valoriser l’entrepreneur et le travail du capitalisme industriel, pas le  spéculateur et la rente du capitalisme financier. Pourtant, d<strong>ans les  faits, la plupart des mesures fiscales prises par la droite depuis 2002  favorise la rente : dévitalisation de l’ISF, bouclier fiscal,  disparition des droits de succession, allègement de la fiscalité sur les  dividendes…</strong> Et si peu a été fait – moins qu’aux Etats-Unis et au  Royaume-Uni – pour encadrer les bonus pharaoniques des traders et des  dirigeants de la finance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si la politique fiscale aide les forts, la  politique sociale abandonne les faibles. Le sarkozysme a insufflé dans  le pays une idéologie « anti-assistanat » dévastatrice.</strong> Il n’y pas à  aider les exclus puisqu’il s’agit d’assistés, qui ont choisi leur sort,  refusent de travailler. Ainsi, au fil du temps, l<strong>es minimas sociaux  français ont glissé à des niveaux alarmants : 40% à peine du salaire  médian, contre 60% en moyenne en Europe, plus de 70% au Danemark, aux  Pays-Bas, au Royaume-Uni.</strong> <strong><span style="color: #ff0000;">Appauvrir les plus pauvres : nous cultivons  ainsi une exception française délétère.</span></strong> Et <strong>même en pleine crise sociale,  le gouvernement refuse de prendre les mesures d’urgence de bon sens  contre le chômage</strong> : refus de suspendre les suppressions annuelles de  postes de fonctionnaires, refus de relancer les emplois aidés, refus de  revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nicolas  Sarkozy est, pour finir, à l’origine d’une troisième rupture,  méthodologique cette fois : l’hyperprésidence. </strong>Son credo : le  volontarisme politique. Il ne se résigne pas à l’impuissance politique.  S<strong>a méthode : la culture de l’action et la concentration des pouvoirs –  l’hyperprésidence.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La culture de l’action, c’est décider, trancher  dans le vif. Corollaire, l<strong>e sarkozysme ne prend pas le temps de  l’écoute, de la consultation, du dialogue démocratiques</strong>. En attestent le  refus de prendre en compte la votation citoyenne sur La Poste, le  passage en force sur la réforme des universités, l’absence de travail de  création de consensus pour une réforme aussi fondamentale que la taxe  carbone … Mais cette gestion du changement, au-delà des réserves  démocratiques qu’elle inspire, ne paraît guère efficace. Ce temps de  dialogue qu’il veut gagner en amont de la décision, Nicolas Sarkozy le  perd le plus souvent en aval, du fait des résistances et oppositions que  cette pratique expéditive suscite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La tendance à la concentration personnelle du pouvoir est une  évolution plus inquiétante.</strong> Certes, les dernières décennies avaient sans  doute éclaté à l’excès le pouvoir étatique, vers le bas  (décentralisation), le haut (la construction européenne) et latéralement  (la multiplication des autorités administratives indépendantes),  l’enchaînant aussi dans des procédures de plus en plus rigides  (renforcement des marchés publics).</p>
<p style="text-align: justify;">Un mouvement de reconcentration  et de libération du pouvoir politique est sans doute nécessaire. Mais  <strong><span style="color: #ff0000;">Nicolas Sarkozy va très au-delà. Il procède à l’affaiblissement  systématique des contre-pouvoirs. Les médias (avec la nomination des  présidents de chaîne publique par l’Elysée), la justice (avec la  suppression du juge d’instruction indépendant) sont pensés comme des  relais de l’action gouvernementale. La réforme territoriale marque  l’acte I de la recentralisation. Des autorités indépendantes sont  supprimées.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’Europe échappe aux institutions fédérales (la Commission,  le Parlement européen) pour revenir entre les mains des Etats, dans une  logique intergouvernementale. <strong><span style="color: #ff0000;">Le Parlement est perçu comme une  institution trop lente, trop bavarde ; la réforme constitutionnelle  entraîne « l’agonie de la démocratie parlementaire » .</span></strong> Même au sein de  la sphère gouvernementale, la présidence concentre le pouvoir,  dévitalise les ministères et court-circuite le travail interministériel,  ravalant le premier ministre au rang de « super-directeur de cabinet »  sans réelle autonomie politique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Au total, l’hyper-présidence  déséquilibre dangereusement nos institutions démocratiques.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Antihumanisme,  inégalités, hyperprésidence : le sarkozysme attaque de front l’identité  politique du pays, la fraternité, la solidarité, les libertés  publiques, pour y intégrer des valeurs néoconservatrices, qui lui sont  historiquement étrangères.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais <strong>ces trois ruptures ont eu, en revanche, une efficacité  politique redoutable. Elles ont permis à Nicolas Sarkozy de se  constituer une large assise électorale en réunissant les trois courants  de la droite française</strong> décrits par René Rémond.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a d’abord le  légitimisme : c’est la droite de l’ordre moral et des valeurs, celle qui  votait jusque-là pour Le Pen.</strong> Le sarkozysme a capté ses voix par  l’antihumanisme, sa politique des « 3 I » (insécurité, immigration,  identité), son slogan du « Karcher ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a ensuite l’orléanisme :  c’est la droite libérale, celle des milieux d’affaires qui, de Guizot à  Balladur, a pour projet l’enrichissement personnel.</strong> Le sarkozysme n’a  pas renforcé le libéralisme. C’est une des raisons qui expliquent sa  résilience face à la crise économique : il ne s’est jamais vraiment fait  l’apôtre du modèle néolibéral ; il survit donc à son effondrement  idéologique. <strong>Nicolas Sarkozy, s’il ne soutient pas les thèses  intellectuelles de l’orléanisme, fait en réalité bien mieux : il assure  son enrichissement.</strong> <strong>Il baisse la fiscalité des plus riches ; il  intervient pour défendre ses intérêts économiques ; il légitime l’argent  et les inégalités.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a enfin le bonapartisme : c’est le culte de  l’homme providentiel en lien direct avec le peuple, la droite sociale et  populaire</strong>. Certes, le sarkozysme pouvait heurter le courant  bonapartiste, attaché à l’Etat-providence, issu du Conseil national de  la résistance et du gaullisme. Mais il a séduit l’aile  gaullo-chiraquienne par une posture : le pouvoir personnel de  l’hyperprésident.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face à cette rupture néoconservatrice, un front  progressiste est en train d’émerger. Il va des démocrates aux  socialistes et aux écologistes, jusqu’à la gauche de la gauche. Il doit  éviter deux écueils.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le premier est l’immobilisme. La gauche peut  être tentée par la défense du modèle d’hier. Elle a du mal à faire le  deuil du modèle historique qu’elle a contribué à créer. Elle risque  alors de s’enfermer dans la protestation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le second écueil est le  renoncement idéologique. Dans l’incapacité de formuler une offre  politique alternative, la gauche laisserait filer le curseur idéologique  vers la droite.</strong> Le nouveau compromis national deviendrait un compromis  conservateur. La gauche pourrait encore espérer la victoire politique,  mais au prix de sa défaite idéologique, cantonnant son action à  l’accompagnement social et compassionnel d’un modèle qui n’est plus le  sien. Ce renoncement est une tentation dans nombre de partis  sociaux-démocrates européens, renoncement libéral avec le SPD allemand,  renoncement populiste en Autriche et aux Pays-Bas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le camp  progressiste doit au contraire chercher la voie de la refondation  idéologique. Il doit reprendre l’offensive pour réaffirmer ses valeurs  historiques (égalité, solidarité, libertés démocratiques) ainsi que  leurs variantes contemporaines (écologie et développement durable). Il  trouvera les Français à ses côtés. Les citoyens continuent de  plébisciter les valeurs progressistes. Ils ont voté Nicolas Sarkozy pour  sa promesse d’efficacité, pour sauver le modèle social-démocrate  français en crise, pas pour le détruire. Ils ne veulent pas d’une  rupture néoconservatrice.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le modèle français n’est plus viable  en l’état. Les conditions historiques qui ont fait son succès au XXe  siècle ont disparu. Il faut le repenser dans le cadre du monde du XXIe  siècle : la globalisation, les mutations du capitalisme,  l’individualisation de nos sociétés, la pénurie des ressources, la fin  de la domination occidentale, le terrorisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous en avons les  moyens. Le matériau est là, désormais. Le diagnostic intellectuel s’est  enrichi. Les expérimentations européennes se développent, notamment dans  les social-démocraties nordiques. Les initiatives locales se  multiplient. Le travail qui reste à accomplir est de convertir ce  matériau en solutions programmatiques et de penser un projet global.  Nous en esquissons quelques grandes lignes dans ce livre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Mais  l’heure n’est pas encore à la reconstruction. Nous sommes face à un  gouvernement qui brûle les fondements du modèle français. L’urgence est  de limiter la destruction et d’éteindre les incendies allumés par cet  Etat-pyromane : tel est le rôle de l’opposition progressiste.</strong></span></p>
<p><strong><br />
<em>Par Olivier Ferrand,</em><br />
<a href="http://www.amazon.fr/Etat-pyromane-L-Olivier-Ferrand/dp/2917986034/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1267442513&amp;sr=8-1" target="_blank">L&#8217;Etat pyromane, éditions Delavilla, 384  pages, 19 euros.</a></strong></p>
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		<title>La réforme des collectivités locales inconstitutionnelle?</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 12:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est la thèse que je défends auprès de mes amis depuis de nombreux mois, texte à l&#8217;appui, et qui m&#8217;a fait me heurter parfois à certains d&#8217;entre-eux. Ayant pris la peine de lire, anoter des textes indigestes, d&#8217;en débattre avec des amis juristes ou responsables politiques, il apparaissait clair en effet que certains points des réformes en préparation ne pouvaient que rentrer en conflit direct avec la constitution. C&#8217;est donc avec une certaine satisfaction que j&#8217;ai pu lire aujourd&#8217;hui dans les colonnes de l&#8217;express un entretien avec  Pascal Jan, vice-président du Cercle des Constitutionnalistes et professeur à l&#8217;IEP de Bordeaux. Il soulève directement plusieurs points  cruciaux que j&#8217;avais relevé et il met aussi l&#8217;accent sur un volet des métropoles que j&#8217;avais également perçu. Pascal Jan aborde simplement des points précis des projets gouvernementaux qui pourraient leur faire rencontrer avec douleur, à nouveau, le chemin du conseil constitutionnel. Puisque c&#8217;est un expert qui parle, prenons la peine de le lire&#8230; Selon vous, les textes préparés par le gouvernement pourraient se heurter à des obstacles constitutionnels. Lesquels? Il y en a trois. Le premier concerne la parité. Aujourd&#8217;hui, on compte 49% de femmes élues dans les conseils régionaux et 13% dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><img class="alignleft" src="http://placedeletape.files.wordpress.com/2009/02/conseil-constitutionnel-entree1203756267.jpg" alt="" width="360" height="246" />C&#8217;est la thèse que je défends auprès de mes amis depuis de nombreux mois, texte à l&#8217;appui, et qui m&#8217;a fait me heurter parfois à certains d&#8217;entre-eux. Ayant pris la peine de lire, anoter des textes indigestes, d&#8217;en débattre avec des amis juristes ou responsables politiques, il apparaissait clair en effet que certains points des réformes en préparation ne pouvaient que rentrer en conflit direct avec la constitution.</p>
<p>C&#8217;est donc avec une certaine satisfaction que j&#8217;ai pu lire aujourd&#8217;hui dans les colonnes de l&#8217;express un entretien avec  Pascal Jan, vice-président du Cercle des Constitutionnalistes et professeur à l&#8217;IEP de Bordeaux. Il soulève directement plusieurs points  cruciaux que j&#8217;avais relevé et il met aussi l&#8217;accent sur un volet des métropoles que j&#8217;avais également perçu.</p>
<p>Pascal Jan aborde simplement des points précis des projets gouvernementaux qui pourraient leur faire rencontrer avec douleur, à nouveau, le chemin du conseil constitutionnel. Puisque c&#8217;est un expert qui parle, prenons la peine de le lire&#8230;</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Selon vous, les textes préparés par le gouvernement pourraient se heurter à des obstacles constitutionnels. Lesquels?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y en a trois. Le premier concerne la parité. Aujourd&#8217;hui, on compte 49% de femmes élues dans les conseils régionaux et 13% dans les conseils généraux. Avec l&#8217;institution du nouveau mode de scrutin cantonal à un tour prévu pour les futurs conseillers territoriaux, ce taux pourrait passer à 22%, ce qui marquerait un léger progrès dans les départements, mais un très fort recul dans les régions. Or, la Constitution, dans son article 1, dispose que &laquo;&nbsp;la loi favorise l&#8217;égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives.&nbsp;&raquo; Il y aurait là une contradiction évidente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous estimez également que le projet de loi remet en cause l&#8217;identité des assemblées régionales et départementales&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout à fait. Le gouvernement prévoit donc de créer un conseiller territorial, qui siègerait à la fois comme représentant de la région et du département. Or, le département et la région sont inscrits de manière séparée dans la Constitution. Le Conseil constitutionnel pourrait donc considérer que la création du conseiller territorial unique contrevient à l&#8217;article 72 de la loi fondamentale, qui stipule : &laquo;&nbsp;Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d&#8217;outre-mer régies par l&#8217;article 74.&nbsp;&raquo; C&#8217;est le second point litigieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et quel est le troisième?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de loi prévoit que les métropoles peuvent demander la délégation de compétences économiques aux départements (zones d&#8217;activité) et aux régions (aides aux entreprises) et qu&#8217;en cas d&#8217;absence d&#8217;accord dans un délai de 18 mois, ces compétences reviennent automatiquement aux métropoles. Cette disposition complexe contrevient selon moi au principe d&#8217;intelligibilité de la loi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En revanche, le scrutin à un tour ne vous paraît pas inconstitutionnel, contrairement à la position de certains de vos collègues&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non. Car si le Conseil constitutionnel en décidait ainsi, il tuerait purement et simplement la réforme alors qu&#8217;il a plutôt tendance à privilégier de simples corrections. Par ailleurs, cela reviendrait pour lui à constitutionnaliser un mode de scrutin, ce qu&#8217;il s&#8217;est toujours refusé de faire, pour laisser aux législateurs une grande liberté dans ce domaine. Pour ces deux motifs, je ne crois pas à une censure sur cette question.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lexpress.fr/region/la-reforme-des-collectivites-locales-inconstitutionnelle_843195.html" target="_blank">à lire ici</a></p>
</blockquote>
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		<title>La &#171;&#160;Contre-Révolution&#160;&#187; est en marche !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 22:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, il n&#8217;aura pas été besoin d&#8217;être trop patient pour pouvoir écrire le triste épisode 8 de &#171;&#160;l&#8217;indécente décente aux enfers&#160;&#187; de la république française. Notre brave Nicolas Sarkozy continue son œuvre de destruction massive de la république et la déstructuration complète d&#8217;une société française qui a mis plus de deux siècles à construire, sans le parachever, un modèle de société équilibrée. Voilà donc que le roitelet, au lieu de parachever l&#8217;œuvre républicaine, vient de l&#8217;achever. Exit la décentralisation, exit la démocratie locale, exit la démocratie, tout simplement&#8230; Episode 8 : Mardi 20 octobre, Nicolas Sarkozy, le napoléon en herbe a asséné son discours du 18 brumaire, venant mettre à bas plus de trente ans de décentralisation au profit d&#8217;un parti, d&#8217;un clan, le sien, celui des copains et des coquins, serait-on presque tenté de dire. Sarkozy a vite « vendu » sa suppression de la taxe professionnelle. Il ne la supprime pas, il la remplace en saignant les collectivités qui seront privés des moyens de fonctionner, de venir en aide aux communes et de poursuivre leur action en faveur de tous via le secteur associatif. Elles y perdront en plus leur autonomie fiscale, pourtant garantie par la constitution. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-947" title="sarkozykadhafibenladenzg1" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/11/sarkozykadhafibenladenzg1-300x224.jpg" alt="sarkozykadhafibenladenzg1" width="301" height="224" />Voilà, il n&#8217;aura pas été besoin d&#8217;être trop patient pour pouvoir écrire le triste épisode 8 de &laquo;&nbsp;l&#8217;indécente décente aux enfers&nbsp;&raquo; de la république française. Notre brave Nicolas Sarkozy continue son œuvre de destruction massive de la république et la déstructuration complète d&#8217;une société française qui a mis plus de deux siècles à construire, sans le parachever, un modèle de société équilibrée. Voilà donc que le roitelet, au lieu de parachever l&#8217;œuvre républicaine, vient de l&#8217;achever. Exit la décentralisation, exit la démocratie locale, exit la démocratie, tout simplement&#8230;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>Episode 8</em></strong></span> :</h3>
<p style="text-align: justify;">Mardi 20 octobre, Nicolas Sarkozy, le napoléon en herbe a asséné son discours du 18 brumaire, venant mettre à bas plus de trente ans de décentralisation au profit d&#8217;un parti, d&#8217;un clan, le sien, celui des copains et des coquins, serait-on presque tenté de dire.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy a vite « vendu » sa suppression de la taxe professionnelle. Il ne la supprime pas, il la remplace en saignant les collectivités qui seront privés des moyens de fonctionner, de venir en aide aux communes et de poursuivre leur action en faveur de tous via le secteur associatif. Elles y perdront en plus leur autonomie fiscale, pourtant garantie par la constitution. Et les modalités de ce remplacement sont évidemment cruciales. Une nouvelle taxe, la «cotisation économique territoriale » (CET) sera toujours payée par les entreprises. Mais cette dernière reposera pour partie sur une cotisation locale d’activité (assise sur la valeur du foncier bâti) et pour partie sur une cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée.</p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy a dû avouer que sa réforme n’était pas au point. Des élus nombreux grincent des dents, même à droite où Jean-Pierre Raffarin pourrait presque passer pour soixante-huitard attardé . La compensation annoncée pour les collectivités locales n’est pas à la hauteur. Pierre Mauroy comme Alain Juppé ont crié à l’arnaque. La décision fiscale est ramenée à Bercy mais surtout à l&#8217;Elysées et partout l&#8217;exécutif annonce qu&#8217;il ne reculera pas, semblant proposer un air de la théorie du chaos.</p>
<p style="text-align: justify;">UMP: «Les collectivités territoriales ne peuvent plus continuer à créer plus d’emplois que l’Etat n’en réduit» a déclaré Sarkozy. L’idée plaît au peuple de France  qui croirait presque entendre à nouveau que l&#8217;on va couper les têtes des privilégiés en mêlant élus locaux et fonctionnaires territoriaux. Le peuple de Franc e se rendra-t-il compte que ce projet sarkozyste est une recentralisation que l&#8217;on pourrait presque appeler rétablissement de la monarchie ?</p>
<p style="text-align: justify;">On imagine des strates administratives inutiles, des compétences locales floues, des élus redondants. Qui ne voudrait tailler dans ces dépenses inutiles ? «La population est légitimement exaspérée. Les élus sont épuisés des doubles-emplois» a rajouté Nicolas Sarkozy. Pourtant, le coût global de la fonction politique des pouvoirs locaux ne représente à peine que 1% de leurs charges de fonctionnement, soit « 28 millions d’euros pour une dépense publique locale de 220 milliards » comme le rappelait la Fondation Terra Nova. De surcroît, nombre des 500 000 élus locaux ne sont nullement rémunérés et purement bénévoles. L’augmentation des effectifs est ailleurs, du côté des fonctionnaires territoriaux, à fur et à mesure des transferts de charges de l’Etat vers les collectivités locales. Pourtant, aucun point de la réforme de Sarkozy ne concerne cette évolution !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-948" title="Appel18juin" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/11/Appel18juin-221x300.jpg" alt="Appel18juin" width="285" height="386" />Sous couvert de simplifier les échelons, Sarkozy simplifie&#8230; le mode de scrutin : les conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal à un tour, sauf 20% d’entre eux qui seront élus à la proportionnelle. Le candidat arrivé en tête au premier tour sera élu. L’UMP est évidemment donné gagnante. Il ne suffit qu’un petit 30% des suffrages, sur fonds de divisions ailleurs (PS, Modem, extrême gauche, FN, Dupont-Aignant, écolos, etc) pour emporter la mise. On découpera les cantons après les circonscriptions et en plus on élira tout ce monde sur un seul tour de scrutin, histoire d&#8217;empêcher la gauche et les républicains de nouer des alliances et de faire converger les projets&#8230; Merci Nicolas 1er ! Demain, les collectivités locales, l’un des échelons électoraux les plus proches des citoyens, seront dirigés par des élus minoritaires en voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques 3200 conseillers territoriaux remplaceront donc les 6000 conseillers généraux (départements) et régionaux. Leur nombre sera défini par le  bon vouloir  du gouvernement et selon des modalités sur lesquelles le contrôle démocratique, la transparence des critères seront &laquo;&nbsp;sarkozyens&nbsp;&raquo;, circulez y&#8217;a rien à voir. Sarkozy institutionnalise donc le cumul des mandats : ces conseillers cumuleront cette double représentation départementale et régionale, et ils ne seront payés que 1,2 fois ce que gagnaient leurs prédécesseurs. Mais l’important est ailleurs. Ces élus seront pour l’essentiel UMP. Et oui !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour clarifier les compétences des collectivités, Nicolas Sarkozy avance une fausse simplification : il faudrait «à une collectivité d’intervenir sur le domaine d’une autre collectivité». Kezako ? Sarkozy plaide aussi pour la suppression de niveaux inter-communaux qu’il ne comprend pas (syndicats communaux et intercommunaux jugés «inutiles», des «pays» ), et veux même inciter financièrement les communes à fusionner. En revanche, il veux inciter à la création, de façon volontaire, de grandes métropoles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette nouvelle « réforme », Sarkozy tente de sortir des polémiques du moment. Le Monarque ne travaille pas, il annonce. Et comme le sujet est si chaud que même la droite n&#8217;en veut pas, on lance vite une nouvelle bombe médiatique, le débat sur l&#8217;identité nationale en se disant que là dessus chaque français va avoir son idée et se laissera pas embringuer dans les débats sur des collectivités que peu comprennent mais auxquelles il ne faudrait surtout pas que les français commencent à s&#8217;intéresser&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Alors appelons à l&#8217;aide toute la gauche, le centre et ce que la droite compte de républicains pour dire comme une sénatrice républicaine américaine : &laquo;&nbsp;Quand l’histoire appelle, l’histoire appelle&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<div><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xavc5b_conference-de-presse-lfabius-collec_news"><br />
</a></strong><em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"></a></em></div>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Rénovation à PS City</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 15:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &#171;&#160;Enfin&#160;&#187;, certains diront, &#171;&#160;un peu tard&#160;&#187; ou &#171;&#160;de quelle façon&#160;&#187; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle. Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &#171;&#160;post-reimsoises&#160;&#187; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &#171;&#160;battre Nicolas Sarkozy&#160;&#187; (les mots sont importants), de &#171;&#160;TSSR&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas lui&#160;&#187;, de &#171;&#160;non pas elle&#160;&#187;, de &#171;&#160;attention à celui-là&#160;&#187;&#8230; Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant. Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Parti Socialiste dont je suis militant a décidé de se lancer à l&#8217;abordage de sa propre rénovation sous l&#8217;impulsion de Martine Aubry. &laquo;&nbsp;Enfin&nbsp;&raquo;, certains diront, &laquo;&nbsp;un peu tard&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;de quelle façon&nbsp;&raquo; pourra-t-on lire ici ou là. Une chose est acquise pour tous, le PS ne peut plus se permettre un ou deux ans de plus au rythme des guerres d&#8217;égos, des questions stratégiques présidentielles aux visées 2012 ou 2017. Le PS doit ou devrait se contenter d&#8217;agiter le bocal, le casser sur la table, inviter tous ceux qui se reconnaissent du socialisme, à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur, à participer à la grande rénovation socialiste du 21ème siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-888" title="democratie-1600x1200_12284161111" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/09/democratie-1600x1200_12284161111-241x300.jpg" alt="democratie-1600x1200_12284161111" width="241" height="300" />Au lieu de cela, le débat est bien gangrené par les questions d&#8217;ambitions personnelles, de triches &laquo;&nbsp;post-reimsoises&nbsp;&raquo; (réelles, supposées ou fictives), d&#8217;alliance avec le Modem, de casting présidentiel pour &laquo;&nbsp;battre Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo; (les mots sont importants), de &laquo;&nbsp;TSSR&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas lui&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;non pas elle&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;attention à celui-là&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Objectivement, le PS est dans un tel état que cela en est à la fois paradoxal et inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien le dire, sur le terrain des territoires les socialistes sont bien souvent flamboyants. Ils sont relativement soudés, en dehors des querelles d&#8217;ambitions habituelles mais sans perdre le sens de l&#8217;intérêt général le plus souvent. Ils conduisent des politiques de territoires, de services et de projets bien souvent remarquables, disons au moins intéressantes. Ils en ont même la reconnaissance de la majorité de leurs concitoyens puisqu&#8217;ils dirigent une grande majorité des régions, des départements et des communes et que lors de toutes les élections partielles, ils sont soient reconduits ou élus, hors d&#8217;infimes cas assez particuliers.  Ils n&#8217;en oublient pour autant pas de &laquo;&nbsp;serrer au maximum les castings&nbsp;&raquo; pour éviter que des intrus entrent dans le bal des prétendants. Grosso modo, il faudrait être ingrat pour ne pas leur attribuer un satisfécit global.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a qu&#8217;à prendre le cas de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine pour s&#8217;en convaincre. Autant Philippe Madrelle qu&#8217;Alain Rousset ont d&#8217;excellents bilans  quelles que soient les opinions  personnelles des uns ou des autres. Ils conduisent des politiques innovantes, ils savent mettre en œuvre le principe de développement équilibré des territoires, ils favorisent le développement rural, ils développent des politiques de solidarité tous azimuts, ils savent renforcer l&#8217;attractivité économique de la Gironde et de l&#8217;Aquitaine.<span id="more-864"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au plan national, c&#8217;est par contre comme au casino &laquo;&nbsp;rien ne va plus&nbsp;&raquo; tant et si bien que n&#8217;importe quel français si vous l&#8217;interrogez, qu&#8217;il soit socialiste ou pas, vous dira en quelque sorte &laquo;&nbsp;y&#8217;en a marre de cette zizanie&nbsp;&raquo;? Bref, ils attendent, et à juste titre autre chose des socialistes. Pourtant, j&#8217;en suis le témoin, le travail des parlementaires socialistes est bien souvent riche, très productif sur tous les sujets et relativement exemplaire en terme d&#8217;opposition au gouvernement. Ce qui confine le travail colossal qui est conduit à son sort actuel relève de la même chose que ce qui gangrène &laquo;&nbsp;l&#8217;institution PS&nbsp;&raquo; au plan national, les querelles d&#8217;ambitions ou d&#8217;égos.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat en est que le travail des socialistes ne possède pas la lisibilité ni la légitimité nationale qu&#8217;il mériterait pourtant. Les médias qui sont souvent accusés de ne pas couvrir réellement les sujets comme il conviendrait ont une évidente responsabilité mais enfin bon, pouvons-nous objectivement les blâmer sans cesse alors que nous nous offrons sans cesse en pâture pour un spectacle bien plus vendeur en terme de tirage&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La réflexion permanente, la créativité d&#8217;un PS qui était autrefois une porte ouverte sur le monde se sont envolés. L&#8217;agitation d&#8217;idées a laissé place à l&#8217;agitation des égos et comme le dirait un ami dont je tairai le nom, <em>&laquo;&nbsp;au PS, y&#8217;a un nombril qui se réveille chaque jour&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Martine Aubry voit peser sur ses épaules l&#8217;immense responsabilité de mettre en œuvre une vraie révolution socialiste  à tous les niveaux sous peine de voir exploser ce parti auquel je suis sûr que les français restent malgré tout attachés. Avouons que la tâche est sacrément compliquée et que sur la ligne de départ, certains ont lesté le sac à dos&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ségolène Royal, elle aussi, portera une immense responsabilité, quoi qu&#8217;il advienne, sur la suite des événements. Quelles que soient ses raisons réelles ou supposées d&#8217;être insatisfaite du résultat de Reims, son devoir, sa responsabilité de socialiste aurait dû être de favoriser la réussite d&#8217;un PS auquel elle doit tout, quoi qu&#8217;elle dise. Car favoriser la réussite du PS ne l&#8217;aurait pas mise &laquo;&nbsp;hors jeu&nbsp;&raquo; mais lui aurait ouvert la voie au contraire. Au lieu de cela elle s&#8217;est enferrée dans une logique de dépassement comme elle le dit elle même et d&#8217;alliance à droite. L&#8217;histoire le retiendra, j&#8217;en suis convaincu, quoi qu&#8217;il advienne pour notre cher PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis il y a le fond, les &laquo;&nbsp;vraies choses&nbsp;&raquo; qui devraient nous intéresser toutes et tous. Imaginer gagner demain, OK. Pour quoi ? Comment ? Avec qui ensuite ? Bref, non un programme mais le projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel projet inventer pour ce que peut ou doit être le socialisme du 21ème siècle ? Sur la base de quelles valeurs inventer ce projet ? Avec quelle espérance nationale et universelle inventer un projet ? Avec quelles inspirations territoriales, locales inventer un projet ? Quelle visée humaniste doit guider le projet socialiste du 21ème siècle ? Quelle place veut offrir le socialisme à tous les hommes et à toutes les femmes de toutes origines le projet de demain et surtout comment ? Comment le projet socialiste peut-il ou veut-il organiser le développement mondial et pas seulement national ? Comment le projet socialiste global peut-il offrir au pays et au monde une réconciliation avec son environnement ? Comment le socialisme veut-il organiser la création de richesses par tous et pour tous ? Comment le projet socialiste peut-il mettre à contribution chacun, équitablement, en fonction de sa capacité ? comment le projet socialiste peut-il réconcilier les générations en permettant à chacune d&#8217;améliorer son sort ?&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, vous m&#8217;aurez compris la rénovation ne prend pour le moment pas encore le bon chemin. Alors je livrerai ici comme une contribution militante ma réponse au questionnaire sur lequel les socialistes doivent se prononcer le 1er octobre au soir&#8230; (<span style="text-decoration: underline;">mes réponses en italique et gras</span>)</p>
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<h3 style="text-align: center;"><strong>Consultation militante : le questionnaire</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>1.Les primaires ouvertes</strong></span><br />
L’organisation de primaires ouvertes pour l’élection présidentielle est une avancée démocratique et doit être aussi une chance pour créer un vaste mouvement populaire en faveur de notre candidat(e) et de nos idées.
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société, choisir notre candidat(e) en 2011, l’amener à la victoire en 2012 et se mobiliser ensuite pour changer la France.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous proposons d’en adopter aujourd’hui le principe, les modalités concrètes d’organisation de ces primaires étant précisées dans la convention de l’été 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-1 : « Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La véritable primaire ouverte réside dans le premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Tant que notre pays n&#8217;aura pas profondément rénové sa démocratie en l&#8217;orientant vers une république parlementaire et donc collégiale, nous ne pouvons nous orienter vers ce système qui est un piège dont nous avons déjà vu les méfaits en Italie notamment. ce système nous est proposé par les tenants d&#8217;une alliance à droite et qui ne veut pas dire son nom. Comment accepter de donner mandat aux instances nationales, de façon volontairement floue?&#8230; on ne peut accepter de se prononcer sur un principe dont les modalités exactes ne sont pas définies et alors que la ligne politique n&#8217;est même pas déterminée. S&#8217;il s&#8217;agissait de constituer un véritable front populaire des forces de gauche, alors peut-être serait-il possible de reconsidérer cette question. en l&#8217;état actuel des choses, cette question est un piège dont le PS sortira laminé à la fin. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous sommes engagés, avec nos partenaires de gauche, dans une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. C’est dans ce cadre et sur le fondement d’un travail en commun sur nos valeurs et nos idées, avec des actions communes, que seront discutées les stratégies électorales les plus appropriées pour gagner en 2012. Ces discussions pourront amener certains de nos partenaires à vouloir organiser en commun, par des primaires ouvertes, la désignation du candidat(e) de la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La question est éminemment piégeuse. On nous dit &laquo;&nbsp;les forces de gauche qui le souhaitent&nbsp;&raquo;. On en revient à la ligne politique non définie et au projet encore inexistant. J&#8217;en fais la lecture suivante, on va partir sur une plateforme programmatique qui ne sera pas à même d&#8217;opérer un rassemblement de toutes les forces de gauche pour mieux nous dire ensuite &laquo;&nbsp;ils n&#8217;ont pas voulu&nbsp;&raquo; et nous conduire incidemment avec ceux qui voudront bien&#8230; le Modem ?&#8230; Tout cela pour ensuite revendiquer un mandat des militants qui auraient validés cela et désirés l&#8217;orientation définitive vers un socialisme mou et libéral ? La question peut être posée.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !<br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8212;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>2- Le non-cumul des mandats</strong></span><br />
La limitation du cumul des mandats est une condition du bon exercice de chacun d’entre eux mais aussi du renouvellement des responsables politiques. C’est la fierté des socialistes d’avoir été à l’initiative des seules lois limitant le cumul des mandats. Le groupe socialiste déposera d’ailleurs des amendements pour aller plus loin lors du débat sur le projet de loi sur les collectivités territoriales. Dès à présent, notre groupe parlementaire et le Parti vont travailler à un projet de véritable statut de l’élu que nous mettrons en œuvre lorsque nous reviendrons au pouvoir.<br />
Mais il est temps aujourd’hui pour les socialistes de franchir une étape majeure. Nous proposons d’inscrire dans nos statuts deux nouvelles limitations qui vont plus loin que la loi actuelle, qui s’inscrivent dans l’objectif du mandat unique pour les parlementaires et qui s’imposeront à tous les socialistes à chaque renouvellement.
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, Sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (Communes, Intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (Vice-Pdt, Maire adjoint )?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur la question du non cumul des mandats, je suis assez favorable à une limite du cumul mais ayant pratiqué de près la collaboration avec des élus divers, je puis garantir qu&#8217;il ne serait pas souhaitable de couper le lien entre le local et le national pour les parlementaires. Selon moi, un parlementaire disposant d&#8217;un mandat local ne reste que mieux en prise avec les réalités citoyennes de proximité ainsi qu&#8217;avec les réalités qui touchent les collectivités locales. En outre, engager cette démarche sans que ce soit une loi qui l&#8217;impose à toutes les formations politique, c&#8217;est enclencher la &laquo;&nbsp;machine à perdre&nbsp;&raquo;. Nous aurions un fourmillement de candidatures nouvelles et de moindre notoriété alors que nos adversaires ne se priveront pas de présenter des candidat(e)s clairement identifiés&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires, Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et d’Intercommunalité) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur ce point, j&#8217;avais rédigé en 2005 une proposition visant à rendre impossible l&#8217;exercice du même mandat plus de deux fois successivement. Sur ce principe, on pourrait être Maire durant deux mandats, conseiller général ou régional durant deux mandats, député ou sénateur durant deux mandats&#8230; mais ne jamais exercer au delà. Cette proposition présenterait pour moi l&#8217;avantage de permettre à des élus de poursuivre un investissement public de long ou très long terme tout en permettant une meilleure oxygénation des différentes collectivités ou des assemblées parlementaires. La proposition du PS est nettement moins ambitieuse mais elle va dans le bon sens.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>3- La parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Un Parti fort est un Parti qui ressemble à la société qu’il représente. Nous devons ainsi organiser en notre sein les conditions de l’égalité réelle d’accès aux responsabilités.</p>
<p style="text-align: justify;">La première exigence est la parité. Les socialistes déposeront une proposition de Loi afin de durcir les conditions du financement des partis politiques qui ne respectent pas la stricte parité dans leurs candidat(e)ures aux élections législatives. Par ailleurs, nous vous proposons d’aller au-delà du seuil de 40% minimum de femmes présentes dans nos instances dirigeantes comme nos statuts le prévoient aujourd’hui. Si vous décidez d’approuver le principe de parité totale, cela sera applicable dès le prochain congrès.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du Parti (locales et nationales) ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Si le principe de la parité est un essentiel et louable, je suis en désaccord avec ce qui pourrait devenir doctrinaire et contreproductif en mettant de côté les critères de compétences et bien d&#8217;autres. Cette opinion fera probablement débat, mais j&#8217;estime que cette proposition peut un jour nous conduire à devoir appliquer d&#8217;autres &laquo;&nbsp;quotas&nbsp;&raquo; au titre de je ne sais quelle minorité ou communauté, quelle qu&#8217;en soient les fondements. C&#8217;est adopter indirectement et de façon éloignée, l&#8217;idée non pas d&#8217;une communauté nationale mais d&#8217;un agrégat de micro-communautés.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;<strong><br />
</strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-2 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité dans les candidat(e)ures pour les élections législatives de 2012 ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Je rajouterai une chose. combien de militants ou même d&#8217;élus ont-ils en mémoire des candidat(s) battu(e)s car désigné(e)s au titre de la parité et pourtant moins bien implantés localement et disposant de chances de victoires plus faibles ?&#8230; Les réalités locales doivent primer sur les autres questions. En outre , la désignation de candidat(e)s par les instances internes au nom du principe de parité ne permet souvent pas que s&#8217;exprime la démocratie militante, assez souvent sage et connaisseuse de ses propres territoires. De plus, cela entraîne certains marchandages nationaux ou locaux qui sont néfastes selon moi.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi créer les conditions d’assurer en notre sein la diversité, au sens le plus large du terme, sans instaurer de quotas, en visant l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…, qui sont aujourd’hui sous-représentés parmi les responsables et les élus de notre Parti. Il s’agit aussi de préparer aujourd’hui une nouvelle génération à exercer demain les responsabilités. L’expérience nous a appris que nous ne pouvions réussir qu’en s’y prenant suffisamment tôt et en réservant des cantons ou des circonscriptions pour mettre en application nos principes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 3-3 : « Donnez-vous mandat au Bureau National pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Même réponse que précédemment. Limiter le cumul des mandats dans le temps suffirait à répondre à l&#8217;objectif visé sans avoir à entrer dans des questions touchant immanquablement aux communautés, minorités&#8230;<br />
</em></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">4. Pour une démocratie interne aboutie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons par ailleurs que l’acte d’adhésion est encore trop difficile dans notre parti et nous empêche de devenir un parti de masse à l’image de la société. Il est donc nécessaire de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d’organisation et de formation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nul besoin d&#8217;argumentation. Du sang neuf !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Congrès de Reims a montré que l’élection au suffrage universel direct du 1er Secrétaire National et des 1ers secrétaires fédéraux après le Congrès pouvait empêcher celui-ci d’être un moment de synthèse, de travail et de rassemblement. Sans remettre en cause la proportionnelle, qui est un élément fondamental de l’unité des socialistes permettant le respect de la pluralité d’opinion dans chacun de nos instances, il nous faut réfléchir à une nouvelle organisation de nos Congrès permettant que le choix de nos dirigeants repose sur des choix politiques et sur leur capacité à créer des majorités stables pour pouvoir gérer le parti.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>En clair, on nous propose de nous enfumer et de donner mandat pour cela&#8230; personnellement, je donne mandat sur des choix clairs, pas sur des approximations !</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>5. Pour des règles d’éthique</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons nous doter des moyens pour garantir un réel civisme interne et la solidarité entre socialistes à tous les niveaux. Nous proposons que soit rédigée une charte d’éthique, prévue par nos statuts, mais jamais écrite. Une commission composée de personnalités incontestées faisant autorité dans notre Parti pourrait être chargée de faire respecter ces règles communes. Elle pourrait, entre autres, proposer une réforme de l’organisation de nos scrutins afin qu’il n’y ait plus de contestations, rappeler à l’ordre ceux de nos camarades ou de nos instances qui ne respecteraient pas les valeurs et les règles de notre collectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.1: Êtes-vous favorables à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sur le principe on ne peut qu&#8217;y être favorable, mais là encore, il nous faudrait donner mandat sur du vent !&#8230; Que l&#8217;on nous propose une ou deux solutions techniquement claires et nous pourrons alors choisir&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST NON !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;">&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Question 5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Alors là, on peut dire que c&#8217;est le bouquet final ! on va nous faire croire que l&#8217;on ne dispose des moyens depuis des décennies d&#8217;avoir des scrutins internes fiables ?&#8230; En restant poli, ne serait-ce pas se moquer du monde ?&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>MA RÉPONSE EST OUI !</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;étouffement de la démocratie par le bas</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 20:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le moment semble venu pour le pouvoir sarkozyste et son bras armé l&#8217;UMP de limiter les contrepouvoirs détenus par les opposants politiques, le plus souvent socialistes. Comme la France n&#8217;est pas un pays où l&#8217;on puisse désormais installer un pouvoir autocratique avec aisance et que le français est un grognard par nature, le puissant Nicolas Sarkozy doit en passer par quelques stratagèmes afin de mettre en oeuvre son plan. Il dirige déjà le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif (voir l&#8217;épisode 5). Il s&#8217;apprête à &#171;&#160;reprendre en mains&#160;&#187; le pouvoir judiciaire (voir épisode 4 et là aussi) avec la réforme de la carte judiciaire et la fin annoncée du juge d&#8217;instruction. Il a la haute main sur les grands médias via ses amis proches qui possède de grands groupes de presse, via la chaîne de télévision affidée TF1, sa reprise en main du groupe France Télévision et la destruction programmée des rédactions régionales de France 3 qui sont un trop grand relais des mérites de collectivités territoriales et de leurs élus locaux (souvent de gauche) solidement ancrés dans la proximité citoyenne. Il met tranquillement en place la reprise en main des consciences et la mise à bas de l&#8217;éducation nationale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-788" title="6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi-232x300.jpg" alt="6a00fa96a53a4c00020110160b5b81860b-500pi" width="232" height="300" />Le moment semble venu pour le pouvoir sarkozyste et son bras armé l&#8217;UMP de limiter les contrepouvoirs détenus par les opposants politiques, le plus souvent socialistes. Comme la France n&#8217;est pas un pays où l&#8217;on puisse désormais installer un pouvoir autocratique avec aisance et que le français est un grognard par nature, le puissant Nicolas Sarkozy doit en passer par quelques stratagèmes afin de mettre en oeuvre son plan.</p>
<p style="text-align: justify;">Il dirige déjà le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/21/la-democratie-assassinee/" target="_blank">voir l&#8217;épisode 5</a>). Il s&#8217;apprête à &laquo;&nbsp;reprendre en mains&nbsp;&raquo; le pouvoir judiciaire (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/17/une-justice-aux-ordres/" target="_blank">voir épisode 4</a> et <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/06/la-fin-du-juge-dinstruction-decidee-par-nicolas-sarkozy-et-la-politisation-de-la-justice/" target="_blank">là aussi</a>) avec la réforme de la carte judiciaire et la fin annoncée du juge d&#8217;instruction. Il a la haute main sur les grands médias via ses amis proches qui possède de grands groupes de presse, via la chaîne de télévision affidée TF1, sa reprise en main du groupe France Télévision et la destruction programmée des rédactions régionales de France 3 qui sont un trop grand relais des mérites de collectivités territoriales et de leurs élus locaux (souvent de gauche) solidement ancrés dans la proximité citoyenne. Il met tranquillement en place la reprise en main des consciences et la mise à bas de l&#8217;éducation nationale sans plus d&#8217;écho médiatique (<a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/04/30/les-medias-nont-pas-encore-annonce-la-mort-de-la-laicite-francaise-assassinee-le-16-avril-2009-par-un-certain-nicolas-sarkozy/" target="_blank">voir épisode 6</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas 1er a annoncé et bien relayé une politique de relance que financent les collectivités territoriales mais cela n&#8217;est pas suffisant, il ne tient pas la haute main dessus et comme elles ne savent pas organiser une défense à la hauteur de l&#8217;enjeu en vantant leurs propres mérites, autant profiter de leur insuffisance stratégique. Nicolas Sarkozy s&#8217;apprête donc à écrire le prochain épisode de notre saga de mise au pas de la société française, la contre-révolution est bien en marche.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Episode 7 </strong></em></span>: Juste après le redécoupage électoral qui vient de signer qu&#8217;avec 48% de suffrages la droite gouvernera la France alors qu&#8217;il en faudra près de 52% à la gauche pour devenir majoritaire, il faut donc étouffer la démocratie de proximité qui a trop tendance à désigner des élus réfractaires au néoconservatisme. Ces élus locaux sont des freins à la nouvelle ampleur que Nicolas sarkozy souhaite donner à sa politique de mise à bas des services publics nationaux et territoriaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir avancé dans un premier temps la suppression des départements, le président de la république a reculé devant le tollé suscité et la parution de sondages démontrant largement l&#8217;attachement des français à cette structure territoriale essentielle en termes de services de proximité, de lien et de soutien aux communes ou multiples acteurs locaux. Qu&#8217;à cela ne tienne, Nicolas Sarkozy a endormi son monde et procèdera donc en plusieurs phases. Puisqu&#8217;on ne peut supprimer l&#8217;échelon aussi facilement, on va donc le dépecer en jouant sur la création des agglomérations aux pouvoirs largement renforcés et qui qui préempteront les missions et moyens des départements sur leur périmètre. Egalement on reverra habilement le découpage des cantons et la création des conseillers territoriaux finira progressivement d&#8217;éloigner les gêneurs des citoyens et de leur électorat. L&#8217;esprit est identique pour ce qui est de la suppression de la clause de compétence générale envisagée au prétexte d&#8217;éviter les financements croisés et le saupoudrage territorial.</p>
<p style="text-align: justify;">En la supprimant, malgré les prétextes avancés par la droite, on empêchera les départements d&#8217;intervenir dans des domaines qui ne font pas partie de leurs missions premières. Alors qu&#8217;il suffirait de revoir les compétences des collectivités et de désigner sur celles-ci un collectivité chef de file avec une conférence régionale et départemental des exécutifs, on lance en fait une vraie guerre politique. Après quelques années de ce régime, les petites mairies, les associations, les communautés de communes n&#8217;auront plus aucune raison de soutenir un échelon territorial réduit à la portion congrue et qui ne leur apportera plus rien&#8230; les citoyens quant à eux, auront fini de soutenir &laquo;&nbsp;moralement&nbsp;&raquo; cette institution devenue inutile et &laquo;&nbsp;coûteuse&nbsp;&raquo;&#8230; Problème, in fine le projet gouvernemental se heurte à la constitution qui imposerait une révision constitutionnelle devenue impossible par une majorité des 3/5èmes perdue par la droite du fait de large victoire de la gauche aux dernières élections sénatoriales. Mais Nicolas Sarkozy, pourrait décider d&#8217;en passer par référendum une fois le dépeçage des départements réalisés et donc leur inutilitée démontrée !&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La suppression de quantité d&#8217;élus récalcitrants passera aussi par la création de conseillers territoriaux.Là aussi, Nicolas Sarkozy est malin. le projet faisait partie du programme de François Bayrou en 2007 et ainsi, il aura beaucoup de peine à s&#8217;opposer à ce projet, un de moins. On peut aussi dire que c&#8217;est une preuve ou disons un indice attestant de la droititude profonde du béarnais, malgré ses envolées lyriques aux accents gauchisants. Les conseillers territoriaux seraient renouvelés intégralement tous les six ans et rééligibles, alors qu’actuellement, les élus des départements sont aujourd’hui renouvelés de moitié tous les trois ans. Pour le moment, le flou règne sur le périmètre de leur circonscription élective, sur le redécoupage inévitable que cela imposerait sur les cantons restants, et sur le mode de scrutin visant à élire ensuite conseillers territoriaux et les conseillers généraux restants&#8230; Après le redécoupage de la carte actuelle des 4 000 cantons en nouvelles circonscriptions de 20 000 habitants, les conseillers généraux-territoriaux pourraient être élus au scrutin uninominal dans les zones rurales et au scrutin proportionnel de liste à un tour dans les zones urbaines. (je n&#8217;évoquerai même pas le caractère probablement inconstitutionnel d&#8217;une telle disposition, nous aurons très certainement l&#8217;occasion d&#8217;y revenir plus tard)</p>
<p style="text-align: justify;">Au passage, on notera que les conseillers territoriaux exerceraient &laquo;&nbsp;deux fonctions&nbsp;&raquo; mais un seul mandat !&#8230; Est-ce à dire qu&#8217;il ne devraient se consacrer à ce seul mandat ou qu&#8217;ils auraient la porte ouverte à l&#8217;exercice d&#8217;un deuxième-troisième mandat ?&#8230; Une chose est certains, la droite ne peut et ne veut se contenter d&#8217;attendre le moment où elle pourra &laquo;&nbsp;officiellement&nbsp;&raquo; supprimer les départements. Elle souhaite donc faire un tour de passe-passe démocratique en envisageant un mode de scrutin proportionnel à un tour qui lui permettrait de récupérer &laquo;&nbsp;sur tapis vert&nbsp;&raquo; la direction des exécutifs locaux&nbsp;&raquo;. Si j&#8217;osais, je dirais que c&#8217;est comme pour feu le projet de vins rosés obtenus par coupage&#8230; ça aurait la couleur de la démocratie, ça aurait aussi de prime abord le goût de la démocratie mais ce serait pourtant un véritable coup d&#8217;état démocratique ! mais on nous dira que le petit Nicolas n&#8217;a aucune tentation monarchique ou autoritaire&#8230; On nous caricaturera, nous socialistes en nous traitant d&#8217;archaïques&#8230; Pourtant il s&#8217;agira bien d&#8217;offrir ni plus ni moins le gâteau au parti du président. <em><a href="http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ump-veut-supprimer-les-seconds-59528" target="_blank">(Lire sur ce point l’article d’Antoine Vielliard </a></em><em><a href="http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ump-veut-supprimer-les-seconds-59528" target="_blank">UMP veut supprimer les seconds tours qu’elle perd&nbsp;&raquo;)</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Bref, seule demeurerait la clause de compétence des communes, pour épater la galerie et duper les &laquo;&nbsp;analphabètes&nbsp;&raquo;. La question de la fiscalité locale n&#8217;étant pas réglée concomitamment à toute réforme sérieuse des collectivités et étant entendu que la création ou le renforcement des intercommunalités en lien avec la création de supra-agglomérations supprimant quantité de communes au profit de &laquo;&nbsp;mairie d&#8217;arrondissements&nbsp;&raquo; aux compétences et moyens moindres, la clause de compétence générale des mairies restantes seraient de la pure &laquo;&nbsp;barbouzerie&nbsp;&raquo; construite pour endormir les maires et les citoyens peu avertis ! Sur l&#8217;intercommunalité en général, le projet fixe au 31 décembre 2011 l&#8217;achèvement de la carte de l&#8217;intercommunale et donne aussi aux préfets des pouvoirs accrus d&#8217;initiative&#8230; Il va bien falloir aux communes, et donc aux élus maires de chef-lieux d&#8217;intercommunalité de moyenne importance préparer cela pour éviter des surprises désagréables et résister à la future hyper-importance des métropoles (Libournais, Bassin d&#8217;Arcachon, Langonnais par exemple en Gironde)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">La collectivité nouvellement créée dite &laquo;&nbsp;métropole&nbsp;&raquo; dans les agglomérations de plus de 400 000 ou 500 000 habitants (exemple la Gironde et Bordeaux) remplacerait bien les départements et disperserait toute lisibilité de l&#8217;action publique, effacerait d&#8217;un coup tout accès simple pour le citoyen en terme de &laquo;&nbsp;guichet&nbsp;&raquo;. Ces métropoles seraient dotées, au minimum, de l’ensemble des compétences des conseils généraux et des communautés urbaines. On ne connaît pas encore, même si on en devine certains contours, le périmètre des métropoles. Prenons un cas d&#8217;espèce qui ne tienne pas compte de l&#8217;élargissement très probable de la CUB (exemple girondin). Un citoyen lambda qui résiderait sur la commune de Bègles et qui aujourd&#8217;hui est pris en charge socialement par sa commission locale d&#8217;insertion de secteur (dépendant du conseil général). Demain, il dépendrait de la CUB devenue métropole avec quels changements ? quelle prise en charge ?&#8230; Ce citoyen déménage pour habiter Créon. Où seront ses repères pour le suivi de son dossier social et son insertion ?&#8230; A moins que&#8230; Créon soit absorbée très prochainement par la CUB (oh pardon, la métropole bordelaise)&#8230;</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Enfin, pour rester dans l&#8217;essentiel, l’avant projet de loi prévoit enfin un achèvement de la carte intercommunale d’ici au 1er janvier de l’année 2014 en facilitant un certain nombre de procédures de dissolution ou de fusion.</span></strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Face à ses enjeux essentiels pour l&#8217;avenir des collectivités, des associations, des citoyens et de toutes les forces vives les élus tentent de réagir, avec dispersion, manque de pédagogie citoyenne et un sens de la communication politique ou stratégique aléatoire. On peut le comprendre tant il s&#8217;agit d&#8217;une guerre à mener sur plusieurs fronts.</p>
<p>Il est nécessaire de redonner du mordant aux méthodes de militantisme et d&#8217;action politique nationale ou de proximité. Quelques élus ont compris la hauteur des enjeux, parmi eux, le maire de Créon, Jean-Marie Darmian, a su oser une méthode novatrice, participative et pleinement responsabilisante pour les citoyens. Ainsi, <a href="http://www.jeanmariedarmian.fr/?p=795" target="_blank">il a prévu d&#8217;organiser une conseil municipal extraordinaire le 6 août 2009 avec au menu l&#8217;organisation d&#8217;un référendum d&#8217;initiative locale sur la réforme des collectivités</a> (la loi permet cela mais les élus ne veulent, n&#8217;osent ou ne pensent à utiliser certains ressorts que la loi leur permet encore). Il interrogera donc directement les Créonnais sur leur souhait d&#8217;intégrer ou non la future métropole bordelaise. cela reviendrait dans la réalité à supprimer la commune de Créon telle que les créonnais la connaisse aujourd&#8217;hui. Il en serait fini, entre autre, de la proximité et les Créonnais pourraient ainsi se rendre au centre de Bordeaux pour espérer avoir l&#8217;écoute d&#8217;un élu ou d&#8217;un fonctionnaire local&#8230; Les Créonnais devraient donc voter le 18 octobre 2009 pour dire au Préfet et au gouvernement ce qu&#8217;ils veulent pour leur avenir. le scrutin n&#8217;aura pas valeur de décision mais la mobilisation qu&#8217;il suscitera, et son résultat, pourrait être un indicateur fort d&#8217;action pour les élus locaux ou nationaux et pour les collectivités (départements et régions) qui pourraient, sur ce modèle, avoir l&#8217;avantage de la plus pure expression démocratique pour faire pression sur un pouvoir de plus en plus autoritaire et autiste. Et en matière de &laquo;&nbsp;sondage&nbsp;&raquo;, cela aurait une autre ampleur qu&#8217;un sondage &laquo;&nbsp;opinionway&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<div id="attachment_787" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-787" title="&quot;salut sarkozy&quot;" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/6a00fa96a53a4c000201101650330b860c-500pi-300x208.jpg" alt="Curieuse expression de nicolas sarkozy, non ?..." width="300" height="208" /><p class="wp-caption-text">Curieuse expression de nicolas sarkozy, non ?...</p></div>
<p>Le projet de loi de réforme territoriale constituera évidemment un des grands rendez-vous politiques de la rentrée. Il porte en lui les germes d&#8217;un parti sectaire, largement antirépublicain (l&#8217;UMP) et qui veut offrir la république à une caste et au privé. Il partagera l&#8217;actualité avec d&#8217;autres régressions démocratiques programmées comme la suppression des juges d&#8217;instructions, l&#8217;atteinte majeure à la laïcité républicaine et la future privatisation de l&#8217;éducation à travers la <a href="http://www.laicite-laligue.org/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1160&amp;Itemid=347" target="_blank">&laquo;&nbsp;Loi Carle&nbsp;&raquo;</a> (en septembre au parlement), la loi Hadopi II&#8230;</div>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, je crois que nous aurons malheureusement l&#8217;occasion de revenir sur tout cela pour écrire l&#8217;épisode 8 de notre saga de la contre-révolution sarkozyste ! Bonnes vacances et à très bientôt.</p>
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		<title>Henri Wéber répond à BHL</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 07:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &#171;&#160;manifesto&#160;&#187; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets. Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &#171;&#160;refondation&#160;&#187; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Henri Wéber publie aujourd&#8217;hui une lettre en réponse à Bernard-Henri Lévy qui souhaitait que le PS disparaisse. Après une lecture attentive, je trouve qu&#8217;elle doit être largement diffusée auprès des forces militantes. Je suis loin d&#8217;être en accord sur tous les points abordés par Henri Wéber mais je partage une large part du constat. Pour autant je m&#8217;inscris en complète opposition dès lors que notre camarade aborde le célèbre &laquo;&nbsp;manifesto&nbsp;&raquo; qui a été vendu par le PS au nez et à la barbe de militants qui n&#8217;ont jamais été appelés à se prononcer dessus, dans un processus inacceptable et opaque qui fait partie de ce qui étouffe largement le PS aujourd&#8217;hui et que les militants ne sont plus prêts à accepter. Il faudra nécessairement au PS affirmer son refus absolu de la conception libérale et purement marchande de l&#8217;Europe tout en offrant la perspective d&#8217;un assemblage européen garantissant une Europe des Peuples et des périmètres d&#8217;union à géométrie variable selon les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je partage donc une part importante du constat et aussi le souhait-nécessité de &laquo;&nbsp;refondation&nbsp;&raquo; (terme approprié que j&#8217;ai utilisé largement ici), il va nous falloir oser affronter politiquement nos adversaires et assumer nos idées pour enfin mener les combats politiques sur nos thèmes. J&#8217;en reparlerai prochainement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" src="http://images.google.fr/url?source=imgres&amp;ct=img&amp;q=http://www.lexpress.fr/medias/233/1-ps-congres-weber_427.jpg&amp;usg=AFQjCNE8-v0BWccq5jmuN0-WSelETQyFOw" alt="" width="351" height="235" />&laquo;&nbsp;Comme on pouvait s&#8217;y attendre, la lourde défaite du Parti socialiste aux élections européennes a suscité en son sein, après un court délai de décence, un déchainement de critiques contre Martine Aubry, tandis que dans les médias retentissaient à nouveau les oraisons funèbres de la social-démocratie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le PS se meurt, le PS est mort&nbsp;&raquo;, s&#8217;exclame, comme en 1993, comme en 2002, un chœur bigarré de fossoyeurs trop pressés. &laquo;&nbsp;Le PS est dans la situation du PC à la fin de années 70&#8243; diagnostique le docteur BHL. Reprenant la vieille idée fixe de Jean-François Kahn1, l&#8217;ex-nouveau philosophe invite le PS à se dissoudre. &laquo;&nbsp;Il doit disparaître au plus vite&nbsp;&raquo; clame-t-il dans le JDD du 19 juillet. Disparaître, riche idée! Mais pour mettre quoi à la place ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-François Kahn proposait le MoDem, de François Bayrou. BHL, quant à lui, se dispensant de toute réponse. &laquo;&nbsp;La dialectique y pourvoira&nbsp;&raquo;,  écrit-il dans le JDD du 19 juillet 2009. La dialectique a bon dos, elle ne pourvoira à rien. Il est facile de rayer d&#8217;un trait de plume un parti séculaire, profondément enraciné dans l&#8217;histoire et dans la société française et sans lequel il n&#8217;y a pas d&#8217;alternance possible dans notre pays. Il est très difficile de construire un parti équivalent, les Verts en savent quelque chose. C&#8217;est un travail de Titan, qui exige des décennies. Dissoudre le PS n&#8217;arrangerait que ses adversaires de droite, qui disposeraient dès lors d&#8217;une longue rente de situation dans l&#8217;occupation du pouvoir.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;assimilation  entre la crise d&#8217;agonie dans laquelle est entré le PCF à la fin des années 1970 et la crise de refondation que connait la social-démocratie européenne est grotesque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis communistes ont sombré avec la disparition de l&#8217;URSS et du marxisme soviétique auxquels ils s&#8217;étaient identifiés. Ceux d&#8217;entre eux, tel le PC italien, qui ont su prendre à temps leurs distances et se rallier à la social-démocratie ont survécu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce naufrage n&#8217;a pas affecté la sociale démocratie. En atteste la vague rose des années 1996-1997, qui porta au pouvoir 13 partis socialistes sur 15 en Europe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le socialisme démocratique s&#8217;est constitué à la fois contre le libéralisme économique -l&#8217;utopie délétère de la société de marché; et contre le totalitarisme léniniste- l&#8217;utopie meurtrière de la société parfaite.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes et sociaux-démocrates connaissent non pas une crise d&#8217;agonie, mais une crise de refondation, comme ils en ont  déjà subi et surmonté plusieurs dans leur longue et tumultueuse histoire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis avaient appris à maîtriser et à civiliser, au siècle dernier, un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd&#8217;hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée et vieillissante aussi, travaillée par un individualisme désormais désagrégateur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les politiques publiques et les moyens d&#8217;action  qu&#8217;ils avaient mis en œuvre pendant un demi-siècle sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la raison profonde de la  crise de la social-démocratie européenne. S&#8217;y ajoute, en France, -circonstance considérablement aggravante !-, une crise de leadership qui perdure depuis 2002.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces partis seront-ils capables de se donner les moyens théoriques, programmatiques, institutionnels de domestiquer et d&#8217;humaniser le nouveau capitalisme, comme ils ont su le faire en XXème siècle pour l&#8217;ancien ? De la réponse à cette question dépend leur avenir. Si elle est négative, comme le pensent (et l&#8217;espèrent) leurs adversaires et nombre de leurs prétendus amis, ces partis sont voués à un lent dépérissement, à l&#8217;instar, en France, de feu le Parti radical.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais on ne détruit que ce que l&#8217;on remplace. Ni les Verts, ni le PCF, ni le PG, ni les trotskystes, ne sont en mesure de se substituer, au PS, dans un avenir prévisible, comme principale force d&#8217;alternance et d&#8217;alternative.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si, au contraire, la réponse est positive, comme je le crois, ces partis retrouveront un nouveau souffle. Ce qui rend les partis mortels, c&#8217;est leur inaptitude à s&#8217;adapter aux nouvelles conditions historiques de leur action, dans la fidélité à leurs valeurs et aux grands objectifs qui les incarnent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes disposent de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour savoir rebondir. C&#8217;est le secret de leur longévité : le benjamin de la famille -le PS français- a 105 ans, le vétéran -le SPD allemand, plus de 130 ! </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tous les partis socialistes d&#8217;Europe sont à la recherche de nouvelles voies. L&#8217;échec de la &laquo;&nbsp;troisième voie&nbsp;&raquo; blairiste exige de réorienter, mais non d&#8217;interrompre leurs efforts.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il ne faut pas liquider le PS, mais le refonder : rénover ses idées, son projet, son programme, son organisation, ses pratiques. C&#8217;est à cela que s&#8217;est attelée courageusement Martine Aubry. C&#8217;est pour cela que nous la soutenons.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Que nous recommande, pour sa part,  BHL pour régénérer la gauche ? &laquo;&nbsp;De renouer avec l&#8217;essentiel&nbsp;&raquo;, répond-il dans le JDD, c&#8217;est-à-dire avec &laquo;&nbsp;trois grands refus : l&#8217;antifascisme, l&#8217;anticolonialisme, l&#8217;anti totalitarisme.&nbsp;&raquo; On croit rêver !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le monde subit la crise économique, sociale, écologique la plus grave que le capitalisme ait connu depuis 1929, le chômage et le travail précaire explosent, le réchauffement climatique approche un point de non retour, et BHL nous exhorte à renouer avec l&#8217;antifascisme, l&#8217;anti colonialisme, l&#8217;anti totalitarisme ! Plutôt que de renouer des liens qui ne sont pas rompus, efforçons-nous de répondre aux préoccupations et aux aspirations des Français plongés dans la tourmente, et, en particulier, à celles des classes populaires et des classes moyennes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les partis socialistes doivent d&#8217;abord préciser et populariser leur stratégie de sortie de crise : Plan de relance, bouclier social, économie verte. Ils doivent élaborer une réforme en profondeur de l&#8217;économie et de la société internationales pour que pareil désastre ne se reproduise plus. Ils doivent parachever la synthèse entre la doctrine social-démocrate et l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique, du féminisme, de l&#8217;individualisme culturel. Ils doivent promouvoir un nouvel internationalisme, car aucun des nouveaux défis qui nous assaillent n&#8217;a de solution au niveau national. Ce nouvel internationalisme s&#8217;incarne d&#8217;abord dans la relance et la réorientation de la construction européenne. Faire de l&#8217;Europe la première démocratie économique, écologique et sociale du monde, creuset d&#8217;une nouvelle Renaissance et levier d&#8217;une autre mondialisation : voilà l&#8217;utopie réaliste que les socialistes européens proposent à leurs peuples.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cette Europe volontaire sera nécessairement une Europe différenciée : les Etats qui veulent aller  plus loin et plus vite pour mettre en œuvre des politiques communes doivent pouvoir le faire. Ainsi réorientée, l&#8217;Union européenne pourra jouer un rôle primordial dans l&#8217;amélioration de la gouvernance mondiale et l&#8217;institution d&#8217;une nouvelle régulation du capitalisme. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les éléments du nouveau programme socialiste sont en gestation depuis dix ans. Ils ont pour nom : l&#8217;Etat social préventif, la sécurisation des parcours professionnels, l&#8217;économie verte, la transition vers la société de la Connaissance, la démocratie sociale et participative, l&#8217;accès de tous à l&#8217;Education et à la Culture, l&#8217;Europe-puissance, la mondialisation maîtrisée et solidaire&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Trois refondations</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce qui me rend optimiste, malgré la dureté des temps, sur les capacités de rebond des partis socialistes, c&#8217;est l&#8217;histoire de leur mouvement. Celle-ci permet  de déceler au moins trois refondations:</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Les partis socialistes étaient initialement des partis ouvriers révolutionnaires, regroupés au sein de la IIème Internationale marxiste. Ils ont connu une première refondation dans les années 20 et 30 du siècle dernier, en réalisant la synthèse entre le libéralisme politique, le mouvement démocratique et la critique socialiste du capitalisme.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils ont alors renoncé au recours à la violence, fût-elle de masse,  comme méthode de conquête du pouvoir et se sont ralliés à l&#8217;Etat de droit et au Parlementarisme, au prix de la scission communiste. Obtempérant à l&#8217;exhortation du grand Bernstein, ils ont osé paraître ce qu&#8217;ils étaient : des grands partis démocratiques de réforme sociale.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ils ont connu une seconde refondation, dans les années 50 et 60, mais dans les années 30 pour les Scandinaves, en rompant avec le collectivisme et en se ralliant à l&#8217;économie sociale de marché. Ils ont admis que, sous certaines conditions, les forces du marché et de la libre entreprise pouvaient être mises au service du progrès économique, social, culturel, démocratique. Ces conditions  sont l&#8217;existence d&#8217;un Etat démocratique avancé et celle d&#8217;une organisation puissante du mouvement ouvrier, politique, associatif et syndical. Les partis socialistes sont alors devenus des grands partis populaires de gouvernement, exerçant régulièrement le pouvoir. Ils ont cessé d&#8217;être des partis de classe pour devenir des &laquo;&nbsp;partis du peuple tout entier&nbsp;&raquo;, agissant sur la société au moyen de l&#8217;appareil d&#8217;Etat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>▪ Ces partis sont engagés aujourd&#8217;hui dans une troisième refondation. Confrontés à la mondialisation capitaliste, ils doivent se constituer eux-mêmes en force transnationale, soucieuse de représenter et de défendre les intérêts et les aspirations des salariés européens, par delà leurs appartenances nationales. Ils doivent élaborer un programme, une stratégie une organisation, d&#8217;emblée à l&#8217;échelle continentale. L&#8217;adoption d&#8217;un  programme social européen les 7 et 8 décembre 2006 à Porto2, constitue un premier pas dans ce sens. Celle du Manifesto, adopté le 1er décembre 2008 à Madrid, à<br />
l&#8217;occasion de l&#8217;élection européenne, en représente un second. Mais, dans ce domaine,  l&#8217;essentiel reste à faire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au réchauffement climatique, à l&#8217;épuisement progressif des énergies fossiles, aux pollutions de l&#8217;eau, des terres, de l&#8217;air, à la déforestation et à l&#8217;appauvrissement de la biodiversité, les socialistes doivent intégrer à leur corps de doctrine et à leur programme l&#8217;apport de l&#8217;écologie politique. Ils doivent devenir des partis éco-socialistes réalisant la synthèse entre la sensibilité sociale de la social-démocratie et les préoccupations<br />
environnementales des écologistes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Confrontés au nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés : démocratie médiatique et sondagière, mais aussi individualiste, sceptique et hyper marchande, les partis socialistes doivent transformer leur mode d&#8217;organisation et leur méthode d&#8217;action. Plus éduqués, mieux informés, les citoyens modernes ne sont plus disposés à donner carte blanche à leurs représentants pendant 5 ans. Ils aspirent à être davantage impliqués, associés aux décisions qui les concernent. La gauche a beaucoup œuvré, au siècle dernier, pour promouvoir la démocratie sociale. Elle doit instituer désormais<br />
la démocratie participative. </em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La social-démocratie européenne, et en son sein le Parti socialiste français, sauront mener à bien cette troisième refondation. Ils en ont les ressources et la volonté. Tout le reste n&#8217;est qu&#8217;affaire de temps, car les causes de la crise de la social-démocratie contemporaine sont plus faciles à énoncer qu&#8217;à surmonter, les réponses plus faciles à exposer qu&#8217;à mettre en œuvre. Raison de plus pour ne pas perdre de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>&#171;&#160;La stratégie de Martine Aubry est de fond de court et elle est la bonne&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 07:41:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à Aqui.fr Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &#171;&#160;d&#8217;éco-région&#160;&#187;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &#171;&#160;la fin de partie de la décentralisation&#160;&#187;. @qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je vous recommande avec intérêt l&#8217;interview donnée par Alain Rousset, député et président socialiste du conseil régional d&#8217;Aquitaine donnée à <a href="http://www.aqui.fr/politiques/interview-alain-rousset-president-du-conseil-regional-d-aquitaine-je-souhaite-une-liste-de-rassemblement-de-la-gauche-des-le-premier-tour-des-elections-regionales,2253.html" target="_blank">Aqui.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<div class="mceTemp">
<dl class="wp-caption alignleft" style="width: 270px;">
<dt class="wp-caption-dt"><em> </em><em><img title="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" src="http://www.aqui.fr/bib/article/images/A_2253_1.jpg" alt="Alain Rousset, président du Conseil Régional dAquitaine" width="260" height="260" /></em></dt>
</dl>
</div>
<p>Dans l&#8217;interview exclusive accordée à aqui.fr, Alain Rousset, avant la pause des vacances, défend son bilan et revendique pour l&#8217;Aquitaine le titre &laquo;&nbsp;d&#8217;éco-région&nbsp;&raquo;. Autant dire qu&#8217;il croit possible de renouveler avec les écologistes, en mars 2010, l&#8217;accord passé en 2004 avec les Verts. Et ceci, dès le premier tour des élections régionales où il souhaite une liste de rassemblement de la gauche. Mais, le président de l&#8217;Association des Régions de France, l&#8217;ARF, n&#8217;élude pas la question des divisions au sein du PS, persuadé que les électeurs sauront faire la différence entre les jeux de pouvoirs et le pragmatisme des élus locaux. Il redit, enfin, son opposition à la réforme Balladur et au projet de Nicolas Sarkozy dont il se demande s&#8217;il n&#8217;entend pas siffler &laquo;&nbsp;la fin de partie de la décentralisation&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>@qui ! : En 2004 vous avez choisi d’intégrer largement les Verts au sein de votre liste, leur avez confié plusieurs postes de responsabilité. Six ans plus tard, les écologistes dopés par leur résultat aux européennes, disent vouloir partir, seuls, à la bataille électorale de mars 2.010. Peut-il y avoir une exception, en Aquitaine ?<br />
Alain Rousset : Je le souhaite, et je le souhaite dès le premier tour. Le défi sur le plan purement électoral est d’arriver en tête dès le premier tour; je le souhaite pour l’Aquitaine et son avenir, pour la majorité en place aujourd’hui, pour les écologistes aussi. Le travail que nous avons mené depuis près de six ans est assez exceptionnel : plus de 46 % des actions de la région peuvent être étiquetées et validées « développement durable. » A l’évidence, il y a eu un vrai et fort partenariat politique. Les Verts ont géré trois grands secteurs : la formation permanente avec Jean-Pierre Dufour, le développement durable avec Rose Marie Schmitt, l’économie sociale et solidaire avec Jean Lissar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Des responsables qui se sont plu dans ses responsabilités…<br />
A.R : Oui, nous avons réalisé un vrai travail d’équipe</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’Aquitaine dans le trio de tête pour le ferroviaire</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Il y a eu des débats aussi, et parfois vifs ?<br />
A.R. : Oui, des débats, des discussions, des confrontations, des échanges. Ce que souhaitent les Verts mais aussi les électeurs et les militants du parti socialiste, c’est que nous puissions co-élaborer une politique sans hégémonie. Si c’était le cas, cela voudrait dire qu’il y a des prétentions intellectuelles, des certitudes. La vie publique nous a appris à essayer de les éliminer. Il faut avoir des convictions; des certitudes, non.<br />
En tout cas, l’Aquitaine est résolument orientée vers une éco-région. Je viens de signer avec Guillaume Pépy une convention passée avec la SNCF pour une durée de dix ans. Elle place l’usager au cœur de la problématique des transports, ce qui va bouleverser et transformer les relations entre les différentes villes de l’Aquitaine. Le train doit être le véhicule, l’élément de mobilité essentiel. Notre région est dans le trio de tête des régions françaises pour le développement du transport ferroviaire : + 42% en sept ans, 240 millions d’euros investis dans le matériel ! L’année prochaine tout le matériel ferroviaire sera ou neuf ou rénové ; il avait 25 ans d’âge en 2002…</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous allons engager un chantier ferroviaire colossal à l’échelle d&#8217;une région de l’ordre de 2 milliards 500 millions d’euros en valeur d’aujourd’hui, soit deux années et demi de la totalité du budget de la région dans les dix ans qui viennent : un milliard 140 millions de dépenses pour le service ferroviaire, 600 millions pour la LGV, 500 millions pour le plan rail, 400 millions d’euros pour le matériel neuf. Et, tout cela, au bénéfice des Aquitains, de leurs déplacements, de leur mobilité avec un mode de transport respectueux de l’environnement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>LGV : le Conseil régional se portera garant</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Le premier ministre vous a écrit, vous demandant, pour la Ligne à Grande Vitesse, la LGV, de vous porter garant du cofinancement des collectivités locales. Qu’allez vous faire ?<br />
A.R. : C’est le monde à l’envers, c’est le constat de la carence de l’Etat, mais le conseil régional va se porter garant. Je me suis trop battu pour ce bouleversement des transports collectifs pour ne pas foncer. Mais il faudra des contreparties : dans le plan rail de régénération de nos voies ferroviaires, il faut que l’Etat soit présent. Je sais que j’aurai la confiance des Aquitains.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Puisque nous parlons du rail qu’en est-il de ce dossier si symbolique de la ligne Pau-Canfranc, de sa réouverture qui était une demande particulièrement insistante de la part des Verts lors de la campagne de 2004 ? Le chemin parcouru, depuis lors, est modeste&#8230;<br />
A.R : Le chemin est trop long pour moi, même s’il faut faire preuve d’une obstination sans faille pour aboutir à cette réouverture. L’Etat, Réseau Ferré de France, la SNCF, jusqu’à une période récente, n’y croyaient pas. J’ai réussi à convaincre le président de la SNCF de se rendre sur place, j’ai apprécié sa venue, son soutien. Cette ligne est non seulement importante pour le fret mais aussi pour les voyageurs. C’est la ligne Bordeaux Saragosse, c’est la troisième ligne qui traverse les Pyrénées. Vous n’avez pas en Europe une frontière qui soit aussi peu desservie par le chemin de fer. Imaginons demain : les Bordelais prennent le train et se retrouvent dans les stations de skis au-dessus du Somport, en descendant à la gare de Canfranc. Imaginons qu’au lieu d’être transportées par des centaines de camions qui traversent la vallée d’Aspe, vallée fragile qu’il faut préserver à tout prix, les marchandises puissent prendre le train… Cette ligne c’est à la fois préserver une des plus belles vallées des Pyrénées, c’est faire, aussi, l’Europe entre la France et l’Espagne,<br />
Aujourd’hui, la région finance, seule, les travaux ; elle a financé les études; on précise maintenant les conditions de la réouverture. Le coût est de l’ordre de 250 à 300 millions d’euros. J’ai demandé le défrichage de la ligne jusqu’à Bedous. Dans les mois qui viennentn les travaux de dépose de la voie ancienne vont s’engager; nous négocions, avec l’Etat, le problème des passages à niveau entre Oloron et Bedous.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’autoroute Pau-Bordeaux respecte la biodiversité</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Et l’autoroute A 65, Pau-Bordeaux, ? C’est un autre dossier sensible qui a déplu aux Verts, surtout depuis que le Grenelle de l’Environnement a mis un feu rouge à la construction d’autoroutes nouvelles.<br />
A.R. : Aujourd’hui, il n’y a que très peu d’opposants à l’autoroute Bordeaux-Pau. D’abord, parce qu’elle était nécessaire pour des raisons de sécurité, de mobilité et paradoxalement …des raisons d’environnement. L’alternative des opposants c’était une route à deux fois deux voies sur le site existant. Elle était infinançable avant 40 ans et entraînait des risques de pollution plus importants : le temps de trajet était supérieur d’une heure, des risques très importants existaient pour la biodiversité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Pourquoi ? C’est l’inverse non ?<br />
A.R. : Une autoroute répond à des exigences environnementales, des réglementations précises pour la circulation de l’eau, la préservation du biotope. En échange de l’espace occupé pour l’autoroute le concessionnaire a dû mettre en place un espace protégé équivalent. Et puis, L’Aquitaine ne pouvait pas se permettre de garder une route départementale entre sa capitale et sa deuxième ville. J’ai reçu, enfin, trop de lettres de parents dont les enfants ont été tués sur cette route à cause des dangers qu’elle fait courir et de l’insécurité majeure qu’elle représente. Quant au gain de temps, plus d’une heure sur le trajet c’est de la pollution en moins.<br />
Dois-je rappeler qu’en 1998 le dossier n’existait pas ?<br />
Les deux chantiers que nous avons lancés, dans les deux mois qui ont suivi notre arrivée à la présidence, sont essentiels pour le désenclavement de l’Aquitaine : la déviation d’Aire sur L’Adour et donc l’autoroute Bordeaux-Pau, le pont ferroviaire sur la Garonne à Bordeaux et la suppression du bouchon ferroviaire et donc la Ligne à Grande Vitesse. Ces deux décisions permettent à L’Aquitaine de pouvoir rattraper son retard en matière d’infrastructures.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La stratégie de Martine Aubry est de fond de court</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@ ! : Quand vous considérez le résultat du PS aux Européennes, son échec, et le jeu des ambitions à la tête de celui-ci, vous ne vous dites pas que le contraste est saisissant avec les responsables des collectivités locales ou territoriales que vous êtes. Est-ce à dire que par exemple vous saurez mieux mobiliser l’électorat socialiste pour les régionales malgré la situation de votre parti, ses divisions ?<br />
A. R. : Je redis que je souhaite, au premier tour, une liste de rassemblement de la gauche. Une liste ouverte ; il y a des personnalités dans notre Aquitaine qui ont envie de prendre des responsabilités, qui ont de l’expérience, des réseaux et peuvent, avec les responsables politiques, créer une équipe exceptionnelle.<br />
Le PS demeure une force incontournable pour l’avenir de notre pays. Je ne sais pas prononcer de petites phrases qui mettent en cause les uns et les autres. Mais ça signifie pas que le parti socialiste n’a pas d’énormes carences aujourd’hui, notamment quant à son analyse de la société, d’ouverture, de réponse à la façon insensée de faire, au sens propre du terme, et totalement vibrionnante du président de la république.<br />
La stratégie de Martine Aubry est une stratégie de fond de court ; elle est la bonne. On ne va pas passer d’une génération à une autre au sein du PS, du jour au lendemain.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Nous gérons les collectivités avec pragmatisme</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Fond de court dites-vous, mais les électeurs, eux, ne sont pas au rendez vous&#8230;<br />
A.R. : Aujourd’hui, nos concitoyens ont confiance dans la façon dont nous gérons, avec conviction et pragmatisme, les collectivités locales. Ce n’est pas un dialogue idéologique, une mise en cause permanente chaque jour. La force de la réalité l’emporte, qu’il s’agisse de celui qui crée une entreprise ou de celui qui souffre du chômage; la gauche a pris des initiatives que personne n’aurait prise : gratuité des fournitures scolaires, logement des jeunes, aides aux transports et à la mobilité, revenu social de formation pour les jeunes qui, sortant sans qualification du système scolaire, n’avaient pas droit à une rémunération…Tout cela, les régions l’ont fait, l’Aquitaine l’a fait. C’est un collaborateur des services du Conseil régional qui a permis, en 2004, d’écrire dans le règlement européen, la possibilité pour les régions françaises d’aider l’innovation, ce que l’Etat français refusait et que toutes les régions européennes font.<br />
Il y a aujourd’hui dans ce jacobinisme exacerbé de Nicolas Sarkozy et, en même temps, cette mise en faillite de l’Etat, un constat de carence que le verbe ne pourra pas cacher longtemps.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais quand même vous n’êtes pas las, les Rousset, les Malvy, les Collomb, de ces jeux de pouvoirs à la tête du PS ? Valls candidat à la candidature avec quelle légitimité ? A-t-il plus de légitimité qu’Alain Rousset ? Après tout pourquoi pas vous ?<br />
A.R. : Je dirai, avec le maximum d’humour, pourquoi pas ? Ce qui m’importe, c’est de préparer une campagne pour l’élection à la Région Aquitaine, en donnant le plus de sens possible et de créativité à un projet qui apporte à la fois l’innovation, la solidarité et l’écologie.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Xavier Darcos ? Cela ne va pas être simple pour lui</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Votre adversaire, Xavier Darcos est un ministre important. Pensez vous qu’il va faire campagne en défendant le projet de réforme des collectivités de Nicolas Sarkozy ?<br />
A.R. : Cela ne va pas être simple pour lui. Je crois d’ailleurs qu’on ne peut pas être président d’une région comme celle-ci en ayant son esprit, sa pensée, son temps d’action dans un ministère .<br />
L’enjeu d’une présidence de Conseil régional, c’est d’être impliqué à 100% dans l’action… régionale. C’est de connaître et comprendre les dossiers de l’Aquitaine, d’avoir cette liberté de penser, d’agir qui font que l’on n’est pas dépendant d’une idéologie, d’un homme. De Nicolas Sarkozy.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec Nicolas Sarkozy la décentralisation joue peut être une fin de partie</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Si l’on en croit le discours présidentiel de Versailles, la réforme des collectivités territoriales, suite aux travaux de la commission Balladur, sera bien mise en oeuvre. En septembre, on connaîtra le projet de loi même si le Sénat continue à être réticent.<br />
A.R. : Les Régions qui ont des compétences d’avenir sont très inquiètes. Ce n’est pas une réforme mais une régression, une recentralisation, à tel point que l’on peut se poser la question se savoir si la décentralisation ne joue pas, dans les années qui viennent, avec Nicolas Sarkozy, une fin de partie. Recentralisation sur la formation professionnelle, sur le budget des collectivités, impacté par les grands chantiers que l’Etat ne peut plus financer : les campus universitaires, les Lignes à Grande Vitesses, par exemple.</em>
</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un mauvais coup porté à la démocratie</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : Mais peut-être va-t-on retirer aux collectivités que sont la région et le département des moyens que l’on va redonner aux grandes agglomérations ?<br />
A.R. : A finances locales équivalentes, c’est sur les services publics délégués aux collectivités, c’est à dire les lycées, les transports ferroviaires régionaux, les collèges, l’action sociale, qu’il faudra trouver le moyen de financer ce que l’Etat par ses cadeaux fiscaux aux plus riches, ne peut plus financer. Et puis, dans cette réforme, se profile une régression extraordinaire, à l’opposé du souhait affirmé de clarifier les compétences des uns et des autres : région, département, communes. C’est le cumul, critiquable, entre les fonctions de conseiller général et de conseiller régional. Le conseiller territorial s’il voit le jour portera des compétences totalement différentes du département ( équipement local, solidarité) et de la région ( innovation, formation, recherche).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>@! : L’argument des économies souvent avancé n’a-t-il pas de sens ?<br />
A.R. : Je ne sais pas où veut en venir, si ce n’est les arrières pensées, grosses comme le bras, du président de la République car les régions ou les départements sont à gauche… Les économies proposées alors que les élus départementaux et régionaux ne représentent qu’un pour cent des élus de France, ne sont qu’un prétexte<br />
A n’en pas douter, le contre pouvoir démocratique porté par nos collectivités sera amoindri. Comment ferons-nous pour aller, dès lors, dans tous les lieux où s’exprime la démocratie participative, où les élus doivent être présents ? Je ne cite que les conseils d’administration des collèges et des lycées. En diminuant le nombre, déjà faible, d’élus régionaux et départementaux, comment connaître au plus près les besoins de la population ? Cette réforme est une régression. Elle va à contre courant de l’évolution que tous les pays européens connaissent; c’est un mauvais coup porté à la démocratie, au développement, à la régénération du politique dans la vie d’une société.</em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par Joël Aubert </em></h6></p>
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		<title>Le PS perdu entre la &#171;&#160;Valls&#160;&#187; des amabilités et des étiquettes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 16:27:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &#171;&#160;à nouveau&#160;&#187; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls. Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti. Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix. Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-735" title="valls" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/07/valls-228x300.jpg" alt="valls" width="228" height="300" />Après que Martine Aubry ait subitement décidé d&#8217;écrire à Manuel Valls pour lui signifier l&#8217;emplacement de la ligne jaune et que ce dernier ait répondu à la première secrétaire, le PS est &laquo;&nbsp;à nouveau&nbsp;&raquo; plongé dans ses divisions, tant et tant que l&#8217;on ne sait plus guère quel est le véritable objet du problème. Avant d&#8217;aller plus loin, voici ci-dessous les missives de Martine Aubry et Manuel Valls.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Cher Manuel,<br />
Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.<br />
Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c&#8217;est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.<br />
Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.<br />
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.<br />
A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.<br />
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.<br />
Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.<br />
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.<br />
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi &#8211; qui plus est dans un parti démocratique  comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.<br />
On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.<br />
Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».<br />
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.<br />
Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.<br />
Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.<br />
Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.<br />
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.<br />
Avec toute mon amitié.<br />
Martine AUBRY</em></p>
</blockquote>
<div>
<p><em>La réponse de manuel Valls ne s&#8217;est pas faite attendre et sonne comme une fin de non recevoir&#8230;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Chère Martine,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>J&#8217;ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m&#8217;adresses tes amitiés et m&#8217;enjoins&#8230; de me taire ou de quitter le Parti socialiste.<br />
J&#8217;ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n&#8217;a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l&#8217;indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer le silence dans les rangs.<br />
Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L&#8217;objectif affiché par ton courrier n&#8217;est-il pas de clore l&#8217;ensemble de nos débats à l&#8217;abri des huis clos ? L&#8217;urgence était-elle donc telle qu&#8217;il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d&#8217;une récente initiative épistolaire à l&#8217;attention des autres partis de gauche ?<br />
Mais je veux te répondre sur l&#8217;essentiel.<br />
Tu me soupçonnes « d&#8217;espérer la fin du Parti socialiste ». J&#8217;y suis rentré à l&#8217;âge de 18 ans et j&#8217;y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j&#8217;y ai exercé de multiples responsabilités et j&#8217;en suis l&#8217;élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s&#8217;érigent aujourd&#8217;hui en grands sages, j&#8217;ai toujours respecté, quoiqu&#8217;il ait pu m&#8217;en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l&#8217;un des animateurs.<br />
Ton procès d&#8217;intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l&#8217;insulte. S&#8217;il y a une chose dont j&#8217;espère la fin, ce n&#8217;est pas celle d&#8217;une formation qui garde encore l&#8217;honneur d&#8217;être le pivot de la gauche ; c&#8217;est celle d&#8217;une machine à perdre qui détruit l&#8217;espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.<br />
Tu affirmes que notre « parti s&#8217;est remis au travail, s&#8217;est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté  que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l&#8217;heure, que ce travail et ces propositions n&#8217;ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n&#8217;évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?<br />
Il est vain de m&#8217;accuser qu&#8217;« il n&#8217;y a pas un jour, où [je] n&#8217;explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n&#8217;est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d&#8217;autres – de l&#8217;assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l&#8217;aveuglement. C&#8217;est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !<br />
Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m&#8217;exprime à l&#8217;intérieur comme à l&#8217;extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d&#8217;écho hors les murs, c&#8217;est qu&#8217;elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l&#8217;on voudrait bien étouffer.<br />
Ma chère Martine, tu l&#8217;auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l&#8217;ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d&#8217;autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville&#8230; C&#8217;est cet effort que j&#8217;ai souhaité amplifier – et je tiens à t&#8217;adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c&#8217;est cet effort que j&#8217;entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m&#8217;appuyant sur l&#8217;expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l&#8217;attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.<br />
Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu&#8217;il faut transformer profondément notre formation, l&#8217;ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.<br />
L&#8217;idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d&#8217;un projet clé en main pour transformer la société est aujourd&#8217;hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l&#8217;instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s&#8217;inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.<br />
Pour la gauche, l&#8217;urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l&#8217;appréciation différente de l&#8217;origine des inégalités entre les hommes – je m&#8217;efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l&#8217;effort, de jeter les bases d&#8217;un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.<br />
« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l&#8217;individuel et le collectif. J&#8217;espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d&#8217;encouragement et d&#8217;espoir.<br />
Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t&#8217;informe que j&#8217;entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Avec toute mon amitié,<br />
Manuel VALLS<br />
Député de l&#8217;Essonne, Maire d&#8217;Évry</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sur le fond, évidemment, je partage le rappel à l&#8217;ordre effectué par Martine Aubry et il y a bien longtemps que les militants socialistes sont en attente d&#8217;une attitude ferme à l&#8217;égard des &laquo;&nbsp;droitistes&nbsp;&raquo; du PS qui se permettent de dire, écrire partout les pires cochoneries sans être inquiétés le moins du monde. Et il y a bien longtemps que des rappels à l&#8217;ordre auraient dû avoir lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la forme on peut s&#8217;interroger sur le moment auquel survient cette offensive directe de Martine Aubry. Manuel Valls n&#8217;a rien dit depuis ces derniers jours, qu&#8217;il ne défende déjà depuis assez longtemps&#8230; On a même eu l&#8217;occasion d&#8217;entendre le même langage, les mêmes idées, les mêmes propositions dans la bouche d&#8217;autres membres de la direction actuelle ou passée. Je me rappelle avoir eu un échange assez rugueux avec Pierre Moscovici à La Rochelle quand il proposa devant les militants socialistes et devant les journalistes rassemblés de renommer le PS en &laquo;&nbsp;Parti Démocrate&nbsp;&raquo;&#8230; François Hollande était alors premier secrétaire et il n&#8217;y eut aucun rappel à l&#8217;ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dire si le moment, les raisons officielles ou stratégiques pour ce rappel à l&#8217;ordre sont mal choisis. On sent bien que notre parti est dans une souffrance extrême et qu&#8217;il ne sait comment affronter sa propre rénovation. Cela me fait penser avec amusement à Marie-Antoinette, il faut bien en rire quand on a passé le stade de la déprime politique que tout cela peut valoir. &laquo;&nbsp;le peuple a faim et il n&#8217;y a plus de pain, qu&#8217;il mange de la brioche&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi le PS n&#8217;a-t-il pas bombé le torse au moment de la réforme constitutionnelle et viré Jack Lang ? A lui seul, il a causé plus de tort au PS et à l&#8217;opposition parlementaire que 10 Manuel Valls ! Grâce à mister Jack, la réforme adoptée casse toute la dynamique d&#8217;opposition des députés socialistes et permet à Nicolas Sarkozy de casser et la république et tous les équilibres sociaux (cf. hier la loi sur le travail dominical, demain Hadopi 2 et les retraites&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, à travers ce modeste exemple, nous pourrions en citer des dizaines, vous voyez bien que l&#8217;on marche sur la tête !</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose qui conviendrait à notre grand PS, ce serait de convoquer au minimum des états généraux du socialisme (avec les militants), réfléchir et trancher une ligne politique quelle qu&#8217;elle soit et ensuite repartir avec force au combat et ensuite virer les indélicats.</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai, de mon côté, partisan, &laquo;&nbsp;d&#8217;états généraux de la gauche&nbsp;&raquo; inconditionnels élargis aux autres formations qui se reconnaissent dans le socialisme (sans définition précise volontairement). Pourraient y être associés militants et sympathisants de toutes les formations pour créer une vaste dynamique nationale d&#8217;élaboration collective et républicaine. Nous aurions là quelque chose qui aurait de la gueule et dont le PS ne doit pas avoir la crainte de sortir anéanti. Quand on est comme nous et à ce point, repliés et craintifs, on est généralement assuré de se bananer et de ne pas avoir l&#8217;énergie de la victoire intellectuelle et politique. C&#8217;est bien cela qui est très inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions faire cela et ainsi nous affranchir des problèmes de &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; internes au PS et aux autres formations de gauche ou de l&#8217;écologie. Créer une immense exploration de la gauche et ensuite voir ce qui est le creuset d&#8217;une gauche unie et volontaire de combats. Nous aurions vraisemblablement deux trajectoires, deux formations distinctes qui en découleraient mais nous saurions exactement sur la base de quoi, qui se divise. Nous saurions sur la base de quoi créer des points d&#8217;accord pour une future gouvernance commune et avec qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de cela nous inventons des formules alambiquées qui n&#8217;aboutiront à pas grand chose, si ce n&#8217;est d&#8217;énièmes colères et divisions, probablement même une scission du PS en deux ou trois fragments qui séparés seront insignifiants&#8230; Au bout du chemin, les &laquo;&nbsp;primaires&nbsp;&raquo; chères à Arnaud Montebourg aboutiront à une bérézina monumentale et nous en reprendrons pour 20 ans de droite dure.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons ensemble et sans part pris idéologique ces quelques réactions de &laquo;&nbsp;notables&nbsp;&raquo; socialistes à la querelle valls-aubry (qui en arrange plus d&#8217;un&#8230;).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Les proches de Valls dénoncent eux l&#8217;autoritarisme de la maire de Lille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Harlem Désir</strong> a déclaré que &laquo;&nbsp;Martine Aubry a dit tout haut ce que pensent de nombreux militants. On a besoin d&#8217;un rappel aux règles collectives dans un parti où certains donnent l&#8217;impression de vouloir jouer en permanence contre leur propre camp&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Le patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, <strong>Jean-Noël Guérini</strong>, a critiqué la mise en demeure :&nbsp;&raquo;Je souhaite que la raison l&#8217;emporte et qu&#8217;ils se rencontrent très rapidement et qu&#8217;on trouve les solutions adaptées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sénateur-maire PS de Lyon, <strong>Gérard Collomb</strong>, a estimé que &laquo;&nbsp;pour que le Parti Socialiste retrouve une crédibilité dans l&#8217;opinion publique, il ne convient pas d&#8217;étouffer le débat mais de lui donner de la profondeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Martine Aubry a raison: stop à la cacophonie pour pouvoir parler de sujets sérieux&nbsp;&raquo;, a déclaré <strong>Marylise Lebranchu</strong>, dans les couloirs de l&#8217;Assemblée nationale. &laquo;&nbsp;C&#8217;est un acte d&#8217;autorité attendu, salutaire&nbsp;&raquo;a-t-elle ajouté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Je ne suis pas en accord avec beaucoup de choses que dit Manuel Valls. En revanche, je pense qu&#8217;il a droit de le dire et qu&#8217;il faut qu&#8217;il le dise&nbsp;&raquo;, a déclaré pour sa part <strong>Gaëtan Gorce</strong>, ex-soutien de Ségolène Royal. &laquo;&nbsp;Il ne faut pas un Parti socialiste qui se referme sur lui-même comme le Parti communiste d&#8217;il y a une vingtaine d&#8217;années&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il y a tant et tant de raisons personnelles ou idéologiques de s&#8217;étriper ou que rien n&#8217;avance pour tant de nos leaders qu&#8217;il ne nous est plus possible que d&#8217;envisager<em>, </em>non plus un aggiornamento, mais un chantier vaste et ouvert à toute la gauche avec pour objectif de redevenir ou de devenir une gauche de gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant que le PS travaille au fond ou s&#8217;étripe pour de bonnes raisons sur la scène nationale ou européenne, nous n&#8217;entendons quasiment pas parler de sujets qui, eux, pourraient valoir de vraies lignes de conduite ou de fracture au sein du PS et qui à eux seuls vaudraient toutes les conventions ou universités du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenons, notre camarade et ami Benoît Hamon, vous savez ce socialiste dans lequel beaucoup de militants jeunes ou moins jeunes ont fondé de gros espoirs, celui qui lave plus blanc que blanc et a pris pour devise de son courant &laquo;&nbsp;la gauche décomplexée&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Formidable Benoît qui dans sa newsletter de ce jour nous fait adresser toute l&#8217;indignation de ses lieutenants <em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex à travers ces quelques lignes ci-dessous :<br />
</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>&laquo;&nbsp;Le Parlement Européen a élu son Président ce mardi 14 juillet à Strasbourg. Une élection vidée de tout débat de fond et marquée par une négociation de marchands de tapis pudiquement appelée &laquo;&nbsp;accord technique&nbsp;&raquo;. Cet accord négocié entre le Parti Populaire Européen (PPE) et l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&amp;D &#8211; le nouveau nom du groupe PSE après l’intégration des démocrates italiens, un sujet qui mériterait un article à lui seul) porte sur le partage du pouvoir au sein du Parlement Européen. Il prévoit la division du mandat de président de l’assemblée en deux périodes de deux ans et demi &#8211; la première revenant à la droite, la deuxième à la gauche &#8211; et influe de manière significative sur la distribution des présidences de commissions parlementaires.</em></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour l’Allemand Martin SCHULZ, reconduit à la tête du groupe S&amp;D, l’entente avec le PPE s’inscrit autant dans la culture du lieu que dans une logique politique purement allemande : il reproduit au Parlement européen la Grande Coalition de Berlin. Mais il s’agit aussi d’une stratégie personnelle : l’accord lui ouvre les portes de la Présidence pour juillet 2012.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La question de l’accord technique n’a d’ailleurs à aucun moment fait l’objet d’un vote, ni même d’un débat au sein du groupe S&amp;D. Etonnant, quand on sait que Joseph DAUL, Président du PPE, avait clamé qu’il n’y aurait d’accord qu’avec les groupes qui soutiendraient la candidature de Barroso à la Commission européenne ! Force est de constater que les socialistes français étaient parmi les seuls à y être opposés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est donc avec les voix d’une grande partie de nos camarades européens que le conservateur polonais Jerzy BUZEK, qui s’est par le passé illustré par ses positions homophobes et anti-avortement, a pu accéder au poste de Président. Les membres de la Délégation socialiste française n’ont évidemment pas voté pour Monsieur BUZEK, car au-delà du fait que ce dernier incarne des idées fondamentalement incompatibles avec les valeurs qui sont les nôtres, nous avons dès le début du processus de négociations, refusé tout accord de ce type avec le PPE, fût-il seulement technique. De telles pratiques contribuent en effet à brouiller le clivage gauche-droite et le message envoyé à nos électeurs, qui souhaitent une plus grande clarté dans nos prises de position.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’heure où notre première secrétaire Martine AUBRY lance un appel à l’édification d’une maison commune de la Gauche, il est cependant surprenant que beaucoup au sein de cette même délégation socialiste française n’aient pas voulu apporter leur soutien à Eva-Britt SVENSSON, la candidate de la Gauche Unie Européenne (communistes et gauche verte nordique). Pour notre part, quand un candidat de gauche s’oppose à un candidat de droite, notre choix est vite fait : l’abstention n’est pas une option. Nous avons donc voté pour la candidate de la GUE.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Liêm Hoang Ngoc, Françoise Castex&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;êtes-vous pas ému de ces si jolis mots ? non ?!&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Croyez-vous que le PS va convoquer un Bureau national extraordinaire ou un conseil national extraordinaire pour acter politiquement son plein désaccord avec ce qui vient de se passer au parlement européen ? Le PS, mon cher PS, va probablement décider de se retirer du groupe <em>S&amp;D</em> (PSE) et rejoindre le GUE ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; Non rien de tout cela ne se passera, vous pouvez dormir tranquille, Benoît Hamon continuera à laver plus blanc que blanc et de se rêver en artisan d&#8217;une gauche décomplexée alors qu&#8217;il a simplement rejoint la stratégie de carrière, les grands leaders  nationaux socialistes à s&#8217;écharper, le peuple de gauche à se désespérer de nous comme je l&#8217;entends trop souvent (&laquo;&nbsp;vous les socialistes qui ne comprenez décidément rien&nbsp;&raquo;), et la droite se marrer en infligeant au bon peuple les pires des reculades sociales et démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, continuons d&#8217;écouter le tempo de la Valse&#8230;</p>
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		<title>Viticulture : &#171;&#160;personne ne relaie notre agonie&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2009 09:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Viticulture]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans tous les terroirs viticoles de France la colère monte dans une atmosphère de crise économique grandissante, de gouvernance parfois sourde à s&#8217;auto-réformer, de règlementations européennes allant à contre sens de l&#8217;intérêts des vins français et des exploitants, de calamités atmosphériques (grêle&#8230;). Pourtant, alors que la campagne européenne devrait être propice à porter haut ce sujet majeur pour la France ( la viticulture est le second secteur excédentaire dans la balance commerciale française). Pourtant, rien ne bouge ou presque, tout au plus avons-nous entendu parler de l&#8217;affaire du coupage des rosés, tout au plus ! Si je ne cautionne pas certains propos ou comportements qui peuvent apparaître ici ou là, ils devraient inciter le gouvernement et les diverses institutions à s&#8217;emparer du sujet, mais l&#8217;heure n&#8217;y est pas car chacun a ses raisons d&#8217;attendre. Il y a bien quelques élus qui ici ou là sont sincèrement et réellement actifs (exemple girondin : Martine Faure, Philippe Plisson, Philippe Madrelle, Alain Rousset,  Jean-Marie Darmian, Pascale Got), mais qu&#8217;en est-il de l&#8217;écoute qu&#8217;ils peuvent avoir du gouvernement ou de leurs assemblées respectives ? En attendant il y a bien des exploitations qui meurent en silence&#8230; C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai trouvé particulièrement intéressant de faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-607" title="52_m2bories" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/05/52_m2bories.jpg" alt="52_m2bories" width="248" height="251" />Dans tous les terroirs viticoles de France la colère monte dans une atmosphère de crise économique grandissante, de gouvernance parfois sourde à s&#8217;auto-réformer, de règlementations européennes allant à contre sens de l&#8217;intérêts des vins français et des exploitants, de calamités atmosphériques (grêle&#8230;). Pourtant, alors que la campagne européenne devrait être propice à porter haut ce sujet majeur pour la France ( la viticulture est le second secteur excédentaire dans la balance commerciale française). Pourtant, rien ne bouge ou presque, tout au plus avons-nous entendu parler de l&#8217;affaire du coupage des rosés, tout au plus !</p>
<p style="text-align: justify;">Si je ne cautionne pas certains propos ou comportements qui peuvent apparaître ici ou là, ils devraient inciter le gouvernement et les diverses institutions à s&#8217;emparer du sujet, mais l&#8217;heure n&#8217;y est pas car chacun a ses raisons d&#8217;attendre. Il y a bien quelques élus qui ici ou là sont sincèrement et réellement actifs (exemple girondin : Martine Faure, Philippe Plisson, Philippe Madrelle, Alain Rousset,  Jean-Marie Darmian, Pascale Got), mais qu&#8217;en est-il de l&#8217;écoute qu&#8217;ils peuvent avoir du gouvernement ou de leurs assemblées respectives ? En attendant il y a bien des exploitations qui meurent en silence&#8230; C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai trouvé particulièrement intéressant de faire connaître cet entretien d&#8217;un viticulteur héraultais, Martial Bories, viticulteur à Servian.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Vous n&#8217;êtes pas des gens  de dignité », vous a lancé le procureur lors du procès. Ces propos vous ont fait bondir. Il a pourtant raison : ce n&#8217;est pas digne de casser des radars&#8230;<br />
</strong>Ce que ne comprend pas le procureur, c&#8217;est que la situation des viticulteurs est tellement désespérée que nous sommes obligés d&#8217;en arriver là pour nous faire entendre.</em></p>
<p><em><strong>Mais votre détresse ne justifie pas de tels actes !</strong><br />
Bien sûr que si. L&#8217;acte pour lequel nous sommes jugés a été commis en 2007. Deux ans après, où en sommes-nous ? 40 000 hectares ont été arrachés et ce n&#8217;est pas fini&#8230; C&#8217;est une catastrophe ! Personne ne nous entend, personne ne relaie notre agonie.<br />
<strong><br />
Vous risquez une lourde condamnation. Regrettez-vous<!--- OAS AD 'Pave editorial' begin   --> </strong></em></p>
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&lt;! 
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<p><em><strong> <script type="text/javascript"><!--
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// --></script> <!--   OAS AD 'Pave editorial' end   --> cette action<br />
</strong>Absolument pas. A un moment donné, il fallait canaliser les gars pour qu&#8217;ils ne fassent pas n&#8217;importe quoi. Nous étions à la veille des présidentielles. Aucun candidat n&#8217;avait voulu nous recevoir. Il fallait nous faire entendre.<br />
<strong><br />
Mais pourquoi un radar ?<br />
</strong>C&#8217;est une pompe à fric de l&#8217;Etat.<br />
<strong><br />
Tout de même ! La viticulture est bien structurée, avec des responsables nationaux presque tous originaires du Midi, qui dialoguent en direct avec le ministre&#8230; Dire que personne ne relaie votre agonie, c&#8217;est un peu fort&#8230;<br />
</strong>Nos représentants appartiennent à un syndicat puissant, la FNSEA, au sein duquel la viticulture ne pèse pas lourd face aux céréaliers. Ces représentants sont également pris dans des jeux politiques compliqués qui font que rien n&#8217;avance. Lorsque quelqu&#8217;un accède à un poste à responsabilité, il se déconnecte de la base, il abandonne les vignes. Ces dirigeants mettent en place des usines à gaz qui sont tout sauf efficace. Leurs rivalités font qu&#8217;ils ne parviennent pas à adopter des positions communes.</em></p>
<p><em><strong>Vous parlez d&#8217;usines à gaz. A quoi pensez-vous ?<br />
</strong>D&#8217;abord aux interprofessions. On sait qu&#8217;il n&#8217;en faut qu&#8217;une pour assurer rationnellement la promotion de tous les vins régionaux. Cela fait des années qu&#8217;on en parle, mais chacun veut conserver son bastion.<br />
Dans la coopération, on est parvenu à créer une fédération régionale mais chacune des fédérations départementales a conservé sa structure et son personnel. On a des doublons partout, tout ça pour préserver les chasses gardées des présidents. Ce petit monde s&#8217;observe et se neutralise sans parvenir à s&#8217;accorder sur l&#8217;essentiel.<br />
<strong><br />
Voulez vous dire que vos organisations professionnelles et leurs dirigeants n&#8217;agissent pas dans l&#8217;intérêt général de la filière ?<br />
</strong>C&#8217;est un peu ça. Regardez les grands groupes coopératifs comme Uccoar, Foncalieu, Val d&#8217;Orbieu ou les Vignerons catalans : ils se livrent une guerre sans merci pour faire tourner leurs usines en tirant les prix vers le bas sur le dos des vignerons. Même le négoce est scandalisé.</em><br />
<strong><br />
<em>L&#8217;an passé, vous avez contribué à créer avec votre collègue audois Philippe Vergnes, le syndicat des Vignerons du Midi mais il peine aujourd&#8217;hui à se faire entendre&#8230;<br />
</em></strong><em>Ce fut historique ! La coopération ne voulait plus prendre en charge l&#8217;action syndicale et elle a poussé à la création du syndicat. Mais aujourd&#8217;hui, elle ne veut pas le soutenir financièrement. De plus, le syndicat est confronté à l&#8217;hostilité de la plupart des responsables professionnels, qui l&#8217;ont envoyé dans le mur en bloquant ses revendications.</em></p>
<h6><em><a href="http://www.midilibre.com" target="_blank">source journal le midi libre</a><br />
</em></h6>
<p><!-- 807 --></p>
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		<title>Les départements rejettent en totalité le rapport « Balladur »</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 22:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Plan Local]]></category>
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		<description><![CDATA[Les travaux de la mission sénatoriale plutôt que le rapport « Balladur ». Les représentants des 102 présidents conseils généraux, réunis par l’Assemblée des départements de France (ADF), hier à Paris, rejettent « l’économie générale des 20 propositions » du comité pour la réforme des collectivités locales. Dans un long communiqué commun publié à la veille de la tenue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE &#8211; le 26 mars) à Matignon, ils formulent de nombreux griefs envers ces conclusions. « Fondre départements et régions » comme le souhaite le comité sur le plan électoral, « consiste », selon eux, « à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine ». « La suppression de la clause générale de compétence » est « non négociable », car consubstantielle, à leurs yeux, du « principe constitutionnel de libre administration des collectivités ». Dans le même sens, l’association présidée par Claudy Lebreton s’oppose à la suppression du canton. Une mesure souhaitée par le comité mais rejetée par une bonne part des élus issus de l’UMP. Les présidents de conseils généraux se montrent beaucoup plus conquis par le rapport d&#8217;étape sur la réorganisation territoriale de la mission interne au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_391" class="wp-caption alignleft" style="width: 178px"><img class="size-medium wp-image-391" style="border: 1px solid black; margin: 2px;" title="claudy-lebreton-president-assemblee-des-departements-de-france" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/03/claudy-lebreton-president-assemblee-des-departements-de-france-210x300.jpg" alt="Claudy Lebreton, président de l'assemblee des départements de France" width="168" height="240" /><p class="wp-caption-text">Claudy Lebreton, Président de l&#39;Assemblee des Départements de France</p></div>
<p style="text-align: justify;">Les travaux de la mission sénatoriale plutôt que le rapport « Balladur ». Les représentants des 102 présidents conseils généraux, réunis par l’Assemblée des départements de France (ADF), hier à Paris, rejettent « l’économie générale des 20 propositions » du comité pour la réforme des collectivités locales.<br />
Dans un long <a href="http://www.departement.org/webdav/site/adf/shared/internet/PRESSE/COMMUNIQUES/25-03-2009/25-03-09%20-%20Reforme%20des%20collectivites%20locales,%20les%20departements%20unis%20et%20unanimes.pdf" target="_blank">communiqué commun</a> publié à la veille de la tenue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE &#8211; le 26 mars) à Matignon, ils formulent de nombreux griefs envers ces conclusions.<br />
« Fondre départements et régions » comme le souhaite <a href="http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/home/index.php" target="_blank">le comité</a> sur le plan électoral, « consiste », selon eux, « à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine ». « La suppression de la clause générale de compétence » est « non négociable », car consubstantielle, à leurs yeux, du « principe constitutionnel de libre administration des collectivités ». Dans le même sens, l’association présidée par Claudy Lebreton s’oppose à la suppression du canton. Une mesure souhaitée par le comité mais rejetée par une bonne part des élus issus de l’UMP. <strong></strong><br />
Les présidents de conseils généraux se montrent beaucoup plus conquis par le <a href="http://www.senat.fr/noticerap/2008/r08-264-1-notice.html" target="_blank">rapport d&#8217;étape</a> sur la réorganisation territoriale de <a href="http://www.senat.fr/mission_temporaire_coll_ter/index.html" target="_blank">la mission</a> interne au Sénat paru le 12 mars.
</p>
<p style="text-align: justify;"><span class="text11">Dans la lignée de ce document, ils considèrent notamment que « la place de l’Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée ». Nul hasard à cette identité de vue. Le patron de la mission sénatoriale, Claude Belot (UMP) a longtemps présidé le conseil général de Charente-Maritime. Les deux rapporteurs et les cinq vice-présidents siègent, ou ont tous siégé dans une assemblée départementale. La Haute Assemblée demeure, plus que jamais, un bastion de l’ADF. Or, c’est là que sera d’abord examiné le projet de loi-cadre sur l’organisation des collectivités locales annoncé le 5 mars par Nicolas Sarkozy. Le gouvernement devra donc, à un moment à un autre, composer avec l’ADF.</span><em></em></p>
<h6 style="text-align: justify;"><span class="text11">(source gazette des communes)</span></h6>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>La convergence des luttes dans l&#8217;intérêt de tous</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 20:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au Premier Plan]]></category>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement a lancé avec tapage le chantier de la réforme des collectivités. Il faut bien dire réforme des collectivités et non décentralisation car effectivement, l&#8217;objectif poursuivi n&#8217;est pas l&#8217;acte III de la décentralisation mais un simple tripatouillage des échelons locaux qui ne poursuit comme seul objectif que de casser les contrepouvoirs partout où c&#8217;est possible. Il a donc installé un comité qui a officialisé il y a quelques jours ses propositions qui étaient déjà connues depuis plusieurs semaines et qui ont ainsi pu faire l&#8217;objet de larges échos et débats dans les médias, monopolisant ainsi l&#8217;attention de l&#8217;opposition, des élus locaux et des chroniqueurs en tout genre sur un sujet certes majeur mais qui éloigne des débats cruciaux du moment que sont la crise économique, financière et sociale, la régression des libertés publiques dans tous les domaines de la vie sociale, la casse de l&#8217;éducation nationale publique, la destruction du système de santé publique, la laïcité désouchée&#8230; Il y a encore tant à dire sur tous ces sujets pourtant ! On ne peut même pas faire le reproche aux socialistes qui sont l&#8217;essentiel de l&#8217;opposition parlementaire de manquer à quelque chose. Ils doivent être sur tous les fronts à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="txt-article" style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-366" style="border: 1px solid black; margin: 1px;" title="mai_68" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/03/mai_68.jpg" alt="mai_68" width="300" height="279" />Le gouvernement a lancé avec tapage le chantier de la réforme des collectivités. Il faut bien dire réforme des collectivités et non décentralisation car effectivement, l&#8217;objectif poursuivi n&#8217;est pas l&#8217;acte III de la décentralisation mais un simple tripatouillage des échelons locaux qui ne poursuit comme seul objectif que de casser les contrepouvoirs partout où c&#8217;est possible. Il a donc installé un comité qui a officialisé il y a quelques jours ses propositions qui étaient déjà connues depuis plusieurs semaines et qui ont ainsi pu faire l&#8217;objet de larges échos et débats dans les médias, monopolisant ainsi l&#8217;attention de l&#8217;opposition, des élus locaux et des chroniqueurs en tout genre sur un sujet certes majeur mais qui éloigne des débats cruciaux du moment que sont la crise économique, financière et sociale, la régression des libertés publiques dans tous les domaines de la vie sociale, la casse de l&#8217;éducation nationale publique, la destruction du système de santé publique, la laïcité désouchée&#8230; Il y a encore tant à dire sur tous ces sujets pourtant !<span id="more-358"></span></div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">On ne peut même pas faire le reproche aux socialistes qui sont l&#8217;essentiel de l&#8217;opposition parlementaire de manquer à quelque chose. Ils doivent être sur tous les fronts à chaque instant. Chaque jour qui passe est le démarrage d&#8217;un nouveau chantier présidentiel qui est un nouveau chantier de la démolition sociale et républicaine. Tout au plus peut-on regretter que les lignes directrices d&#8217;un véritable projet alternatif fondé sur une doctrine socialiste fort et des valeurs pierres angulaires de la pensée ne soient pas perceptibles pour imposer les thèmes de la gauche dans le débat politique.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Là est véritablement le souci car c&#8217;est là que les français pourraient s&#8217;approprier une vision de la société que voudrait offrir les socialistes, s&#8217;appuyant sur le monumental échec du modèle libéral et financier, la destruction des modèles industriels européennes, l&#8217;abandon des politiques publiques de recherche et d&#8217;innovation, la réaffirmation de valeurs humanistes foulées au pied dans notre pays (cf. situation des prisons françaises), la prospective d&#8217;un nouveau modèle d&#8217;organisation de la société qui, entre un collectivisme absolu  voué à l&#8217;échec et une organisation sociale d&#8217;une économie durable du marché qui permette de remettre l&#8217;homme au centre des préoccupations en dessinant un développement universel et solidaire.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Les Français ne sont absolument pas imperméables à la politique et ne demandent qu&#8217;à rêver-réalité: rêver d&#8217;un cap nouveau, celui d&#8217;une réalité à construire. Ils ne peuvent autant s&#8217;enthousiasmer pour les grandes échéances politiques nationales, tout en feignant un certain désintérêt ou en hurlant leur désarroi face à des responsables qui ne les comprennent pas si ils n&#8217;avaient pas en attente intime la soif véritable d&#8217;une ligne d&#8217;horizon pour les décennies à venir.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Les Français attendent d&#8217;être étroitement associés aux débats qui les concernent comme en témoigne l&#8217;engouement pour toutes les nouvelles formes de participation active au débat public ou à l&#8217;élaboration politique. Ils sont en attente d&#8217;une citoyenneté dont on leur a souvent rebattu les oreilles sans l&#8217;avoir véritablement vue venir un jour. Il existe d&#8217;ailleurs des petits laboratoires locaux de la citoyenneté, il ne suffirait que de s&#8217;intéresser aux initiatives locales de près pour apprendre beaucoup mais il paraît que tout s&#8217;invente depuis Paris ou dans les instances éprouvées, mais si largement fatiguées&#8230;</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Notre modèle de démocratie représentative a vécu et c&#8217;est là un des principaux périls qui guette actuellement la société française. Nicolas Sarkozy et ses soldats l&#8217;ont bien compris d&#8217;ailleurs qui s&#8217;assoient de plus en plus sur les institutions, les codes républicains de tous ordres pour mettre en œuvre une contre révolution conservatrice comme notre pays n&#8217;en n&#8217;avait jamais connu. La réforme des collectivités obéit à cette même logique de contre-révolution&#8230;.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">La droite ne cherche nullement à achever de créer un modèle harmonieux et moderne de la direction et de la gestion des territoires. Elle ne cherche pas à faire des fondations du modèle actuel un point d&#8217;appui, même si des réformes ou des avancées sont effectivement à faire. La droite veut déstructurer ce qui au niveau des territoires lui offre trop de résistance  pour mettre en oeuvre sa contre-révolution.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Les élus locaux, les conseils généraux ou régionaux à direction socialiste ou de gauche offrent trop de points de résistance aux politiques de casse, ils développent trop à l&#8217;échelon local les freins positifs à la logique de classe conservatrice. Ils doivent donc être laminés et supprimés. Voilà le véritable objectif poursuivi. S&#8217;il devait être atteint, les citoyens perdus sans relais et sans boucliers pourraient devenir les dociles et résignés jouets d&#8217;une classe dominante. Pour leur faire courber l&#8217;échine, il faut casser ces forteresses locales qui sont gardées par les élus locaux.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">La droite utilise à plein la république sondagière pour faire de ses volontés des vérités voulues par les français. Son bras armé, l&#8217;institut OpinionWay travaille à plein et les commandes affluent chaque semaine. Ses médias achetés ou sous tutelle parachèvent la construction d&#8217;une opinion que les français doivent croire comme de plus en plus dominante pour demeurer tranquilles&#8230; Les poches de résistance existent mais sont peu homogènes dans leur traduction politique, Nicolas Sarkozy a donc donné l&#8217;ordre d&#8217;accélérer avant que celles-ci ne soient infranchissables. Donc &laquo;&nbsp;mort aux contre-pouvoirs locaux&nbsp;&raquo;!&#8230;</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Pourtant les citoyens français sont près à goûter au plat que leur concoctera un bon marmiton de gauche : avec un peu de valeur, une touche de prospective, un zest de pédagogie, un soupçon de &laquo;&nbsp;Com&nbsp;&raquo; et une pincée d&#8217;innovation dans l&#8217;action politique. Les Français attendent d&#8217;être associés aux débats et aux choix majeurs qui les concernent et concernent l&#8217;avenir de leurs enfants ou petit-enfants. Une étude de l&#8217;institut LH2 publiée hier l&#8217;atteste sans nul doute possible et nous socialistes nous devons réclamer sans crainte, chaque fois que c&#8217;est possible un retour vers le peuple pour nous accompagner dans les luttes, dans l&#8217;élaboration ou les choix. Nous disposons des moyens de contrecarrer les plans de la droite pour peu que nous fassions preuve de créativité et d&#8217;esprit de conquête sans nous soucier de savoir qui tirera la queue de Mickey à la fin&#8230;</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;"><span class="cap">P</span>lus de deux tiers des Français souhaitent être consultés par référendum sur l&#8217;avenir de leur région (70% des Français) et de leur département (également 70% des Français).</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Si les sympathisants de gauche y sont particulièrement favorables, ils ne sont pas les seuls  : 74% pour un référendum sur la région (65% parmi les sympathisants de droite) et 75% sur le département (63% parmi les sympathisants de droite).</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;">Tous les démocrates sans distinction parmi les élus de gauche, les salariés en colère, les laissés pour compte, les retraités, les étudiants, les chercheurs, les postiers, les syndicalistes&#8230; ont intérêt à ne pas laisser passer les débats qui les concernent. Tous ont intérêt à être mobilisés le 19 mars pour la journée nationale d&#8217;action. Si certains ne le savent pas encore, tous ont intérêt à la convergence des luttes.</div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;"></div>
<div class="txt-article" style="text-align: justify;"><em><strong>il existe aussi une e-grève qui permet de se faire entendre quand il est difficile de faire une vraie grève&#8230;</strong></em></div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/jpeux-pas-faire-grve-mais-jfais-grve-quand-mme-3769.html"><img class="aligncenter" title="J'peux pas faire grève mais j'fais grève quand même" src="http://www.lapetition.be/images/btn_signpet_fr.gif" alt="J'peux pas faire grève mais j'fais grève quand même" width="147" height="39" /></a></p>
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		<title>La démocratie assassinée</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2009 19:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yannick Serrano</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Episode 5 : un renversement de régime sur du velours&#8230; La nuit dernière a vu le chant du cygne de notre démocratie. Vous aurez certainement entendu à travers les radios ou télévisions dominantes quelques mots des faits qui se sont déroulés à l&#8217;Assemblée Nationale la nuit dernière. Probablement que beaucoup parmi nous n&#8217;aurons même tendu qu&#8217;une oreille en évacuant le sujet du champ des priorités car l&#8217;on peut se dire que les réalités sociales quotidiennes ont davantage d&#8217;importance. Probablement que c&#8217;est en partie fondé. En partie seulement !&#8230; Ce qui s&#8217;est joué la nuit passée c&#8217;est la &#171;&#160;mise au pas&#160;&#187; du parlement dans son ensemble, la mise au pas des députés pris individuellement ou collectivement, qu&#8217;ils soient même de la majorité ou de l&#8217;opposition&#8230; Vous vous rappelez tous la réforme institutionnelle de l&#8217;été dernier, tant décriée déjà. cette réforme renvoyait aux lois organiques ultérieures les subtilités des réformes du travail parlementaire. Déjà l&#8217;opposition avait dénoncé les dérives possibles, la non prise en compte de points clés à étudier avec celle-ci pour faire une réforme sérieuse (je vous épargne le détail mais peut l&#8217;évoquer). Les textes organiques sont actuellement à l&#8217;étude à l&#8217;Assemblée Nationale, avant de passer ensuite devant le Sénat. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a rel="attachment wp-att-165" href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/21/la-democratie-assassinee/cosmo03/"><img class="alignleft size-full wp-image-165" style="border: 2px solid black; margin: 2px;" title="cosmo03" src="http://www.yannickserrano.fr/wp-content/uploads/2009/01/cosmo03.jpg" alt="la république française n'est plus une démocratie" width="163" height="122" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Episode 5 : un renversement de régime sur du velours&#8230;</strong></em></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La nuit dernière a vu le chant du cygne de notre démocratie. </strong>Vous aurez certainement entendu à travers les radios ou télévisions dominantes quelques mots des faits qui se sont déroulés à l&#8217;Assemblée Nationale la nuit dernière. Probablement que beaucoup parmi nous n&#8217;aurons même tendu qu&#8217;une oreille en évacuant le sujet du champ des priorités car l&#8217;on peut se dire que les réalités sociales quotidiennes ont davantage d&#8217;importance. Probablement que c&#8217;est en partie fondé. En partie seulement !&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Ce qui s&#8217;est joué la nuit passée c&#8217;est la &laquo;&nbsp;mise au pas&nbsp;&raquo; du parlement dans son ensemble, la mise au pas des députés pris individuellement ou collectivement, qu&#8217;ils soient même de la majorité ou de l&#8217;opposition</strong>&#8230;<span id="more-149"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vous vous rappelez tous la réforme institutionnelle de l&#8217;été dernier, tant décriée déjà. cette réforme renvoyait aux lois organiques ultérieures les subtilités des réformes du travail parlementaire. Déjà l&#8217;opposition avait dénoncé les dérives possibles, la non prise en compte de points clés à étudier avec celle-ci pour faire une réforme sérieuse (je vous épargne le détail mais peut l&#8217;évoquer).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les textes organiques sont actuellement à l&#8217;étude à l&#8217;Assemblée Nationale, avant de passer ensuite devant le Sénat. L&#8217;article 13 de cette loi prévoit d&#8217;attribuer aux groupes parlementaires un temps global de parole pour chacun des débats importants afin de limiter les possibilités d&#8217;obstruction. Le ton est monté après que le président de la commission des Lois, l&#8217;UMP Jean-Luc Warsmann, a demandé l&#8217;application d&#8217;une procédure permettant d&#8217;abréger l&#8217;examen de l&#8217;article clef du texte relatif au droit d&#8217;amendement. La majorité parle de &laquo;&nbsp;programmation du temps législatif&nbsp;&raquo;, l&#8217;opposition parle à juste titre de &laquo;&nbsp;temps guillotine&nbsp;&raquo; et accuse l&#8217;exécutif et son gouvernement de vouloir la &laquo;&nbsp;bâillonner&nbsp;&raquo;.  J&#8217;avais déjà écrit <a href="http://www.yannickserrano.fr/2009/01/05/la-casse-des-droits-du-parlement-arrive-un-pas-de-plus-dans-la-derive-autoritaire/" target="_blank">un article détaillé sur le sujet</a> il y a quelques temps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Jean-Marc Ayrault, avait pourtant fait une proposition de compromis au gouvernement</strong> : permettre aux présidents des groupes parlementaires de déroger quatre fois par an au «<em>temps programmé</em>» pour l’examen d’un texte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des députés de gauche qui chantent la Marseillaise dans l’Assemblée, puis quittent l’hémicycle, claquant la porte au nez du gouvernement et sa majorité: le débat explosif sur la réforme du Parlement a bien tourné mardi soir à la crise politique, crise politique majeure pourrait-on dire qui en présage une plus grave encore. Cette crise a été souhaitée par l&#8217;UMP et en premier lieu <strong>Nicolas Sarkozy</strong> <strong>qui ne rêve que d&#8217;une chose c&#8217;est de plonger le pays dans une logique de crises multiples qui pourraient lui donner l&#8217;occasion de se draper dans les habits d&#8217;un &laquo;&nbsp;potentat sauveur</strong>&laquo;&nbsp;. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis cette triste nuit du 20 janvier 2009, la démocratie agonise, elle n&#8217;attend qu&#8217;un geste de celles et ceux qui viendront à son secours ou le coup de grâce porté par les parlementaires de droite, collaborateurs de l&#8217;autocratie et de la dictature autoritaire. <strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Saluons au passage et sans crainte partisane le courage de Daniel Garrigue, Député ex-UMP</strong> <strong>qui a lui aussi sonné une violente charge contre la droite et les dérives actuelles</strong>. <em>(Daniel Garrigue est un vieux routard, se réclamant du gaullisme social. Il a récemment démissionné de l&#8217;UMP sans que les grands médias n&#8217;en disent mot pour ne pas donner un retentissement à une affaire montrant les dérives du pouvoir. C’estlui qui il y a peu, voulait sortir le RSA du bouclier fiscal au nom de la justice fiscale).</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Certains députés de la majorité ont eux aussi protesté après la décision d&#8217;abréger la discussion</strong> : <strong>&laquo;&nbsp;Que tout le monde ne puisse pas s&#8217;exprimer sur l&#8217;article principal, cela me choque&nbsp;&raquo;, a déclaré François Sauvadet, président du groupe Nouveau centre</strong> (NC, partenaire de l&#8217;UMP).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Dans un mouvement de protestation sans précédent depuis des décennies, plusieurs dizaines de députés PS se sont rassemblés peu après 23 heures au pied de la tribune en scandant «<em>démocratie, démocratie</em>», en chantant <em>la Marseillaise</em>. </strong> Ils ont aussi réclamé la démission du président UMP de l&#8217;Assemblée, Bernard Accoyer. <em>(il faut remonter à 1947 pour retrouver des députés, communistes, chantant la Marseillaise dans le Palais-Bourbon)</em>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Laurent Fabius et Henri Emmanuelli, tous deux anciens présidents socialistes de l&#8217;Assemblée, ont remarquablement pris la parole pour dénoncer l&#8217;attitude de la majorité vis-à-vis de l&#8217;opposition. <em>(voir film 2) </em><strong>Le président UMP de l’Assemblée, Bernard Accoyer, a honteusement poursuivi la séance comme si de rien n&#8217;était</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean-Marc Ayrault a lancé au secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi dans les couloirs de l’Assemblée un «<em>Vous vous êtes foutus de ma gueule et je ne suis pas prêt de l’oublier</em>» qui risque fort de rester longtemps dans les anales de l&#8217;Assemblée Nationale, malheureusement pour évoquer un jour les heures ou sombra un peu plus la démocratie française, abandonnée !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aujourd&#8217;hui, les députés socialistes ont donc fort logiquement boycotté  la séance des questions au gouvernement.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Laurent Fabius a déclaré, encore une fois avec justesse que,  &laquo;&nbsp;L&#8217;autorité, ce n&#8217;est pas l&#8217;autoritarisme&nbsp;&raquo;</strong>. Il convient de souligner cette voix forte de l&#8217;Assemblée Nationale qui peut se féliciter d&#8217;avoir un député tel que lui dans ses rangs. <strong>Face à la dramatique </strong><strong>vision de l&#8217;exercice du pouvoir et des libertés publiques de Nicolas Sarkozy, c&#8217;est la voix de Laurent Fabius qui s&#8217;est affirmée dans l&#8217;Hémicycle : une fois de plus pourrait-on dire</strong>. C&#8217;est lui qui, lors de la dernière séance de questions au gouvernement, a interpellé François Fillon, accusant la majorité présidentielle de vouloir &laquo;&nbsp;mettre à bas les droits du Parlement&nbsp;&raquo;. C&#8217;est encore lui qui s&#8217;est élevé pour recadrer l&#8217;enjeu du débat, en fin de semaine, alors que la bataille ne cessait de monter en intensité. <em><br />
</em></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Laurent Fabius a fort justement rappelé en séance que, &laquo;&nbsp;Les grandes lois de l&#8217;histoire, la loi sur les associations, la loi sur la presse, on a mis non pas des semaines mais des mois et même des années pour les examiner et les voter. Le temps est un élément constitutif de la démocratie. Or l&#8217;essentiel du projet de loi, contenu dans l&#8217;article 13, c&#8217;est que l&#8217;Assemblée nationale n&#8217;aura plus que quelques jours pour se prononcer et que tout ce qui ira contre sera présenté comme une obstruction. C&#8217;est une conception de l&#8217;Assemblée nationale tout à fait contraire à nos institutions.&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Signalons aussi au passage que ce matin, l&#8217;ancien Premier Ministre <strong>Dominique de Villepin</strong>, aussi critiquable soit-il, <strong>a alerté l&#8217;opinion aux micros de RMC et BFM-TV, de la &laquo;&nbsp;dérive dangereuse d&#8217;exercice solitaire du pouvoir de Nicolas Sarkozy&nbsp;&raquo;</strong>. Il a appelé à &laquo;&nbsp;une prise de conscience nationale et demandé à ce que l&#8217;équilibre des pouvoirs soit respecté&nbsp;&raquo;, n&#8217;hésitant pas à dire que les institutions et la constitution étaient menacés&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Pour ceux qui seraient tentés de comprendre en prenant du plaisir, il peut s&#8217;avérer utile de voir, ou revoir, le film de Franck Capra &laquo;&nbsp;Mr. Smith au sénat&nbsp;&raquo; (1939). Cela peut être très pédagogique pour mieux comprendre ce qu&#8217;est et à quoi sert la liberté d&#8217;expression pour les représentants du peuple dans une démocratie&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>L&#8217;examen du texte objet de cette crise pourrait ainsi se terminer dès mercredi après-midi. L&#8217;Assemblée devrait se prononcer mardi prochain par un vote solennel sur l&#8217;ensemble du texte que le Sénat examinera à son tour au début février.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Est-il possible que ce gouvernement se sente assez fort pour renoncer au pouvoir de la force, ou du passage en force pour consentir à se fier à la force du droit et de l&#8217;éthique républicaine ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Ce qui est demandé à la République c&#8217;est la justice, le droit, le respect de l&#8217;égalité et des libertés individuelles et collectives qui ont  été forgé par l&#8217;usage des siècles, les penseurs des Lumières, le courage des démocrates et parfois le sang des démunis.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>C&#8217;est au nom du respect de ces principes que s&#8217;est établi progressivement l&#8217;équilibre de notre pays, qu&#8217;il a pu affronter les époques en passant les obstacles variés des crises. Il faut rappeler que lorsqu&#8217;on laisse fléchir les principes devant la nécessité, quelle qu&#8217;elle soit, la République et la justice sont  en danger.</strong><strong> Si au nom de &laquo;&nbsp;l&#8217;obstruction parlementaire&nbsp;&raquo; le gouvernement et sa majorité parlementaire consacrent ces errements, le peuple est fondé à se révolter contre cette forme d&#8217;asservissement. </strong><strong>Les dirigeants qui auront veillé au respect de ce devoir au dépends des intérêts éphémères de quelques uns pourront seuls avoir la fierté de la conscience satisfaite devant les hommes du présent et les hommes du futur.<br />
</strong></span>
</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Recourir à la proscription, même voilée, de droits anciens et consacrés par les institutions, pour masquer les turpitudes d&#8217;un gouvernement et d&#8217;une politique de classe, n&#8217;empêchera pas les masses profondes de s&#8217;exprimer à travers le suffrage universel, à moins que de cela aussi il soit question. Les proscriptions d&#8217;aujourd&#8217;hui préparent l&#8217;ampleur des victoires de demain pour ceux que l&#8217;on croit bâillonner.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Les événements d&#8217;hier soir sont la preuve de la nécessité prioritaire de refonder la République.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/x83isy_1-crise-politique-article-13_news" target="_blank">Vidéo 1</a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/x83itj_2-crise-politique-article-13_news" target="_blank">Vidéo 2</a></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.lapetition.be/en-ligne/petition-groupe-socialiste-assemblee-nationale-3651.html" target="_blank">Pétition</a><br />
</span></h1>
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